BRIBES EN LIGNE
      longte       au vous êtes       dans       la granz fut li colps, li dux en       bruyan pluies et bruines, antoine simon 28 abu zayd me déplait. pas de la ( ce texte a       la de prime abord, il frères et li quens oger cuardise  on peut passer une vie et il fallait aller debout sixième un homme dans la rue se prend  “la signification cet article est paru dans le décembre 2001. deuxième       vu cet univers sans a christiane vos estes proz e vostre je rêve aux gorges moi cocon moi momie fuseau seins isabelle boizard 2005 je reviens sur des un besoin de couper comme de     double rossignolet tu la       st c’est la peur qui fait       o pas facile d’ajuster le antoine simon 32 dernier vers aoi dans ma gorge j’aime chez pierre  la toile couvre les il en est des noms comme du ce texte se présente r.m.a toi le don des cris qui rien n’est plus ardu       il la mort d’un oiseau.       dans dernier vers aoi “le pinceau glisse sur       su       ce qui fascine chez quatre si la mer s’est troisième essai avant propos la peinture est raphaël il était question non toutes ces pages de nos il existe deux saints portant avec marc, nous avons antoine simon 23 (ô fleur de courge...       une       m&eacu toulon, samedi 9       pav&ea dimanche 18 avril 2010 nous lentement, josué mise en ligne d’un dernier vers aoi reflets et echosla salle c’est vrai le bulletin de "bribes antoine simon 16 si j’avais de son c’est la distance entre  pour le dernier jour recleimet deu mult et  riche de mes   la baie des anges très malheureux... saluer d’abord les plus       p&eacu antoine simon 20  les éditions de une il faut dire les       nuage « pouvez-vous ici. les oiseaux y ont fait       sur mon cher pétrarque,       banlie cliquetis obscène des bal kanique c’est     nous le 2 juillet préparation des   entrons j’ai ajouté   au milieu de antoine simon 14 le géographe sait tout dernier vers aoi voici des œuvres qui, le depuis le 20 juillet, bribes normal 0 21 false fal       pass&e macles et roulis photo 6 pourquoi yves klein a-t-il « e ! malvais f les marques de la mort sur toujours les lettres : un trait gris sur la (la numérotation des clquez sur granz est li calz, si se antoine simon 33 zacinto dove giacque il mio franchement, pensait le chef,   ciel !!!! c’est une sorte de nous avons affaire à de antoine simon 29 l’art c’est la pour jacqueline moretti, noble folie de josué, soudain un blanc fauche le il s’appelait station 7 : as-tu vu judas se tant pis pour eux. c’est le grand dernier vers aoi très saintes litanies on croit souvent que le but l’appel tonitruant du pure forme, belle muette, station 4 : judas  des quatre archanges que       j̵ mille fardeaux, mille tout est possible pour qui la prédication faite la communication est l’homme est histoire de signes .       entre d’abord l’échange des nice, le 18 novembre 2004 madame est une torche. elle les textes mis en ligne cet article est paru Éléments - de profondes glaouis lorsqu’on connaît une       bonheu je ne sais pas si     oued coulant “dans le dessin       un antoine simon 9 trois (mon souffle au matin  improbable visage pendu    de femme liseuse les dernières ils s’étaient tendresses ô mes envols la chaude caresse de       sur le       le diaphane est le mot (ou quand nous rejoignons, en       juin       entre       midi un tunnel sans fin et, à fragilité humaine. gardien de phare à vie, au       &ccedi karles se dort cum hume pour max charvolen 1)       " si j’étais un   le texte suivant a pour martine, coline et laure antoine simon 27     &nbs dernier vers aoi ne faut-il pas vivre comme       & vous deux, c’est joie et toutes sortes de papiers, sur   on n’est       au l’attente, le fruit spectacle de josué dit       journ& dernier vers aoi folie de josuétout est marie-hélène antoine simon 2 je t’enlace gargouille       sur etait-ce le souvenir la légende fleurie est       pass&e    courant réponse de michel l’une des dernières madame est une napolì napolì je me souviens de ajout de fichiers sons dans   saint paul trois la pureté de la survie. nul et combien c’est extrêmement ma chair n’est vertige. une distance   si vous souhaitez (dans mon ventre pousse une l’instant criblé la bouche pleine de bulles       sous le texte qui suit est, bien les premières elle disposait d’une je découvre avant toi       ma les installations souvent, références : xavier       je  le grand brassage des attendre. mot terrible. montagnesde antoine simon 15       fourr& dernier vers aoi       voyage du fond des cours et des antoine simon 21 dentelle : il avait   nous sommes je n’hésiterai  ce qui importe pour marcel alocco a macles et roulis photo     chant de pour andré inoubliables, les       voyage carissimo ulisse,torna a coupé en deux quand on préparait du bibelot au babilencore une       &agrav lorsque martine orsoni       aujour sables mes parolesvous 1254 : naissance de madame est toute antoine simon 30 les dieux s’effacent   maille 1 :que printemps breton, printemps générations raphaël autre citation"voui   j’ai souvent   pour adèle et passet li jurz, si turnet a madame aux rumeurs la liberté de l’être "l’art est-il ils sortent clers est li jurz et li présentation du ma mémoire ne peut me immense est le théâtre et       les abstraction voir figuration       sabots   voici donc la avant dernier vers aoi   un a claude b.   comme il y a des objets qui ont la   né le 7 comme un préliminaire la dernier vers aoi le 19 novembre 2013, à la l’impossible huit c’est encore à       " pour julius baltazar 1 le j’ai relu daniel biga, quelque chose 1) la plupart de ces dernier vers aoi   3   

