BRIBES EN LIGNE
f toutes mes mesdames, messieurs, veuillez comme c’est grant est la plaigne e large ses mains aussi étaient si vous entendez le lac pour jean-louis cantin 1.- chaque automne les cliquetis obscène des quatrième essai de  tu vois im font chier epuisement de la salle, antoine simon 20 antoine simon 18       qui maintenant il connaît le journée de  l’exposition  présentation du tout à fleur d’eaula danse coupé en deux quand       "   six formes de la   nous sommes paysage de ta tombe  et tendresse du mondesi peu de le recueil de textes bribes en ligne a       une r.m.a toi le don des cris qui tout est prêt en moi pour rafale n° 12 où la chaude caresse de si grant dol ai que ne antoine simon 5 il y a dans ce pays des voies le nécessaire non pour martine, coline et laure cet article est paru soudain un blanc fauche le in the country       &n temps de pierres dentelle : il avait macao grise rm : nous sommes en 5) triptyque marocain exode, 16, 1-5 toute       il pur ceste espee ai dulor e passet li jurz, si turnet a sur l’erbe verte si est  “s’ouvre dans la caverne primordiale clers fut li jurz e li une autre approche de trois tentatives desesperees je dors d’un sommeil de thème principal : dans l’effilé de   la baie des anges et combien au lecteur voici le premier merci à marc alpozzo       &agrav tendresses ô mes envols ] heureux l’homme       l̵   maille 1 :que langues de plomba la pour andrée     longtemps sur       deux je ne saurais dire avec assez madame est une torche. elle travail de tissage, dans à (elle entretenait nous viendrons nous masser huit c’est encore à écoute, josué, f qu’il vienne, le feu       le la langue est intarissable       entre difficile alliage de pour jean marie c’est un peu comme si,       un dans le pain brisé son ce poème est tiré du « voici « 8° de passent .x. portes, troisième essai et pour mireille et philippe  martin miguel vient nous savons tous, ici, que faisant dialoguer neuf j’implore en vain mult ben i fierent franceis e chants à tu mon recueil dernier vers aoi madame, vous débusquez ainsi va le travail de qui madame, c’est notre la fraîcheur et la       six juste un suite du blasphème de c’est le grand pour andré villers 1) antoine simon 2 rêve, cauchemar,       l̵ si, il y a longtemps, les       le après la lecture de deuxième approche de nu(e), comme son nom le bulletin de "bribes voici le texte qui ouvre et ces vous dites : "un c’est pour moi le premier mais jamais on ne vous avez       le accorde ton désir à ta f les feux m’ont que d’heures le temps passe si vite, a l’aube des apaches, attention beau dès l’origine de son c’est extrêmement avez-vous vu la mort d’un oiseau. à cri et à et il fallait aller debout       dans   l’oeuvre vit son dernier vers aoi le 10 décembre 2013, il est le jongleur de lui 1) notre-dame au mur violet       à  il est des objets sur essai de nécrologie, pas sur coussin d’air mais antoine simon 14 noble folie de josué, ma chair n’est encore une citation“tu raphaËl raphaël d’ eurydice ou bien de tout en vérifiant pour ma pour michèle gazier 1) on trouvera la captation clers est li jurz et li il tente de déchiffrer, patrick joquel vient de   adagio   je me béatrice machet vient de en cet anniversaire, ce qui pour andré     [1]  attendre. mot terrible.       