BRIBES EN LIGNE
normal 0 21 false fal mes pensées restent       l̵ vos estes proz e vostre dernier vers aoi les dieux s’effacent et ces tu le saiset je le vois réponse de michel attelage ii est une œuvre    regardant religion de josué il (la numérotation des le vieux qui le géographe sait tout       pav&ea a supposer quece monde tienne « pouvez-vous (ô fleur de courge... travail de tissage, dans nous savons tous, ici, que     double d’abord l’échange des poème pour quand les eaux et les terres dernier vers aoi madame est la reine des torna a sorrento ulisse torna comme un préliminaire la   se       jardin l’illusion d’une       &n patrick joquel vient de en cet anniversaire, ce qui       sur "pour tes me il y a des objets qui ont la non... non... je vous assure, tout le problème la pureté de la survie. nul la légende fleurie est       soleil pour michèle gazier 1)     depuis       longte       deux 1257 cleimet sa culpe, si il existe deux saints portant mesdames, messieurs, veuillez       ce depuis le 20 juillet, bribes normalement, la rubrique       reine l’attente, le fruit dernier vers aoi chaque jour est un appel, une       " d’un bout à temps de cendre de deuil de  “ce travail qui v.- les amicales aventures du      & genre des motsmauvais genre rien n’est i en voyant la masse aux le texte qui suit est, bien       assis       le       &agrav       six dentelle : il avait nous serons toujours ces et voici maintenant quelques       avant mise en ligne d’un ainsi alfred… mille fardeaux, mille le ciel est clair au travers mougins. décembre passet li jurz, la noit est pour jacky coville guetteurs exacerbé d’air       deux       sur   d’un coté, c’est pour moi le premier antoine simon 14 l’heure de la  hier, 17 il arriva que c’était une “dans le dessin clquez sur dernier vers aoi     l’é   pour le prochain ainsi va le travail de qui issent de mer, venent as de mes deux mains     de rigoles en la gaucherie à vivre, tandis que dans la grande et il fallait aller debout certains soirs, quand je dans ce pays ma mère carles respunt : le ciel de ce pays est tout attendre. mot terrible. suite de la vie est ce bruissement les durand : une a l’aube des apaches, et encore  dits       apparu pour ma napolì napolì mult ben i fierent franceis e nice, le 18 novembre 2004 macles et roulis photo 6 pour andré quand sur vos visages les un temps hors du       bien pure forme, belle muette,       alla       vu  la lancinante faisant dialoguer       que sur l’erbe verte si est dernier vers aoi une il faut dire les un titre : il infuse sa avez-vous vu lorsqu’on connaît une ajout de fichiers sons dans ce qui importe pour il existe au moins deux vous êtes       les journée de   (à pluies et bruines, madame, c’est notre madame chrysalide fileuse       midi quel étonnant deuxième suite dernier vers aoi  ce qui importe pour g. duchêne, écriture le accorde ton désir à ta je reviens sur des sur la toile de renoir, les   ces sec erv vre ile les routes de ce pays sont       la ici. les oiseaux y ont fait pour michèle …presque vingt ans plus  les trois ensembles histoire de signes . six de l’espace urbain, tes chaussures au bas de coupé en deux quand       sur le il était question non station 3 encore il parle une errance de madame a des odeurs sauvages         un able comme capable de donner il s’appelait au programme des actions la prédication faite dernier vers aoi   ces notes autre petite voix  jésus  si, du nouveau       le rimbaud a donc siglent a fort e nagent e       grappe décembre 2001. avant propos la peinture est ne pas négocier ne       reine le 26 août 1887, depuis       nuage l’éclair me dure, dans le patriote du 16 mars       deux temps de pierres quant carles oït la a la femme au morz est rollant, deus en ad macles et roulis photo 4   le 10 décembre apaches : ce pays que je dis est quel ennui, mortel pour f qu’il vienne, le feu la communication est pour jacqueline moretti,       sur passent .x. portes, tromper le néant equitable un besoin sonnerait li emperere s’est je suis celle qui trompe       ...mai       le présentation du macles et roulis photo       maquis saluer d’abord les plus       au grant est la plaigne e large dernier vers aoi       voyage et que dire de la grâce « voici       une 1.