BRIBES EN LIGNE
      sur la bouche pleine de bulles ici. les oiseaux y ont fait macles et roulis photo 3 raphaël dix l’espace ouvert au dans la caverne primordiale ainsi alfred… la rencontre d’une   (à    si tout au long (josué avait lentement       sur il en est des meurtrières. rita est trois fois humble. l’homme est la réserve des bribes "nice, nouvel éloge de la pour yves et pierre poher et dans les horizons de boue, de       dans de profondes glaouis bruno mendonça ço dist li reis : d’abord l’échange des à cri et à preambule – ut pictura vous deux, c’est joie et tes chaussures au bas de  il y a le       j̵ je t’enfourche ma rimbaud a donc deux ajouts ces derniers tout à fleur d’eaula danse si grant dol ai que ne le scribe ne retient pour maguy giraud et dans le pain brisé son À l’occasion de comme ce mur blanc le franchissement des li emperere s’est paroles de chamantu autre petite voix dans les carnets       au sauvage et fuyant comme       allong livre grand format en trois suite de  pour jean le sur la toile de renoir, les       au       sur les dessins de martine orsoni       l̵ antoine simon 12  née à la vie est ce bruissement le soleil n’est pas derniers vers sun destre il s’appelait josué avait un rythme       enfant       (       la       alla le 19 novembre 2013, à la avant dernier vers aoi on préparait passet li jurz, la noit est ensevelie de silence, samuelchapitre 16, versets 1 décembre 2001. temps où le sang se tout est prêt en moi pour       " recleimet deu mult     rien antoine simon 23 un tunnel sans fin et, à napolì napolì   le texte suivant a dernier vers doel i avrat, seul dans la rue je ris la guetter cette chose le geste de l’ancienne, et te voici humanité chaque automne les l’évidence station 1 : judas   trois tentatives desesperees dernier vers aoi       au sous l’occupation pour lee       &n quatrième essai rares (la numérotation des       allong vous avez vous avez chairs à vif paumes viallat © le château de thème principal : de l’autre journée de       et tu je ne sais pas si rêves de josué, ce qui fait tableau : ce temps de pierres cet article est paru quelques textes  hier, 17 il y a tant de saints sur 1- c’est dans     les fleurs du       qui       je       banlie pour helmut de soie les draps, de soie il ne s’agit pas de le lent déferlement  l’exposition  karles se dort cum hume un trait gris sur la       neige pour max charvolen 1) pour pierre theunissen la merci à la toile de l’illusion d’une tout le problème i en voyant la masse aux       apparu eurydice toujours nue à poussées par les vagues mon cher pétrarque, la langue est intarissable pour jean marie       sur       neige       la  dernières mises dernier vers aoi introibo ad altare nice, le 18 novembre 2004       il antoine simon 10 carissimo ulisse,torna a rm : nous sommes en vedo la luna vedo le quand il voit s’ouvrir, quatrième essai de ce qui fascine chez       assis dernier vers aoi toute une faune timide veille abstraction voir figuration     oued coulant ce monde est semé comme une suite de « voici a la femme au cher bernard onze sous les cercles l’instant criblé able comme capable de donner       une le pendu c’est pour moi le premier dernier vers aoi marcel alocco a quand vous serez tout       pour       la       ruelle     longtemps sur agnus dei qui tollis peccata se placer sous le signe de bernard dejonghe... depuis temps de bitume en fusion sur       crabe- le vieux qui je sais, un monde se avec marc, nous avons  les œuvres de les avenues de ce pays       fourr&       les si, il y a longtemps, les       &ccedi la lecture de sainte    tu sais certains soirs, quand je c’est la distance entre       &agrav    regardant à bernadette et…  dits de clquez sur       embarq ma mémoire ne peut me pour michèle aueret  on peut passer une vie f les marques de la mort sur ne faut-il pas vivre comme nécrologie je découvre avant toi       au envoi du bulletin de bribes     chant de Ç’avait été la       la   en grec, morías je désire un diaphane est le mot (ou       je antoine simon 5    nous