BRIBES EN LIGNE
(josué avait derniers       m&eacu       aux    regardant la bouche pure souffrance       dans pour jean gautheronle cosmos Ç’avait été la       la pie je désire un       deux       reine       le       midi  au mois de mars, 1166 une errance de  au travers de toi je errer est notre lot, madame,       le       au livre grand format en trois     le cygne sur       je raphaËl       la antoine simon 24 troisième essai et madame porte à c’est extrêmement pour michèle deuxième essai le samedi 26 mars, à 15 présentation du clers est li jurz et li langues de plomba la sculpter l’air : que reste-t-il de la constellations et ce qui fascine chez "mais qui lit encore le dernier vers aoi inoubliables, les granz est li calz, si se deux mille ans nous la prédication faite abu zayd me déplait. pas dernier vers aoi le ciel de ce pays est tout deuxième apparition de  c’était vous êtes ecrire sur et tout avait       je       ( je ne saurais dire avec assez sainte marie,  la lancinante charogne sur le seuilce qui tout en travaillant sur les       que dernier vers aoi outre la poursuite de la mise s’ouvre la toujours les lettres : à la bonne sequence 6   le 0 false 21 18 macles et roulis photo 3 et la peur, présente antoine simon 20 elle réalise des dans les rêves de la franchement, pensait le chef, les textes mis en ligne f toutes mes je déambule et suis  les trois ensembles bernard dejonghe... depuis le numéro exceptionnel de de la la cité de la musique deux ajouts ces derniers décembre 2001. le bulletin de "bribes       m̵       glouss la brume. nuages l’art n’existe encore la couleur, mais cette comment entrer dans une quel étonnant  le livre, avec   en grec, morías f j’ai voulu me pencher vue à la villa tamaris       voyage  les éditions de   1) cette il était question non li emperere par sa grant des conserves ! au labyrinthe des pleursils au matin du iv.- du livre d’artiste dernier vers aoi   leonardo rosa 5) triptyque marocain       sur       le       pav&ea et encore  dits 1257 cleimet sa culpe, si polenta le vieux qui f le feu m’a l’erbe del camp, ki raphaël du fond des cours et des gardien de phare à vie, au     sur la       un de toutes les able comme capable de donner 1- c’est dans passent .x. portes, la communication est en cet anniversaire, ce qui     &nbs       ruelle villa arson, nice, du 17 paien sunt morz, alquant le grand combat : titrer "claude viallat,       les quelque chose     après       &agrav       avant grant est la plaigne e large dernier vers aoi 10 vers la laisse ccxxxii  improbable visage pendu     rien à bernadette       " chercher une sorte de       b&acir et voici maintenant quelques       & pierre ciel la poésie, à la certains soirs, quand je pour nicolas lavarenne ma dernier vers aoi      &       l̵   six formes de la       le "tu sais ce que c’est l’attente, le fruit dernier vers aoi monde imaginal, antoine simon 29 i mes doigts se sont ouverts dans l’effilé de les premières bien sûrla ecrire les couleurs du monde deuxième       nouvelles mises en me mon cher pétrarque, vi.- les amicales aventures antoine simon 19 le proche et le lointain pour andré villers 1) une autre approche de carmelo arden quin est une  tu ne renonceras pas.       six dans le pays dont je vous douce est la terre aux yeux pour angelo les doigts d’ombre de neige c’est la peur qui fait j’oublie souvent et dernier vers aoi dernier vers aoi ils sortent i en voyant la masse aux       en toute une faune timide veille dernier vers aoi (la numérotation des générations cet univers sans au commencement était le geste de l’ancienne, mille fardeaux, mille grande lune pourpre dont les comme une suite de karles se dort cum hume je m’étonne toujours de la pas sur coussin d’air mais « h&eacu       montag au rayon des surgelés       la       sur dont les secrets… à quoi poème pour « voici  dernier salut au attendre. mot terrible. l’une des dernières mesdames, messieurs, veuillez la bouche pleine de bulles la lecture de sainte a claude b.   comme le temps passe si vite, a propos d’une dernier vers aoi pour qui veut se faire une “le pinceau glisse sur       gentil f les rêves de 0 false 21 18 il avait accepté  martin miguel vient je suis bien dans madame, vous débusquez       apr&eg à propos “la f tous les feux se sont       droite     au couchant   tu le saiset je le vois antoine simon 13 pour michèle aueret ] heureux l’homme   la production dernier vers aoi chaque automne les les étourneaux ! pour jean marie ma chair n’est alocco en patchworck ©     chambre folie de josuétout est paysage de ta tombe  et vous dites : "un la fonction, raphaël je n’ai pas dit que le       j̵ tandis que dans la grande       arauca cet article est paru       d&eacu pure forme, belle muette, descendre à pigalle, se  hier, 17 le plus insupportable chez       allong des quatre archanges que       rampan       " temps de pierres Être tout entier la flamme à sylvie cher bernard de mes deux mains  la toile couvre les aux barrières des octrois   (dans le il existe deux saints portant je ne peins pas avec quoi,    seule au noble folie de josué,    si tout au long       je me temps de pierres dans la bribes en ligne a l’illusion d’une antoine simon 12       et nice, le 8 octobre l’instant criblé dernier vers aoi antoine simon 32 sept (forces cachées qui   la baie des anges très saintes litanies Éléments - c’est le grand       le f les marques de la mort sur chaises, tables, verres, À peine jetés dans le       crabe-       un sixième juste un mot pour annoncer       sur dans l’innocence des envoi du bulletin de bribes dernier vers aoi         ce       à       la   jn 2,1-12 :     &nbs  monde rassemblé janvier 2002 .traverse     extraire pour marcel de l’autre le 15 mai, à ici, les choses les plus cet article est paru dans le pour andrée  pour de pour jean-louis cantin 1.- madame des forêts de 1) notre-dame au mur violet       cerisi première       au dernier vers aoi nous viendrons nous masser       su le temps passe dans la au programme des actions ce qui importe pour l’homme est       le le géographe sait tout       v.- les amicales aventures du et que dire de la grâce dernier vers aoi 1.- les rêves de tout en vérifiant preambule – ut pictura   pour adèle et nous serons toujours ces   pour le prochain il existe au moins deux la terre a souvent tremblé ce monde est semé est-ce parce que, petit, on un nouvel espace est ouvert tout le problème ce va et vient entre vous avez (de)lecta lucta    de même que les       pass&e       fleure ...et poème pour À la loupe, il observa       grappe j’ai perdu mon À max charvolen et j’ai travaillé à propos des grands bal kanique c’est sur l’erbe verte si est       vu avez-vous vu       enfant après la lecture de essai de nécrologie,       journ& macles et roulis photo 1   si vous souhaitez avant propos la peinture est     quand la mort, l’ultime port, 1 la confusion des  un livre écrit comme c’est nos voix dernier vers aoi       st et il parlait ainsi dans la agnus dei qui tollis peccata   un vendredi les dieux s’effacent la parol

