BRIBES EN LIGNE
bernadette griot vient de il n’était qu’un dernier vers doel i avrat,       l̵ la main saisit moi cocon moi momie fuseau       dans lorsqu’on connaît une traquer f tous les feux se sont de pa(i)smeisuns en est venuz 1-nous sommes dehors. ki mult est las, il se dort 10 vers la laisse ccxxxii gardien de phare à vie, au       sur       apr&eg       sur ils sortent  jésus l’évidence je dors d’un sommeil de       " en introduction à les avenues de ce pays sixième mise en ligne d’un préparation des   en grec, morías madame aux rumeurs clere est la noit e la       d&eacu face aux bronzes de miodrag mult ben i fierent franceis e dernier vers aoi et te voici humanité       il autre citation dimanche 18 avril 2010 nous  née à     oued coulant il aura fallu longtemps - etudiant à    en l’instant criblé       la dernier vers aoi       journ&       gentil corps nomades bouches 0 false 21 18 en cet anniversaire, ce qui tout le problème       au a claude b.   comme       fleur certains prétendent       pass&e       le li emperere par sa grant quant carles oït la  tu vois im font chier quand sur vos visages les 1254 : naissance de je ne peins pas avec quoi,       embarq s’ouvre la deuxième apparition   pour olivier (josué avait lentement c’est vrai quand les mots c’est le grand jouer sur tous les tableaux halt sunt li pui e mult halt « h&eacu madame, on ne la voit jamais maintenant il connaît le   j’ai souvent chercher une sorte de dernier vers aoi dans ma gorge un tunnel sans fin et, à cinq madame aux yeux quelques autres références : xavier       dans le franchissement des des quatre archanges que      &     quand       fourmi     le cygne sur démodocos... Ça a bien un légendes de michel le soleil n’est pas     chambre dès l’origine de son « voici cyclades, iii°    seule au soudain un blanc fauche le il avait accepté mult est vassal carles de hans freibach :       au les dessins de martine orsoni dans le patriote du 16 mars aux barrières des octrois dans le pain brisé son il ne s’agit pas de       juin reprise du site avec la rm : d’accord sur       ton attendre. mot terrible. dernier vers aoi antoine simon 11 chairs à vif paumes       vos estes proz e vostre  c’était dernier vers aoi encore la couleur, mais cette     vers le soir aucun hasard si se ( ce texte a le galop du poème me l’heure de la c’était une       devant pourquoi yves klein a-t-il       soleil     depuis et la peur, présente au matin du au labyrinthe des pleursils ma voix n’est plus que monde imaginal, f toutes mes avant propos la peinture est       le  on peut passer une vie je n’hésiterai ce texte m’a été la terre a souvent tremblé avant dernier vers aoi       sous histoire de signes .  pour jean le       &agrav antoine simon 7 fragilité humaine. suite de       sur du bibelot au babilencore une mise en ligne pour max charvolen 1) je t’ai admiré,   pour le prochain   que signifie   adagio   je antoine simon 32  “la signification après la lecture de voudrais je vous       voyage le tissu d’acier l’une des dernières dans l’effilé de outre la poursuite de la mise 1 au retour au moment toujours les lettres : et ma foi, pluies et bruines, autre petite voix toutefois je m’estimais  les éditions de la chaude caresse de arbre épanoui au ciel j’ai perdu mon Ç’avait été la les amants se toi, mésange à s’égarer on       quinze   dits de dernier vers aoi on dit qu’agathe       qui diaphane est le mot (ou au rayon des surgelés À la loupe, il observa béatrice machet vient de   3   

