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“dans le dessin la fraîcheur et la je t’ai admiré, quatrième essai de       &n le temps passe dans la la communication est toutes ces pages de nos et que vous dire des (josué avait lentement un tunnel sans fin et, à tout mon petit univers en tout en vérifiant un verre de vin pour tacher       ( madame, on ne la voit jamais       soleil ensevelie de silence, tout est prêt en moi pour pour michèle gazier 1 max charvolen, martin miguel station 4 : judas  ce monde est semé il n’était qu’un cet univers sans a christiane dans l’innocence des à sylvie macles et roulis photo 1       apr&eg  “la signification pour andré villers 1) deuxième approche de cher bernard quand nous rejoignons, en et…  dits de lorsque martine orsoni "si elle est il y a des objets qui ont la après la lecture de dernier vers aoi jusqu’à il y a il ne sait rien qui ne va entr’els nen at ne pui ki mult est las, il se dort    tu sais outre la poursuite de la mise       la equitable un besoin sonnerait carmelo arden quin est une et je vois dans vos bal kanique c’est et combien       allong un jour, vous m’avez merci au printemps des     faisant la       l̵       dans je reviens sur des       &ccedi premier essai c’est antoine simon 24 toulon, samedi 9 lentement, josué     chant de deuxième suite un nouvel espace est ouvert       en un soudain un blanc fauche le       au dernier vers aoi inoubliables, les la fraîcheur et la deuxième essai le 1-nous sommes dehors.       ( pas une année sans évoquer chairs à vif paumes ce n’est pas aux choses à       la quel ennui, mortel pour pour martine le 2 juillet       sur le sequence 6   le l’impossible la littérature de       grappe c’est pour moi le premier deuxième essai ici. les oiseaux y ont fait il tente de déchiffrer, antoine simon 22       baie comme c’est       je me       bonheu alocco en patchworck ©       fourr& travail de tissage, dans   marcel certains soirs, quand je coupé le sonà macles et roulis photo 7 des conserves ! beaucoup de merveilles antoine simon 15  il y a le et ces les durand : une spectacle de josué dit j’aime chez pierre madame, c’est notre ce texte se présente effleurer le ciel du bout des       alla halt sunt li pui e mult halt je désire un constellations et même si la question du récit le glacis de la mort juste un mot pour annoncer le coquillage contre antoine simon 10 dernier vers aoi on croit souvent que le but  c’était 10 vers la laisse ccxxxii légendes de michel errer est notre lot, madame, le coeur du       bonhe autre petite voix dernier vers aoi 7) porte-fenêtre folie de josuétout est  née à il était question non dernier vers aoi       le antoine simon 20 carles li reis en ad prise sa onzième "je me tais. pour taire. sur la toile de renoir, les exacerbé d’air antoine simon 7 (À l’église pour andré moisissures mousses lichens pure forme, belle muette,       p&eacu   dits de       force antoine simon 3       marche l’heure de la l’art n’existe etudiant à dire que le livre est une quando me ne so itu pe (josué avait       &n dernier vers aoi       m̵ ecrire sur       j̵ il s’appelait les doigts d’ombre de neige elle ose à peine     double troisième essai et a grant dulur tendrai puis pour jean-marie simon et sa non, björg,       la   ces notes macles et roulis photo 3 ce jour-là il lui derniers dont les secrets… à quoi    de femme liseuse       va       allong       nuage vous deux, c’est joie et a dix sept ans, je ne savais (ô fleur de courge... chaque automne les       reine 1 la confusion des   je n’ai jamais       droite violette cachéeton tu le saiset je le vois dernier vers doel i avrat, pour jacqueline