l’impossible       les tromper le néant ne pas négocier ne est-ce parce que, petit, on       grimpa il n’était qu’un     à spectacle de josué dit dernier vers aoi dernier vers aoi       le  pour le dernier jour deux nouveauté, pour andré villers 1) avant propos la peinture est pour andré morz est rollant, deus en ad       aujour pour raphaël quant carles oït la dans l’effilé de     les provisions deuxième suite       & une fois entré dans la nos voix pour m.b. quand je me heurte pour martine, coline et laure je suis celle qui trompe     sur la ils sortent a l’aube des apaches,  le grand brassage des les plus terribles   je ne comprends plus j’oublie souvent et la force du corps,       "       en     le cygne sur       que le ciel de ce pays est tout apaches : dernier vers aoi       rampan madame, c’est notre       pav&ea dans le train premier deuxième essai dernier vers aoi f les feux m’ont   1) cette       baie le corps encaisse comme il       l̵ torna a sorrento ulisse torna un temps hors du d’un côté à sylvie     une abeille de la prédication faite       un  dernier salut au pour mes enfants laure et   dits de i.- avaler l’art par v.- les amicales aventures du       cette       apr&eg un homme dans la rue se prend des voiles de longs cheveux       dans madame est une torche. elle       ce paysage de ta tombe  et il était question non nous dirons donc rm : d’accord sur j’ai en réserve pour alain borer le 26 l’attente, le fruit j’ai ajouté lorsqu’on connaît une dernier vers aoi       le comme un préliminaire la       &agrav dernier vers s’il le 15 mai, à en 1958 ben ouvre à  epître aux non... non... je vous assure, clere est la noit e la pour le prochain basilic, (la       pav&ea bien sûrla je m’étonne toujours de la     &nbs l’impression la plus prenez vos casseroles et     pourquoi l’appel tonitruant du chaque jour est un appel, une et si tu dois apprendre à de mes deux mains 0 false 21 18 1 au retour au moment j’ai perdu mon et si au premier jour il lentement, josué    au balcon un besoin de couper comme de    7 artistes et 1 pour egidio fiorin des mots une il faut dire les   pour théa et ses normal 0 21 false fal  “s’ouvre j’ai travaillé même si       m&eacu   ces notes il semble possible (ô fleur de courge...     après   (dans le tu le sais bien. luc ne li emperere par sa grant       é f le feu m’a madame des forêts de encore une citation“tu “le pinceau glisse sur en introduction à il y a dans ce pays des voies dernier vers aoi À max charvolen et martin       fleur À peine jetés dans le alocco en patchworck © normalement, la rubrique   le 10 décembre des quatre archanges que "l’art est-il vous n’avez antoine simon 18 dernier vers aoi       sur quand nous rejoignons, en       aux face aux bronzes de miodrag     double madame chrysalide fileuse comment entrer dans une voudrais je vous ecrire sur antoine simon 22 bal kanique c’est f toutes mes etudiant à  zones gardées de       pass&e une autre approche de     hélas, il arriva que   marcel titrer "claude viallat,  “la signification       six   j’ai souvent régine robin, il faut aller voir dans les hautes herbes je suis la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Moi, Esclave
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Monticelli R.

"Moi, Esclave" a été écrit à l’occasion du travail de Max Charvolen sur le Trésor des Marseillais, à Delphes, en 2003. Lorsqu’il souhaitait affranchir un esclave, son propriétaire passait un contrat avec Apollon. Ce contrat était gravé sur une des pierres du soubassement du temple de ce dieu, à Delphes. Ce même temple au centre duquel se tenait la Pythie. Ce sont ainsi quelque 800 contrats qui apparaissent à Delphes... "Moi, esclave" en est une libre interprétation. Des parties de ce texte ont été gravées sur une sculpture de Charvolen, reprenant la forme de la mise à plat du trésor des Marseillais et installée à l’extérieur du Musée d’art contemporain de Gyeongnam, en Corée. La série fait par ailleurs l’objet de 11 oeuvres croisées, texte manuscrit sur des mises à plat numériques.
 
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libre de lever la tête et scruter le ciel quand bon lui semble attentif s’il le veut aux transformations des nuages aux parades des oiseaux liant la nuit les signes dispersés dans les bruissements des insectes de donner au grand théâtre sous ses yeux la mobilité des oiseaux et des nuages et à son intelligence les combinaisons de la nuit sans fin qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de fraterniser avec la sagesse des pierres leur lente sagesse et leur patience dans le sable du temps la poussière soufflée du fond du ciel la mémoire des ardeurs profondes et partager leur science du nombre et l’équilibre secret de leurs architectures qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre d’aller à la rencontre de l’eau s’unir à elle dans le sel de la mer dans les courants des fleuves et des torrents se savoir enfin frère par l’eau des peuples poissons et de tous les animaux qui partagent avec eux ces espaces n’avoir avec les peuples de l’eau que la mince frontière de la peau et sentir le mariage des fluides dans la fraîcheur des naissances qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre comme doivent l’être les frères de l’olivier et du chêne par eux enraciné dans le ventre de la terre et suçant sa force son miel se ramifiant aux abords du ciel avalant tous les vents et les formes amenuisées de l’eau accompagnant leurs déferlements de mer végétale jusqu’aux isthmes et faisant remonter les isthmes en soi jusqu’au trop plein jusqu’à devenir terre infinie de l’accueil des eaux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de sillonner la terre sous le ciel de jour comme de nuit de se mêler aux courses des fauves aux reptations aux envols courts des animaux timides jusqu’au bout du souffle jusqu’à n’être plus que ce tambour battu du dedans cœur explosant dans la sueur et le souffle raccourci peinant à passer par le goulot de la gorge rétréci qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de partager les rêves des rapaces courant dans l’air du ciel de s’imaginer regard fixe loupe saisissant dans les cercles lents de l’œil et du vol le monde la terre le sol et sur le sol le moindre mouvement de vie et de se voir fondre pierre lancée depuis le bord du ciel qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre parmi les hommes libre de marcher parmi eux de les regarder de leur adresser la parole et d’entendre leurs propos libre de regarder dans les yeux hommes et femmes et de mêler ses mots à leurs mots ses chants à leurs chants dans un surgissement perpétuel des aubes parmi des froissements d’ailes neuves et la levée des soupirs d’océan qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de jouir de son intimité sans qu’aucun regard n’ose se poser sur lui sinon celui lointain creusé d’absence d’un dieu n’avoir d’autre pensée d’autre soupir que de soi pour soi infiniment retiré dans ce carré sacré de soi même temple où s’abrite toute sainteté dans le défaut des dieux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de se fondre au corps aimé des femmes d’enfouir ses lèvres dans leurs plis et leurs creux humant les parfums de brise neuve corps plongé dans le fleuve du corps parmi les ondoiements les herbes les danses les affolements les apaisements ne cherchant seulement que l’entêtement de l’autre son nom son souffle ses battements sa sueur qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
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libre de fouler les pavés les bitumes d’aller par les cités sans se soucier de but ni de raison épousant la forme des immeubles la respiration des multitudes l’envol des avenues jouant des ombres naviguant dans le grand flot des foules et le bruit des pas portant sous le ciel de tous le beau titre de citoyen qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre de regarder sa mort en face de se savoir soumis à elle seule par elle seule apprivoisé tendrement venue du plus profond de lui portée par son inéluctable retour aux éléments premiers qui un temps se sont assemblés pour être lui et qu’ il rend à l’accomplissement du cycle librement qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
Publication en ligne : 24 avril 2010
Première publication : septembre 2003

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