- les rêves de ….omme virginia par la chairs à vif paumes 1) notre-dame au mur violet (de)lecta lucta   f toutes mes       dans au seuil de l’atelier paien sunt morz, alquant antoine simon 30  le livre, avec petit matin frais. je te       aux sequence 6   le douce est la terre aux yeux       &agrav antoine simon 24 pour angelo       pass&e       l̵ mouans sartoux. traverse de       à attention beau macles et roulis photo 1 vous avez "ah ! mon doux pays, du fond des cours et des   encore une nous avancions en bas de je n’ai pas dit que le toi, mésange à toutefois je m’estimais    si tout au long     du faucon bernard dejonghe... depuis d’un côté heureuse ruine, pensait imagine que, dans la "le renard connaît un besoin de couper comme de       nuage       object m1       l’ami michel la mort, l’ultime port, "nice, nouvel éloge de la toulon, samedi 9 j’entends sonner les dans le pain brisé son merci au printemps des  dans le livre, le marché ou souk ou dimanche 18 avril 2010 nous martin miguel art et       pour "ces deux là se pour anne slacik ecrire est tous feux éteints. des pour martin pas sur coussin d’air mais j’arrivais dans les 1 la confusion des       l̵ je découvre avant toi de la quand nous rejoignons, en       ruelle je crie la rue mue douleur le "patriote", (en regardant un dessin de dernier vers aoi       vaches ce texte se présente     après chercher une sorte de       au     surgi vous dites : "un   voici donc la clere est la noit e la pour qui veut se faire une paroles de chamantu le 23 février 1988, il 0 false 21 18       je envoi du bulletin de bribes station 1 : judas       cerisi lorsque martine orsoni dernier vers aoi    seule au que reste-t-il de la n’ayant pas antoine simon 25 pour robert madame des forêts de antoine simon 33  “comment quand les mots de pareïs li seit la essai de nécrologie, ainsi fut pétrarque dans       b&acir on a cru à rm : d’accord sur       soleil je déambule et suis       &agrav    en tous ces charlatans qui station 7 : as-tu vu judas se f dans le sourd chatoiement dernier vers aoi on dit qu’agathe le grand combat : j’ai ajouté le lent tricotage du paysage errer est notre lot, madame, dans la caverne primordiale souvent je ne sais rien de   entrons et…  dits de tendresse du mondesi peu de le soleil n’est pas et que vous dire des antoine simon 6 et nous n’avons rien deuxième apparition de première pourquoi yves klein a-t-il la fraîcheur et la vous deux, c’est joie et       &eacut  hors du corps pas paysage de ta tombe  et et ma foi, clers fut li jurz e li "tu sais ce que c’est (dans mon ventre pousse une si j’avais de son antoine simon 29  au mois de mars, 1166 dans un coin de nice,  le "musée madame est toute (ma gorge est une À l’occasion de nous viendrons nous masser "la musique, c’est le       montag       allong toutes ces pages de nos       qui       marche on préparait pas facile d’ajuster le       la ecrire sur charogne sur le seuilce qui       vu se placer sous le signe de jamais si entêtanteeurydice c’est un peu comme si, granz est li calz, si se rêves de josué, démodocos... Ça a bien un la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Inventions d’Hypatie
Artiste(s) : Fedi Ecrivain(s) : Monticelli R.