moretti, tant pis pour eux.     les provisions af : j’entends pour martine, coline et laure de proche en proche tous références : xavier pour mon épouse nicole       descen cliquetis obscène des       ...mai janvier 2002 .traverse  monde rassemblé l’erbe del camp, ki diaphane est le polenta la bouche pleine de bulles dernier vers aoi aux barrières des octrois       dans pas facile d’ajuster le pour yves et pierre poher et madame est une mult est vassal carles de       la dieu faisait silence, mais       le hans freibach : petites proses sur terre du fond des cours et des madame des forêts de depuis ce jour, le site       pass&e la tentation du survol, à 1) la plupart de ces n’ayant pas sainte marie, langues de plomba la certains prétendent sur l’erbe verte si est il avait accepté au commencement était mougins. décembre       la la prédication faite sept (forces cachées qui       au la poésie, à la dernier vers aoi autres litanies du saint nom la liberté s’imprime à souvent je ne sais rien de paien sunt morz, alquant  dans le livre, le pour angelo de tantes herbes el pre       jardin torna a sorrento ulisse torna en 1958 ben ouvre à napolì napolì       fleur a propos de quatre oeuvres de eurydice toujours nue à iloec endreit remeint li os     ton lancinant ô lancinant si tu es étudiant en a propos d’une       grimpa du bibelot au babilencore une en ceste tere ad estet ja       " au matin du  “ne pas le temps passe si vite,  le livre, avec pour martin ….omme virginia par la le ciel de ce pays est tout dans les carnets     depuis   cette machine entre mes       cette  improbable visage pendu pour alain borer le 26  un livre écrit       je on peut croire que martine       pass&e il n’est pire enfer que       mouett je meurs de soif       les       " Être tout entier la flamme a claude b.   comme madame, vous débusquez dans le respect du cahier des les dessins de martine orsoni dans les carnets dernier vers aoi   décembre 2001.   nous sommes j’ai parlé antoine simon 27 pour le prochain basilic, (la rimbaud a donc dans ce périlleux en cet anniversaire, ce qui encore une citation“tu à bernadette aux george(s) (s est la   au milieu de  l’écriture       au     hélas, ce qui fait tableau : ce d’ eurydice ou bien de viallat © le château de     du faucon une errance de  référencem       et essai de nécrologie, dernier vers aoi     né le 7 le franchissement des il ne reste plus que le       coude  de la trajectoire de ce       m&eacu       soleil       deux cet article est paru bien sûrla     le cygne sur carissimo ulisse,torna a je t’enfourche ma       & dernier vers que mort chaises, tables, verres, vue à la villa tamaris villa arson, nice, du 17       "       fourr& le nécessaire non dernier vers aoi guetter cette chose dernier vers aoi Éléments -       quinze on préparait mes pensées restent je ne sais pas si envoi du bulletin de bribes si j’étais un    seule au  au mois de mars, 1166 je déambule et suis a la fin il ne resta que nice, le 8 octobre pour michèle la chaude caresse de       maquis pur ceste espee ai dulor e je suis occupé ces pour andré l’ami michel et la peur, présente se placer sous le signe de et  riche de mes       apparu temps de cendre de deuil de chaque jour est un appel, une troisième essai de pareïs li seit la 1) notre-dame au mur violet il semble possible     vers le soir sous l’occupation  hier, 17 dernier vers aoi il existe deux saints portant et il parlait ainsi dans la carcassonne, le 06 quand les eaux et les terres sauvage et fuyant comme     [1]        &eacut la légende fleurie est clere est la noit e la     à vous avez de soie les draps, de soie       enfant la parol

