BRIBES EN LIGNE
cliquetis obscène des de profondes glaouis "tu sais ce que c’est encore une citation“tu l’ami michel le nécessaire non ce monde est semé       crabe- carles li reis en ad prise sa       pourqu il avait accepté pour max charvolen 1) faisant dialoguer la fraîcheur et la deux nouveauté,       " dernier vers aoi elle ose à peine vi.- les amicales aventures je dors d’un sommeil de tout est prêt en moi pour paroles de chamantu ma mémoire ne peut me       la pie   ciel !!!! intendo... intendo ! petites proses sur terre       vu 1 au retour au moment quelques textes       le j’ai perdu mon       le rêve, cauchemar, passent .x. portes,       voyage sur l’erbe verte si est       bonhe mouans sartoux. traverse de bel équilibre et sa       sur le       "   l’oeuvre vit son o tendresses ô mes raphaël comment entrer dans une pure forme, belle muette,       grimpa coupé le sonà folie de josuétout est il n’était qu’un merle noir  pour madame porte à dernier vers aoi fragilité humaine. la mort, l’ultime port, que d’heures       cette pour lee zacinto dove giacque il mio  les trois ensembles « amis rollant, de bientôt, aucune amarre un jour nous avons       deux dernier vers aoi madame déchirée moi cocon moi momie fuseau   iv    vers antoine simon 11 j’ai parlé mougins. décembre antoine simon 21       la ouverture d’une macles et roulis photo 6 lorsqu’on connaît une   voici donc la rm : nous sommes en recleimet deu mult dorothée vint au monde j’ai donc       une antoine simon 17 il est le jongleur de lui si grant dol ai que ne j’écoute vos dernier vers aoi quand nous rejoignons, en béatrice machet vient de "si elle est  si, du nouveau il était question non printemps breton, printemps       tourne À perte de vue, la houle des       su nous savons tous, ici, que       d&eacu dix l’espace ouvert au on a cru à errer est notre lot, madame, les dernières       vaches poème pour générations   six formes de la le "patriote",  hier, 17 toi, mésange à       au       à       voyage mes pensées restent coupé en deux quand un besoin de couper comme de régine robin, je suis bien dans l’homme est pour nicolas lavarenne ma carcassonne, le 06 ne faut-il pas vivre comme depuis le 20 juillet, bribes l’existence n’est il y a dans ce pays des voies  zones gardées de attendre. mot terrible.       et il y a des objets qui ont la on peut croire que martine traquer juste un       sur ce n’est pas aux choses des voix percent, racontent 1257 cleimet sa culpe, si les petites fleurs des une errance de dernier vers aoi introibo ad altare       l̵ branches lianes ronces a supposer quece monde tienne à la mémoire de       un quatrième essai de  l’exposition  je ne saurais dire avec assez     hélas, diaphane est le       &agrav mise en ligne d’un  dans toutes les rues pour le prochain basilic, (la il en est des meurtrières. a la femme au c’est seulement au passet li jurz, si turnet a     au couchant et ces pour jean marie pur ceste espee ai dulor e nous avancions en bas de je suis ….omme virginia par la n’ayant pas (en regardant un dessin de ecrire les couleurs du monde je meurs de soif dans les carnets le vieux qui villa arson, nice, du 17 mille fardeaux, mille et te voici humanité il arriva que patrick joquel vient de seul dans la rue je ris la douze (se fait terre se       enfant       bien       je me  au mois de mars, 1166 abu zayd me déplait. pas       apparu       vu "ces deux là se je t’ai admiré, où l’on revient essai de nécrologie, cyclades, iii° ma chair n’est cher bernard ce jour-là il lui       jardin madame a des odeurs sauvages       la du fond des cours et des     nous     depuis violette cachéeton       pass&e la deuxième édition du pour andré l’art n’existe   tout est toujours en       sur       object quel étonnant douce est la terre aux yeux       ce la pureté de la survie. nul encore la couleur, mais cette madame chrysalide fileuse       ton       longte       droite       pour « voici    nous     longtemps sur allons fouiller ce triangle cet article est paru si tu es étudiant en       jonath effleurer le ciel du bout des paysage de ta tombe  et moisissures mousses lichens le ciel de ce pays est tout     rien samuelchapitre 16, versets 1       mouett macles et roulis photo 1 "ah ! mon doux pays, troisième essai difficile alliage de (vois-tu, sancho, je suis     de rigoles en     faisant la ses mains aussi étaient cinquième essai tout pour martine f les feux m’ont pour daniel farioli poussant autres litanies du saint nom able comme capable de donner  mise en ligne du texte pour andré villers 1)  jésus       "  le "musée       " histoire de signes . tout en vérifiant raphaËl des voiles de longs cheveux deuxième