BRIBES EN LIGNE
  un sa langue se cabre devant le couleur qui ne masque pas   que signifie pour encore la couleur, mais cette antoine simon 3 dernier vers aoi       le elle réalise des à de sorte que bientôt et combien marché ou souk ou percey priest lakesur les il n’était qu’un c’est parfois un pays premier essai c’est pour michèle aueret torna a sorrento ulisse torna d’abord l’échange des       va eurydice toujours nue à « amis rollant, de ce jour-là il lui depuis le 20 juillet, bribes genre des motsmauvais genre merci à la toile de printemps breton, printemps non, björg, il faut laisser venir madame il ne reste plus que le station 7 : as-tu vu judas se dans l’innocence des pas sur coussin d’air mais “le pinceau glisse sur  jésus       la       ton dans ma gorge       allong le recueil de textes (ô fleur de courge... je meurs de soif       s̵ temps où le sang se un jour nous avons imagine que, dans la macles et roulis photo dernier vers aoi qu’est-ce qui est en attention beau Éléments - li emperere par sa grant janvier 2002 .traverse       la pas même dans la caverne primordiale       dans au programme des actions j’ai longtemps       le maintenant il connaît le et…  dits de       &n a toi le don des cris qui pour martine, coline et laure pour maguy giraud et  les premières temps de cendre de deuil de       coude 1 au retour au moment dans les écroulements f toutes mes ainsi va le travail de qui pour yves et pierre poher et un tunnel sans fin et, à f dans le sourd chatoiement       tourne pour jean-louis cantin 1.- écoute, josué, le tissu d’acier antoine simon 30 marcel alocco a chaque automne les les plus vieilles la galerie chave qui       que   se toujours les lettres : ce n’est pas aux choses    courant lu le choeur des femmes de il en est des noms comme du pour julius baltazar 1 le « h&eacu voile de nuità la  tu ne renonceras pas.     après     rien  “la signification vous avez       deux       aux cet article est paru dernier vers aoi violette cachéeton       neige   pour le prochain je rêve aux gorges  le "musée le ciel est clair au travers deux ce travail vous est l’existence n’est c’est la peur qui fait (josué avait       la le numéro exceptionnel de       bien  tous ces chardonnerets   six formes de la dix l’espace ouvert au beaucoup de merveilles si j’avais de son mesdames, messieurs, veuillez   nous sommes l’appel tonitruant du paroles de chamantu pour angelo       ce    en   ces sec erv vre ile chairs à vif paumes pour andré les oiseaux s’ouvrent merle noir  pour bal kanique c’est le plus insupportable chez     une abeille de il s’appelait dernier vers aoi       su moi cocon moi momie fuseau le coeur du       le les textes mis en ligne rm : nous sommes en 5) triptyque marocain langues de plomba la et il parlait ainsi dans la       object autre petite voix "nice, nouvel éloge de la       la la fonction, le 26 août 1887, depuis viallat © le château de raphaël       je entr’els nen at ne pui merci au printemps des pour ma temps de pierres  la lancinante où l’on revient l’attente, le fruit  improbable visage pendu dernier vers aoi   autre citation la mort d’un oiseau. art jonction semble enfin       une derniers pour robert les étourneaux ! lorsqu’on connaît une  si, du nouveau       chaque antoine simon 19       entre deux mille ans nous rien n’est plus ardu antoine simon 29 des conserves !  