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Une autre approche de l’autobiographie
Carissimi tutti
In risposta alla vostra gradita dell’undici corrente nella quale vedo con piacere che la vostra salute è buona, così è di noi.
Io a scuola vado bene, il maestro mi ha detto che ho fatto progressi ; era necessario ha detto il maestro. Papà sta bene. Mi ha regalato una penna a sfera ; è con questa penna che vi scrivo sono molto contento. Mamma va bene anche lei cosi anche Gigi e Nina cosi spero di voi milioni di bacioni e memme che spero che la sua salute va bene cosi è di noi. Tanti baci a tutti voi zii, zie cugini e cugine che spero che la salute va bene. Noi va bene. Specialmente a memme. Vostro affmo nipote, cugino e nipote

Michele

Mon rapport à ma langue maternelle est un rapport passionnel. C’est ma langue d’enfance et ma langue de peuple, c’est la langue italienne qui m’a donné le monde, et sur le monde le regard que seule la langue bâtit. Mes émotions se disent d’abord dans cette langue qui m’est infiniment chair, et le seul fait de la lire et de l’entendre suffit bien souvent sinon à me réconcilier avec le monde, au moins à m’y sentir plus à mon aise. Longtemps je n’ai pas su ou pas voulu traduire dans ma langue d’accueil ce que me dictait ma Mère Langue. Trop persuadé, peut-être que je ne pouvais que la trahir en la traduisant. Fables et mensonges ! Le passage d’une langue à l’autre, c’est à dire d’une perception du monde à l’autre, est seul respect. Il faut savoir qu’il y a transfert et perte dans le transfert, mais j’ai appris que la seule façon d’être enfin fidèle à ma langue d’enfance c’estt de lui reconnaître dans ma langue d’homme toute la place qu’elle occupe de fait. Et que c’est la trahir que l’ignorer et l’ensevelir.
Les lettres, lorsque j’étais enfant, étaient l’un des rites familiaux du dimanche soir : nous écrivions chaque semaine à ma grand mère, plus rarement à mes oncles et tantes. Nous nous les lisions avant de les envoyer. Je me faisais gronder pour une orthographe incertaine ou pour une insuffisante clarté de propos. Le beau de l’affaire, et qui à des dizaines d’années de distance m’étonne de plus en plus, c’est que ma grand-mère n’avait jamais connu l’école, que mon père et ma mère ne l’avait guère fréquentée plus d’un an ou deux… C’est en même temps que j’ai commencé à écrire régulièrement en français ; la seule différence notable était alors pour moi que, dans les textes en français, je n’avais pas de destinataire identifié. C’est ainsi que j’ai pris l’habitude d’écrire dans cette langue des textes qui n’étaient destinés à personne en particulier et que je lisais à tous régulièrement. D’une certaine façon le français devenait la langue d’une communication non immédiatement utilitaire faite pour le seul plaisir.
Le texte de la lettre pourrait être transcrit ainsi :

Chers vous tous,
En réponse à votre courrier du onze courant, dans lequel je vois avec plaisir que vous êtes tous en bonne santé, de même pour nous.
Moi, à l’école, ça va ; le maître, il m’a dit que j’ai fait des progrès. C’était bien nécessaire il a dit le maître. Papa est en bonne santé. Il m’a fait cadeau d’un stylo bille. C’est avec ce stylo bille que je vous écris, je suis bien content. Maman aussi est en bonne santé. Pareil pour Loulou et Fifine et j’espère aussi pour vous millions et millions de bisous à mémé que j’espère que sa santé va bien. Nous ça va. Surtout à mémé. Affectueusement, votre petit fils, cousin et neveu,

Michel

 

6ème apparition de la figure du grand père

- Allora ? Allora ?

- Allora sò venuti i barbaricci, grandi e grossi, co certe facce da fà paura.

-

- Allora ? Allora ?

- Sò sessanti minuti sò.

- Allora ? Nonno, sù, racconta, no ?

- Allora, i reali di Francia stavano a cavallo, e passavano, e passavano. Allora, io, che stavo lì a fà la guardia...

- Anche lì ci stavi, nonno ?

- Ma sì che ce stavo, no, te l’ho già detto prima, no, che ce stavo ? Allora, io, mi volsi a loro...

- Ti chè, nonno, ti chè ?

- Ma chè ti chè ? No ! Me sò girato, me sò. Mannaggia li pescetti ! Me sò girato verso de loro

- A ! Ma allora nonno, allora, stavi girato ?

- Ma lasciateme finì, no ! Figli de mignotta !

- Ma sù sù, nonno !

- Sì sì che me ne stavo girato, stavo guardando i barbaricci, no ? Ch’n te ne ricordi ?

- A, sì, sì, nonno, sì, è vero, è vero, me lo ricordo, e allora ?

- Allora, io mi volsi a loro e dissi : “Cavalieri, non abbiate paura, che i barbaricci ci penso io !”

- Ma che proprio così ci hai detto ? Ma sti cavalieri che non ce l’avevano la corrazza ?

- E sì che ce l’avevano, e anche lo scudo ; ed anche la spada.

- Che spada ? Che ? Che era la spada de sette chili ?

- Ma sì, bravo, proprio così ! era la spada di sette chili ; ed anche la massa avevano, ed anche i cavalli erano tutti corrazzati d’oro e d’argento ; colle perle in fronte, e i brillanti sui ferri.

