BRIBES EN LIGNE
paroles de chamantu       devant f j’ai voulu me pencher j’aime chez pierre 1) la plupart de ces thème principal : sous l’occupation il est le jongleur de lui titrer "claude viallat, essai de nécrologie, il aurait voulu être       ...mai un besoin de couper comme de  dernières mises pour anne slacik ecrire est     double la bouche pleine de bulles et il parlait ainsi dans la dorothée vint au monde j’ai longtemps       droite tu le saiset je le vois       au patrick joquel vient de et ma foi,    tu sais alocco en patchworck © peinture de rimes. le texte antoine simon 27 pierre ciel cliquetis obscène des     cet arbre que etudiant à       qui       force       « voici portrait. 1255 : j’ai changé le il tente de déchiffrer, (dans mon ventre pousse une     depuis       s’égarer on le "patriote", sous la pression des  zones gardées de siglent a fort e nagent e       un a la fin il ne resta que 1-nous sommes dehors.     après samuelchapitre 16, versets 1 bien sûr, il y eut quelque chose assise par accroc au bord de cinq madame aux yeux c’est seulement au je suis occupé ces       au cette machine entre mes pour andrée       fleure   iv    vers     son     les fleurs du    en la fonction,  ce mois ci : sub   ces sec erv vre ile mille fardeaux, mille il pleut. j’ai vu la ma mémoire ne peut me il y a des objets qui ont la les enseignants :       descen       &agrav de toutes les exacerbé d’air dernier vers doel i avrat, cinquième essai tout 1. il se trouve que je suis f le feu m’a clers fut li jurz e li de pa(i)smeisuns en est venuz  “comment     le cygne sur le nécessaire non soudain un blanc fauche le douce est la terre aux yeux "ces deux là se c’est extrêmement au rayon des surgelés ce qui fait tableau : ce chaises, tables, verres, clquez sur c’est la chair pourtant l’appel tonitruant du clers est li jurz et li abstraction voir figuration je n’hésiterai       en station 3 encore il parle la deuxième édition du je t’enlace gargouille       &agrav dimanche 18 avril 2010 nous  tu vois im font chier cet article est paru ajout de fichiers sons dans tendresses ô mes envols madame est la reine des dernier vers aoi     &nbs en ceste tere ad estet ja poussées par les vagues  le livre, avec in the country l’instant criblé   je n’ai jamais pour ma diaphane est le décembre 2001.  epître aux dans les écroulements dans les hautes herbes       allong ...et poème pour       banlie       la a la libération, les pour maxime godard 1 haute a ma mère, femme parmi préparation des comme un préliminaire la on préparait dernier vers aoi les dernières     dans la ruela frères et   marcel j’ai ajouté madame porte à    nous dix l’espace ouvert au nice, le 18 novembre 2004    il et ces       nuage d’un bout à agnus dei qui tollis peccata     extraire antoine simon 15       voyage pour andré des quatre archanges que je n’ai pas dit que le 1 au retour au moment montagnesde attendre. mot terrible. À l’occasion de mieux valait découper je découvre avant toi pour m.b. quand je me heurte antoine simon 22 dernier vers aoi nouvelles mises en régine robin, tromper le néant       dans passent .x. portes, a toi le don des cris qui en 1958 ben ouvre à       b&acir m1       neuf j’implore en vain rêve, cauchemar, réponse de michel là, c’est le sable et     au couchant il ne s’agit pas de       " n’ayant pas       pour j’entends sonner les (elle entretenait       &agrav  née à raphaël macles et roulis photo 3 onze sous les cercles ainsi fut pétrarque dans comme une suite de dernier vers aoi merci au printemps des       dans il existe au moins deux   adagio   je madame, c’est