les       dans chercher une sorte de quand les mots f toutes mes un temps hors du neuf j’implore en vain       jonath je suis celle qui trompe seul dans la rue je ris la pour gilbert       "  c’était essai de nécrologie, f le feu est venu,ardeur des attelage ii est une œuvre sous la pression des bernard dejonghe... depuis  le "musée j’ai travaillé tous feux éteints. des j’ai perdu mon au programme des actions dernier vers doel i avrat, la route de la soie, à pied, la vie est ce bruissement a l’aube des apaches,         &n       alla   (à a propos d’une madame, vous débusquez derniers le pendu au rayon des surgelés pour michèle gazier 1) mesdames, messieurs, veuillez les dessins de martine orsoni f qu’il vienne, le feu pour martin comme une suite de       apparu ne pas négocier ne certains soirs, quand je       pass&e de tantes herbes el pre     une abeille de le passé n’est ainsi alfred… pour alain borer le 26 dans l’innocence des rien n’est le coeur du écrirecomme on se j’ai en réserve     "       les suite du blasphème de  de même que les pour philippe       droite pour michèle À perte de vue, la houle des li emperere par sa grant les plus vieilles       "     son deux nouveauté, (ma gorge est une dernier vers aoi dans le respect du cahier des carles li reis en ad prise sa aucun hasard si se la langue est intarissable pour angelo       bien f tous les feux se sont et…  dits de   est-ce que siglent a fort e nagent e martin miguel art et       dans jamais je n’aurais       deux à la bonne la cité de la musique le coquillage contre le galop du poème me     pourquoi nous avancions en bas de la parol

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Une autre approche de l’autobiographie
Carissimi tutti
In risposta alla vostra gradita dell’undici corrente nella quale vedo con piacere che la vostra salute è buona, così è di noi.
Io a scuola vado bene, il maestro mi ha detto che ho fatto progressi ; era necessario ha detto il maestro. Papà sta bene. Mi ha regalato una penna a sfera ; è con questa penna che vi scrivo sono molto contento. Mamma va bene anche lei cosi anche Gigi e Nina cosi spero di voi milioni di bacioni e memme che spero che la sua salute va bene cosi è di noi. Tanti baci a tutti voi zii, zie cugini e cugine che spero che la salute va bene. Noi va bene. Specialmente a memme. Vostro affmo nipote, cugino e nipote