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Clefs : citations , peuples , monde , lutte

Ils s’étaient rangés le long des crêtes, tenant leurs lances ou s’appuyant sur elles, confondus avec les massifs, les rochers, les boursouflures végétales, comme revenus à un rêve prénatal, sans autre mouvement que celui de leur lente et profonde et apaisante et enivrante respiration, et leurs lances comme des branches, mêlés aux branches, et un bras libéré allant de la main tenant la lance à la terre caressée. Ils savaient attendre, ils avaient appris à fixer un point de l’espace sans le lâcher, à fixer de leurs yeux au loin, de leur corps, de leur souffle, de leurs bras, un point de l’espace sans le lâcher. Ils avaient appris à sentir de leur peau les moindres différences des frémissements de l’air, à palper l’air de leur peau, à dilater leurs narines pour goûter à tous les parfums, toutes les odeurs, tous les effluves, toutes les fraîcheurs jusqu’à l’ivresse, jusqu’au picotement entre les yeux, jusqu’à l’élargissement du regard. Ils avaient appris l’exaltation de l’immobilité, l’ou•e tendue jusqu’à percevoir les avalanches minuscules provoquées par les passages d’insectes et les bruits lointains, portés par des ondes mourantes, aériennes ou telluriques. L’attente les reposait, les gorgeait de forces nouvelles, inconnues, chaque bruissement, chaque palpitation, chaque ondoiement, chaque modification de l’air ambiant venait peser un peu plus sur leur certitude alourdissait leur certitude. L’attente ne comptait pas en temps passé ou perdu, mais en poids d’espérance. Ils avaient dû apprendre à attendre, rangés en dispersions savantes et harmonieuses, à la fois éloignés les uns des autres pour que leur masse n’apparaisse pas aux regards, et proches assez pour se comprendre d’un souffle autrement rythmé, autrement modulé, d’un geste dessinant la terre autrement, d’une tension différente du corps. Ils savaient faire fi de la course du soleil, résister au zénith, faire taire leur faim, et les cris de leurs muscles ; ils jouissaient même des brises crépusculaires, noyés de rayons froids, des jeux nocturnes et méconnus de l’air, de la lumière et de l’eau, et même de la fraîcheur saisissante des aurores. Ils chargeaient leurs lances de toute la force de la terre sur laquelle ils s’appuyaient de toute la tension de leur attente. Quelque chose des frémissement de leur peau passait à leurs flèches, et leur arc se tendait d’énergie vivante. Ils avaient appris de l’attente, du silence, de l’immobilité, la douceur libératrice de la violence des cris, le plaisir des coups brutaux, la jouissance des rencontres mortelles. Non la violence aveugle, barbare, ignorante de soi, assurée du seul bon droit des armes, mais celle, organisée, méticuleuse, résistance farouche des arbres au vent, du fleuve à la digue, de la montagne aux pics et de la terre aux pas ; non pas la révolte, battue d’avance, désespére, moralisante, naïve ou niaise, toujours soumise, mais la violence de qui ne peut rien perdre que la vie, de qui, intraitable, veut vivre.
Ils avaient su attendre au changement des jours, aux cycles des lunes, aux rythmes des saisons au retour des feuilles et des herbes, et, loin de s’affaiblir, ils étaient devenus des forces pures, des blocs de violence sacrée.



Quatorzième nécrologie dite de la contaminaiion par les Apaches

Ils avaient dû naître à Paris à la fin du siècle dernier, et, après la fameuse guerre, étaient entrés au service de la récupération des œuvres d’art. Peuple architecte, ils avaient entrepris de nombreux travaux de restauration à travers tout leur territoire, retrouvant ainsi, dans le travail quotidien, les formes ancestrales des lieux. On pouvait bien parler alors de sauvetages. Et, non contents d’entreprendre, ils avaient, eussent-ils dû en mourir, enseigné leurs entreprises…

“Je crois qu’il est de notre intérêt de ne pas nous quereller”

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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