BRIBES EN LIGNE
      l̵ tant pis pour eux. genre des motsmauvais genre bribes en ligne a       le   saint paul trois j’ai perdu mon 5) triptyque marocain quand vous serez tout merci au printemps des c’est pour moi le premier carcassonne, le 06  les œuvres de       la   est-ce que  de même que les       pourqu   pour le prochain       pour descendre à pigalle, se (ma gorge est une "l’art est-il       bruyan       &eacut le "patriote", seins isabelle boizard 2005 jamais je n’aurais à propos “la chaque automne les       cerisi les lettres ou les chiffres siglent a fort e nagent e les oiseaux s’ouvrent       vu la poésie, à la marie-hélène il existe deux saints portant       le la galerie chave qui la langue est intarissable maintenant il connaît le       en première c’était une   en grec, morías       pass&e ma chair n’est du bibelot au babilencore une des conserves ! antoine simon 24     à je suis celle qui trompe  monde rassemblé       ce j’ai en réserve     pluie du "si elle est     les provisions bruno mendonça démodocos... Ça a bien un deuxième approche de dans la caverne primordiale et je vois dans vos quand les eaux et les terres  “ce travail qui       object pour daniel farioli poussant       sur       une       aujour       je me et que vous dire des régine robin, ] heureux l’homme       le dire que le livre est une antoine simon 16         &n station 3 encore il parle des voiles de longs cheveux troisième essai       jardin   nous sommes non... non... je vous assure, ne pas négocier ne le géographe sait tout dernier vers aoi pas même les amants se quelque chose nice, le 8 octobre clers fut li jurz e li  il y a le a la libération, les       &n là, c’est le sable et si j’étais un       vaches vous dites : "un dans le patriote du 16 mars l’homme est le corps encaisse comme il agnus dei qui tollis peccata dans un coin de nice, c’est seulement au constellations et la rencontre d’une le travail de bernard f les rêves de     le je ne peins pas avec quoi, toutefois je m’estimais antoine simon 7 toi, mésange à attendre. mot terrible. a christiane macles et roulis photo percey priest lakesur les encore la couleur, mais cette je t’ai admiré, mise en ligne d’un madame aux rumeurs bel équilibre et sa dernier vers aoi dernier vers aoi     faisant la archipel shopping, la       rampan pour jean-marie simon et sa   d’un coté,       sur poème pour le franchissement des       d&eacu  pour le dernier jour les textes mis en ligne     " tu le sais bien. luc ne cet article est paru ecrire sur « 8° de la deuxième édition du   dits de       nuage rimbaud a donc au commencement était imagine que, dans la franchement, pensait le chef, "nice, nouvel éloge de la station 4 : judas        les       que diaphane est le mot (ou préparation des sors de mon territoire. fais exode, 16, 1-5 toute antoine simon 9 bien sûrla antoine simon 14 la vie est ce bruissement   on n’est       parfoi mouans sartoux. traverse de  “la signification       apr&eg     vers le soir en cet anniversaire, ce qui tes chaussures au bas de mon travail est une antoine simon 2 troisième essai et       le deuxième apparition de  les premières (ô fleur de courge...       