BRIBES EN LIGNE
antoine simon 7 la question du récit giovanni rubino dit la réserve des bribes ce qui fascine chez pour anne slacik ecrire est       la     &nbs antoine simon 22       baie c’est extrêmement elle disposait d’une dernier vers aoi quelques autres qu’est-ce qui est en "tu sais ce que c’est       sur   ciel !!!! 1- c’est dans f le feu est venu,ardeur des je déambule et suis nos voix station 5 : comment ce texte m’a été       au l’heure de la       neige a la femme au       deux       &n       chaque c’était une       la           le cygne sur a dix sept ans, je ne savais sur l’erbe verte si est effleurer le ciel du bout des siglent a fort e nagent e (vois-tu, sancho, je suis  je signerai mon de la  référencem       pass&e ce f j’ai voulu me pencher des voix percent, racontent sables mes parolesvous de sorte que bientôt il y a des objets qui ont la il n’est pire enfer que patrick joquel vient de la bouche pure souffrance l’illusion d’une présentation du 1) la plupart de ces     longtemps sur comme un préliminaire la je ne sais pas si       sur décembre 2001. béatrice machet vient de  pour de       je me       l̵ lancinant ô lancinant 1257 cleimet sa culpe, si dans les carnets d’un bout à i en voyant la masse aux       apr&eg       au il n’y a pas de plus le ciel est clair au travers   pour adèle et neuf j’implore en vain un jour, vous m’avez a l’aube des apaches,     &nbs c’est un peu comme si, attendre. mot terrible. antoine simon 28 et nous n’avons rien bribes en ligne a       nuage       jonath       jardin   le texte suivant a titrer "claude viallat,       allong (ma gorge est une noble folie de josué, quand les eaux et les terres     extraire vertige. une distance  jésus le glacis de la mort on a cru à pour mes enfants laure et       su dernier vers aoi l’éclair me dure, vous avez   nous sommes je t’enfourche ma quant carles oït la       le clers fut li jurz e li granz fut li colps, li dux en tout le problème des voiles de longs cheveux un titre : il infuse sa   (à jusqu’à il y a madame dans l’ombre des  ce mois ci : sub ce jour là, je pouvais derniers vers sun destre       m̵ dernier vers aoi prenez vos casseroles et       grimpa station 1 : judas un trait gris sur la    courant     chambre pour max charvolen 1) et il fallait aller debout pour andrée antoine simon 20 vous avez quel ennui, mortel pour       descen et que vous dire des À max charvolen et pour andré ki mult est las, il se dort dernier vers aoi dans le patriote du 16 mars journée de       retour       quand       & je suis occupé ces outre la poursuite de la mise    il 1) notre-dame au mur violet et si tu dois apprendre à   dits de le corps encaisse comme il       &agrav       le le géographe sait tout le lourd travail des meules et…  dits de       dans thème principal : dans ma gorge       entre       journ& et encore  dits voici des œuvres qui, le se reprendre. creuser son       à   se       je       il onze sous les cercles deux nouveauté, temps où le sang se la vie est ce bruissement passent .x. portes,       il la mort, l’ultime port, carles li reis en ad prise sa l’homme est quatre si la mer s’est cliquetis obscène des dorothée vint au monde clers est li jurz et li mes pensées restent       sur le     rien la communication est  il y a le dans ce pays ma mère vous n’avez pour daniel farioli poussant antoine simon 29 mouans sartoux. traverse de madame porte à "nice, nouvel éloge de la pour egidio fiorin des mots dans le pain brisé son la lecture de sainte       voyage   ces notes "pour tes       sur       " comme une suite de   la production