le depuis le 20 juillet, bribes       soleil     depuis les dieux s’effacent rare moment de bonheur, approche d’une mise en ligne dernier vers aoi tout mon petit univers en assise par accroc au bord de mouans sartoux. traverse de j’entends sonner les       cette l’appel tonitruant du    7 artistes et 1 « e ! malvais       que dernier vers aoi       fleur art jonction semble enfin temps de bitume en fusion sur franchement, pensait le chef, viallat © le château de toujours les lettres :       chaque la mort, l’ultime port, le ciel est clair au travers f le feu s’est l’art c’est la  dernières mises f tous les feux se sont frères et dernier vers aoi       la deuxième g. duchêne, écriture le c’est la distance entre on trouvera la video     m2 &nbs bien sûr, il y eut moi cocon moi momie fuseau  si, du nouveau tromper le néant  “la signification immense est le théâtre et       midi pour andré voile de nuità la dessiner les choses banales dimanche 18 avril 2010 nous leonardo rosa tes chaussures au bas de exacerbé d’air les doigts d’ombre de neige       dans carcassonne, le 06 le ciel de ce pays est tout la route de la soie, à pied, eurydice toujours nue à    en vous deux, c’est joie et cinq madame aux yeux a dix sept ans, je ne savais   voici donc la deuxième rupture : le  je signerai mon       s̵ je me souviens de       cerisi portrait. 1255 :       arauca c’est la peur qui fait o tendresses ô mes     extraire Éléments -       allong le franchissement des     les fleurs du sables mes parolesvous  ce qui importe pour reflets et echosla salle mieux valait découper madame des forêts de à sylvie     quand       la       alla temps de cendre de deuil de       dans       avant "pour tes attelage ii est une œuvre la communication est pure forme, belle muette, <img852|left> forest mult est vassal carles de la terre nous le 2 juillet martin miguel il va falloir       &agrav dernier vers aoi non, björg, deuxième apparition glaciation entre ce n’est pas aux choses hans freibach :    courant lorsque martine orsoni vi.- les amicales aventures de proche en proche tous À peine jetés dans le macles et roulis photo       au i.- avaler l’art par s’ouvre la le plus insupportable chez comment entrer dans une je serai toujours attentif à très saintes litanies lancinant ô lancinant clere est la noit e la allons fouiller ce triangle       la       au une il faut dire les pour martin       la antoine simon 31 f le feu s’est au commencement était   en grec, morías pour gilbert ...et la mémoire rêve merci au printemps des       le       dans je déambule et suis les grands   (dans le gardien de phare à vie, au 1) la plupart de ces on préparait on dit qu’agathe de pareïs li seit la le 28 novembre, mise en ligne nice, le 8 octobre quand les couleurs l’ami michel le désir de faire avec traquer antoine simon 29 dix l’espace ouvert au attendre. mot terrible. 1254 : naissance de bribes en ligne a station 3 encore il parle       &agrav un jour, vous m’avez douce est la terre aux yeux       object       glouss d’un côté bien sûrla ils s’étaient archipel shopping, la       p&eacu dans les rêves de la   se le "patriote", j’ai en réserve (ma gorge est une mes pensées restent ce pays que je dis est       et f le feu est venu,ardeur des   marcel il aura fallu longtemps - ici, les choses les plus chercher une sorte de certains soirs, quand je antoine simon 3 ouverture d’une voici des œuvres qui, le iv.- du livre d’artiste il faut aller voir le numéro exceptionnel de       ruelle       l̵ antoine simon 19       apr&eg seul dans la rue je ris la autres litanies du saint nom “dans le dessin inoubliables, les ce qui fascine chez     du faucon le 26 août 1887, depuis temps de pierres dans la  les œuvres de       dans les écroulements dernier vers aoi     dans la ruela on peut croire que martine le temps passe dans la mais non, mais non, tu poème pour       ce    au balcon dernier vers aoi le vieux qui  monde rassemblé dernier vers aoi au seuil de l’atelier charogne sur le seuilce qui il en est des meurtrières. antoine simon 15       rampan les étourneaux !       descen la parol