Le lent déferlement des vagues de terre a noyé ma terre.

Il n’en reste rien
que ce tremblement de poussière cerné d’or pauvre,
cette pulvérulence de lumière
dont je tente en vain de couvrir mes ongles.
Quand je referme la pince douloureuse de mon pouce, mon medium et mon index,
la lumière s’efface, la poussière
s’évanouit dans un éclat pâle d’eau tiède.
 
*
 
Sous la lune de mai, une chevauchée de lueurs rousses aux salives de mer ;
la plainte inlassable d’une douleur qui peine à vous ouvrir les lèvres :
ce murmure.
 
Dans un silence de lune tu répètes le nom de notre soeur.
On ne saurait séparer les cendres de sa mémoire de la terre d’Egypte, des voix de la Grèce, des sagesses antiques, des croyances mêlées d’Isis, d’Artémis, d’Orphée et de Jésus.
Elle est la soeur de toutes nos soeurs,
la soeur de nos virginités torturées par les milliers de bourreaux yeux crevés, bouches emplies de cris de sang, mains avides qui griffent, lacèrent, dénudent, lapident, dépècent.
 
Elle est la soeur de nos virginités vibrantes qu’un mince piaillement émeut,
et qui se réjouissent de ce simple filet d’air dont le matin défait nos brumes et desserre nos dents,
qui s’étonnent de la proportion gracile de nos ombres sur le sol,
s’éblouissent des arbres porteurs de ciel, buveurs de soleil et balayeurs de lunes.
 
Elle est la soeur de nos virginités tremblantes :
elles ne peuvent plus prier que des dieux muets qui les ont oubliées.
 
*
 
Je répète après toi le nom d’Hypatie.
 
Tu m’as dis : « Ouvre les lèvres. Répète après moi : Hypathia, Hypathia »
Un cri.
Le double appel chargé d’un double sanglot et d’un double soupir,
sous la lune que troublent les voiles d’Isis,
et de nos larmes mêlées de cendre, de terre, de lueurs.
Elles dessinent autour de nous ces mille bras protecteurs qui coulent entre ciel et ciel.
 
« Répète avec moi le nom de la vierge, épanoui dans notre oubli.
Répète. »
Je répète avec toi, ma soeur, et je te vois
tracer, évidents, les signes de l’énigme,
de tes ongles griffant les arbres de la terre,
jusqu’à en faire surgir les reliques des esprits silencieux.
 
Sous la lune d’hiver, la respiration assourdie de la ville :
on la dirait enneigée ;
au loin, le promontoire de Pharos,
continue à scintiller dans l’ombre du temps.
Et sous la ville une autre ville, mère et soeur, vit et bruit.
 
Tu dis : « Alexandria »
et surgit l’image de Bucéphale conquérant,
elle roule vers le nord
jusqu’à la mer qui glisse ses langues aiguës dans ma bouche.
 
Comme incertaine, tu disposes des traces qui semblent composer le mot « Alexandria » ;
les eaux déposent leurs rouleaux d’écume et de violette aux odeurs camphrées parmi les livres, dans Alexandrie la vibrante.
 
Tu dis : « Alexandria ».
Les oiseaux ont laissé des débris étoilés sur la terre durcie de la ville,
parmi les éclats d’os, les débris de dents, les emportements de leurs becs d’encre
et les traces de leurs envols dans l’air retenu au creux des rouleaux des vagues.
 
Tu dis : « Alexandria » et flotte dans le soir d’un été, avec des odeurs de cendres, cette incertitude de paupières lourdes.
 
Tu me dis : « Regarde ce bout égaré du monde, sous mes doigts.
Voici mon champ de fouilles,
mon tumulus, le tombeau avaleur, gardien de vies.
Je sais qu’il porte en lui toutes les énigmes du monde,
et les échos lointains d’Alexandrie la lumineuse.
Et la voix d’Hypatie. »
 
Tu me dis : « Regarde.
Il me suffit de gratter d’un doigt timide, et les échos affleurent dans le désordre flottant des souvenirs inattendus,
cicatrices blanchies de lassitudes
parmi les boues lumineuses
des soleils fluviaux. »
 
Tu me dis : « Regarde ! »
Et je regarde.
 
Là-dessous, des mains se sont tendues et ont cherché tes mains.
Des nuits bordées de fruits ouverts ont guidé les traces laissées par tes ongles.
Des visages aux yeux blancs ont récité ces prières que tu as répétées gravement.
Tu disais : « HYPATHIA HYPATHIA » et sur ce bout de monde, la vierge vêtue de lin, la fille de Théon, a flotté dans tes yeux.
 