dernier vers aoi ….omme virginia par la le 28 novembre, mise en ligne madame a des odeurs sauvages ainsi alfred… on dit qu’agathe       un les parents, l’ultime antoine simon 2 dans les carnets nous avons affaire à de "ah ! mon doux pays, aucun hasard si se chairs à vif paumes gardien de phare à vie, au  “s’ouvre quatrième essai de sa langue se cabre devant le les oiseaux s’ouvrent     " s’égarer on       arauca (la numérotation des "et bien, voilà..." dit       l̵ le soleil n’est pas       object     un mois sans       la tentation du survol, à temps de cendre de deuil de       coude dernier vers aoi mougins. décembre "ces deux là se toutes ces pages de nos c’est la peur qui fait i.- avaler l’art par vue à la villa tamaris c’est la distance entre       "    en   encore une lorsque martine orsoni folie de josuétout est     hélas, 0 false 21 18 ici. les oiseaux y ont fait traquer à propos des grands abu zayd me déplait. pas       allong dernier vers aoi 0 false 21 18     depuis l’erbe del camp, ki autre essai d’un des quatre archanges que rêves de josué,       soleil pour andré villers 1) able comme capable de donner g. duchêne, écriture le en ceste tere ad estet ja chaque automne les immense est le théâtre et       un paysage de ta tombe  et       ( quatrième essai de       bonheu les routes de ce pays sont dernier vers aoi v.- les amicales aventures du rien n’est toutefois je m’estimais       m̵ j’ai changé le dans les rêves de la le 26 août 1887, depuis je serai toujours attentif à le nécessaire non imagine que, dans la autres litanies du saint nom dernier vers que mort grant est la plaigne e large       je il en est des noms comme du pure forme, belle muette, le passé n’est tout en vérifiant dernier vers aoi dernier vers aoi  la toile couvre les ce qui aide à pénétrer le  epître aux antoine simon 3 branches lianes ronces douze (se fait terre se       mouett       les antoine simon 13 tandis que dans la grande   marcel f tous les feux se sont si, il y a longtemps, les     l’é depuis ce jour, le site tes chaussures au bas de madame est la reine des       banlie quai des chargeurs de la danse de pour m.b. quand je me heurte allons fouiller ce triangle si elle est belle ? je du bibelot au babilencore une       fleure il ne sait rien qui ne va dans les écroulements aux george(s) (s est la   adagio   je       " pour marcel deuxième apparition   au milieu de ce va et vient entre il faut laisser venir madame ne faut-il pas vivre comme dans le train premier toujours les lettres : pour mireille et philippe a toi le don des cris qui carissimo ulisse,torna a j’arrivais dans les pour julius baltazar 1 le  l’exposition        dans ce n’est pas aux choses le pendu  “ce travail qui au matin du   j’ai souvent à la bonne   l’oeuvre vit son la force du corps,       reine station 4 : judas  ici, les choses les plus      & difficile alliage de dernier vers aoi   sixième       et tu la fonction, écoute, josué,    au balcon il s’appelait       aux derniers onzième toute trace fait sens. que bien sûrla attendre. mot terrible. j’aime chez pierre la deuxième édition du errer est notre lot, madame, mult ben i fierent franceis e pas une année sans évoquer       un quand sur vos visages les       au pour angelo rossignolet tu la       sur le deuxième approche de si j’étais un f les feux m’ont huit c’est encore à le 26 août 1887, depuis troisième essai rare moment de bonheur,       s̵ comme c’est     sur la je suis diaphane est le mot (ou la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Inventions d’Hypatie
Artiste(s) : Fedi Ecrivain(s) : Monticelli R.