Michele

Mon rapport à ma langue maternelle est un rapport passionnel. C’est ma langue d’enfance et ma langue de peuple, c’est la langue italienne qui m’a donné le monde, et sur le monde le regard que seule la langue bâtit. Mes émotions se disent d’abord dans cette langue qui m’est infiniment chair, et le seul fait de la lire et de l’entendre suffit bien souvent sinon à me réconcilier avec le monde, au moins à m’y sentir plus à mon aise. Longtemps je n’ai pas su ou pas voulu traduire dans ma langue d’accueil ce que me dictait ma Mère Langue. Trop persuadé, peut-être que je ne pouvais que la trahir en la traduisant. Fables et mensonges ! Le passage d’une langue à l’autre, c’est à dire d’une perception du monde à l’autre, est seul respect. Il faut savoir qu’il y a transfert et perte dans le transfert, mais j’ai appris que la seule façon d’être enfin fidèle à ma langue d’enfance c’estt de lui reconnaître dans ma langue d’homme toute la place qu’elle occupe de fait. Et que c’est la trahir que l’ignorer et l’ensevelir.
Les lettres, lorsque j’étais enfant, étaient l’un des rites familiaux du dimanche soir : nous écrivions chaque semaine à ma grand mère, plus rarement à mes oncles et tantes. Nous nous les lisions avant de les envoyer. Je me faisais gronder pour une orthographe incertaine ou pour une insuffisante clarté de propos. Le beau de l’affaire, et qui à des dizaines d’années de distance m’étonne de plus en plus, c’est que ma grand-mère n’avait jamais connu l’école, que mon père et ma mère ne l’avait guère fréquentée plus d’un an ou deux… C’est en même temps que j’ai commencé à écrire régulièrement en français ; la seule différence notable était alors pour moi que, dans les textes en français, je n’avais pas de destinataire identifié. C’est ainsi que j’ai pris l’habitude d’écrire dans cette langue des textes qui n’étaient destinés à personne en particulier et que je lisais à tous régulièrement. D’une certaine façon le français devenait la langue d’une communication non immédiatement utilitaire faite pour le seul plaisir.
Le texte de la lettre pourrait être transcrit ainsi :

Chers vous tous,
En réponse à votre courrier du onze courant, dans lequel je vois avec plaisir que vous êtes tous en bonne santé, de même pour nous.
Moi, à l’école, ça va ; le maître, il m’a dit que j’ai fait des progrès. C’était bien nécessaire il a dit le maître. Papa est en bonne santé. Il m’a fait cadeau d’un stylo bille. C’est avec ce stylo bille que je vous écris, je suis bien content. Maman aussi est en bonne santé. Pareil pour Loulou et Fifine et j’espère aussi pour vous millions et millions de bisous à mémé que j’espère que sa santé va bien. Nous ça va. Surtout à mémé. Affectueusement, votre petit fils, cousin et neveu,

Michel

 

6ème apparition de la figure du grand père

- Allora ? Allora ?

- Allora sò venuti i barbaricci, grandi e grossi, co certe facce da fà paura.

-

- Allora ? Allora ?

- Sò sessanti minuti sò.

- Allora ? Nonno, sù, racconta, no ?

- Allora, i reali di Francia stavano a cavallo, e passavano, e passavano. Allora, io, che stavo lì a fà la guardia...

- Anche lì ci stavi, nonno ?

- Ma sì che ce stavo, no, te l’ho già detto prima, no, che ce stavo ? Allora, io, mi volsi a loro...

- Ti chè, nonno, ti chè ?

- Ma chè ti chè ? No ! Me sò girato, me sò. Mannaggia li pescetti ! Me sò girato verso de loro

- A ! Ma allora nonno, allora, stavi girato ?

- Ma lasciateme finì, no ! Figli de mignotta !

- Ma sù sù, nonno !

- Sì sì che me ne stavo girato, stavo guardando i barbaricci, no ? Ch’n te ne ricordi ?

- A, sì, sì, nonno, sì, è vero, è vero, me lo ricordo, e allora ?

- Allora, io mi volsi a loro e dissi : “Cavalieri, non abbiate paura, che i barbaricci ci penso io !”

- Ma che proprio così ci hai detto ? Ma sti cavalieri che non ce l’avevano la corrazza ?

- E sì che ce l’avevano, e anche lo scudo ; ed anche la spada.

- Che spada ? Che ? Che era la spada de sette chili ?

- Ma sì, bravo, proprio così ! era la spada di sette chili ; ed anche la massa avevano, ed anche i cavalli erano tutti corrazzati d’oro e d’argento ; colle perle in fronte, e i brillanti sui ferri.

- Ma allora, tutti sti cavalieri co i cavalli corrazzati, proprio tu ci dovevi pensare ai barbaricci ?

