BRIBES EN LIGNE
madame déchirée       m&eacu toujours les lettres : et c’était dans il ne sait rien qui ne va   pour le prochain       sur   dits de jamais je n’aurais ce qui importe pour pour lee frères et able comme capable de donner réponse de michel la liberté s’imprime à   l’oeuvre vit son cet article est paru le lent déferlement genre des motsmauvais genre juste un mot pour annoncer       sur le pour qui veut se faire une j’arrivais dans les le "patriote", carles respunt : régine robin,       tourne autre citation"voui ses mains aussi étaient       dans   je ne comprends plus l’instant criblé  au mois de mars, 1166 attelage ii est une œuvre pour andré villers 1) nous lirons deux extraits de le lourd travail des meules il pleut. j’ai vu la traquer bientôt, aucune amarre antoine simon 12 antoine simon 13 nous serons toujours ces v.- les amicales aventures du  hors du corps pas     un mois sans références : xavier       bonhe       pass&e coupé le sonà iv.- du livre d’artiste antoine simon 22 chaque automne les tous ces charlatans qui dans un coin de nice, madame porte à le scribe ne retient Être tout entier la flamme antoine simon 10 le géographe sait tout  on peut passer une vie leonardo rosa entr’els nen at ne pui rm : d’accord sur       le paien sunt morz, alquant depuis le 20 juillet, bribes allons fouiller ce triangle religion de josué il je meurs de soif un soir à paris au et tout avait  epître aux la langue est intarissable antoine simon 30 couleur qui ne masque pas       apr&eg  pour jean le vi.- les amicales aventures il aurait voulu être glaciation entre le grand combat : ouverture de l’espace f le feu s’est       coude toute trace fait sens. que le coeur du on dit qu’agathe cette machine entre mes faisant dialoguer       "       les         or le temps passe dans la du bibelot au babilencore une       les  je signerai mon       é       &n toutes sortes de papiers, sur pour andré j’ai travaillé dans le train premier est-ce parce que, petit, on dernier vers aoi l’existence n’est       chaque     sur la la mort, l’ultime port,       p&eacu       "       en ceste tere ad estet ja madame chrysalide fileuse je suis bien dans encore la couleur, mais cette le plus insupportable chez   on n’est quand sur vos visages les merci au printemps des thème principal :     m2 &nbs laure et pétrarque comme le geste de l’ancienne,  référencem "moi, esclave" a des quatre archanges que charogne sur le seuilce qui       la pie a la fin il ne resta que se placer sous le signe de       cette bruno mendonça jusqu’à il y a dernier vers aoi s’ouvre la l’évidence je reviens sur des       " mais jamais on ne macao grise et je vois dans vos macles et roulis photo 4       midi vedo la luna vedo le pour ma quai des chargeurs de quand nous rejoignons, en       allong lu le choeur des femmes de dernier vers aoi       la pour anne slacik ecrire est pour andrée nous viendrons nous masser 1.- les rêves de voudrais je vous       l̵ antoine simon 17 ( ce texte a marché ou souk ou       droite rêves de josué, beaucoup de merveilles dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis heureuse ruine, pensait il est le jongleur de lui poussées par les vagues rita est trois fois humble. la vie humble chez les  il est des objets sur  de même que les j’ai ajouté dernier vers aoi il ne s’agit pas de 0 false 21 18 merci à marc alpozzo comme ce mur blanc ço dist li reis : carcassonne, le 06     du faucon  monde rassemblé mougins. décembre écoute, josué, f tous les feux se sont intendo... intendo ! pour pierre theunissen la dernier vers que mort   (à la musique est le parfum de     de rigoles en antoine simon 6 il y a tant de saints sur   d’un coté, j’oublie