Le lent déferlement des vagues de terre a noyé ma terre.

Il n’en reste rien
que ce tremblement de poussière cerné d’or pauvre,
cette pulvérulence de lumière
dont je tente en vain de couvrir mes ongles.
Quand je referme la pince douloureuse de mon pouce, mon medium et mon index,
la lumière s’efface, la poussière
s’évanouit dans un éclat pâle d’eau tiède.
 
*
 
Sous la lune de mai, une chevauchée de lueurs rousses aux salives de mer ;
la plainte inlassable d’une douleur qui peine à vous ouvrir les lèvres :
ce murmure.
 
Dans un silence de lune tu répètes le nom de notre soeur.
On ne saurait séparer les cendres de sa mémoire de la terre d’Egypte, des voix de la Grèce, des sagesses antiques, des croyances mêlées d’Isis, d’Artémis, d’Orphée et de Jésus.
Elle est la soeur de toutes nos soeurs,
la soeur de nos virginités torturées par les milliers de bourreaux yeux crevés, bouches emplies de cris de sang, mains avides qui griffent, lacèrent, dénudent, lapident, dépècent.
 
Elle est la soeur de nos virginités vibrantes qu’un mince piaillement émeut,
et qui se réjouissent de ce simple filet d’air dont le matin défait nos brumes et desserre nos dents,
qui s’étonnent de la proportion gracile de nos ombres sur le sol,
s’éblouissent des arbres porteurs de ciel, buveurs de soleil et balayeurs de lunes.
 
Elle est la soeur de nos virginités tremblantes :
elles ne peuvent plus prier que des dieux muets qui les ont oubliées.
 
*
 
Je répète après toi le nom d’Hypatie.
 
Tu m’as dis : « Ouvre les lèvres. Répète après moi : Hypathia, Hypathia »
Un cri.
Le double appel chargé d’un double sanglot et d’un double soupir,
sous la lune que troublent les voiles d’Isis,
et de nos larmes mêlées de cendre, de terre, de lueurs.
Elles dessinent autour de nous ces mille bras protecteurs qui coulent entre ciel et ciel.
 
« Répète avec moi le nom de la vierge, épanoui dans notre oubli.
Répète. »
Je répète avec toi, ma soeur, et je te vois
tracer, évidents, les signes de l’énigme,
de tes ongles griffant les arbres de la terre,
jusqu’à en faire surgir les reliques des esprits silencieux.
 
Sous la lune d’hiver, la respiration assourdie de la ville :
on la dirait enneigée ;
au loin, le promontoire de Pharos,
continue à scintiller dans l’ombre du temps.
Et sous la ville une autre ville, mère et soeur, vit et bruit.
 
Tu dis : « Alexandria »
et surgit l’image de Bucéphale conquérant,
elle roule vers le nord
jusqu’à la mer qui glisse ses langues aiguës dans ma bouche.
 
Comme incertaine, tu disposes des traces qui semblent composer le mot « Alexandria » ;
les eaux déposent leurs rouleaux d’écume et de violette aux odeurs camphrées parmi les livres, dans Alexandrie la vibrante.
 
Tu dis : « Alexandria ».
Les oiseaux ont laissé des débris étoilés sur la terre durcie de la ville,
parmi les éclats d’os, les débris de dents, les emportements de leurs becs d’encre
et les traces de leurs envols dans l’air retenu au creux des rouleaux des vagues.
 
Tu dis : « Alexandria » et flotte dans le soir d’un été, avec des odeurs de cendres, cette incertitude de paupières lourdes.
 
Tu me dis : « Regarde ce bout égaré du monde, sous mes doigts.
Voici mon champ de fouilles,
mon tumulus, le tombeau avaleur, gardien de vies.
Je sais qu’il porte en lui toutes les énigmes du monde,
et les échos lointains d’Alexandrie la lumineuse.
Et la voix d’Hypatie. »
 
Tu me dis : « Regarde.
Il me suffit de gratter d’un doigt timide, et les échos affleurent dans le désordre flottant des souvenirs inattendus,
cicatrices blanchies de lassitudes
parmi les boues lumineuses
des soleils fluviaux. »
 
Tu me dis : « Regarde ! »
Et je regarde.
 
Là-dessous, des mains se sont tendues et ont cherché tes mains.
Des nuits bordées de fruits ouverts ont guidé les traces laissées par tes ongles.
Des visages aux yeux blancs ont récité ces prières que tu as répétées gravement.
Tu disais : « HYPATHIA HYPATHIA » et sur ce bout de monde, la vierge vêtue de lin, la fille de Théon, a flotté dans tes yeux.
 