apparition pour yves et pierre poher et Être tout entier la flamme pierre ciel marie-hélène je suis celle qui trompe bernard dejonghe... depuis deuxième approche de accorde ton désir à ta dans le patriote du 16 mars tous ces charlatans qui maintenant il connaît le qu’est-ce qui est en dernier vers aoi le lent déferlement de toutes les pour mes enfants laure et       ma         &n saluer d’abord les plus   la production       dans autre petite voix la brume. nuages et nous n’avons rien ce paysage que tu contemplais       &agrav rita est trois fois humble. marcel alocco a       le    en reflets et echosla salle nous lirons deux extraits de a la fin il ne resta que       le     cet arbre que       parfoi et combien mi viene in mentemi les lettres ou les chiffres  dernier salut au  l’écriture temps de bitume en fusion sur dernier vers aoi antoine simon 27   en grec, morías 0 false 21 18 un soir à paris au quatrième essai rares "pour tes       m̵ genre des motsmauvais genre j’aime chez pierre dernier vers doel i avrat, dernier vers aoi   tout mon petit univers en nécrologie a l’aube des apaches, religion de josué il pour julius baltazar 1 le sixième   si vous souhaitez       dans d’ eurydice ou bien de station 4 : judas  deux ce travail vous est six de l’espace urbain,       la vous n’avez dernier vers aoi la réserve des bribes vertige. une distance       les lorsque martine orsoni assise par accroc au bord de karles se dort cum hume bribes en ligne a madame, c’est notre       qui   est-ce que  il est des objets sur   je n’ai jamais i en voyant la masse aux après la lecture de antoine simon 23 1 la confusion des       force le 23 février 1988, il dieu faisait silence, mais rien n’est plus ardu peinture de rimes. le texte station 3 encore il parle janvier 2002 .traverse il ne s’agit pas de pour pierre theunissen la à la bonne c’est ici, me pour jean gautheronle cosmos et si tu dois apprendre à antoine simon 19 mieux valait découper       sur nice, le 30 juin 2000       &agrav envoi du bulletin de bribes des conserves ! ma voix n’est plus que quand sur vos visages les dernier vers aoi passet li jurz, la noit est  il y a le de pareïs li seit la dernier vers aoi madame, vous débusquez une fois entré dans la j’entends sonner les   le texte suivant a sixième r.m.a toi le don des cris qui pour jean-marie simon et sa quelque temps plus tard, de toute une faune timide veille ainsi va le travail de qui (josué avait lentement madame est toute À la loupe, il observa est-ce parce que, petit, on ma voix n’est plus que       avant une autre approche de il tente de déchiffrer, je t’enfourche ma deuxième apparition de pour martin aux barrières des octrois  “comment art jonction semble enfin journée de la fonction, des quatre archanges que la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

<- 18 février | Echos de bribes sur remue.net ->
Pour apprivoiser un barbare
Artiste(s) : Baltazar Ecrivain(s) : Monticelli R.


Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...


 


Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.


Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de "terra amata"’ terre aimée.


Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de "justesse" dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?


Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.


J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.


Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.


Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent "la terre informe", cette "matière informe que Dieu fit de rien" ... "comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre." Matière et matrice.


Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.


En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, "parole sans mot", "paysage sans nom", "alphabet de l’univers" émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un "paysagiste" particulier, un peintre concret, d’un "lyrisme expressif"... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.


Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque "le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau"... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet "art raffiné des dernières retouches" du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait "çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels". Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.


Comme derniers mots, cette citation :


« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...


Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

Publication en ligne : 20 février 2011
/ catalogue d’exposition

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