sur le       je ce paysage que tu contemplais       allong pour mireille et philippe       descen dernier vers aoi « voici la question du récit       ma noble folie de josué, polenta m1       que reste-t-il de la pour jacky coville guetteurs on peut croire que martine       st ce va et vient entre raphaël légendes de michel difficile alliage de nous lirons deux extraits de       le morz est rollant, deus en ad     rien  dernières mises cet univers sans  au travers de toi je       dans dernier vers aoi dernier vers aoi       fourr& pure forme, belle muette,       voyage antoine simon 29 pour anne slacik ecrire est et encore  dits pourquoi yves klein a-t-il pour jean gautheronle cosmos la musique est le parfum de dans ma gorge alocco en patchworck ©  le livre, avec f les feux m’ont (josué avait madame des forêts de seul dans la rue je ris la preambule – ut pictura la légende fleurie est madame est une torche. elle     depuis antoine simon 28 tout à fleur d’eaula danse nécrologie chaises, tables, verres, josué avait un rythme macles et roulis photo 7 pur ceste espee ai dulor e gardien de phare à vie, au pour le prochain basilic, (la ( ce texte a la fraîcheur et la     les fleurs du pour max charvolen 1) quai des chargeurs de une errance de pour julius baltazar 1 le  tous ces chardonnerets rm : d’accord sur       &ccedi les doigts d’ombre de neige       voyage f toutes mes  pour de       pav&ea il faut aller voir intendo... intendo ! mise en ligne     chant de     quand toute trace fait sens. que       dans hans freibach :   ces sec erv vre ile douce est la terre aux yeux la cité de la musique aux barrières des octrois "moi, esclave" a dernier vers aoi       journ& antoine simon 17 les plus terribles  avec « a la deuxième suite       le trois tentatives desesperees c’est le grand la mastication des attention beau f le feu s’est bribes en ligne a me quand nous rejoignons, en   pour théa et ses quand il voit s’ouvrir, thème principal :  tu vois im font chier ki mult est las, il se dort un besoin de couper comme de madame, vous débusquez       la o tendresses ô mes       gentil branches lianes ronces clere est la noit e la accoucher baragouiner i mes doigts se sont ouverts aux george(s) (s est la quand les mots sixième     tout autour f les marques de la mort sur c’est parfois un pays       la de toutes les g. duchêne, écriture le si, il y a longtemps, les       é       la certains soirs, quand je quelques textes      & mille fardeaux, mille passent .x. portes, onze sous les cercles charogne sur le seuilce qui “dans le dessin   je n’ai jamais antoine simon 6  epître aux nous avancions en bas de       &n de pareïs li seit la tout en travaillant sur les       au à la bonne       arauca r.m.a toi le don des cris qui "et bien, voilà..." dit envoi du bulletin de bribes nous savons tous, ici, que       à       banlie chairs à vif paumes frères et pour mon épouse nicole il s’appelait a grant dulur tendrai puis titrer "claude viallat, le numéro exceptionnel de autre essai d’un ici. les oiseaux y ont fait   tout est toujours en "tu sais ce que c’est la mort d’un oiseau. macles et roulis photo 6 dans ce périlleux       neige mon cher pétrarque, où l’on revient a dix sept ans, je ne savais pour egidio fiorin des mots lorsqu’on connaît une dans le train premier le lourd travail des meules     au couchant ce pays que je dis est  née à station 7 : as-tu vu judas se    au balcon       longte       et tu références : xavier ce texte se présente un jour nous avons deuxième essai       la si tu es étudiant en 0 false 21 18 je ne sais pas si macao grise     l’é napolì napolì de pa(i)smeisuns en est venuz temps où le sang se (dans mon ventre pousse une     [1]  au programme des actions dans les carnets comme ce mur blanc le samedi 26 mars, à 15 les dieux s’effacent si j’avais de son       ce buttati ! guarda&nbs fragilité humaine. cinquième essai tout pour jacqueline moretti, pour nicolas lavarenne ma 0 false 21 18 suite du blasphème de chercher une sorte de cinquième citationne       &agrav       les deuxième essai le f j’ai voulu me pencher dimanche 18 avril 2010 nous réponse de michel       glouss la parol