notre "la musique, c’est le grant est la plaigne e large je suis temps de cendre de deuil de     surgi pas une année sans évoquer les dessins de martine orsoni f le feu s’est la lecture de sainte les amants se si elle est belle ? je une errance de       fleur       l̵       sur       pass&e pour le prochain basilic, (la       quand     tout autour madame chrysalide fileuse pour mon épouse nicole       ma autre citation"voui comme c’est sept (forces cachées qui   tout est toujours en ce pays que je dis est "tu sais ce que c’est toutefois je m’estimais le franchissement des 1.- les rêves de diaphane est le mot (ou dans l’innocence des     faisant la ce jour là, je pouvais   maille 1 :que       é tout mon petit univers en     hélas,     [1]  toute trace fait sens. que derniers vers sun destre li emperere s’est       rampan iv.- du livre d’artiste printemps breton, printemps écrirecomme on se tout est prêt en moi pour seins isabelle boizard 2005 rm : nous sommes en       jardin   voici donc la un tunnel sans fin et, à toulon, samedi 9       va tous feux éteints. des tout le problème Ç’avait été la a christiane ensevelie de silence, la vie humble chez les     à     de rigoles en  c’était "nice, nouvel éloge de la cyclades, iii° sors de mon territoire. fais « h&eacu dernier vers aoi dernier vers aoi le soleil n’est pas la brume. nuages f les feux m’ont       longte sequence 6   le         &n l’homme est   né le 7 ils avaient si longtemps, si vue à la villa tamaris se placer sous le signe de pour michèle aueret écoute, josué,       la dernier vers aoi 0 false 21 18 cet article est paru dans le ils s’étaient       le tendresse du mondesi peu de station 7 : as-tu vu judas se ses mains aussi étaient très malheureux...   je ne comprends plus       marche dernier vers aoi quand il voit s’ouvrir, il ne sait rien qui ne va le travail de bernard pour raphaël janvier 2002 .traverse li emperere par sa grant ce qu’un paysage peut       st antoine simon 33       glouss gardien de phare à vie, au est-ce parce que, petit, on avez-vous vu granz est li calz, si se le géographe sait tout et la peur, présente À max charvolen et martin si, il y a longtemps, les       cette derniers dernier vers aoi o tendresses ô mes       quinze       deux folie de josuétout est sauvage et fuyant comme       d&eacu pure forme, belle muette, j’ai donné, au mois il s’appelait l’impossible     quand       chaque "moi, esclave" a       &agrav l’erbe del camp, ki poème pour   nous sommes  tu ne renonceras pas.       m&eacu antoine simon 9 j’ai parlé   d’un coté, et si au premier jour il ma voix n’est plus que lorsqu’on connaît une trois tentatives desesperees antoine simon 14 madame des forêts de pour martine   la production mise en ligne d’un pour daniel farioli poussant ainsi alfred…       entre et c’était dans les grands avant dernier vers aoi mult est vassal carles de si j’étais un les plus vieilles ] heureux l’homme       et tu quatrième essai rares imagine que, dans la des quatre archanges que la mastication des la mort, l’ultime port, i mes doigts se sont ouverts fin première (ô fleur de courge... elle réalise des « pouvez-vous pour mireille et philippe       dans madame, vous débusquez pour yves et pierre poher et       dans le plus insupportable chez vous deux, c’est joie et       sur le macao grise       deux il faut aller voir a dix sept ans, je ne savais       avant       le       coude  on peut passer une vie coupé en deux quand   au milieu de deuxième apparition       les c’est la distance entre (josué avait lentement       ton   se sur l’erbe verte si est la parol

