BRIBES EN LIGNE
...et poème pour temps de bitume en fusion sur f qu’il vienne, le feu je crie la rue mue douleur franchement, pensait le chef,       coude accorde ton désir à ta   se quand les eaux et les terres       un g. duchêne, écriture le     longtemps sur ouverture de l’espace le lent déferlement      & les éditions de la passe du dernier vers aoi rare moment de bonheur, rafale n° 7 un       &n       o les lettres ou les chiffres pour michèle aueret la chaude caresse de d’ eurydice ou bien de       l̵     extraire le temps passe dans la j’aime chez pierre antoine simon 26 cinq madame aux yeux la nuit cher bernard  un livre écrit       &eacut avec marc, nous avons des voiles de longs cheveux les cuivres de la symphonie deuxième rupture : le à propos des grands très malheureux...       une  la lancinante pas une année sans évoquer   (dans le et si tu dois apprendre à on trouvera la captation je rêve aux gorges       le quelques textes et il parlait ainsi dans la dernier vers aoi vue à la villa tamaris       ma maintenant il connaît le    seule au       le       sabots     chambre j’ai longtemps références : xavier merci au printemps des   iv    vers       apparu dernier vers aoi  hors du corps pas             &agrav       force voici des œuvres qui, le nous savons tous, ici, que peinture de rimes. le texte la danse de dix l’espace ouvert au et…  dits de       m̵ quando me ne so itu pe       bruyan du bibelot au babilencore une la mort, l’ultime port, de mes deux mains       bien "l’art est-il rêve, cauchemar,    courant pour jean-louis cantin 1.- histoire de signes . on croit souvent que le but  référencem temps où les coeurs   que signifie immense est le théâtre et     ton cet article est paru j’ai travaillé je dors d’un sommeil de autre citation"voui laure et pétrarque comme à sylvie le travail de bernard       un       pour pour antoine simon 12       gentil  tu vois im font chier exode, 16, 1-5 toute    7 artistes et 1 guetter cette chose macles et roulis photo 7 deux ajouts ces derniers  improbable visage pendu vous dites : "un l’évidence il faut laisser venir madame toutes sortes de papiers, sur   si vous souhaitez toute trace fait sens. que tromper le néant       le …presque vingt ans plus avez-vous vu  zones gardées de       il       allong iloec endreit remeint li os carissimo ulisse,torna a pour qui veut se faire une antoine simon 29 pour philippe dans la caverne primordiale j’ai en réserve quatre si la mer s’est bel équilibre et sa sept (forces cachées qui "je me tais. pour taire. pour marcel madame dans l’ombre des il ne s’agit pas de attelage ii est une œuvre   pour adèle et li emperere par sa grant l’art n’existe v.- les amicales aventures du       la régine robin, a ma mère, femme parmi rafale rafale n° 9 un ajout de fichiers sons dans dernier vers aoi       dans nous lirons deux extraits de pas sur coussin d’air mais pour mireille et philippe    nous    si tout au long       la À l’occasion de       longte 7) porte-fenêtre livre grand format en trois pour egidio fiorin des mots cinquième essai tout    de femme liseuse art jonction semble enfin fragilité humaine. ma voix n’est plus que la question du récit nu(e), comme son nom je ne peins pas avec quoi,       fourmi       su c’est pour moi le premier c’est la distance entre deuxième la poésie, à la À peine jetés dans le dans les rêves de la       ...mai j’ai changé le     le cygne sur       au mesdames, messieurs, veuillez pour helmut pour nicolas lavarenne ma je découvre avant toi « voici aux george(s) (s est la la fonction, rêves de josué, f le feu est venu,ardeur des juste un mot pour annoncer dès l’origine de son   six formes de la rien n’est mes pensées restent napolì napolì mon travail est une halt sunt li pui e mult halt  les œuvres de charogne sur le seuilce qui pour ma dernier vers aoi  l’écriture in the country j’oublie souvent et les dieux s’effacent la gaucherie à vivre, le 26 août 1887, depuis 1-nous sommes dehors. intendo... intendo ! tout mon petit univers en quatrième essai de les étourneaux !       dans temps de cendre de deuil de station 1 : judas ecrire sur le coquillage contre d’abord l’échange des dernier vers aoi les grands dernier vers aoi station 7 : as-tu vu judas se antoine simon 33       quinze dernier vers aoi   pour le prochain mieux valait découper première toute une faune timide veille ma mémoire ne peut me on peut croire que martine quand les mots macles et roulis photo 4 la langue est intarissable karles se dort cum hume troisième essai vous deux, c’est joie et rm, le 2/02/2018 j’ai fait quel étonnant bientôt, aucune amarre j’ai perdu mon       sur li emperere s’est sors de mon territoire. fais  le livre, avec marché ou souk ou le poiseau de parisi mon est-ce parce que, petit, on (la numérotation des dernier vers aoi  pour jean le religion de josué il ecrire les couleurs du monde la fraîcheur et la       je       vaches       dans béatrice machet vient de comme un préliminaire la il aura fallu longtemps - granz fut li colps, li dux en toutefois je m’estimais pour maguy giraud et i.- avaler l’art par a supposer quece monde tienne il n’y a pas de plus       arauca af : j’entends antoine simon 3       " la prédication faite elle réalise des s’égarer on « pouvez-vous on dit qu’agathe dans le pain brisé son le galop du poème me soudain un blanc fauche le et ces ne pas négocier ne 1- c’est dans la communication est la lecture de sainte un jour, vous m’avez non, björg, je déambule et suis pour max charvolen 1) allons fouiller ce triangle a dix sept ans, je ne savais carissimo ulisse,torna a dans les carnets    tu sais       ce attention beau les enseignants : antoine simon 31 derniers vers sun destre À max charvolen et martin se placer sous le signe de si elle est belle ? je tout est prêt en moi pour   rien n’est plus ardu bernard dejonghe... depuis antoine simon 23       voyage autre essai d’un vedo la luna vedo le  de même que les macles et roulis photo 3 chercher une sorte de je ne saurais dire avec assez un jour nous avons à madame, on ne la voit jamais dans le monde de cette  marcel migozzi vient de douze (se fait terre se À max charvolen et   (à rafale n° 10 ici portrait. 1255 : macles et roulis photo 6 tous feux éteints. des abu zayd me déplait. pas       nuage (ô fleur de courge... pour pierre theunissen la rafale n° 3 des pour mes enfants laure et tout le problème   pour théa et ses je serai toujours attentif à nice, le 30 juin 2000       crabe-  au travers de toi je les parents, l’ultime       sur le il arriva que       vu       les la terre nous dernier vers aoi       voyage nécrologie antoine simon 9 miguel a osé habiter difficile alliage de       journ& edmond, sa grande ] heureux l’homme la réserve des bribes       l̵ (vois-tu, sancho, je suis (de)lecta lucta   antoine simon 7 il en est des noms comme du antoine simon 5       sur un nouvel espace est ouvert la littérature de onzième dieu faisait silence, mais À perte de vue, la houle des j’ai ajouté juste un les petites fleurs des   saint paul trois poème pour il est le jongleur de lui abstraction voir figuration le lent tricotage du paysage assise par accroc au bord de  de la trajectoire de ce il avait accepté nous viendrons nous masser nos voix  hier, 17       sur     surgi  “la signification très saintes litanies bribes en ligne a   un vendredi démodocos... Ça a bien un       jonath j’ai donc fin première que d’heures       en chaises, tables, verres, la parol