- Ma allora, tutti sti cavalieri co i cavalli corrazzati, proprio tu ci dovevi pensare ai barbaricci ?

- Ma come no ?

- Ma chi eri tu ? Mascista ?

- E porca l’oca ! E perchè non ce dovevo pensà, io, ai barbaricci ? Ma guard’n pò ! Ao ! Se’n vò che te la racconto sa storia mo me fermo, guarda, me sto zitto, sà, se’n me credi, che te la racconto a fà sa storia ?

- Ma ti credo, ti credo, raccontamela la storia, sù !

- E allora, ce so itu, e me li so ammazzati tutti, li barbaricci...

- Tutti ? E ! Ma come hai fatto ?

- E che te lo dico a fà, che’n me credi.

- E se non me lo dici, come ti credo ?

- E va bè, va, me li so presi uno dopo l’altro, chi col bastone, chi col pugnale, clacchete ! sulla gamba del cavallo, e paffete ! casca ‘l cavallo, e’ l barbariccio che era grande e grosso, colla corrazza pesante, non se poteva più alzà. Chi col fucile e la mitragliatrice...

- Ma non me l’avevi detto che ci avevi il fucile e la mitragliatrice

- Ce l’avevo, ce l’avevo. Tatatatatatatata !

- Ma c’erano a quell’epoca i fucili e le mitragliatrici ?

- E come nò ?

- Ma quando c’erano le corrazze, i fucili non c’erano...

- Ma che me ne fregava a me ? Tanto io ce l’avevo, no ? Chi la racconta sa storia ? E tatatatatatatata ! Tutti quanti me li so ammazzati. Allora so ritornato a vedere i reali di Francia che mi guardavano, stupiti… “Ma come hai fatto ? Come ? Che cavalier sei te ? Dimmi ! Dillo ! Sù ! Forza !” Orlando solo, se ne stava in un cantone e non diceva niente, che era geloso. E si capisce. Ed io : “Illustrissimi cavalieri, pregiati reali, grande imperatore e re e generale, ai suoi ordini, maestà. Io non sono niente, me ne stavo a passeggiare ed a fare la guardia, che è il mio mestiere, ed ora, passate, e andate a fare i fatti vostri, che io faccio i miei”, e parlando cosi, stavo inchinato

- Ma perche inchinato ?
Ma stronzo ! Lo sai o non lo sai chi sono i reali di Francia ? I cavalieri più potenti, più nobili, più forti che mai furono al mondo ! E l’imperatore, lo sai chi era l’imperatore ?

- E già. Era Carlomagno.

- E proprio ! E tu, davanti a Carlomagno, non t’enchini ? E cosi loro sono andati da una parte e io dall’altra.

L’autre grande affaire de toute mon enfance, ce sont les histoires que me racontait mon grand père. C’était d’abord et avant tout un conteur. Et pendant bien longtemps je me suis dit que je serais résolument incapable de donner idée de sa verve... Mais bon, voici un essai :

- Et alors ? Et alors ?

- Alors sont arrivés les barbaroux. Ils étaient grands ! Ils étaient gros ! Et des figures, si tu avais vu ! A te flanquer la frousse !

- Et alors ? Et alors ?

- A l’heure ? A l’heure ? ça fait soixante minutes à peu près.

- Allez, alors, pépé ! Allez, raconte, allez !

- Alors… Alors les pairs de France se tenaient sur leurs montures et ils passaient, et ils passaient. Alors, moi, qui me tenait là, en sentinelle…

- Oh ! Ça alors ! Tu étais là-bas toi aussi, pépé ?

- E
t bien sûr que j’y étais, sûr ! Mais je te l’ai déjà dit, ça, tout à l’heure, non ? J’étais, là, oui ! Alors, moi, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux…

- Tu quoi ? Tu quoi à eux, pépé, hein ?

- Quoi ? Quoi ? Tu quoi à eux ?Tu quoi à eux, quoi, hein ? Je me suis tourné vers eux, non ? Et je leur ai parlé…

- Ah bon, bon…Mais alors, pépé, alors, tu leur tournais le dos, alors ?

- Mais pétard de bois ! Vous allez me laissez finir, non, petits saligots ! Enfin, - bon sang ! Bien entendu que je leur tournais le dos, puisque je surveillais les barbaroux, non ? Alors ? Tu t’en souviens ou non ?

- Ah oui, oui, pépé, c’est vrai, c’est vrai ! Bon, et alors ?

- Alors, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux et leur dis : “Nobles chevaliers, n’ayez aucune crainte, je vais m’occuper des Barbaroux !”

- Oh là là ! Tu leur as vraiment parlé comme ça ? Mais dis-moi, ces chevaliers, ils avaient pas d’armure ?

- Eh parbleu, bien sûr qu’ils l’avaient l’armure, et le bouclier ; et l’épée, aussi…

- L’épée ? L’épée ? C’était l’épée qui pesait sept kilos ?

- Mais bien sûr ! Félicitations, c’est ça. C’était l’épée qui pesait sept kilos, et ils avaient aussi la masse d’arme ;et les chevaux aussi étaient tout caparaçonnés d’or et d’argent ; avec perles au front et diamant sur les fers.

- Ça alors ! Et alors avec tous ces chevaliers avec des chevaux tout cuirassés, y avait que toi pour s’occuper des barbaroux ?

- Et tiens ! Et pourquoi pas ?

- Mais toi, alors, t’étais qui ? Maciste ?

- Et bon sang de bonsoir ! Et tu peux me dire pourquoi j’aurais pas dû m’en occuper, moi, des barbaroux ? Voyez vous ça ! Oh ! Ça ! Si tu veux pas que je la raconte, cette histoire, je peux m’arrêter. Tiens ! Voilà ! Vé ! Je vais me taire, tiens ! Hein ? Si tu me crois pas, pourquoi que je te la raconterais cette histoire ?

- Mais allez, je te crois, je te crois, allez ; raconte la moi, raconte, allez, raconte l’histoire…

- Et alors, j’y suis allé, et je les ai tous tués les barbaroux, voilà.

- Tous ? Oh là, là ! Mais comment tu as fait ?

- Et pourquoi que je te dirais comment j’ai, puisque tu me crois pas !

- Mais enfin, si tu me le dis pas, comment je pourrais te croire ?

- Allez, ça va.. Allez. Eh bien, je les ai pris, l’un après l’autre, un à coups de bâton ,un autre au poignard, schlaff ! la patte du cheval ! Et paf ! Le cheval qui tombe et le barbaroux , grand et gros, avec son armure très très lourde, il ne pouvait plus se lever. Les autres au fusil et à la mitraillette…

- Tiens donc ! Tu ne m’avais pas dit que t’avais un fusil et une mitraillette.

- Et sûr que j’avais… Tatatatatatata !

- Mais attends… A l’époque, ça existait les fusils et les mitraillettes ?

- Eh ! sûr.

- Mais enfin, à l’époque des armures, y avait pas de fusils…

- Et qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? En attendant moi j’en avais un, voilà ! Qui c’est qui la raconte cette histoire, hein ? Et tatatatatatata ! Tous ! Tous tués ! Alors je suis retourné voir les pairs de France. Et eux me regardaient, étonnés… “Mais comment as-tu fait ? Comment ? Qui es-tu noble chevalier ? Dis-moi ! Allons ! Dis-le ! Vite ! Allons !” Il n’y avait que Roland qui restait dans son coin sans rien dire. C’est qu’il était jaloux, tu comprends ? Et moi : “Très illustres chevaliers, messeigneurs pairs et barons, et vous, grand empereur, roi et général, à vos ordres, majesté. Je ne suis rien, je promenais tranquillement, montant la garde, car tel est mon travail ; et maintenant, passez, passez et allez ! Faites donc vos affaires et je ferai les miennes”,et parlant ainsi, je restais incliné…

- Incliné ? Et pourquoi incliné ?

- Eh ! Grand couillon ! Tu sais qui c’est, toi, les pairs de France ? Les chevaliers les plus puissants et les plus nobles et les plus forts qui jamais furent au monde ! Et l’empereur ! Dis ! Tu sais qui c’était l’empereur ?

- Ben ! Sûr, c’était Charlemagne.

- Justement, oui, Charlemagne…Et toi, devant Charlemagne,tu t’inclines pas ? Non ? Tu t’inclines pas ? Et c’est ainsi qu’eux sont partis de leur côté et moi du mien…

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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