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grant est la plaigne e large       la il s’appelait mouans sartoux. traverse de   un       vu si, il y a longtemps, les au seuil de l’atelier « e ! malvais karles se dort cum hume madame dans l’ombre des zacinto dove giacque il mio et c’était dans ce qui aide à pénétrer le pour martin tendresses ô mes envols     pluie du antoine simon 22 sa langue se cabre devant le ce n’est pas aux choses i mes doigts se sont ouverts antoine simon 5 dernier vers aoi   pour le prochain un titre : il infuse sa le galop du poème me pour daniel farioli poussant le 15 mai, à   pour théa et ses et que vous dire des temps de bitume en fusion sur certains soirs, quand je des voiles de longs cheveux tant pis pour eux. (ma gorge est une     le je découvre avant toi  pour jean le        les premières immense est le théâtre et on cheval halt sunt li pui e mult halt même si 1 la confusion des "moi, esclave" a     après très malheureux... du bibelot au babilencore une lentement, josué   la production et il fallait aller debout art jonction semble enfin la vie humble chez les la musique est le parfum de religion de josué il et je vois dans vos   au milieu de 0 false 21 18     oued coulant  les œuvres de       vu     [1]      sur la       gentil       une il est le jongleur de lui 1257 cleimet sa culpe, si “dans le dessin       dans dernier vers aoi   jouer sur tous les tableaux il y a dans ce pays des voies autre citation       " cyclades, iii°       magnol « pouvez-vous samuelchapitre 16, versets 1   d’un coté, les plus terribles       les le 2 juillet deuxième apparition de l’autre madame, on ne la voit jamais li emperere par sa grant   né le 7 antoine simon 27 sequence 6   le les doigts d’ombre de neige " je suis un écorché vif. viallat © le château de un jour nous avons antoine simon 26 toujours les lettres : pluies et bruines,       p&eacu dernier vers aoi (en regardant un dessin de pour andré rm : nous sommes en le texte qui suit est, bien ce jour là, je pouvais on trouvera la video  on peut passer une vie       nuage soudain un blanc fauche le       grappe mougins. décembre une il faut dire les     son marcel alocco a   ces notes quelques textes 0 false 21 18 ...et poème pour       &ccedi elle réalise des beaucoup de merveilles   pour adèle et       é madame des forêts de envoi du bulletin de bribes quatrième essai rares violette cachéeton       midi antoine simon 20   l’oeuvre vit son troisième essai       d&eacu alocco en patchworck © antoine simon 3 Ç’avait été la etait-ce le souvenir vous êtes f les marques de la mort sur  “s’ouvre n’ayant pas pour jean marie a l’aube des apaches,       le       &agrav antoine simon 9 l’art n’existe c’est pour moi le premier       le autres litanies du saint nom à propos des grands 7) porte-fenêtre  ce qui importe pour il existe deux saints portant f qu’il vienne, le feu attention beau antoine simon 6 antoine simon 29 branches lianes ronces dernier vers aoi       le les textes mis en ligne f les feux m’ont normalement, la rubrique     " la liberté s’imprime à maintenant il connaît le en cet anniversaire, ce qui   adagio   je aux barrières des octrois       rampan  l’écriture inoubliables, les able comme capable de donner laure et pétrarque comme en introduction à       j̵ non... non... je vous assure, je suis celle qui trompe ki mult est las, il se dort il y a des objets qui ont la equitable un besoin sonnerait       il       deux d’un côté références : xavier pour martine, coline et laure cher bernard       il  pour le dernier jour s’égarer on       je me pour douze (se fait terre se tout en vérifiant attelage ii est une œuvre toute trace fait sens. que       sur 0 false 21 18 …presque vingt ans plus       embarq se reprendre. creuser son il ne reste plus que le je t’enfourche ma nice, le 18 novembre 2004 ne faut-il pas vivre comme madame déchirée  epître aux les étourneaux ! il en est des meurtrières. à bernadette 1-nous sommes dehors. toulon, samedi 9       que f le feu est venu,ardeur des     du faucon       dans peinture de rimes. le texte     le cygne sur   on n’est f le feu s’est janvier 2002 .traverse madame, vous débusquez et si au premier jour il  je signerai mon       mouett a christiane la lecture de sainte pure forme, belle muette, a ma mère, femme parmi pour jean gautheronle cosmos un homme dans la rue se prend       sur le       au       la une errance de       sur comme un préliminaire la       ( mesdames, messieurs, veuillez dernier vers aoi o tendresses ô mes diaphane est le mot (ou  jésus   la baie des anges       dans attendre. mot terrible. ici, les choses les plus       glouss  la toile couvre les la force du corps,       bonhe pour michèle gazier 1       descen       allong sculpter l’air : a propos d’une       tout est prêt en moi pour dont les secrets… à quoi dernier vers aoi v.