les rm : nous sommes en approche d’une  hier, 17       en paien sunt morz, alquant dernier vers aoi tendresse du mondesi peu de a supposer quece monde tienne 0 false 21 18 le "patriote", dans les carnets af : j’entends j’entends sonner les attention beau décembre 2001. f le feu s’est "ces deux là se       midi   iv    vers vous avez siglent a fort e nagent e       pourqu introibo ad altare au seuil de l’atelier je suis occupé ces pour andrée  le "musée quelque temps plus tard, de et il parlait ainsi dans la pas sur coussin d’air mais six de l’espace urbain,  la toile couvre les       & antoine simon 10       au il n’y a pas de plus       dans       nuage le 23 février 1988, il et encore  dits     extraire       voyage dernier vers aoi antoine simon 24 inoubliables, les   1) cette       la dans ce pays ma mère folie de josuétout est la deuxième édition du quando me ne so itu pe       l̵ …presque vingt ans plus l’art c’est la la lecture de sainte nous dirons donc j’ai parlé la fonction, une errance de nécrologie et ces ainsi va le travail de qui antoine simon 6   un jour, vous m’avez   entrons le temps passe si vite,     de rigoles en       cerisi  un livre écrit       alla j’ai travaillé allons fouiller ce triangle       les et voici maintenant quelques je rêve aux gorges f les feux m’ont chaque jour est un appel, une percey priest lakesur les je déambule et suis elle réalise des antoine simon 30 ici, les choses les plus envoi du bulletin de bribes les lettres ou les chiffres dernier vers aoi  le livre, avec rimbaud a donc bribes dans le nid de mes pensées restent  dernières mises pour comment entrer dans une    au balcon ajout de fichiers sons dans le 10 décembre 2013,     chant de antoine simon 19 deux nouveauté, tout en vérifiant       apparu       enfant Éléments - pour alain borer le 26         or un trait gris sur la et…  dits de raphaël la pureté de la survie. nul dans l’innocence des       en “le pinceau glisse sur  improbable visage pendu  les œuvres de moisissures mousses lichens ce texte se présente j’arrivais dans les non, björg,   d’un coté, un nouvel espace est ouvert abu zayd me déplait. pas       aux pour anne slacik ecrire est       nuage dernier vers aoi dernier vers aoi 1 la confusion des À l’occasion de le pendu       les nous avancions en bas de frères et troisième essai pour philippe (dans mon ventre pousse une dans ce périlleux "nice, nouvel éloge de la       je f le feu m’a antoine simon 29 karles se dort cum hume pour jean gautheronle cosmos toutes sortes de papiers, sur la vie humble chez les       dans présentation du l’appel tonitruant du  la lancinante neuf j’implore en vain       magnol de soie les draps, de soie constellations et     ton sauvage et fuyant comme la littérature de antoine simon 20 trois (mon souffle au matin portrait. 1255 :     tout autour       pav&ea sables mes parolesvous la bouche pleine de bulles     son on a cru à vi.- les amicales aventures ce monde est semé que d’heures autres litanies du saint nom et que dire de la grâce max charvolen, martin miguel       la un besoin de couper comme de guetter cette chose dernier vers aoi j’ai changé le cinquième citationne l’attente, le fruit       et tu sainte marie,       dans     cet arbre que la brume. nuages       au les grands chants à tu mon recueil "ah ! mon doux pays,       deux     pourquoi À perte de vue, la houle des c’est ici, me quatrième essai de la route de la soie, à pied, ma mémoire ne peut me  ce mois ci : sub passent .x. portes, la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Joquel, Patrick > Déambulations

PATRICK JOQUEL

<- Un rocking-chair grince l’écriture | Attention beau mammifère ! ->
Dans ce grand silence de fin de nuit
© Patrick Joquel

Déaambulation 8

Ecrivain(s) : Joquel
Clefs : poésie

Mouans Sartoux. traverse de l’orée du bois.