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HENRI DESOUBEAUX

| Boomerang B ->
Boomerang A
© Henri Desoubeaux
Ecrivain(s) : Desoubeaux

Livre grand format en trois encres : rouge, noire et bleue, Boomerang, troisième volume du Génie du lieu, publié en 1978 chez Gallimard, contient sept textes comme l’indique la table des matières :
 
- "Jungle",
- "La fête en mon absence",
- "Courrier des Antipodes",
- "Nouvelles Indes galantes",
- "Bicentenaire kit",
- "Carnaval transatlantique" et
- "Archipel shopping".
 
Table des matières qui fait apparaître une double numérotation montrant que ces textes s’emboîtent les uns dans les autres (à l’exception toutefois du dernier qui se prolonge au-delà de l’avant-dernier). Ainsi « Jungle » englobe « La fête en mon absence » qui englobe à son tour « Courrier des Antipodes » qui englobe etc. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
1 2 3 4 5 6 7 6 7 5 4 3 2 1.
 
Mais l’introduction des trois couleurs vient brouiller, semble-t-il, ce premier schéma général.
 
 En effet, si chaque région possède sa ou ses couleurs propres (noir pour « Jungle », noir et rouge pour « La fête en mon absence », rouge pour « Courrier des Antipodes », rouge et bleu pour « Nouvelles Indes galantes », bleu pour « Bicentenaire kit », rouge, bleu et noir pour « Carnaval transatlantique » et noir et bleu enfin pour « Archipel shopping »), leur répartition paraît obéir à d’autres nécessités. En réalité lorsqu’on examine la répartition des couleurs dans l’ensemble du livre, on s’aperçoit qu’elle aussi se déploie autour d’un centre, ou si l’on préfère d’un pivot central.
 
De fait, ce sont vingt-neuf blocs de couleur qui recouvrent ces 456 pages de texte (depuis la page 5 jusqu’à la page 460) ou 464 pages si l’on compte la totalité de ces dernières. Autrement dit, autour d’un pivot central (pp.225-240) en bleu de 16 pages (qui s’étalent sur une partie de « Carnaval transatlantique » et d’« Archipel shopping »), nous voyons quatorze blocs de couleur se développer de chaque côté. De ces blocs, outre le bloc ou cahier central, huit sont en noir, douze en rouge et huit autres en bleu. Chaque bloc comprenant le même nombre de pages, soit seize (exception faite pour le premier et le dernier qui n’en comptent que douze seulement si l’on ne tient compte que des pages numérotées), l’ensemble de ces différents blocs est distribué symétriquement par rapport au pivot central. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
 
N
R
B
R
N
R
B
N
B
R
B
R
N
R
B
R
N
R
B
R
B
N
B
R
N
R
B
R
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
 
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
 
 
On voit donc l’extrême souci d’équilibre recherché à travers ces deux grands schémas organisateurs de l’œuvre : la structure en emboîtement et la répartition des couleurs sur l’ensemble des vingt-neuf cahiers que contient ce livre.
 
 Pourtant ce texte est d’un tel foisonnement qu’on ne peut que s’y égarer rapidement comme si l’auteur ne tenait rien tant précisément qu’à ce qu’on s’y égarât.
 
 Je voudrais donner ici une idée approximative de cette complexité et des surprises qu’elle nous ménage et en même temps permettre au lecteur de s’orienter un peu mieux dans ce labyrinthe.
 
 
Les couleurs
 
 
 Si l’on feuillette l’ensemble des pages qui composent ce livre on s’aperçoit que des trois couleurs, c’est le rouge qui domine. En effet 192 pages sont imprimées en rouge (soit douze cahiers), contre seulement 144 en bleu (soit neuf cahiers) et 120 (ou 128, soit huit cahiers) en noir.
 Par ailleurs trois groupes se distinguent parmi les régions dont il est question dans ce troisième Génie du lieu : trois régions n’affichent qu’un couleur (« Jungle » en noir, « Courrier des Antipodes » en rouge et « Bicentenaire kit » en bleu. Trois autres sont bicolores (« La fête en mon absence » en noir et rouge, « Nouvelles Indes galantes » en rouge et bleu et « Archipel shopping » en noir et bleu). Et une seule possède les trois couleurs : « Carnaval transatlantique » qui joue par ailleurs sur deux lieux, deux villes : Nice dans l’hémisphère nord et Rio de Janeiro dans l’hémisphère sud.
 
 Le rouge tout d’abord se rapporte donc prioritairement à la région « Courrier des Antipodes » qui est en réalité la plus longue, de loin, des sept parties de l’ouvrage avec ses 144 pages, c’est-à-dire l’équivalent de neuf cahiers et de toute la partie en bleu. Autrement dit la place de cette région qu’on identifie tout de suite comme se rapportant à l’Australie prend une particulière importance. Importance faut-il le préciser que le titre de l’œuvre ne fait que renforcer (ainsi que la dédicace du livre : « Aux aborigènes en transit »). Grâce à sa couleur elle contamine un peu toutes les autres, ou tout au moins une bonne partie des autres. Il est remarquable du reste que ce soit cette couleur d’encre, inhabituelle s’il en est pour une œuvre littéraire, qui joue ce rôle d’attraction si l’on peut dire. On est aux antipodes en effet d’un usage très fortement établi dans l’imprimerie du livre. On peut parler aussi d’un usage carnavalesque de cet aspect de l’écriture si l’on considère la période du carnaval dans les sociétés où elle existe comme une période d’inversion des valeurs établies. D’où le thème du « Carnaval transatlantique », région qui précisément ici mélange l’ensemble de ces trois couleurs et nous renvoie par conséquent à cette idée de fête, laquelle est d’ailleurs développée également dans « La fête en mon absence », voire dans les autres régions évoquées.
 