Tu me dis : « Regarde ce fragment égaré du monde, ce champ de fouille.
Tu dois entendre les voix qui vibrent en moi quand, précautionneusement, timide et malhabile, j’en dégage les forces enfouies.
Entends-tu les voix d’Alexandrie l’intelligente ?
Entends-tu la voix d’Hypatie ? »
 
*
 
Elle dit : « Géométrie »
Et, autour d’elle, la foule comprend que c’est de la Terre qu’elle parle ;
et que, mesurant la Terre, c’est de l’Univers entier qu’elle veut prendre mesure
à la façon des musiciens.
 
Elle dit : « Euclide » et encore « Pythagore ».
Et rappelle l’énigme du point, de la ligne et de la trace,
et celle de l’amour de l’infini avec les parallèles.
 
« Ce sont nos pères d’Égypte, ajoute-t-elle, qui, les premiers, arpentant le sol boueux des bords du Fleuve,
ont dessiné ces trois carrés sur les trois côtés d’un triangle à angle droit
et ont su superposer sur l’aire de l’un, celles des deux autres
et en montrer la coïncidence. »
 
« Entends-tu la voix d’Hypatie parmi toutes ces traces que le temps a dispersées ? »
 
Sous le ciel de l’Égypte, elle parle du ciel,
et de l’aplomp du soleil,
de l’ombre de nos corps, des lumières rasantes,
des astres errants, des champs d’étoiles.
Quand Hypatie dit « Astronomie », la foule entend bien que les mots qu’elle emploie associent ceux de la géométrie et ceux de la musique.
 
« Entends-tu ces vibrations d’insectes sur les cristaux du ciel ?
Entends-tu le bourdonnement délicat de la danse des sphères ?
Et parmi ces sphères, entends-tu le chant de la plus musicale de toutes,
notre Terre, dont on sait mesurer l’aire et les dimensions en recueillant simplement les variations des ombres portées par le soleil selon leurs lieux ?
 
Entends-tu la voix d’Hypatie ?
Cette musique mêlée aux rouleaux des vagues et des mots
chargés de débris,
qu’accompagne l’aulos qui nous donne
dans le même souffle
deux mélodies à la fois.
 
Hypatie est musique, et elle nous fait entendre le mètre et le temps à la fois,
et le corps et le souffle...
Entends-tu comment vibre la voix d’Hypatie au fond de ma gorge ? »
 
Elle dit : « Il reconnaît qu’il n’est pas sage, et qu’il ne cherche pas à l’être, celui qui se dit poussé par l’amour seul de la sagesse.
Seul peut-être sage celui qui entend vivre en suivant les lois silencieuses de la sagesse de l’Amour ».
 
Et tu me dis :
« J’ai abordé ce bout de monde avec le respect qui est dû à tout espace sacré.
Ce qu’il recouvre est sacré.
Sacré ce qui lentement en émerge, lentement s’y dévoile,
y apparaît, et, lentement, en nous, fait écho et prend corps.
Sacré, ce corps à jamais disparu, qui, lentement, en toi, prend forme,
silhouette brumeuse enveloppée de sel, de nacre et de cendre,
et de ces reflets dorés qui durent aux feux éteints et au sang séché. »
 
*
 
Je t’entends et je vois, ma soeur, ma bienveillante,
tes gestes précautionneux organisent un rituel unique et hésitant,
incertaine de ce que tu perçois de ce monde, et des autres,
cherchant l’appui de ta chair et de ta voix,
tu ne te reconnais que dans ces espaces qui s’inventent dans le dedans et le dehors de toi,
seulement assurée du nombre et de la trace...
 
Tu me dis :
« Quels dieux amers jettent sur nous un regard distant et distrait
tandis que nous nous efforçons de donner aux paradis
la forme apaisée d’un champ de givre après la pluie ? »
 
Et tu me dis enfin :
« On dit qu’elle était belle. Vraiment. Je n’ai pas cherché cette forme ».
 
Il en va de la beauté d’Hypatie comme des livres disparus.
 
Laisse-moi devant ces tombeaux tremblants de traces, ourlés, mal suturés.
La forme qu’ils cachent, et protègent, murmure, dans une langue inconnue,
un chant pour l’enfant-temps à venir,
et mi-closes sont ses lèvres belles. 
 
Publication en ligne : 18 mars 2010
/ Bibliophilie

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