mise en ligne du texte les enseignants :     surgi apaches : je n’hésiterai dernier vers doel i avrat, zacinto dove giacque il mio comme ce mur blanc le geste de l’ancienne, et que vous dire des       crabe- la fraîcheur et la on peut croire que martine ecrire sur la force du corps, siglent a fort e nagent e une autre approche de       pass&e au rayon des surgelés  les trois ensembles les premières       le   le texte suivant a  “ne pas le travail de bernard des quatre archanges que quand vous serez tout temps où les coeurs 7) porte-fenêtre folie de josuétout est quando me ne so itu pe le géographe sait tout le proche et le lointain que d’heures pas une année sans évoquer pour andré       à   en grec, morías a supposer quece monde tienne il existe au moins deux dernier vers aoi  marcel migozzi vient de cinquième essai tout dernier vers aoi quant carles oït la ce pays que je dis est chaises, tables, verres, la mastication des   encore une dernier vers aoi grant est la plaigne e large  il y a le dans l’innocence des il existe deux saints portant       sur diaphane est le À max charvolen et       l̵ de soie les draps, de soie       dans quelque chose des quatre archanges que pierre ciel  il est des objets sur deuxième apparition     longtemps sur       allong pour maxime godard 1 haute pur ceste espee ai dulor e "la musique, c’est le f les marques de la mort sur     l’é il aurait voulu être décembre 2001.       " tout en vérifiant jouer sur tous les tableaux       fourmi iloec endreit remeint li os pour qui veut se faire une       embarq i.- avaler l’art par et je vois dans vos a christiane dans le train premier equitable un besoin sonnerait 0 false 21 18 martin miguel art et ( ce texte a la littérature de dernier vers aoi       cette     hélas, s’égarer on s’ouvre la les installations souvent, "tu sais ce que c’est       sur le marie-hélène du fond des cours et des le grand combat : pour andrée       &n j’arrivais dans les d’ eurydice ou bien de granz fut li colps, li dux en lancinant ô lancinant je ne peins pas avec quoi, un soir à paris au f le feu est venu,ardeur des vue à la villa tamaris     faisant la 1254 : naissance de poussées par les vagues guetter cette chose pour gilbert antoine simon 2 le pendu dernier vers aoi         or    tu sais     depuis ki mult est las, il se dort de tantes herbes el pre macles et roulis photo 4 madame est une     un mois sans  le grand brassage des spectacle de josué dit   pour théa et ses on trouvera la video antoine simon 27 de l’autre       voyage sculpter l’air :       dans en introduction à etait-ce le souvenir coupé en deux quand libre de lever la tête "moi, esclave" a station 3 encore il parle f le feu s’est pour mireille et philippe       droite antoine simon 28 pour max charvolen 1) ço dist li reis :    regardant  de même que les       m̵       journ& la brume. nuages       aujour merci à marc alpozzo       montag cet univers sans pour daniel farioli poussant nous lirons deux extraits de madame a des odeurs sauvages   (à régine robin, béatrice machet vient de il ne s’agit pas de max charvolen, martin miguel pour michèle      & "je me tais. pour taire. rm : d’accord sur  hors du corps pas on a cru à dernier vers aoi une fois entré dans la       glouss       en un       jonath c’est la distance entre ….omme virginia par la ici, les choses les plus il y a dans ce pays des voies ma voix n’est plus que       marche rare moment de bonheur, tu le sais bien. luc ne ils avaient si longtemps, si de proche en proche tous       &agrav af : j’entends un trait gris sur la       en edmond, sa grande pour m.b. quand je me heurte n’ayant pas       maquis carcassonne, le 06 seul dans la rue je ris la quand c’est le vent qui la rencontre d’une       sabots dernier vers aoi la communication est       dans moisissures mousses lichens abstraction voir figuration antoine simon 12     double neuf j’implore en vain   adagio   je dessiner les choses banales la parol

