BRIBES EN LIGNE
miguel a osé habiter       &agrav nice, le 8 octobre religion de josué il       sur pour julius baltazar 1 le rita est trois fois humble. janvier 2002 .traverse deuxième essai le 1254 : naissance de un temps hors du       baie       &n à propos des grands  référencem  tous ces chardonnerets merci à marc alpozzo un titre : il infuse sa 0 false 21 18 1 au retour au moment       voyage grant est la plaigne e large À perte de vue, la houle des       en ma mémoire ne peut me       je tout le problème   on n’est comme c’est clers fut li jurz e li       au r.m.a toi le don des cris qui passet li jurz, si turnet a       la dimanche 18 avril 2010 nous       un a propos d’une légendes de michel moisissures mousses lichens  les premières je t’ai admiré,  hier, 17 villa arson, nice, du 17 titrer "claude viallat, coupé en deux quand raphaël   un rm, le 2/02/2018 j’ai fait  dans le livre, le outre la poursuite de la mise     un mois sans ce qui aide à pénétrer le       dans raphaël rm : d’accord sur l’éclair me dure, dans l’innocence des       six le scribe ne retient f les rêves de la gaucherie à vivre,     au couchant   six formes de la la route de la soie, à pied, la cité de la musique       ton macles et roulis photo 7 etait-ce le souvenir    tu sais  l’exposition  mon cher pétrarque, pour lee       dans paroles de chamantu ce jour-là il lui ] heureux l’homme nos voix pas une année sans évoquer     les provisions  mise en ligne du texte pour andré errer est notre lot, madame, le plus insupportable chez je serai toujours attentif à dernier vers aoi raphaËl       " rm : nous sommes en ce paysage que tu contemplais l’erbe del camp, ki       au la vie est dans la vie. se "mais qui lit encore le       &eacut       l̵       dans bribes en ligne a le galop du poème me       deux les amants se deuxième apparition de antoine simon 20       le       en       il de profondes glaouis   ces notes la vie humble chez les pas même chaque jour est un appel, une vi.- les amicales aventures l’homme est un verre de vin pour tacher l’existence n’est mise en ligne il s’appelait li quens oger cuardise journée de       bonheu première je rêve aux gorges ne pas négocier ne       le vous n’avez madame a des odeurs sauvages cinquième essai tout à bernadette “le pinceau glisse sur il souffle sur les collines (de)lecta lucta   pour martine   est-ce que l’art c’est la jouer sur tous les tableaux le recueil de textes       pourqu       sabots temps de pierres dans la edmond, sa grande       s̵ carles respunt :       quand ma chair n’est je désire un l’impossible la terre nous la question du récit pour qui veut se faire une et si tu dois apprendre à en cet anniversaire, ce qui les plus vieilles       ma pour mon épouse nicole     vers le soir sequence 6   le une il faut dire les pour martine, coline et laure macles et roulis photo 6 thème principal :       au descendre à pigalle, se deuxième rupture : le pour michèle aueret « amis rollant, de nous avons affaire à de polenta       assis  monde rassemblé       l̵ antoine simon 32 clers est li jurz et li les cuivres de la symphonie       sur le le soleil n’est pas le proche et le lointain la bouche pleine de bulles       pass&e on dit qu’agathe « h&eacu       nuage madame est une se reprendre. creuser son merci à la toile de granz est li calz, si se des conserves ! dans l’innocence des je dors d’un sommeil de j’arrivais dans les c’est le grand dans le respect du cahier des       glouss maintenant il connaît le il en est des meurtrières. et il parlait ainsi dans la je meurs de soif elle ose à peine quand nous rejoignons, en je me souviens de troisième essai j’ai donc il aurait voulu être il n’était qu’un tant pis pour eux. dans les hautes herbes elle disposait d’une   ces sec erv vre ile dernier vers aoi a la libération, les d’un bout à   tout est toujours en le travail de bernard a la fin il ne resta que trois (mon souffle au matin       quand sur vos visages les       le       bonhe quelques autres à sylvie paien sunt morz, alquant   né le 7 "et bien, voilà..." dit les dessins de martine orsoni c’est un peu comme si, 1. il se trouve que je suis f le feu m’a à cri et à deuxième approche de  un livre écrit pour michèle     les fleurs du premier essai c’est       &n quand les eaux et les terres       " dans le patriote du 16 mars de pa(i)smeisuns en est venuz le coquillage contre un jour nous avons le passé n’est toulon, samedi 9 " je suis un écorché vif.  au mois de mars, 1166 pour jean gautheronle cosmos mon travail est une       j̵ toute une faune timide veille tromper le néant comme un préliminaire la ouverture d’une       et tu station 7 : as-tu vu judas se quelques textes réponse de michel ce texte m’a été derniers a christiane ki mult est las, il se dort iloec endreit remeint li os carcassonne, le 06 pour yves et pierre poher et à la mémoire de       sur mougins. décembre diaphane est le rossignolet tu la le nécessaire non madame est toute il n’y a pas de plus marie-hélène …presque vingt ans plus non... non... je vous assure, vertige. une distance il ne sait rien qui ne va     rien tout mon petit univers en j’oublie souvent et après la lecture de tout en vérifiant 1 la confusion des et voici maintenant quelques martin miguel art et béatrice machet vient de       b&acir derniers vers sun destre cliquetis obscène des dernier vers aoi nice, le 18 novembre 2004 si j’avais de son la mort d’un oiseau.       le madame est une torche. elle une fois entré dans la à propos “la les lettres ou les chiffres       la pie la nuit     faisant la l’évidence       cerisi       un     pluie du dans les carnets ce jour là, je pouvais dentelle : il avait il en est des noms comme du mise en ligne d’un       fourmi       bien glaciation entre zacinto dove giacque il mio se placer sous le signe de i en voyant la masse aux pour marcel références : xavier       " dessiner les choses banales ainsi alfred… antoine simon 24   iv    vers les routes de ce pays sont   un vendredi je suis occupé ces et que vous dire des la légende fleurie est nous lirons deux extraits de antoine simon 30 f toutes mes histoire de signes .       journ& je crie la rue mue douleur il avait accepté en ceste tere ad estet ja dans le ciel du sainte marie, josué avait un rythme libre de lever la tête très malheureux...       fleur mesdames, messieurs, veuillez       apr&eg pour mireille et philippe les plus terribles f les marques de la mort sur je ne peins pas avec quoi, j’aime chez pierre nous avancions en bas de de pareïs li seit la       deux "je me tais. pour taire.         &n on préparait carmelo arden quin est une j’ai travaillé       magnol dernier vers aoi dernier vers aoi si, il y a longtemps, les       neige apaches : À max charvolen et passent .x. portes, hans freibach : macao grise       banlie quatre si la mer s’est une image surgit traverse le lu le choeur des femmes de la communication est       tourne tout est possible pour qui a toi le don des cris qui       é patrick joquel vient de dernier vers aoi       sur f le feu s’est l’impression la plus la vie est ce bruissement vedo la luna vedo le la liberté de l’être mais jamais on ne autre petite voix et  riche de mes deuxième suite i mes doigts se sont ouverts si j’étais un vous deux, c’est joie et       bruyan       longte       au  la lancinante   marcel       nuage la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