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YVES UGHES

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Prédication du 4 novembre 2007
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Samuel
Chapitre 16, versets 1 et 6
L’Eternel dit à Samuel : Quand cesseras-tu de pleurer sur Saul ? Je l’ai rejeté, afin qu’il ne règne plus sur Israël. Remplis ta corne d’huile, et va ; je t’enverrai chez Isaï, Bethléhémite, car j’ai vu parmi ses fils celui que je désire pour roi.

Lorsqu’ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab : certainement l’oint de l’Eternel est ici devant lui. Et l’Eternel dit à Samuel : ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur.


Matthieu
Chapitre 8, versets 18 à 22
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir les morts.

Chapitre 9, versets 10 à 13
Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie . Jésus les ayant entendus leur dit « ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Chapitre 18, verset 20
Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.


L’homme en perpétuelle quête de certitudes, y compris religieuses
L’Histoire de l’humanité est ponctuée d’histoires, de récits, de narrations. Avec ces histoires, petites ou grandes, l’homme structure son imaginaire et bâtit son histoire. Les héros ne sont jamais fatigués, et les héroïnes persistent et signent. Tous et toutes nous envoie des preuves de valeurs solides et pérennes, de fidélité résistantes. Dans l’antiquité, Pénélope ne désespère pas, au Moyen âge, en passant le col de Roncevaux, Roland meurt pour la bonne cause, au XIX ème siècle, Jean Valjean sort des « Misérables » pour rejoindre la route qui monte au ciel, parmi les anges.
Comme la tapisserie de Pénélope, nos certitudes se défont et se reforment en permanence. Cette tapisserie pourrait même se présenter comme la métaphore absolue de notre existence. Ce que l’on fait le jour, se défait dans la nuit et le jour suivant se voit embelli par une œuvre qui serait à la fois toujours la même et toujours une autre.
Ainsi allons-nous au travers des jours, constituant de nouveaux fils, les tissant pour établir de nouvelles certitudes, pour remplacer en notre trame profonde celles que la veille vient de détruire, de lacérer, de déchirer.
Car le monde ne nous épargne pas, et nous savons tout à la fois que nos certitudes sont denrées périssables et nécessités incontournables.
Nous croyons en tel métier, en notre couple, en nos enfants, en tel homme ou parti politique, en telle initiative. Et nous avons raison, car comment aller dans la vie sans espoir aucun ? Mais parallèlement, nous savons que tout est faillible, et que tout menace à tout moment de s’effriter. 
Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’histoire des idéologies et même sur l’histoire de la philosophie pour s’en rendre compte.
On a lu la lettre de Guy Môquet, touchante et forte, généreuse et courageuse. Et on l’on beaucoup commentée. On a raison de glorifier cette jeunesse d’emblée résistante. Mais si Guy Môquet avait pu continuer son combat et vivre, comment aurait-il vu les dérives de l’URSS et comment aurait-il vécu les découvertes de 1952, avec la révélation officielle des ravages staliniens ? celles 1956, avec l’invasion de la Hongrie, celles de 68 avec la Tchécoslovaquie ? Celle de 1989 et les suites de l’effondrement des pays de l’Est. Comme des millions de militants communistes, sincères et louables, il aurait découvert l’aspect frelaté des propagandes humaines.
Ainsi vont nos idéologies, comment autant de planches auxquelles nous nous accrochons, planches de salut éternel, mais qui pourrissent pourtant dans le quotidien.
Mais nous aimons aller de planche en planche, comme pour bâtir notre propre histoire tout seuls, comme pour nous croire maître de nos destins, nous condamnant ainsi à sombrer aujourd’hui, parce que lâché par telle certitude désormais vermoulue, et à nous agripper demain à un autre fétu flottant, pour surnager hors de la vie arbitraire et pour donner un sens à la nôtre.
De faillites en croyances nouvelles, notre vie est au mieux une tapisserie toujours recommencée, au pire un yoyo sur le vide de l’absurde.