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Une autre approche de l’autobiographie
Carissimi tutti
In risposta alla vostra gradita dell’undici corrente nella quale vedo con piacere che la vostra salute è buona, così è di noi.
Io a scuola vado bene, il maestro mi ha detto che ho fatto progressi ; era necessario ha detto il maestro. Papà sta bene. Mi ha regalato una penna a sfera ; è con questa penna che vi scrivo sono molto contento. Mamma va bene anche lei cosi anche Gigi e Nina cosi spero di voi milioni di bacioni e memme che spero che la sua salute va bene cosi è di noi. Tanti baci a tutti voi zii, zie cugini e cugine che spero che la salute va bene. Noi va bene. Specialmente a memme. Vostro affmo nipote, cugino e nipote

Michele

Mon rapport à ma langue maternelle est un rapport passionnel. C’est ma langue d’enfance et ma langue de peuple, c’est la langue italienne qui m’a donné le monde, et sur le monde le regard que seule la langue bâtit. Mes émotions se disent d’abord dans cette langue qui m’est infiniment chair, et le seul fait de la lire et de l’entendre suffit bien souvent sinon à me réconcilier avec le monde, au moins à m’y sentir plus à mon aise. Longtemps je n’ai pas su ou pas voulu traduire dans ma langue d’accueil ce que me dictait ma Mère Langue. Trop persuadé, peut-être que je ne pouvais que la trahir en la traduisant. Fables et mensonges ! Le passage d’une langue à l’autre, c’est à dire d’une perception du monde à l’autre, est seul respect. Il faut savoir qu’il y a transfert et perte dans le transfert, mais j’ai appris que la seule façon d’être enfin fidèle à ma langue d’enfance c’estt de lui reconnaître dans ma langue d’homme toute la place qu’elle occupe de fait. Et que c’est la trahir que l’ignorer et l’ensevelir.
Les lettres, lorsque j’étais enfant, étaient l’un des rites familiaux du dimanche soir : nous écrivions chaque semaine à ma grand mère, plus rarement à mes oncles et tantes. Nous nous les lisions avant de les envoyer. Je me faisais gronder pour une orthographe incertaine ou pour une insuffisante clarté de propos. Le beau de l’affaire, et qui à des dizaines d’années de distance m’étonne de plus en plus, c’est que ma grand-mère n’avait jamais connu l’école, que mon père et ma mère ne l’avait guère fréquentée plus d’un an ou deux… C’est en même temps que j’ai commencé à écrire régulièrement en français ; la seule différence notable était alors pour moi que, dans les textes en français, je n’avais pas de destinataire identifié. C’est ainsi que j’ai pris l’habitude d’écrire dans cette langue des textes qui n’étaient destinés à personne en particulier et que je lisais à tous régulièrement. D’une certaine façon le français devenait la langue d’une communication non immédiatement utilitaire faite pour le seul plaisir.
Le texte de la lettre pourrait être transcrit ainsi :

Chers vous tous,
En réponse à votre courrier du onze courant, dans lequel je vois avec plaisir que vous êtes tous en bonne santé, de même pour nous.
Moi, à l’école, ça va ; le maître, il m’a dit que j’ai fait des progrès. C’était bien nécessaire il a dit le maître. Papa est en bonne santé. Il m’a fait cadeau d’un stylo bille. C’est avec ce stylo bille que je vous écris, je suis bien content. Maman aussi est en bonne santé. Pareil pour Loulou et Fifine et j’espère aussi pour vous millions et millions de bisous à mémé que j’espère que sa santé va bien. Nous ça va. Surtout à mémé. Affectueusement, votre petit fils, cousin et neveu,

Michel

 

6ème apparition de la figure du grand père

- Allora ? Allora ?

- Allora sò venuti i barbaricci, grandi e grossi, co certe facce da fà paura.

-

- Allora ? Allora ?

- Sò sessanti minuti sò.

- Allora ? Nonno, sù, racconta, no ?

- Allora, i reali di Francia stavano a cavallo, e passavano, e passavano. Allora, io, che stavo lì a fà la guardia...

- Anche lì ci stavi, nonno ?

- Ma sì che ce stavo, no, te l’ho già detto prima, no, che ce stavo ? Allora, io, mi volsi a loro...

- Ti chè, nonno, ti chè ?

- Ma chè ti chè ? No ! Me sò girato, me sò. Mannaggia li pescetti ! Me sò girato verso de loro

- A ! Ma allora nonno, allora, stavi girato ?

- Ma lasciateme finì, no ! Figli de mignotta !

- Ma sù sù, nonno !

- Sì sì che me ne stavo girato, stavo guardando i barbaricci, no ? Ch’n te ne ricordi ?

- A, sì, sì, nonno, sì, è vero, è vero, me lo ricordo, e allora ?

- Allora, io mi volsi a loro e dissi : “Cavalieri, non abbiate paura, che i barbaricci ci penso io !”

- Ma che proprio così ci hai detto ? Ma sti cavalieri che non ce l’avevano la corrazza ?

- E sì che ce l’avevano, e anche lo scudo ; ed anche la spada.

- Che spada ? Che ? Che era la spada de sette chili ?

- Ma sì, bravo, proprio così ! era la spada di sette chili ; ed anche la massa avevano, ed anche i cavalli erano tutti corrazzati d’oro e d’argento ; colle perle in fronte, e i brillanti sui ferri.