| de BN à RM, le 2 juillet 2000 ->
De RM à BN le 30 juin 2000
Artiste(s) : Griot Ecrivain(s) : Monticelli R.

Nice, le 30 juin 2000

 

 
Cher Bernard Noël,
 
Je n’ai eu connaissance du travail de BGC, et plus particulièrement de sa démarche « Dans les bruits du monde » que l’année dernière. Bernadette avait pris contact avec moi pour que je lui fasse part d’une émotion pour le 18 février (la sainte Bernadette, justement !). Je n’ai pu lui répondre qu’au début juillet. Mais à partir de cette date, nous n’avons jamais cessé de correspondre, et j’ai mesuré peu à peu la dimension et de l’intérêt de son projet.
 
La proposition est simple et elle m’a paru forte : durant mille jours, d’avril 1997 à décembre 1999, chaque jour, Bernadette s’est adressée à une personne différente qui, pour une raison ou une autre, artistique ou non, avait provoqué en elle une émotion ; en échange, elle a demandé chaque fois, que son correspondant lui fasse part de son émotion du même jour.
 
Il s’agit bien d’une "performance", dans le sens qu’a pris ce mot dans l’art contemporain. C’est aussi une démarche qui s’inscrit dans la classique correspondance et dans le plus contemporain "mail art". C’est encore une exploration de l’écriture engagée par une artiste peintre et qui reçoit aussi un traitement plastique.
 
Il y a là autant de pistes à parcourir... Mais ce qui m’a intéressé le plus, dans le travail de Bernadette, c’est qu’elle déborde entièrement ces données habituelles de l’art en mettant en jeu de façon tout à fait inédite le temps, la masse, l’individu et l’altérité.
 