- Ma come no ?

- Ma chi eri tu ? Mascista ?

- E porca l’oca ! E perchè non ce dovevo pensà, io, ai barbaricci ? Ma guard’n pò ! Ao ! Se’n vò che te la racconto sa storia mo me fermo, guarda, me sto zitto, sà, se’n me credi, che te la racconto a fà sa storia ?

- Ma ti credo, ti credo, raccontamela la storia, sù !

- E allora, ce so itu, e me li so ammazzati tutti, li barbaricci...

- Tutti ? E ! Ma come hai fatto ?

- E che te lo dico a fà, che’n me credi.

- E se non me lo dici, come ti credo ?

- E va bè, va, me li so presi uno dopo l’altro, chi col bastone, chi col pugnale, clacchete ! sulla gamba del cavallo, e paffete ! casca ‘l cavallo, e’ l barbariccio che era grande e grosso, colla corrazza pesante, non se poteva più alzà. Chi col fucile e la mitragliatrice...

- Ma non me l’avevi detto che ci avevi il fucile e la mitragliatrice

- Ce l’avevo, ce l’avevo. Tatatatatatatata !

- Ma c’erano a quell’epoca i fucili e le mitragliatrici ?

- E come nò ?

- Ma quando c’erano le corrazze, i fucili non c’erano...

- Ma che me ne fregava a me ? Tanto io ce l’avevo, no ? Chi la racconta sa storia ? E tatatatatatatata ! Tutti quanti me li so ammazzati. Allora so ritornato a vedere i reali di Francia che mi guardavano, stupiti… “Ma come hai fatto ? Come ? Che cavalier sei te ? Dimmi ! Dillo ! Sù ! Forza !” Orlando solo, se ne stava in un cantone e non diceva niente, che era geloso. E si capisce. Ed io : “Illustrissimi cavalieri, pregiati reali, grande imperatore e re e generale, ai suoi ordini, maestà. Io non sono niente, me ne stavo a passeggiare ed a fare la guardia, che è il mio mestiere, ed ora, passate, e andate a fare i fatti vostri, che io faccio i miei”, e parlando cosi, stavo inchinato

- Ma perche inchinato ?
Ma stronzo ! Lo sai o non lo sai chi sono i reali di Francia ? I cavalieri più potenti, più nobili, più forti che mai furono al mondo ! E l’imperatore, lo sai chi era l’imperatore ?

- E già. Era Carlomagno.

- E proprio ! E tu, davanti a Carlomagno, non t’enchini ? E cosi loro sono andati da una parte e io dall’altra.

L’autre grande affaire de toute mon enfance, ce sont les histoires que me racontait mon grand père. C’était d’abord et avant tout un conteur. Et pendant bien longtemps je me suis dit que je serais résolument incapable de donner idée de sa verve... Mais bon, voici un essai :

- Et alors ? Et alors ?

- Alors sont arrivés les barbaroux. Ils étaient grands ! Ils étaient gros ! Et des figures, si tu avais vu ! A te flanquer la frousse !

- Et alors ? Et alors ?

- A l’heure ? A l’heure ? ça fait soixante minutes à peu près.

- Allez, alors, pépé ! Allez, raconte, allez !

- Alors… Alors les pairs de France se tenaient sur leurs montures et ils passaient, et ils passaient. Alors, moi, qui me tenait là, en sentinelle…

- Oh ! Ça alors ! Tu étais là-bas toi aussi, pépé ?

- E
t bien sûr que j’y étais, sûr ! Mais je te l’ai déjà dit, ça, tout à l’heure, non ? J’étais, là, oui ! Alors, moi, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux…

- Tu quoi ? Tu quoi à eux, pépé, hein ?

- Quoi ? Quoi ? Tu quoi à eux ?Tu quoi à eux, quoi, hein ? Je me suis tourné vers eux, non ? Et je leur ai parlé…

- Ah bon, bon…Mais alors, pépé, alors, tu leur tournais le dos, alors ?

- Mais pétard de bois ! Vous allez me laissez finir, non, petits saligots ! Enfin, - bon sang ! Bien entendu que je leur tournais le dos, puisque je surveillais les barbaroux, non ? Alors ? Tu t’en souviens ou non ?