- les amicales aventures du la réserve des bribes       ma josué avait un rythme de prime abord, il       l̵     hélas,       la granz fut li colps, li dux en il aurait voulu être moisissures mousses lichens pour martine     &nbs       au       parfoi   si vous souhaitez tendresse du mondesi peu de dans le pays dont je vous       crabe- dans les carnets tes chaussures au bas de dans l’effilé de     au couchant troisième essai et passet li jurz, la noit est j’ai changé le  improbable visage pendu mult est vassal carles de depuis ce jour, le site edmond, sa grande   saint paul trois pour andrée il en est des noms comme du       marche j’ai longtemps À l’occasion de f toutes mes nice, le 8 octobre si elle est belle ? je antoine simon 11       quand li emperere s’est petit matin frais. je te agnus dei qui tollis peccata l’attente, le fruit la liberté de l’être dans le pain brisé son sainte marie, "le renard connaît la chaude caresse de dorothée vint au monde j’entends sonner les       fourr& la bouche pleine de bulles       voyage ce va et vient entre dans le train premier rêve, cauchemar,   maille 1 :que mais non, mais non, tu carissimo ulisse,torna a poème pour lancinant ô lancinant       dans dans le respect du cahier des quand les eaux et les terres le coquillage contre histoire de signes . au matin du nous serons toujours ces       soleil       &agrav dans l’innocence des je déambule et suis in the country thème principal : pour mon épouse nicole a dix sept ans, je ne savais cliquetis obscène des l’appel tonitruant du dix l’espace ouvert au     chambre  au mois de mars, 1166 au lecteur voici le premier la mort, l’ultime port,  tous ces chardonnerets macles et roulis photo 6 pas sur coussin d’air mais deux mille ans nous c’était une station 7 : as-tu vu judas se des conserves ! sous la pression des ma chair n’est quand vous serez tout suite de       bruyan       ruelle ses mains aussi étaient les cuivres de la symphonie avant dernier vers aoi deuxième apparition de   (dans le 1254 : naissance de carissimo ulisse,torna a le vieux qui       bonheu il pleut. j’ai vu la madame est la reine des un tunnel sans fin et, à je suis antoine simon 13 nice, le 30 juin 2000 À perte de vue, la houle des la fonction,  si, du nouveau on croit souvent que le but il n’est pire enfer que       six je ne saurais dire avec assez  monde rassemblé il avait accepté diaphane est le franchement, pensait le chef, antoine simon 10       cette    en le franchissement des la légende fleurie est « amis rollant, de buttati ! guarda&nbs temps de cendre de deuil de "l’art est-il dernier vers aoi     double mi viene in mentemi dernier vers que mort la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

<- 18 février | Echos de bribes sur remue.net ->
Pour apprivoiser un barbare
Artiste(s) : Baltazar Ecrivain(s) : Monticelli R.


Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...


 


Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.


Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de "terra amata"’ terre aimée.


Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de "justesse" dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?


Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.


J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.


Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.


Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent "la terre informe", cette "matière informe que Dieu fit de rien" ... "comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre." Matière et matrice.


Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.


En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, "parole sans mot", "paysage sans nom", "alphabet de l’univers" émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un "paysagiste" particulier, un peintre concret, d’un "lyrisme expressif"... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.


Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque "le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau"... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet "art raffiné des dernières retouches" du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait "çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels". Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.


Comme derniers mots, cette citation :


« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...


Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

Publication en ligne : 20 février 2011
/ catalogue d’exposition

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