souvent et "si elle est j’ai longtemps       un j’écoute vos les grands le travail de bernard de prime abord, il un trait gris sur la tout mon petit univers en douce est la terre aux yeux madame aux rumeurs "l’art est-il comme un préliminaire la souvent je ne sais rien de deuxième apparition       dans       sur vous avez 0 false 21 18 une errance de       il       o  “s’ouvre iloec endreit remeint li os il existe au moins deux  née à de profondes glaouis ] heureux l’homme les petites fleurs des rimbaud a donc il arriva que       assis dernier vers aoi     le cygne sur le 15 mai, à descendre à pigalle, se       sur À peine jetés dans le la deuxième édition du       ma     depuis les lettres ou les chiffres 0 false 21 18 des voiles de longs cheveux les durand : une       le à cri et à  les trois ensembles l’ami michel (la numérotation des outre la poursuite de la mise je suis sauvage et fuyant comme je me souviens de exode, 16, 1-5 toute les routes de ce pays sont       et dans les carnets derniers vers sun destre rm : nous sommes en comme c’est moi cocon moi momie fuseau cher bernard     double ce poème est tiré du deux mille ans nous ils s’étaient  le livre, avec antoine simon 7 montagnesde pour jacqueline moretti, c’est la peur qui fait on a cru à béatrice machet vient de tout en vérifiant antoine simon 25       dans et voici maintenant quelques ma chair n’est avant dernier vers aoi de la l’homme est madame est une torche. elle  dernier salut au dans l’innocence des       retour huit c’est encore à       le ce jour là, je pouvais on croit souvent que le but merci à la toile de s’égarer on chercher une sorte de la galerie chave qui il y a des objets qui ont la samuelchapitre 16, versets 1       dans  l’écriture cet article est paru dans le       nuage pour andré même si ce monde est semé preambule – ut pictura que d’heures à propos “la ce jour-là il lui et que dire de la grâce je sais, un monde se   la baie des anges après la lecture de       arauca       ( et il parlait ainsi dans la pour michèle aueret       le       voyage       soleil  tous ces chardonnerets pour jean marie le nécessaire non mesdames, messieurs, veuillez dentelle : il avait pour egidio fiorin des mots ce va et vient entre g. duchêne, écriture le mise en ligne d’un  ce mois ci : sub sur la toile de renoir, les seul dans la rue je ris la au matin du en 1958 ben ouvre à tout en travaillant sur les buttati ! guarda&nbs     chant de       bien comme une suite de noble folie de josué, ajout de fichiers sons dans normal 0 21 false fal les premières madame dans l’ombre des       la pour angelo tout est possible pour qui       l̵ petites proses sur terre pour alain borer le 26 moisissures mousses lichens envoi du bulletin de bribes 1 au retour au moment (ô fleur de courge... le vieux qui dernier vers aoi un temps hors du à propos des grands pour jacky coville guetteurs       une       &eacut la vie est ce bruissement  la lancinante l’illusion d’une dernier vers aoi je t’enlace gargouille À perte de vue, la houle des a l’aube des apaches, antoine simon 2   pour olivier       descen la fonction, etait-ce le souvenir pour philippe onzième mult ben i fierent franceis e ici, les choses les plus f le feu m’a   un vendredi elle ose à peine archipel shopping, la     hélas, carissimo ulisse,torna a f toutes mes dessiner les choses banales  le "musée toute une faune timide veille je t’enfourche ma    si tout au long janvier 2002 .traverse     après le bulletin de "bribes   pour adèle et je ne peins pas avec quoi, elle réalise des   tout est toujours en il avait accepté pour jean-marie simon et sa tu le saiset je le vois   ciel !!!!       enfant       quand la parol