Les textes bibliques cassent pourtant toute image figée

La Bible elle-même n’échappe pas à cette logique humaine qui a pour fondement la sécurité. Si elle ne se présente plus comme un livre ouvert, chargé d’interrogations, incitant à une lecture toujours ouverte, à un sens toujours à faire…elle devient instrument figé, lieu de vérité immuable, vecteur de certitudes parfois criminelles. On y trouve alors une morale, séparant le bien du mal, et faisant du bien aux petits enfants comme aux adultes apeurés. On y puise alors des affirmations valables pour l’éternité et pour toute l’humanité, à tel point que certains y trouvèrent la justification de crimes coloniaux, racistes et dominateurs. « un bon indien est un indien mort » affirmait le général Custer, une autre façon de devenir un bon indien consistait à se convertir à la vérité biblique, c’était le temps des certitudes religieuses transmises baïonnettes au canon, pour le souverain bien des églises. Le souverain Bien, avec une majuscule à Bien, comme on inscrirait une certitude suprême.

Pourtant, à y bien regarder, à lire et relire certains passages, on se rend compte que l’Ancien comme le Nouveau Testament nous mettent en garde contre toute fabrication de sens fermés. Dès qu’une colonne menace de s’ériger, elle vacille sous le coup de cette relativité qui dirige les actes des hommes. Noé sort-il indemne du déluge, il tombe dans une journée d’ivrognerie. Aucune tour n’accède au ciel, aucun monument humain ne peut prétendre à l’éternité inébranlable.
Et l’Eternel dit à Samuel : ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur.

Et que dire des Évangiles qui par leur nombre même multiplient les possibilités d’entrée, diversifient les approches et les interprétations ? Nous n’avons pas là une somme de recettes à apprendre par cœur, ou de pratiques à réciter, ou de rituels à exécuter. Nous nous retrouvons dans une logique qui fait voler en éclats toutes nos certitudes tranquilles, celles qui nous installent dans ce comfort si rassurant et que dénonçait avec force Rimbaud.

Suivre Jésus n’a pas dû être de tout repos, la route n’était surtout pas droite. Et les morales bon marché ont dû à coup sûr se trouver malmenées ; les disciples et les apôtres n’ont pas trouvé le repos ou la quiétude dans ce chemin brisé qui va de repas douteux en remise en cause brutale : laisse les morts ensevelir les morts.




Une certitude formulée dans le mouvement tâtonnant de la foi.

Et nous qui tentons de Le suivre encore aujourd’hui, sommes-nous toujours dans cette situation d’inconfort ? Avons-nous toujours conscience de l’aventure totalement marginale à laquelle nous sommes invités ?

Est-ce à dire qu’il nous faut tout dynamiter ? Sans doute, il nous est certainement demandé de balayer les illusions paisibles que fabrique notre société, et que nous acceptons bien facilement. Ce qu’il y a de gênant avec la morale, disait André Gide, c’est que c’est toujours la morale des autres. Et pourtant, ne sommes-nous pas trop souvent en train de faire de la morale bon marché, de juger pour se rassurer ? Et que dire de tous ces mini-dieux inventés pour faire passer la journée ? gagner plus, se croire arrivé, se sentir quelqu’un, ne passons-nous pas une partie de nos vies à fabriquer de petites statues vouées à des cultes divers, mais présentant en commun le point paisible du nombril ?

Il me semble que suivre le Christ revient à accepter au contraire l’aventure quotidienne de la remise en cause, de la mise en route. Nu, dénué de préjugés et de présupposés, ouverts, disponibles. Prêts à la rencontre. Quelle qu’elle soit.
Détruire les faux-semblants pour accepter que s’accomplissent le miracle de la rencontre. Et ce n’est pas nous qui créons les conditions de cette rencontre, Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.
Puisque que nous avons besoin de repères pour avancer, acceptons celui-ci, cette phrase superbe qui nous incite au risque, à la vie ouverte. Celle qui fait de l’autre cet imprévu, cet étranger qui devient frère par la force de l’amour. Cela peut suffire à remplir une vie. À la combler.

Publication en ligne : 30 août 2009

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