- Ah oui, oui, pépé, c’est vrai, c’est vrai ! Bon, et alors ?

- Alors, m’étant tourné, en ces termes je m’adressai à eux et leur dis : “Nobles chevaliers, n’ayez aucune crainte, je vais m’occuper des Barbaroux !”

- Oh là là ! Tu leur as vraiment parlé comme ça ? Mais dis-moi, ces chevaliers, ils avaient pas d’armure ?

- Eh parbleu, bien sûr qu’ils l’avaient l’armure, et le bouclier ; et l’épée, aussi…

- L’épée ? L’épée ? C’était l’épée qui pesait sept kilos ?

- Mais bien sûr ! Félicitations, c’est ça. C’était l’épée qui pesait sept kilos, et ils avaient aussi la masse d’arme ;et les chevaux aussi étaient tout caparaçonnés d’or et d’argent ; avec perles au front et diamant sur les fers.

- Ça alors ! Et alors avec tous ces chevaliers avec des chevaux tout cuirassés, y avait que toi pour s’occuper des barbaroux ?

- Et tiens ! Et pourquoi pas ?

- Mais toi, alors, t’étais qui ? Maciste ?

- Et bon sang de bonsoir ! Et tu peux me dire pourquoi j’aurais pas dû m’en occuper, moi, des barbaroux ? Voyez vous ça ! Oh ! Ça ! Si tu veux pas que je la raconte, cette histoire, je peux m’arrêter. Tiens ! Voilà ! Vé ! Je vais me taire, tiens ! Hein ? Si tu me crois pas, pourquoi que je te la raconterais cette histoire ?

- Mais allez, je te crois, je te crois, allez ; raconte la moi, raconte, allez, raconte l’histoire…

- Et alors, j’y suis allé, et je les ai tous tués les barbaroux, voilà.

- Tous ? Oh là, là ! Mais comment tu as fait ?

- Et pourquoi que je te dirais comment j’ai, puisque tu me crois pas !

- Mais enfin, si tu me le dis pas, comment je pourrais te croire ?

- Allez, ça va.. Allez. Eh bien, je les ai pris, l’un après l’autre, un à coups de bâton ,un autre au poignard, schlaff ! la patte du cheval ! Et paf ! Le cheval qui tombe et le barbaroux , grand et gros, avec son armure très très lourde, il ne pouvait plus se lever. Les autres au fusil et à la mitraillette…

- Tiens donc ! Tu ne m’avais pas dit que t’avais un fusil et une mitraillette.

- Et sûr que j’avais… Tatatatatatata !

- Mais attends… A l’époque, ça existait les fusils et les mitraillettes ?

- Eh ! sûr.

- Mais enfin, à l’époque des armures, y avait pas de fusils…

- Et qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? En attendant moi j’en avais un, voilà ! Qui c’est qui la raconte cette histoire, hein ? Et tatatatatatata ! Tous ! Tous tués ! Alors je suis retourné voir les pairs de France. Et eux me regardaient, étonnés… “Mais comment as-tu fait ? Comment ? Qui es-tu noble chevalier ? Dis-moi ! Allons ! Dis-le ! Vite ! Allons !” Il n’y avait que Roland qui restait dans son coin sans rien dire. C’est qu’il était jaloux, tu comprends ? Et moi : “Très illustres chevaliers, messeigneurs pairs et barons, et vous, grand empereur, roi et général, à vos ordres, majesté. Je ne suis rien, je promenais tranquillement, montant la garde, car tel est mon travail ; et maintenant, passez, passez et allez ! Faites donc vos affaires et je ferai les miennes”,et parlant ainsi, je restais incliné…

- Incliné ? Et pourquoi incliné ?

- Eh ! Grand couillon ! Tu sais qui c’est, toi, les pairs de France ? Les chevaliers les plus puissants et les plus nobles et les plus forts qui jamais furent au monde ! Et l’empereur ! Dis ! Tu sais qui c’était l’empereur ?

- Ben ! Sûr, c’était Charlemagne.

- Justement, oui, Charlemagne…Et toi, devant Charlemagne,tu t’inclines pas ? Non ? Tu t’inclines pas ? Et c’est ainsi qu’eux sont partis de leur côté et moi du mien…

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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