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PATRICK JOQUEL

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Dans ce grand silence de fin de nuit
© Patrick Joquel

Déaambulation 8

Ecrivain(s) : Joquel
Clefs : poésie

Mouans Sartoux. traverse de l’orée du bois.

 

1
Août 2002.
 
Dans ce grand silence de fin de nuit, l’aube est encore loin. Aucun signe n’éclaire à l’est au-dessus du lampadaire. Je m’installe. Sur la terrasse. Cahier. Stylo. Coq. Là bas. Du côté des cyprès. Sombres torches immobiles dans la nuit. Grillons d’août. Déjà moins sonores que ceux de juillet. Rumeur de pénétrante à gauche. Vers l’ouest. Juste une rumeur. Cela suffit. Juste un rappel : d’autres hommes vivent alentour. Se déplacent. Vont quelque part.
Moi, je suis assis à la table du balcon. Le regard oscillant du cahier au paysage noir. Troué de réverbères. Cabris. Grasse. Et mon lampadaire, fidèle… Mon lampadaire qui nuit après nuit me surveille. M’éclaire. Qui a les moyens de me faire écrire ! Sans lui je regarderai au-delà des étoiles. Là je dois les chercher par l’écriture, les allumer à ses encres…
Face à moi. A mi-pente. La balafre de la Maison d’arrêt. A chaque fois que je lève les yeux vers elle, je revois les couloirs, les portes, les visages d’alors… Les claquements de serrures électroniques…
 
Ce matin, à gauche de la prison, un feu. Il n’était pas là hier soir. Je l’aurai vu. Orange dans la nuit. Ira-t-il se frotter au mur d’enceinte 
 ?
 
L’aube. Le ciel devient bleu. A l’est. Tendre comme une 
 
Beau silence du début du jour prêt à recevoir toutes les empreintes du vivant. La fumée du feu devient visible. Panache noir sur fond de ciel bleu nuit. La lumière avance vite à présent. La planète tourne sur elle-même à belle vitesse. Chaque matin me le rappelle. Le temps. L’écriture. Un matin qui en suit tant d’autres.
 
 

 


 

A Mouans-Sartoux le cri du coq trace la rumeur des moteurs. A Mbodiène son chant traverse celui des pilons. Même aube et même animal. Les bruits des hommes diffèrent. Leurs vies aussi. Cependant au réveil nos gestes sont identiques. Regarder le ciel. Uriner. Boire et manger. Quelques milliers d’années que cela dure et que les vaches nous ruminent sagement.
 
En ville les feux rouges nous regardent avec la même placidité tandis que nous écoutons sur notre autoradio un chroniqueur parler des coqs Elyséens.
 

 


 

2

 


 

Septembre 2002.
Voilà. Ville j’écris sur toi. Sur le velours de tes crapauds. Nuit de brume. Devant moi le paysage. Obscur. Grasse a disparu. Sa Maison d’Arrêt aussi.
 
Sans mon têtu lampadaire j’écrirais à tâtons. Sans oublier les crapauds tant ils sont familiers ni l’accent circonflexe et plus rare d’un des ânes qui le long du canal lance son braiment dans la nuit.
 
Doucement. Nulle angoisse.
 
Au moment précis où le mot parcourt le corps pour se poser sur la page. Au moment précis où il vibre en ton oreille. Je suis là dans le monde avec dans une poche tous les passés définitifs ou improbables et dans l’autre quelques futurs parmi les possibles.
 
Je suis là. Pas plus important qu’une note au sein du velouté d’un solo de saxophone. Pas moins non plus. Juste. Présent

 


 

De notre conception à notre disparition nous serrons si fort le fil tendu de notre existence que certains jours les crampes de nos mains nous arrachent des larmes.
 
Qu’attendons-nous donc pour simplement tenir debout et marcher sur ce fil les mains ouvertes juste en équilibre et sans rien retenir
 ?
 
Je reviens à mes crapauds. A moins que ce ne soit eux qui me reviennent ?
 
Nos vies se déroulent en parallèle. Il se resserre dans cette écoute une poignée de millions d’années. Leurs coassements accompagnent les nuits humaines depuis que nous avons des oreilles. Avant même que le langage ne le formule. Là, en ce moment précis de l’écriture, je suis contemporain de l’homme de Terra Amata et de toute l’humanité passée et à venir.
Du moins aussi longtemps qu’ils résisteront à l’urbanisation, aux pollutions…
 
Espèce en danger…
leur survivrons nous ?
 
 

 

 
Publication en ligne : 18 octobre 2009

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