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Ce qui importe pour l’écrivain dans le travail d’un peintre, c’est comment, par quels processus, il peut être digestible. Il n’est pas d’œuvre plastique qui, même si au premier abord "elle le laisse sans voix", ne soit au bout du compte soluble dans les mots. Il enveloppe son objet d’un réseau de phrases comme l’araignée d’un fil presque invisible ligote sa proie. L’apparence n’en change pas, c’est la substance qui en est sortie. Ici, pour l’œuvre, qu’elle en ait été extraite ne signifie pas qu’elle est ailleurs engloutie mais qu’elle est au contraire mise, sur les mots, en exposition.

L’écriture synthétise le souci d’être de l’écrivain. L’œuvre plastique ne s’incarne qu’une seule fois, comme elle peut ; alors que l’écriture prend son assise dans un dessein permanent, développe de l’inscrit, et déborde la matière. Autrement dit – je suppose à mes dépens – Michel Butor n’oublie jamais qu’il est l’écrivain, et que le plasticien est producteur d’un objet qui n’existe que par l’exercice de la parole – singulièrement de sa parole d’écrivain. Je le notais avec une feinte légèreté, voici bien des années déjà : A la question "Pourquoi peins-tu ?" il faut répondre comme les enfants, parce que la phrase est pertinente, "Pour faire parler les curieux".*
Une interprétation ou une hypothèse énoncée ouvre un champ de discussion, de mise en œuvre de la parole où la parole fait œuvre. Tous les parlers, celui de Michel Butor et celui de l’artiste, et ceux des visiteurs, s’y heurtent – sur la toile – s’enlisent, dérapent, décrivent, décorent, enluminent, approfondissent, définissent et ouvrent l’œuvre ; mais la littérature, qui s’établit, se structure et fonctionne, est d’autonomie et de liberté devenue au bout du compte le mobile de l’exercice. L’œuvre comme pré-texte à l’œuvre…
On espère l’œuvre objet assez dur pour que le texte, nécessaire, ne puisse jamais suffire à l’épuiser. L’œuvre est faite d’assez de conventions pour être discernable, d’autres choses suffisamment pour rester inépuisable par l’écrire et le parler, en un subtil équilibre que seul l’inconscient est capable d’apprécier. C’est d’être uniquement soutenue par la parole, ou bien entièrement de convention, qu’une œuvre un temps dominante se retrouve vide de sens pour la génération suivante. Mais à l’écrivain, peu importe si l’œuvre un jour se révèle coque vide comme la carapace de l’insecte encore longtemps après suspendue dans un coin entoilé du grenier : le texte lui survit. Le "roman", lui, survit. Il est le tissage (la légende) d’un secret perdu, ou la légende d’un chef-d’œuvre que le vulgaire n’entend qu’à travers l’écho persistant d’une vie.
La force de l’œuvre est d’être un objet qui suscite un discours varié, mais unique en ce qu’il ne vaut que pour lui et par lui, que la parole anime mais n’épuise jamais. Soyons modestes, peintres mes frères, devant l’écrivain – et plus encore, avec lui, sachant qu’un jour tout œuvre va se clore – devant la langue qui, elle, ira encore, toujours autre, dans un jeu de subtils glissements vers l’infini des temps...
L’idée cependant que, par un juste retour, puisque aussi œuvre de paroles pré-texte à la parole, des tonnes de thèses s’abattent sur cette écriture, déjà peut-être, bientôt sans doute en elles diluée, m’effraie.
*. « Jeu sur fil ou jeu sur fils », Catalogue Albert Chubac, Galerie d’Art Contemporain des Musées de Nice, 1981.
La Strada n°0, novembre 1998 
Version nouvelle du texte « A l’écrivain » paru dans
la revue Rémanences n° 6, dossier Michel Butor, avril 1996
Publication en ligne : 12 février 2010

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