BRIBES EN LIGNE
l’impression la plus à propos “la       sur       j̵   pour adèle et il avait accepté autres litanies du saint nom f les rêves de les plus vieilles (josué avait lentement charogne sur le seuilce qui grant est la plaigne e large halt sunt li pui e mult halt errer est notre lot, madame, décembre 2001. tromper le néant mult est vassal carles de fin première  zones gardées de pas de pluie pour venir       la religion de josué il poème pour on peut croire que martine dont les secrets… à quoi en ceste tere ad estet ja quatrième essai rares la gaucherie à vivre,   né le 7 "pour tes       dans antoine simon 13 sauvage et fuyant comme leonardo rosa (À l’église macao grise À perte de vue, la houle des recleimet deu mult   au milieu de un soir à paris au cliquetis obscène des reflets et echosla salle quand les mots n’ayant pas ce qui aide à pénétrer le que reste-t-il de la cinquième essai tout jamais je n’aurais "tu sais ce que c’est       bonheu quai des chargeurs de de mes deux mains franchement, pensait le chef, le 15 mai, à vue à la villa tamaris       une …presque vingt ans plus    de femme liseuse le proche et le lointain       maquis pour m.b. quand je me heurte  “s’ouvre       coude “dans le dessin à cri et à cet univers sans le soleil n’est pas que d’heures libre de lever la tête carissimo ulisse,torna a       l̵       en un et tout avait cher bernard assise par accroc au bord de l’évidence granz fut li colps, li dux en temps où les coeurs les lettres ou les chiffres       entre juste un  les trois ensembles vous deux, c’est joie et raphaËl dessiner les choses banales station 3 encore il parle toutes sortes de papiers, sur     depuis le 19 novembre 2013, à la ce pays que je dis est dernier vers aoi       banlie pour martine, coline et laure   d’un coté, dans les écroulements grande lune pourpre dont les diaphane est le     chambre pour le prochain basilic, (la j’ai travaillé c’est le grand un nouvel espace est ouvert art jonction semble enfin coupé en deux quand       un si grant dol ai que ne       allong       sur intendo... intendo ! dans l’effilé de l’erbe del camp, ki  le "musée bernadette griot vient de si j’étais un les oiseaux s’ouvrent f tous les feux se sont non... non... je vous assure,  on peut passer une vie       la d’ eurydice ou bien de       le dernier vers aoi sors de mon territoire. fais pas sur coussin d’air mais ma voix n’est plus que sur la toile de renoir, les     tout autour cinq madame aux yeux lu le choeur des femmes de la galerie chave qui   ces notes carmelo arden quin est une la brume. nuages quant carles oït la marie-hélène aux barrières des octrois       pav&ea la chaude caresse de   un vendredi (ma gorge est une     &nbs dans le pays dont je vous   nous sommes sixième dans l’innocence des nécrologie pour pierre theunissen la clere est la noit e la le 23 février 1988, il       longte « e ! malvais a toi le don des cris qui de prime abord, il sur l’erbe verte si est o tendresses ô mes     l’é du fond des cours et des il y a dans ce pays des voies 0 false 21 18 f les marques de la mort sur       le     après et il fallait aller debout toutefois je m’estimais une errance de pour alain borer le 26       le j’ai donc dernier vers aoi deuxième 1 la confusion des beaucoup de merveilles clers fut li jurz e li ma chair n’est dernier vers aoi       dans attelage ii est une œuvre     sur la toutes ces pages de nos  martin miguel vient coupé le sonà la fraîcheur et la pour mon épouse nicole       la       une accorde ton désir à ta pour jean-louis cantin 1.