 L’Australie donc comme centre d’attraction de ce livre, comme pôle magnétique si l’on veut.
 
 A l’inverse, les pages imprimées en noir, qui sont les moins nombreuses, se rapportent prioritairement à « Jungle », région uniquement en noir et qui est la région de loin la plus courte puisqu’elle n’occupe que 16 pages (l’équivalent d’un seul cahier) alors que l’impression en encre noire est bien sûr la plus courante dans la librairie. C’est un autre continent qui est ici évoqué, le continent africain avec sa réserve de sauvagerie où il n’est question que des animaux, à savoir, dans l’ordre d’apparition au début de ce livre : le lion, l’éléphant, le butor, le loup et l’ours, soit quatre mammifères et un oiseau. Oiseau qui est comme la signature de l’auteur[i]. Ces quatre mammifères se référant, nous explique-t-il dans Curriculum vitae, à la vision d’Ezéchiel dans l’Ancien Testament, mais dont le texte consiste uniquement en citations de Buffon, la vision divine se faisant par là même regard naturaliste. Et peut-être est-ce là une des grandes inventions de Boomerang qui joue sur de continuels renversements de perspective, qu’il s’agisse des couleurs ou des registres dans lesquels tel ou tel texte est pris, ou qu’il s’agisse de tel autre point de vue comme nous le verrons.
 Cette première partie de Boomerang est donc composée uniquement de citations de Buffon. Mais ces quarante citations (huit par animal retenu) sont rangées dans un certain ordre. Ordre qui met en exergue la place particulière qu’occupe le seul oiseau du groupe puisque sa place ne varie pas tout au long de ces pages. Elle est toujours la troisième, c’est-à-dire au centre de chacun des huit groupes ou plages alors que la place des quatre mammifères varie systématiquement dans cette espèce de mosaïque emblématique de la question spatiale dans ce livre.
 C’est que le butor prend la place de la figure divine dans la vision d’Ezéchiel où elle est placée au-dessus des autres, mais c’est ici – nouveau renversement - une figure dérisoire, une sorte d’anti-divinité, de totem propre à l’auteur lui-même qui s’amuse des consonances de son nom après en avoir beaucoup souffert comme il l’a dit lui-même à maintes reprises. Le salut pour Butor, serait-on tenté de dire, vient alors non plus d’en haut mais d’en bas, non plus du Ciel mais de cette Terre (« Nous ne voulons point de salut que celui de vivre en ce monde », lit-on page 272). Une Terre qu’il s’agit d’explorer le plus largement possible au fur et à mesure de la sortie des divers volumes de la série du Génie du lieu comme on le voit ici avec le troisième qui introduit justement l’hémisphère sud.
 
 Quant à la couleur bleue, moyen terme entre les deux précédentes, elle est liée surtout aux Etats-Unis avec « Bicentenaire kit » qui occupe 80 pages, soit l’équivalent de cinq cahiers. Partie qui provient de cette œuvre, en collaboration avec Jacques Monory, qui affecte la forme d’une boîte en altuglass bleu contenant 50 objets pour célébrer le bicentenaire de la Déclaration d’indépendance, publiée deux ans plut tôt, en 1976, au Club du livre.
 


[i] Voir à ce sujet tout le début du Retour du Boomerang, PUF, 1988. Livre qui donne du reste de précieux renseignements sur l’ensemble de ce Génie du lieu 3. Nous y renvoyons le lecteur désireux d’aller plus loin.
 
Publication en ligne : 22 novembre 2009

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