 

1
Août 2002.
 
Dans ce grand silence de fin de nuit, l’aube est encore loin. Aucun signe n’éclaire à l’est au-dessus du lampadaire. Je m’installe. Sur la terrasse. Cahier. Stylo. Coq. Là bas. Du côté des cyprès. Sombres torches immobiles dans la nuit. Grillons d’août. Déjà moins sonores que ceux de juillet. Rumeur de pénétrante à gauche. Vers l’ouest. Juste une rumeur. Cela suffit. Juste un rappel : d’autres hommes vivent alentour. Se déplacent. Vont quelque part.
Moi, je suis assis à la table du balcon. Le regard oscillant du cahier au paysage noir. Troué de réverbères. Cabris. Grasse. Et mon lampadaire, fidèle… Mon lampadaire qui nuit après nuit me surveille. M’éclaire. Qui a les moyens de me faire écrire ! Sans lui je regarderai au-delà des étoiles. Là je dois les chercher par l’écriture, les allumer à ses encres…
Face à moi. A mi-pente. La balafre de la Maison d’arrêt. A chaque fois que je lève les yeux vers elle, je revois les couloirs, les portes, les visages d’alors… Les claquements de serrures électroniques…
 
Ce matin, à gauche de la prison, un feu. Il n’était pas là hier soir. Je l’aurai vu. Orange dans la nuit. Ira-t-il se frotter au mur d’enceinte 
 ?
 
L’aube. Le ciel devient bleu. A l’est. Tendre comme une 
 
Beau silence du début du jour prêt à recevoir toutes les empreintes du vivant. La fumée du feu devient visible. Panache noir sur fond de ciel bleu nuit. La lumière avance vite à présent. La planète tourne sur elle-même à belle vitesse. Chaque matin me le rappelle. Le temps. L’écriture. Un matin qui en suit tant d’autres.
 
 

 


 

A Mouans-Sartoux le cri du coq trace la rumeur des moteurs. A Mbodiène son chant traverse celui des pilons. Même aube et même animal. Les bruits des hommes diffèrent. Leurs vies aussi. Cependant au réveil nos gestes sont identiques. Regarder le ciel. Uriner. Boire et manger. Quelques milliers d’années que cela dure et que les vaches nous ruminent sagement.
 
En ville les feux rouges nous regardent avec la même placidité tandis que nous écoutons sur notre autoradio un chroniqueur parler des coqs Elyséens.
 

 


 

2

 


 

Septembre 2002.
Voilà. Ville j’écris sur toi. Sur le velours de tes crapauds. Nuit de brume. Devant moi le paysage. Obscur. Grasse a disparu. Sa Maison d’Arrêt aussi.
 
Sans mon têtu lampadaire j’écrirais à tâtons. Sans oublier les crapauds tant ils sont familiers ni l’accent circonflexe et plus rare d’un des ânes qui le long du canal lance son braiment dans la nuit.
 
Doucement. Nulle angoisse.
 
Au moment précis où le mot parcourt le corps pour se poser sur la page. Au moment précis où il vibre en ton oreille. Je suis là dans le monde avec dans une poche tous les passés définitifs ou improbables et dans l’autre quelques futurs parmi les possibles.
 
Je suis là. Pas plus important qu’une note au sein du velouté d’un solo de saxophone. Pas moins non plus. Juste. Présent

 


 

De notre conception à notre disparition nous serrons si fort le fil tendu de notre existence que certains jours les crampes de nos mains nous arrachent des larmes.
 
Qu’attendons-nous donc pour simplement tenir debout et marcher sur ce fil les mains ouvertes juste en équilibre et sans rien retenir
 ?
 
Je reviens à mes crapauds. A moins que ce ne soit eux qui me reviennent ?
 
Nos vies se déroulent en parallèle. Il se resserre dans cette écoute une poignée de millions d’années. Leurs coassements accompagnent les nuits humaines depuis que nous avons des oreilles. Avant même que le langage ne le formule. Là, en ce moment précis de l’écriture, je suis contemporain de l’homme de Terra Amata et de toute l’humanité passée et à venir.
Du moins aussi longtemps qu’ils résisteront à l’urbanisation, aux pollutions…
 
Espèce en danger…
leur survivrons nous ?
 
 

 

 
Publication en ligne : 18 octobre 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette