BRIBES EN LIGNE
vous dites : "un mise en ligne d’un       sur       deux avant propos la peinture est f dans le sourd chatoiement       "    nous sixième tous feux éteints. des écrirecomme on se   jn 2,1-12 : trois (mon souffle au matin béatrice machet vient de f le feu s’est tromper le néant la deuxième édition du les parents, l’ultime  de même que les avant dernier vers aoi charogne sur le seuilce qui f le feu est venu,ardeur des il n’y a pas de plus       m&eacu pour yves et pierre poher et il pleut. j’ai vu la pour daniel farioli poussant g. duchêne, écriture le « 8° de       " soudain un blanc fauche le pour le prochain basilic, (la  “ce travail qui la route de la soie, à pied, mille fardeaux, mille ce qui importe pour je désire un       su “le pinceau glisse sur en cet anniversaire, ce qui certains prétendent il faut aller voir présentation du antoine simon 12       le pour pour helmut antoine simon 5 pour martin un jour, vous m’avez de mes deux mains       dans a dix sept ans, je ne savais coupé en deux quand seul dans la rue je ris la rien n’est plus ardu nice, le 30 juin 2000 tu le saiset je le vois allons fouiller ce triangle   ces notes toutefois je m’estimais (josué avait lentement bruno mendonça     &nbs       au à la mémoire de lorsque martine orsoni equitable un besoin sonnerait ils s’étaient dix l’espace ouvert au il ne reste plus que le       la       magnol  le grand brassage des 1254 : naissance de       dans le 26 août 1887, depuis macles et roulis photo 6 folie de josuétout est li emperere par sa grant       coude       qui mult ben i fierent franceis e "si elle est ma mémoire ne peut me       l̵ sept (forces cachées qui quant carles oït la dernier vers aoi tendresses ô mes envols i.- avaler l’art par diaphane est le       le livre grand format en trois       soleil       baie je t’enlace gargouille dans le patriote du 16 mars       le le tissu d’acier       bruyan cette machine entre mes       grappe iv.- du livre d’artiste  “... parler une       la la vie est ce bruissement cet article est paru en ceste tere ad estet ja neuf j’implore en vain pas une année sans évoquer sainte marie, mais jamais on ne         or issent de mer, venent as dernier vers aoi démodocos... Ça a bien un li quens oger cuardise toi, mésange à pur ceste espee ai dulor e       " pour robert on croit souvent que le but  tous ces chardonnerets j’aime chez pierre       dans eurydice toujours nue à       les pour michèle aueret la chaude caresse de       object a grant dulur tendrai puis nice, le 18 novembre 2004 et  riche de mes   saint paul trois je reviens sur des       droite clers fut li jurz e li un soir à paris au       au paroles de chamantu vedo la luna vedo le f le feu s’est carissimo ulisse,torna a dernier vers aoi réponse de michel reflets et echosla salle dans les hautes herbes       sur c’est la chair pourtant autre citation       sur antoine simon 10   marcel       ma et c’était dans     m2 &nbs vi.- les amicales aventures je t’enfourche ma derniers merle noir  pour "ces deux là se       dans     une abeille de au lecteur voici le premier dans le pays dont je vous      & etudiant à la terre a souvent tremblé     nous il n’était qu’un comme une suite de       je       la pie les lettres ou les chiffres toute une faune timide veille       ...mai   tout est toujours en       fleur frères et       b&acir   le texte suivant a suite du blasphème de dernier vers aoi f le feu m’a  le livre, avec le glacis de la mort       &agrav dernier vers aoi         enfant j’ai donc mi viene in mentemi pour jacqueline moretti, et encore  dits   un       fourr& je meurs de soif       les ainsi va le travail de qui       un samuelchapitre 16, versets 1     rien quelques textes       bonhe   maille 1 :que le vieux qui se placer sous le signe de       en un c’est un peu comme si,  “comment dernier vers aoi pour nicolas lavarenne ma dans l’effilé de l’appel tonitruant du   (à  dans le livre, le       l̵ dernier vers aoi ce pays que je dis est ( ce texte a  si, du nouveau  martin miguel vient le corps encaisse comme il  improbable visage pendu tant pis pour eux. tout mon petit univers en nice, le 8 octobre       voyage cinquième citationne et je vois dans vos deuxième approche de art jonction semble enfin pour jacky coville guetteurs 1.- les rêves de dire que le livre est une à propos “la le proche et le lointain pour maxime godard 1 haute trois tentatives desesperees quatre si la mer s’est la littérature de agnus dei qui tollis peccata c’est ici, me 0 false 21 18 je ne peins pas avec quoi, dont les secrets… à quoi   en grec, morías dans les carnets jusqu’à il y a nous savons tous, ici, que ainsi fut pétrarque dans rm : nous sommes en 1-nous sommes dehors. j’arrivais dans les chaque automne les je n’ai pas dit que le (josué avait bribes en ligne a quelque chose je suis bien dans mult est vassal carles de   la production marché ou souk ou l’illusion d’une si, il y a longtemps, les     les provisions       au montagnesde la tentation du survol, à dans ce périlleux le 28 novembre, mise en ligne   on n’est ici, les choses les plus Éléments - pour raphaël couleur qui ne masque pas "pour tes le scribe ne retient au programme des actions   entrons premier essai c’est pour qui veut se faire une le nécessaire non sequence 6   le traquer       pav&ea ce poème est tiré du tandis que dans la grande granz est li calz, si se       fourmi       le       vu ce texte se présente arbre épanoui au ciel       la nouvelles mises en très saintes litanies dernier vers aoi i en voyant la masse aux       le dernier vers aoi deuxième apparition de a l’aube des apaches, temps où les coeurs       o deuxième apparition    si tout au long pour maguy giraud et dans les écroulements   d’un coté, fragilité humaine. branches lianes ronces dernier vers aoi le 2 juillet si tu es étudiant en       juin pour pierre theunissen la ouverture de l’espace pour mireille et philippe c’est extrêmement jamais je n’aurais       maquis quel étonnant quand sur vos visages les siglent a fort e nagent e   né le 7 madame, on ne la voit jamais ils sortent raphaël me j’ai changé le et tout avait nécrologie beaucoup de merveilles elle réalise des "tu sais ce que c’est essai de nécrologie,     vers le soir on cheval ce va et vient entre       &ccedi       pourqu quand nous rejoignons, en station 5 : comment autre citation"voui     un mois sans poème pour quand les mots c’est le grand juste un a christiane antoine simon 29    il iloec endreit remeint li os quatrième essai de       en premier vers aoi dernier ce texte m’a été le ciel est clair au travers       neige f j’ai voulu me pencher violette cachéeton une autre approche de attendre. mot terrible. antoine simon 11       au les textes mis en ligne accorde ton désir à ta     [1]  les petites fleurs des antoine simon 24       fleure lancinant ô lancinant       la immense est le théâtre et sur l’erbe verte si est   six formes de la vous avez mise en ligne il y a tant de saints sur il en est des noms comme du  ce mois ci : sub       je 1) notre-dame au mur violet à sylvie autre essai d’un pour mon épouse nicole rm : d’accord sur la terre nous dernier vers aoi et il fallait aller debout la parol

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Une autre approche de l’autobiographie
Carissimi tutti
In risposta alla vostra gradita dell’undici corrente nella quale vedo con piacere che la vostra salute è buona, così è di noi.
Io a scuola vado bene, il maestro mi ha detto che ho fatto progressi ; era necessario ha detto il maestro. Papà sta bene. Mi ha regalato una penna a sfera ; è con questa penna che vi scrivo sono molto contento. Mamma va bene anche lei cosi anche Gigi e Nina cosi spero di voi milioni di bacioni e memme che spero che la sua salute va bene cosi è di noi. Tanti baci a tutti voi zii, zie cugini e cugine che spero che la salute va bene. Noi va bene. Specialmente a memme. Vostro affmo nipote, cugino e nipote

Michele

Mon rapport à ma langue maternelle est un rapport passionnel. C’est ma langue d’enfance et ma langue de peuple, c’est la langue italienne qui m’a donné le monde, et sur le monde le regard que seule la langue bâtit. Mes émotions se disent d’abord dans cette langue qui m’est infiniment chair, et le seul fait de la lire et de l’entendre suffit bien souvent sinon à me réconcilier avec le monde, au moins à m’y sentir plus à mon aise. Longtemps je n’ai pas su ou pas voulu traduire dans ma langue d’accueil ce que me dictait ma Mère Langue. Trop persuadé, peut-être que je ne pouvais que la trahir en la traduisant. Fables et mensonges ! Le passage d’une langue à l’autre, c’est à dire d’une perception du monde à l’autre, est seul respect. Il faut savoir qu’il y a transfert et perte dans le transfert, mais j’ai appris que la seule façon d’être enfin fidèle à ma langue d’enfance c’estt de lui reconnaître dans ma langue d’homme toute la place qu’elle occupe de fait. Et que c’est la trahir que l’ignorer et l’ensevelir.
Les lettres, lorsque j’étais enfant, étaient l’un des rites familiaux du dimanche soir : nous écrivions chaque semaine à ma grand mère, plus rarement à mes oncles et tantes. Nous nous les lisions avant de les envoyer. Je me faisais gronder pour une orthographe incertaine ou pour une insuffisante clarté de propos. Le beau de l’affaire, et qui à des dizaines d’années de distance m’étonne de plus en plus, c’est que ma grand-mère n’avait jamais connu l’école, que mon père et ma mère ne l’avait guère fréquentée plus d’un an ou deux… C’est en même temps que j’ai commencé à écrire régulièrement en français ; la seule différence notable était alors pour moi que, dans les textes en français, je n’avais pas de destinataire identifié. C’est ainsi que j’ai pris l’habitude d’écrire dans cette langue des textes qui n’étaient destinés à personne en particulier et que je lisais à tous régulièrement. D’une certaine façon le français devenait la langue d’une communication non immédiatement utilitaire faite pour le seul plaisir.
Le texte de la lettre pourrait être transcrit ainsi :

Chers vous tous,
En réponse à votre courrier du onze courant, dans lequel je vois avec plaisir que vous êtes tous en bonne santé, de même pour nous.
Moi, à l’école, ça va ; le maître, il m’a dit que j’ai fait des progrès. C’était bien nécessaire il a dit le maître. Papa est en bonne santé. Il m’a fait cadeau d’un stylo bille. C’est avec ce stylo bille que je vous écris, je suis bien content. Maman aussi est en bonne santé. Pareil pour Loulou et Fifine et j’espère aussi pour vous millions et millions de bisous à mémé que j’espère que sa santé va bien. Nous ça va. Surtout à mémé. Affectueusement, votre petit fils, cousin et neveu,

Michel

 

6ème apparition de la figure du grand père

- Allora ? Allora ?

- Allora sò venuti i barbaricci, grandi e grossi, co certe facce da fà paura.

-

- Allora ? Allora ?

- Sò sessanti minuti sò.

- Allora ? Nonno, sù, racconta, no ?

- Allora, i reali di Francia stavano a cavallo, e passavano, e passavano. Allora, io, che stavo lì a fà la guardia...

- Anche lì ci stavi, nonno ?

- Ma sì che ce stavo, no, te l’ho già detto prima, no, che ce stavo ? Allora, io, mi volsi a loro...

- Ti chè, nonno, ti chè ?

- Ma chè ti chè ? No ! Me sò girato, me sò. Mannaggia li pescetti ! Me sò girato verso de loro

- A ! Ma allora nonno, allora, stavi girato ?

- Ma lasciateme finì, no ! Figli de mignotta !

- Ma sù sù, nonno !

- Sì sì che me ne stavo girato, stavo guardando i barbaricci, no ? Ch’n te ne ricordi ?

- A, sì, sì, nonno, sì, è vero, è vero, me lo ricordo, e allora ?

- Allora, io mi volsi a loro e dissi : “Cavalieri, non abbiate paura, che i barbaricci ci penso io !”

- Ma che proprio così ci hai detto ? Ma sti cavalieri che non ce l’avevano la corrazza ?

- E sì che ce l’avevano, e anche lo scudo ; ed anche la spada.

- Che spada ? Che ? Che era la spada de sette chili ?

- Ma sì, bravo, proprio così ! era la spada di sette chili ; ed anche la massa avevano, ed anche i cavalli erano tutti corrazzati d’oro e d’argento ; colle perle in fronte, e i brillanti sui ferri.

- Ma allora, tutti sti cavalieri co i cavalli corrazzati, proprio tu ci dovevi pensare ai barbaricci ?

- Ma come no ?

- Ma chi eri tu ? Mascista ?

- E porca l’oca ! E perchè non ce dovevo pensà, io, ai barbaricci ? Ma guard’n pò ! Ao ! Se’n vò che te la racconto sa storia mo me fermo, guarda, me sto zitto, sà, se’n me credi, che te la racconto a fà sa storia ?

- Ma ti credo, ti credo, raccontamela la storia, sù !

- E allora, ce so itu, e me li so ammazzati tutti, li barbaricci...

- Tutti ? E ! Ma come hai fatto ?

- E che te lo dico a fà, che’n me credi.

- E se non me lo dici, come ti credo ?

- E va bè, va, me li so presi uno dopo l’altro, chi col bastone, chi col pugnale, clacchete ! sulla gamba del cavallo, e paffete ! casca ‘l cavallo, e’ l barbariccio che era grande e grosso, colla corrazza pesante, non se poteva più alzà. Chi col fucile e la mitragliatrice...

- Ma non me l’avevi detto che ci avevi il fucile e la mitragliatrice

- Ce l’avevo, ce l’avevo. Tatatatatatatata !

- Ma c’erano a quell’epoca i fucili e le mitragliatrici ?

- E come nò ?

- Ma quando c’erano le corrazze, i fucili non c’erano...

- Ma che me ne fregava a me ? Tanto io ce l’avevo, no ? Chi la racconta sa storia ? E tatatatatatatata ! Tutti quanti me li so ammazzati. Allora so ritornato a vedere i reali di Francia che mi guardavano, stupiti… “Ma come hai fatto ? Come ? Che cavalier sei te ? Dimmi ! Dillo ! Sù ! Forza !” Orlando solo, se ne stava in un cantone e non diceva niente, che era geloso. E si capisce. Ed io : “Illustrissimi cavalieri, pregiati reali, grande imperatore e re e generale, ai suoi ordini, maestà. Io non sono niente, me ne stavo a passeggiare ed a fare la guardia, che è il mio mestiere, ed ora, passate, e andate a fare i fatti vostri, che io faccio i miei”, e parlando cosi, stavo inchinato

- Ma perche inchinato ?
Ma stronzo ! Lo sai o non lo sai chi sono i reali di Francia ? I cavalieri più potenti, più nobili, più forti che mai furono al mondo ! E l’imperatore, lo sai chi era l’imperatore ?

- E già. Era Carlomagno.

- E proprio ! E tu, davanti a Carlomagno, non t’enchini ? E cosi loro sono andati da una parte e io dall’altra.

L’autre grande affaire de toute mon enfance, ce sont les histoires que me racontait mon grand père. C’était d’abord et avant tout un conteur. Et pendant bien longtemps je me suis dit que je serais résolument incapable de donner idée de sa verve... Mais bon, voici un essai :

- Et alors ? Et alors ?

- Alors sont arrivés les barbaroux. Ils étaient grands ! Ils étaient gros ! Et des figures, si tu avais vu ! A te flanquer la frousse !

- Et alors ? Et alors ?

- A l’heure ? A l’heure ? ça fait soixante minutes à peu près.

- Allez, alors, pépé ! Allez, raconte, allez !

- Alors… Alors les pairs de France se tenaient sur leurs montures et ils passaient, et ils passaient. Alors, moi, qui me tenait là, en sentinelle…

- Oh ! Ça alors ! Tu étais là-bas toi aussi, pépé ?

- E
t bien sûr que j’y étais, sûr ! Mais je te l’ai déjà dit, ça, tout à l’heure, non ? J’étais, là, oui ! Alors, moi, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux…

- Tu quoi ? Tu quoi à eux, pépé, hein ?

- Quoi ? Quoi ? Tu quoi à eux ?Tu quoi à eux, quoi, hein ? Je me suis tourné vers eux, non ? Et je leur ai parlé…

- Ah bon, bon…Mais alors, pépé, alors, tu leur tournais le dos, alors ?

- Mais pétard de bois ! Vous allez me laissez finir, non, petits saligots ! Enfin, - bon sang ! Bien entendu que je leur tournais le dos, puisque je surveillais les barbaroux, non ? Alors ? Tu t’en souviens ou non ?

- Ah oui, oui, pépé, c’est vrai, c’est vrai ! Bon, et alors ?

- Alors, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux et leur dis : “Nobles chevaliers, n’ayez aucune crainte, je vais m’occuper des Barbaroux !”

- Oh là là ! Tu leur as vraiment parlé comme ça ? Mais dis-moi, ces chevaliers, ils avaient pas d’armure ?

- Eh parbleu, bien sûr qu’ils l’avaient l’armure, et le bouclier ; et l’épée, aussi…

- L’épée ? L’épée ? C’était l’épée qui pesait sept kilos ?

- Mais bien sûr ! Félicitations, c’est ça. C’était l’épée qui pesait sept kilos, et ils avaient aussi la masse d’arme ;et les chevaux aussi étaient tout caparaçonnés d’or et d’argent ; avec perles au front et diamant sur les fers.

- Ça alors ! Et alors avec tous ces chevaliers avec des chevaux tout cuirassés, y avait que toi pour s’occuper des barbaroux ?

- Et tiens ! Et pourquoi pas ?

- Mais toi, alors, t’étais qui ? Maciste ?

- Et bon sang de bonsoir ! Et tu peux me dire pourquoi j’aurais pas dû m’en occuper, moi, des barbaroux ? Voyez vous ça ! Oh ! Ça ! Si tu veux pas que je la raconte, cette histoire, je peux m’arrêter. Tiens ! Voilà ! Vé ! Je vais me taire, tiens ! Hein ? Si tu me crois pas, pourquoi que je te la raconterais cette histoire ?

- Mais allez, je te crois, je te crois, allez ; raconte la moi, raconte, allez, raconte l’histoire…

- Et alors, j’y suis allé, et je les ai tous tués les barbaroux, voilà.

- Tous ? Oh là, là ! Mais comment tu as fait ?

- Et pourquoi que je te dirais comment j’ai, puisque tu me crois pas !

- Mais enfin, si tu me le dis pas, comment je pourrais te croire ?

- Allez, ça va.. Allez. Eh bien, je les ai pris, l’un après l’autre, un à coups de bâton ,un autre au poignard, schlaff ! la patte du cheval ! Et paf ! Le cheval qui tombe et le barbaroux , grand et gros, avec son armure très très lourde, il ne pouvait plus se lever. Les autres au fusil et à la mitraillette…

- Tiens donc ! Tu ne m’avais pas dit que t’avais un fusil et une mitraillette.

- Et sûr que j’avais… Tatatatatatata !

- Mais attends… A l’époque, ça existait les fusils et les mitraillettes ?

- Eh ! sûr.

- Mais enfin, à l’époque des armures, y avait pas de fusils…

- Et qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? En attendant moi j’en avais un, voilà ! Qui c’est qui la raconte cette histoire, hein ? Et tatatatatatata ! Tous ! Tous tués ! Alors je suis retourné voir les pairs de France. Et eux me regardaient, étonnés… “Mais comment as-tu fait ? Comment ? Qui es-tu noble chevalier ? Dis-moi ! Allons ! Dis-le ! Vite ! Allons !” Il n’y avait que Roland qui restait dans son coin sans rien dire. C’est qu’il était jaloux, tu comprends ? Et moi : “Très illustres chevaliers, messeigneurs pairs et barons, et vous, grand empereur, roi et général, à vos ordres, majesté. Je ne suis rien, je promenais tranquillement, montant la garde, car tel est mon travail ; et maintenant, passez, passez et allez ! Faites donc vos affaires et je ferai les miennes”,et parlant ainsi, je restais incliné…

- Incliné ? Et pourquoi incliné ?

- Eh ! Grand couillon ! Tu sais qui c’est, toi, les pairs de France ? Les chevaliers les plus puissants et les plus nobles et les plus forts qui jamais furent au monde ! Et l’empereur ! Dis ! Tu sais qui c’était l’empereur ?

- Ben ! Sûr, c’était Charlemagne.

- Justement, oui, Charlemagne…Et toi, devant Charlemagne,tu t’inclines pas ? Non ? Tu t’inclines pas ? Et c’est ainsi qu’eux sont partis de leur côté et moi du mien…

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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