- Ma allora, tutti sti cavalieri co i cavalli corrazzati, proprio tu ci dovevi pensare ai barbaricci ?

- Ma come no ?

- Ma chi eri tu ? Mascista ?

- E porca l’oca ! E perchè non ce dovevo pensà, io, ai barbaricci ? Ma guard’n pò ! Ao ! Se’n vò che te la racconto sa storia mo me fermo, guarda, me sto zitto, sà, se’n me credi, che te la racconto a fà sa storia ?

- Ma ti credo, ti credo, raccontamela la storia, sù !

- E allora, ce so itu, e me li so ammazzati tutti, li barbaricci...

- Tutti ? E ! Ma come hai fatto ?

- E che te lo dico a fà, che’n me credi.

- E se non me lo dici, come ti credo ?

- E va bè, va, me li so presi uno dopo l’altro, chi col bastone, chi col pugnale, clacchete ! sulla gamba del cavallo, e paffete ! casca ‘l cavallo, e’ l barbariccio che era grande e grosso, colla corrazza pesante, non se poteva più alzà. Chi col fucile e la mitragliatrice...

- Ma non me l’avevi detto che ci avevi il fucile e la mitragliatrice

- Ce l’avevo, ce l’avevo. Tatatatatatatata !

- Ma c’erano a quell’epoca i fucili e le mitragliatrici ?

- E come nò ?

- Ma quando c’erano le corrazze, i fucili non c’erano...

- Ma che me ne fregava a me ? Tanto io ce l’avevo, no ? Chi la racconta sa storia ? E tatatatatatatata ! Tutti quanti me li so ammazzati. Allora so ritornato a vedere i reali di Francia che mi guardavano, stupiti… “Ma come hai fatto ? Come ? Che cavalier sei te ? Dimmi ! Dillo ! Sù ! Forza !” Orlando solo, se ne stava in un cantone e non diceva niente, che era geloso. E si capisce. Ed io : “Illustrissimi cavalieri, pregiati reali, grande imperatore e re e generale, ai suoi ordini, maestà. Io non sono niente, me ne stavo a passeggiare ed a fare la guardia, che è il mio mestiere, ed ora, passate, e andate a fare i fatti vostri, che io faccio i miei”, e parlando cosi, stavo inchinato

- Ma perche inchinato ?
Ma stronzo ! Lo sai o non lo sai chi sono i reali di Francia ? I cavalieri più potenti, più nobili, più forti che mai furono al mondo ! E l’imperatore, lo sai chi era l’imperatore ?

- E già. Era Carlomagno.

- E proprio ! E tu, davanti a Carlomagno, non t’enchini ? E cosi loro sono andati da una parte e io dall’altra.

L’autre grande affaire de toute mon enfance, ce sont les histoires que me racontait mon grand père. C’était d’abord et avant tout un conteur. Et pendant bien longtemps je me suis dit que je serais résolument incapable de donner idée de sa verve... Mais bon, voici un essai :

- Et alors ? Et alors ?

- Alors sont arrivés les barbaroux. Ils étaient grands ! Ils étaient gros ! Et des figures, si tu avais vu ! A te flanquer la frousse !

- Et alors ? Et alors ?

- A l’heure ? A l’heure ? ça fait soixante minutes à peu près.

- Allez, alors, pépé ! Allez, raconte, allez !

- Alors… Alors les pairs de France se tenaient sur leurs montures et ils passaient, et ils passaient. Alors, moi, qui me tenait là, en sentinelle…

- Oh ! Ça alors ! Tu étais là-bas toi aussi, pépé ?

- E
t bien sûr que j’y étais, sûr ! Mais je te l’ai déjà dit, ça, tout à l’heure, non ? J’étais, là, oui ! Alors, moi, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux…

- Tu quoi ? Tu quoi à eux, pépé, hein ?

- Quoi ? Quoi ? Tu quoi à eux ?Tu quoi à eux, quoi, hein ? Je me suis tourné vers eux, non ? Et je leur ai parlé…

- Ah bon, bon…Mais alors, pépé, alors, tu leur tournais le dos, alors ?

- Mais pétard de bois ! Vous allez me laissez finir, non, petits saligots ! Enfin, - bon sang ! Bien entendu que je leur tournais le dos, puisque je surveillais les barbaroux, non ? Alors ? Tu t’en souviens ou non ?