- 7) porte-fenêtre ainsi alfred… béatrice machet vient de j’ai changé le   le texte suivant a au labyrinthe des pleursils   six formes de la la terre nous ce qu’un paysage peut soudain un blanc fauche le       ses mains aussi étaient deuxième essai      & c’est pour moi le premier  au mois de mars, 1166 À l’occasion de le ciel de ce pays est tout     le nu(e), comme son nom       le  de même que les       apparu       bonhe  dans le livre, le       six pour max charvolen 1) etudiant à dernier vers aoi écrirecomme on se       chaque je suis bien dans pour jacky coville guetteurs       pour       les un trait gris sur la antoine simon 30       au lorsque martine orsoni souvent je ne sais rien de à dernier vers aoi         pass&e la communication est j’ai perdu mon quelque chose       dans de tantes herbes el pre 1) la plupart de ces 1254 : naissance de dernier vers doel i avrat, antoine simon 33 l’une des dernières       enfant ce texte m’a été l’impossible rimbaud a donc antoine simon 10 nous viendrons nous masser la mastication des dernier vers aoi       &ccedi       fleure pour jean gautheronle cosmos "si elle est ce s’égarer on une il faut dire les ço dist li reis : tes chaussures au bas de ….omme virginia par la       la ce qui fait tableau : ce station 7 : as-tu vu judas se       su montagnesde nice, le 8 octobre normal 0 21 false fal tout à fleur d’eaula danse petites proses sur terre     m2 &nbs macles et roulis photo       je la légende fleurie est c’est vrai       fourr&     les fleurs du bientôt, aucune amarre madame, on ne la voit jamais  pour de antoine simon 6 tous ces charlatans qui à la mémoire de imagine que, dans la  les œuvres de les dieux s’effacent mise en ligne voudrais je vous le lourd travail des meules je désire un bribes en ligne a nice, le 30 juin 2000 la vie est ce bruissement la lecture de sainte (en regardant un dessin de       & en 1958 ben ouvre à qu’est-ce qui est en le travail de bernard il s’appelait       p&eacu très saintes litanies folie de josuétout est je t’ai admiré, percey priest lakesur les deuxième approche de il n’était qu’un     ton   dits de       la cinquième citationne pourquoi yves klein a-t-il dernier vers aoi ce jour-là il lui j’ai relu daniel biga, dernier vers aoi exacerbé d’air       le       alla dernier vers aoi pour daniel farioli poussant    en  la toile couvre les       "       je me l’appel tonitruant du bal kanique c’est pas une année sans évoquer dans le pain brisé son    tu sais f le feu est venu,ardeur des je n’ai pas dit que le il souffle sur les collines  de la trajectoire de ce raphaël du bibelot au babilencore une deuxième suite       object dans le monde de cette face aux bronzes de miodrag constellations et  dans toutes les rues spectacle de josué dit   pour le prochain       sur démodocos... Ça a bien un       la pie trois (mon souffle au matin  “ce travail qui À la loupe, il observa       vaches       aux voici des œuvres qui, le dernier vers aoi       sur       sur       glouss le vieux qui le "patriote",   l’oeuvre vit son       à 10 vers la laisse ccxxxii paysage de ta tombe  et avec marc, nous avons présentation du pour mes enfants laure et deuxième essai le madame, vous débusquez    au balcon j’oublie souvent et       (     les provisions “le pinceau glisse sur on trouvera la video je serai toujours attentif à       la carcassonne, le 06 pour ma pour des quatre archanges que     pluie du les cuivres de la symphonie pour maxime godard 1 haute je crie la rue mue douleur ils avaient si longtemps, si l’éclair me dure, j’arrivais dans les il faut laisser venir madame station 5 : comment    regardant       au g. duchêne, écriture le et que dire de la grâce je reviens sur des et  riche de mes       droite est-ce parce que, petit, on passet li jurz, la noit est j’ai ajouté la parol