Tu me dis : « Regarde ce fragment égaré du monde, ce champ de fouille.
Tu dois entendre les voix qui vibrent en moi quand, précautionneusement, timide et malhabile, j’en dégage les forces enfouies.
Entends-tu les voix d’Alexandrie l’intelligente ?
Entends-tu la voix d’Hypatie ? »
 
*
 
Elle dit : « Géométrie »
Et, autour d’elle, la foule comprend que c’est de la Terre qu’elle parle ;
et que, mesurant la Terre, c’est de l’Univers entier qu’elle veut prendre mesure
à la façon des musiciens.
 
Elle dit : « Euclide » et encore « Pythagore ».
Et rappelle l’énigme du point, de la ligne et de la trace,
et celle de l’amour de l’infini avec les parallèles.
 
« Ce sont nos pères d’Égypte, ajoute-t-elle, qui, les premiers, arpentant le sol boueux des bords du Fleuve,
ont dessiné ces trois carrés sur les trois côtés d’un triangle à angle droit
et ont su superposer sur l’aire de l’un, celles des deux autres
et en montrer la coïncidence. »
 
« Entends-tu la voix d’Hypatie parmi toutes ces traces que le temps a dispersées ? »
 
Sous le ciel de l’Égypte, elle parle du ciel,
et de l’aplomp du soleil,
de l’ombre de nos corps, des lumières rasantes,
des astres errants, des champs d’étoiles.
Quand Hypatie dit « Astronomie », la foule entend bien que les mots qu’elle emploie associent ceux de la géométrie et ceux de la musique.
 
« Entends-tu ces vibrations d’insectes sur les cristaux du ciel ?
Entends-tu le bourdonnement délicat de la danse des sphères ?
Et parmi ces sphères, entends-tu le chant de la plus musicale de toutes,
notre Terre, dont on sait mesurer l’aire et les dimensions en recueillant simplement les variations des ombres portées par le soleil selon leurs lieux ?
 
Entends-tu la voix d’Hypatie ?
Cette musique mêlée aux rouleaux des vagues et des mots
chargés de débris,
qu’accompagne l’aulos qui nous donne
dans le même souffle
deux mélodies à la fois.
 
Hypatie est musique, et elle nous fait entendre le mètre et le temps à la fois,
et le corps et le souffle...
Entends-tu comment vibre la voix d’Hypatie au fond de ma gorge ? »
 
Elle dit : « Il reconnaît qu’il n’est pas sage, et qu’il ne cherche pas à l’être, celui qui se dit poussé par l’amour seul de la sagesse.
Seul peut-être sage celui qui entend vivre en suivant les lois silencieuses de la sagesse de l’Amour ».
 
Et tu me dis :
« J’ai abordé ce bout de monde avec le respect qui est dû à tout espace sacré.
Ce qu’il recouvre est sacré.
Sacré ce qui lentement en émerge, lentement s’y dévoile,
y apparaît, et, lentement, en nous, fait écho et prend corps.
Sacré, ce corps à jamais disparu, qui, lentement, en toi, prend forme,
silhouette brumeuse enveloppée de sel, de nacre et de cendre,
et de ces reflets dorés qui durent aux feux éteints et au sang séché. »
 
*
 
Je t’entends et je vois, ma soeur, ma bienveillante,
tes gestes précautionneux organisent un rituel unique et hésitant,
incertaine de ce que tu perçois de ce monde, et des autres,
cherchant l’appui de ta chair et de ta voix,
tu ne te reconnais que dans ces espaces qui s’inventent dans le dedans et le dehors de toi,
seulement assurée du nombre et de la trace...
 
Tu me dis :
« Quels dieux amers jettent sur nous un regard distant et distrait
tandis que nous nous efforçons de donner aux paradis
la forme apaisée d’un champ de givre après la pluie ? »
 
Et tu me dis enfin :
« On dit qu’elle était belle. Vraiment. Je n’ai pas cherché cette forme ».
 
Il en va de la beauté d’Hypatie comme des livres disparus.
 
Laisse-moi devant ces tombeaux tremblants de traces, ourlés, mal suturés.
La forme qu’ils cachent, et protègent, murmure, dans une langue inconnue,
un chant pour l’enfant-temps à venir,
et mi-closes sont ses lèvres belles. 
 
Publication en ligne : 18 mars 2010
/ Bibliophilie

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