- Ah oui, oui, pépé, c’est vrai, c’est vrai ! Bon, et alors ?

- Alors, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux et leur dis : “Nobles chevaliers, n’ayez aucune crainte, je vais m’occuper des Barbaroux !”

- Oh là là ! Tu leur as vraiment parlé comme ça ? Mais dis-moi, ces chevaliers, ils avaient pas d’armure ?

- Eh parbleu, bien sûr qu’ils l’avaient l’armure, et le bouclier ; et l’épée, aussi…

- L’épée ? L’épée ? C’était l’épée qui pesait sept kilos ?

- Mais bien sûr ! Félicitations, c’est ça. C’était l’épée qui pesait sept kilos, et ils avaient aussi la masse d’arme ;et les chevaux aussi étaient tout caparaçonnés d’or et d’argent ; avec perles au front et diamant sur les fers.

- Ça alors ! Et alors avec tous ces chevaliers avec des chevaux tout cuirassés, y avait que toi pour s’occuper des barbaroux ?

- Et tiens ! Et pourquoi pas ?

- Mais toi, alors, t’étais qui ? Maciste ?

- Et bon sang de bonsoir ! Et tu peux me dire pourquoi j’aurais pas dû m’en occuper, moi, des barbaroux ? Voyez vous ça ! Oh ! Ça ! Si tu veux pas que je la raconte, cette histoire, je peux m’arrêter. Tiens ! Voilà ! Vé ! Je vais me taire, tiens ! Hein ? Si tu me crois pas, pourquoi que je te la raconterais cette histoire ?

- Mais allez, je te crois, je te crois, allez ; raconte la moi, raconte, allez, raconte l’histoire…

- Et alors, j’y suis allé, et je les ai tous tués les barbaroux, voilà.

- Tous ? Oh là, là ! Mais comment tu as fait ?

- Et pourquoi que je te dirais comment j’ai, puisque tu me crois pas !

- Mais enfin, si tu me le dis pas, comment je pourrais te croire ?

- Allez, ça va.. Allez. Eh bien, je les ai pris, l’un après l’autre, un à coups de bâton ,un autre au poignard, schlaff ! la patte du cheval ! Et paf ! Le cheval qui tombe et le barbaroux , grand et gros, avec son armure très très lourde, il ne pouvait plus se lever. Les autres au fusil et à la mitraillette…

- Tiens donc ! Tu ne m’avais pas dit que t’avais un fusil et une mitraillette.

- Et sûr que j’avais… Tatatatatatata !

- Mais attends… A l’époque, ça existait les fusils et les mitraillettes ?

- Eh ! sûr.

- Mais enfin, à l’époque des armures, y avait pas de fusils…

- Et qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? En attendant moi j’en avais un, voilà ! Qui c’est qui la raconte cette histoire, hein ? Et tatatatatatata ! Tous ! Tous tués ! Alors je suis retourné voir les pairs de France. Et eux me regardaient, étonnés… “Mais comment as-tu fait ? Comment ? Qui es-tu noble chevalier ? Dis-moi ! Allons ! Dis-le ! Vite ! Allons !” Il n’y avait que Roland qui restait dans son coin sans rien dire. C’est qu’il était jaloux, tu comprends ? Et moi : “Très illustres chevaliers, messeigneurs pairs et barons, et vous, grand empereur, roi et général, à vos ordres, majesté. Je ne suis rien, je promenais tranquillement, montant la garde, car tel est mon travail ; et maintenant, passez, passez et allez ! Faites donc vos affaires et je ferai les miennes”,et parlant ainsi, je restais incliné…

- Incliné ? Et pourquoi incliné ?

- Eh ! Grand couillon ! Tu sais qui c’est, toi, les pairs de France ? Les chevaliers les plus puissants et les plus nobles et les plus forts qui jamais furent au monde ! Et l’empereur ! Dis ! Tu sais qui c’était l’empereur ?

- Ben ! Sûr, c’était Charlemagne.

- Justement, oui, Charlemagne…Et toi, devant Charlemagne,tu t’inclines pas ? Non ? Tu t’inclines pas ? Et c’est ainsi qu’eux sont partis de leur côté et moi du mien…

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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