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YVES UGHES

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Prédication du 4 novembre 2007
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Samuel
Chapitre 16, versets 1 et 6
L’Eternel dit à Samuel : Quand cesseras-tu de pleurer sur Saul ? Je l’ai rejeté, afin qu’il ne règne plus sur Israël. Remplis ta corne d’huile, et va ; je t’enverrai chez Isaï, Bethléhémite, car j’ai vu parmi ses fils celui que je désire pour roi.

Lorsqu’ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab : certainement l’oint de l’Eternel est ici devant lui. Et l’Eternel dit à Samuel : ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur.


Matthieu
Chapitre 8, versets 18 à 22
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir les morts.

Chapitre 9, versets 10 à 13
Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie . Jésus les ayant entendus leur dit « ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Chapitre 18, verset 20
Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.


L’homme en perpétuelle quête de certitudes, y compris religieuses
L’Histoire de l’humanité est ponctuée d’histoires, de récits, de narrations. Avec ces histoires, petites ou grandes, l’homme structure son imaginaire et bâtit son histoire. Les héros ne sont jamais fatigués, et les héroïnes persistent et signent. Tous et toutes nous envoie des preuves de valeurs solides et pérennes, de fidélité résistantes. Dans l’antiquité, Pénélope ne désespère pas, au Moyen âge, en passant le col de Roncevaux, Roland meurt pour la bonne cause, au XIX ème siècle, Jean Valjean sort des « Misérables » pour rejoindre la route qui monte au ciel, parmi les anges.
Comme la tapisserie de Pénélope, nos certitudes se défont et se reforment en permanence. Cette tapisserie pourrait même se présenter comme la métaphore absolue de notre existence. Ce que l’on fait le jour, se défait dans la nuit et le jour suivant se voit embelli par une œuvre qui serait à la fois toujours la même et toujours une autre.
Ainsi allons-nous au travers des jours, constituant de nouveaux fils, les tissant pour établir de nouvelles certitudes, pour remplacer en notre trame profonde celles que la veille vient de détruire, de lacérer, de déchirer.
Car le monde ne nous épargne pas, et nous savons tout à la fois que nos certitudes sont denrées périssables et nécessités incontournables.
Nous croyons en tel métier, en notre couple, en nos enfants, en tel homme ou parti politique, en telle initiative. Et nous avons raison, car comment aller dans la vie sans espoir aucun ? Mais parallèlement, nous savons que tout est faillible, et que tout menace à tout moment de s’effriter. 
Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’histoire des idéologies et même sur l’histoire de la philosophie pour s’en rendre compte.
On a lu la lettre de Guy Môquet, touchante et forte, généreuse et courageuse. Et on l’on beaucoup commentée. On a raison de glorifier cette jeunesse d’emblée résistante. Mais si Guy Môquet avait pu continuer son combat et vivre, comment aurait-il vu les dérives de l’URSS et comment aurait-il vécu les découvertes de 1952, avec la révélation officielle des ravages staliniens ? celles 1956, avec l’invasion de la Hongrie, celles de 68 avec la Tchécoslovaquie ? Celle de 1989 et les suites de l’effondrement des pays de l’Est. Comme des millions de militants communistes, sincères et louables, il aurait découvert l’aspect frelaté des propagandes humaines.
Ainsi vont nos idéologies, comment autant de planches auxquelles nous nous accrochons, planches de salut éternel, mais qui pourrissent pourtant dans le quotidien.
Mais nous aimons aller de planche en planche, comme pour bâtir notre propre histoire tout seuls, comme pour nous croire maître de nos destins, nous condamnant ainsi à sombrer aujourd’hui, parce que lâché par telle certitude désormais vermoulue, et à nous agripper demain à un autre fétu flottant, pour surnager hors de la vie arbitraire et pour donner un sens à la nôtre.
De faillites en croyances nouvelles, notre vie est au mieux une tapisserie toujours recommencée, au pire un yoyo sur le vide de l’absurde.