La poursuite des jours m’a d’abord fasciné : cette humilité d’abord qui consiste à inscrire son travail dans le quotidien, mais aussi cet entêtement, cette sensibilité particulière que donne la décision de se tenir chaque jour en éveil. Les mille jours sont achevés, mais la performance continue : Bernadette réunit, tape, réécrit, recompose, traite, toujours "affannata" après le temps qui va.
 
Cette poursuite des jours se fait dans le décompte, sous le signe du nombre, et le nombre sous le signe de l’Autre. 1000 c’est 1000 et c’est moins mille jours que mille "Autres". Et les 1000 jours cessent le 31 décembre 1999, pas un jour avant ni un jour après. Et si les réponses sont au nombre de 520, elles sont 520 et non 1000. Et si elle sont 666 ou 692, c’est ce nombre là que l’on dit et non un autre. Cette humilité dans la travail, je la retrouve ainsi sous la forme de la "véracité" (la "véridicité"). Bernadette ne truque rien, ni le temps ni les gens. Je ne sais si je serai capable de dire combien je trouve cela important : cette véracité me permet d’inscrire ma rêverie sur le temps, les autres et l’Autre dans des références crédibles - comme physiquement crédibles. Dans un sens, cette démarche, installée sur le temps et les nombres, m’a fait penser à celle d’Opalka.
 
Sous le signe de l’humilité, du nombre et de l’Autre. J’ai mis du temps, là encore, pour saisir combien la figure de l’Autre était importante dans ce travail. Combien et comment elle était importante. l’Autre, c’est le fond, sans doute, de tout le travail de l’art. Aussi devons nous être particulièrement attentif à ce que devient cette figure. Il aurait été facile à Bernadette de ne traiter les 1000 que comme masse. Voilà qui aurait bien tenu de la performance. Mais non ! Elle n’a pas visé mille cibles et accumulé mille noms, visages perdus dans la masse (me reviennent en mémoire ici les grandes compositions de visages -des centaines de visages- de Michel Houssin). Non. Chaque jour quelqu’un, dans son irréductible identité, et dans l’effet -unique- que lui, l’Autre, produit sur moi, est non pas "choisi" mais perçu, imposé dans la déroute des jours. A ce quelqu’un, différent chaque jour, chaque jour j’écris.Chaque jour je l’ai attendu et entendu, voix chaque jour différente. Et j’ai voulu avec lui engager parole, tisser voix et émotions. Tout le long des mille jours, j’ai recueilli les paroles, j’ai attendu les voix absentes, j’ai compté les manques, j’ai inventé une forme nouvelle de la "multitude". Et dans la multitude j’ai entretenu avec chacun un rapport différent.
 
Cet Autre que Bernadette sollicite et auquel elle donne place et voix, j’ai cru d’abord qu’il venait forcément des milieux de l’art et de la littérature. Jusqu’au jour où j’ai lu pour la première fois une de ses listes. Un poète fait le premier jour. Un poète aurait dû faire l’avant dernier. L’un a donné sa voix, l’autre son silence. Tous deux sont là, d’une certaine façon. Le dernier sollicité est l’enfant qui va naître. Il n’a pas encore de voix, ni de nom. En quoi il est, plus que quiconque, porteur de futur. Et entre le premier et les derniers jours, la multitude des rencontres, médecins et éducateurs, cordonniers et écrivains, gens des médias ou ménagères... Toutes les voix du monde dans les bruits du monde. Cette attention à tous !
 
J’ai le bonheur de suivre la démarche de Bernadette depuis près d’un an. Peu de travaux me paraissent ainsi développer une aussi "fraternelle" démarche. Bernadette me disait ne pas bien se reconnaître dans ce terme. C’est ma façon banale de parler de l’altérité et de la charger de millénaires. J’aime aussi sa façon de prendre en charge, d’assumer, l’absence de réponse, surdité, silence, incapacité, impossibilté... J’aime cette démarche qui parvient à éviter à tout moment l’indifférence et le mépris faciles. A propos des gens qui ne répondaient pas, Bernadette m’a écrit : "La suite leur appartient" : pour éviter le mépris, ne pas imposer le don, laisser toujours à l’Autre le repli de lui-même.
 
Voilà, cher Bernard Noël, dans quelles directions me pousse le travail de Bernadette. Quelques unes d’entre elles vous intéressent-elles ?
 

 

 

 

 

 

 

Publication en ligne : 25 avril 2010
Première publication : septembre 2000 / Notes et correspondance

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