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PATRICK JOQUEL

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Dans ce grand silence de fin de nuit
© Patrick Joquel

Déaambulation 8

Ecrivain(s) : Joquel
Clefs : poésie

Mouans Sartoux. traverse de l’orée du bois.

 

1
Août 2002.
 
Dans ce grand silence de fin de nuit, l’aube est encore loin. Aucun signe n’éclaire à l’est au-dessus du lampadaire. Je m’installe. Sur la terrasse. Cahier. Stylo. Coq. Là bas. Du côté des cyprès. Sombres torches immobiles dans la nuit. Grillons d’août. Déjà moins sonores que ceux de juillet. Rumeur de pénétrante à gauche. Vers l’ouest. Juste une rumeur. Cela suffit. Juste un rappel : d’autres hommes vivent alentour. Se déplacent. Vont quelque part.
Moi, je suis assis à la table du balcon. Le regard oscillant du cahier au paysage noir. Troué de réverbères. Cabris. Grasse. Et mon lampadaire, fidèle… Mon lampadaire qui nuit après nuit me surveille. M’éclaire. Qui a les moyens de me faire écrire ! Sans lui je regarderai au-delà des étoiles. Là je dois les chercher par l’écriture, les allumer à ses encres…
Face à moi. A mi-pente. La balafre de la Maison d’arrêt. A chaque fois que je lève les yeux vers elle, je revois les couloirs, les portes, les visages d’alors… Les claquements de serrures électroniques…
 
Ce matin, à gauche de la prison, un feu. Il n’était pas là hier soir. Je l’aurai vu. Orange dans la nuit. Ira-t-il se frotter au mur d’enceinte 
 ?
 
L’aube. Le ciel devient bleu. A l’est. Tendre comme une 
 
Beau silence du début du jour prêt à recevoir toutes les empreintes du vivant. La fumée du feu devient visible. Panache noir sur fond de ciel bleu nuit. La lumière avance vite à présent. La planète tourne sur elle-même à belle vitesse. Chaque matin me le rappelle. Le temps. L’écriture. Un matin qui en suit tant d’autres.
 
 

 


 

A Mouans-Sartoux le cri du coq trace la rumeur des moteurs. A Mbodiène son chant traverse celui des pilons. Même aube et même animal. Les bruits des hommes diffèrent. Leurs vies aussi. Cependant au réveil nos gestes sont identiques. Regarder le ciel. Uriner. Boire et manger. Quelques milliers d’années que cela dure et que les vaches nous ruminent sagement.
 
En ville les feux rouges nous regardent avec la même placidité tandis que nous écoutons sur notre autoradio un chroniqueur parler des coqs Elyséens.
 

 


 

2

 


 

Septembre 2002.
Voilà. Ville j’écris sur toi. Sur le velours de tes crapauds. Nuit de brume. Devant moi le paysage. Obscur. Grasse a disparu. Sa Maison d’Arrêt aussi.
 
Sans mon têtu lampadaire j’écrirais à tâtons. Sans oublier les crapauds tant ils sont familiers ni l’accent circonflexe et plus rare d’un des ânes qui le long du canal lance son braiment dans la nuit.
 
Doucement. Nulle angoisse.
 
Au moment précis où le mot parcourt le corps pour se poser sur la page. Au moment précis où il vibre en ton oreille. Je suis là dans le monde avec dans une poche tous les passés définitifs ou improbables et dans l’autre quelques futurs parmi les possibles.
 
Je suis là. Pas plus important qu’une note au sein du velouté d’un solo de saxophone. Pas moins non plus. Juste. Présent

 


 

De notre conception à notre disparition nous serrons si fort le fil tendu de notre existence que certains jours les crampes de nos mains nous arrachent des larmes.
 
Qu’attendons-nous donc pour simplement tenir debout et marcher sur ce fil les mains ouvertes juste en équilibre et sans rien retenir
 ?
 
Je reviens à mes crapauds. A moins que ce ne soit eux qui me reviennent ?
 
Nos vies se déroulent en parallèle. Il se resserre dans cette écoute une poignée de millions d’années. Leurs coassements accompagnent les nuits humaines depuis que nous avons des oreilles. Avant même que le langage ne le formule. Là, en ce moment précis de l’écriture, je suis contemporain de l’homme de Terra Amata et de toute l’humanité passée et à venir.
Du moins aussi longtemps qu’ils résisteront à l’urbanisation, aux pollutions…
 
Espèce en danger…
leur survivrons nous ?
 
 

 

 
Publication en ligne : 18 octobre 2009

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