Les textes bibliques cassent pourtant toute image figée

La Bible elle-même n’échappe pas à cette logique humaine qui a pour fondement la sécurité. Si elle ne se présente plus comme un livre ouvert, chargé d’interrogations, incitant à une lecture toujours ouverte, à un sens toujours à faire…elle devient instrument figé, lieu de vérité immuable, vecteur de certitudes parfois criminelles. On y trouve alors une morale, séparant le bien du mal, et faisant du bien aux petits enfants comme aux adultes apeurés. On y puise alors des affirmations valables pour l’éternité et pour toute l’humanité, à tel point que certains y trouvèrent la justification de crimes coloniaux, racistes et dominateurs. « un bon indien est un indien mort » affirmait le général Custer, une autre façon de devenir un bon indien consistait à se convertir à la vérité biblique, c’était le temps des certitudes religieuses transmises baïonnettes au canon, pour le souverain bien des églises. Le souverain Bien, avec une majuscule à Bien, comme on inscrirait une certitude suprême.

Pourtant, à y bien regarder, à lire et relire certains passages, on se rend compte que l’Ancien comme le Nouveau Testament nous mettent en garde contre toute fabrication de sens fermés. Dès qu’une colonne menace de s’ériger, elle vacille sous le coup de cette relativité qui dirige les actes des hommes. Noé sort-il indemne du déluge, il tombe dans une journée d’ivrognerie. Aucune tour n’accède au ciel, aucun monument humain ne peut prétendre à l’éternité inébranlable.
Et l’Eternel dit à Samuel : ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur.

Et que dire des Évangiles qui par leur nombre même multiplient les possibilités d’entrée, diversifient les approches et les interprétations ? Nous n’avons pas là une somme de recettes à apprendre par cœur, ou de pratiques à réciter, ou de rituels à exécuter. Nous nous retrouvons dans une logique qui fait voler en éclats toutes nos certitudes tranquilles, celles qui nous installent dans ce comfort si rassurant et que dénonçait avec force Rimbaud.

Suivre Jésus n’a pas dû être de tout repos, la route n’était surtout pas droite. Et les morales bon marché ont dû à coup sûr se trouver malmenées ; les disciples et les apôtres n’ont pas trouvé le repos ou la quiétude dans ce chemin brisé qui va de repas douteux en remise en cause brutale : laisse les morts ensevelir les morts.




Une certitude formulée dans le mouvement tâtonnant de la foi.

Et nous qui tentons de Le suivre encore aujourd’hui, sommes-nous toujours dans cette situation d’inconfort ? Avons-nous toujours conscience de l’aventure totalement marginale à laquelle nous sommes invités ?

Est-ce à dire qu’il nous faut tout dynamiter ? Sans doute, il nous est certainement demandé de balayer les illusions paisibles que fabrique notre société, et que nous acceptons bien facilement. Ce qu’il y a de gênant avec la morale, disait André Gide, c’est que c’est toujours la morale des autres. Et pourtant, ne sommes-nous pas trop souvent en train de faire de la morale bon marché, de juger pour se rassurer ? Et que dire de tous ces mini-dieux inventés pour faire passer la journée ? gagner plus, se croire arrivé, se sentir quelqu’un, ne passons-nous pas une partie de nos vies à fabriquer de petites statues vouées à des cultes divers, mais présentant en commun le point paisible du nombril ?

Il me semble que suivre le Christ revient à accepter au contraire l’aventure quotidienne de la remise en cause, de la mise en route. Nu, dénué de préjugés et de présupposés, ouverts, disponibles. Prêts à la rencontre. Quelle qu’elle soit.
Détruire les faux-semblants pour accepter que s’accomplissent le miracle de la rencontre. Et ce n’est pas nous qui créons les conditions de cette rencontre, Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.
Puisque que nous avons besoin de repères pour avancer, acceptons celui-ci, cette phrase superbe qui nous incite au risque, à la vie ouverte. Celle qui fait de l’autre cet imprévu, cet étranger qui devient frère par la force de l’amour. Cela peut suffire à remplir une vie. À la combler.

Publication en ligne : 30 août 2009

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