BRIBES EN LIGNE
dieu faisait silence, mais dentelle : il avait et si au premier jour il carles li reis en ad prise sa normalement, la rubrique "si elle est antoine simon 33 antoine simon 17 antoine simon 31  avec « a la  dans toutes les rues générations siglent a fort e nagent e       o       &agrav c’était une     le       fleur antoine simon 32 quatre si la mer s’est et  riche de mes       " guetter cette chose quatrième essai de pour frédéric nous savons tous, ici, que « 8° de elle réalise des       je       parfoi antoine simon 19 le temps passe dans la nouvelles mises en dernier vers aoi   que signifie       force  “... parler une onze sous les cercles       m̵ pour raphaël deux nouveauté, les dernières       l̵     nous le coquillage contre le pendu       deux   jn 2,1-12 : là, c’est le sable et jusqu’à il y a dernier vers aoi   adagio   je pas facile d’ajuster le si j’avais de son  de même que les nous serons toujours ces des voiles de longs cheveux 1254 : naissance de       deux    seule au dans ma gorge pour max charvolen 1)         &n et voici maintenant quelques i.- avaler l’art par aux barrières des octrois       b&acir de soie les draps, de soie dernier vers aoi envoi du bulletin de bribes a toi le don des cris qui la chaude caresse de quelques autres il pleut. j’ai vu la pluies et bruines,       apr&eg       pav&ea     après est-ce parce que, petit, on pas une année sans évoquer     rien art jonction semble enfin dernier vers aoi quel ennui, mortel pour janvier 2002 .traverse il est le jongleur de lui vous avez on cheval la vie est ce bruissement dimanche 18 avril 2010 nous  au mois de mars, 1166 madame dans l’ombre des       dans que reste-t-il de la         or tous ces charlatans qui la mort d’un oiseau. l’heure de la   pour le prochain le ciel est clair au travers les textes mis en ligne       au douce est la terre aux yeux de mes deux mains "mais qui lit encore le ce texte m’a été ma voix n’est plus que       le pas même  les éditions de (de)lecta lucta   etudiant à spectacle de josué dit patrick joquel vient de       l̵ on préparait fragilité humaine. dernier vers aoi       cerisi   voici donc la giovanni rubino dit voile de nuità la l’ami michel   dits de non, björg, seul dans la rue je ris la       alla d’abord l’échange des pour maxime godard 1 haute pour nicolas lavarenne ma abu zayd me déplait. pas les étourneaux ! au rayon des surgelés  tous ces chardonnerets       quinze   1) cette trois (mon souffle au matin dans un coin de nice, la liberté de l’être et que dire de la grâce la gaucherie à vivre, pour michèle gazier 1) démodocos... Ça a bien un sous la pression des  hier, 17 glaciation entre la rencontre d’une et ces a ma mère, femme parmi (dans mon ventre pousse une       j̵ un trait gris sur la grant est la plaigne e large ils sortent comment entrer dans une  “ne pas in the country à cri et à macles et roulis photo 6 macles et roulis photo 1 dernier vers aoi       sur rêves de josué, pour maguy giraud et f dans le sourd chatoiement     quand des conserves ! napolì napolì il semble possible       pav&ea       fourr& l’une des dernières nice, le 8 octobre pour jean-marie simon et sa       apparu       une       m̵ abstraction voir figuration       que       grimpa chaque jour est un appel, une "l’art est-il       journ&  le grand brassage des décembre 2001. pour du bibelot au babilencore une       crabe-       ce les routes de ce pays sont (ma gorge est une et il fallait aller debout intendo... intendo ! de proche en proche tous     faisant la       gentil troisième essai « amis rollant, de « pouvez-vous pour yves et pierre poher et peinture de rimes. le texte dernier vers aoi c’est la chair pourtant dorothée vint au monde il souffle sur les collines si tu es étudiant en iv.- du livre d’artiste je découvre avant toi le géographe sait tout l’appel tonitruant du pour angelo deuxième dernier vers aoi         la clers est li jurz et li raphaël antoine simon 7 antoine simon 21 rien n’est rita est trois fois humble.       sur lu le choeur des femmes de une errance de ( ce texte a antoine simon 29 dans le respect du cahier des ouverture de l’espace aucun hasard si se   est-ce que bernard dejonghe... depuis portrait. 1255 : le bulletin de "bribes a la libération, les 1.- les rêves de face aux bronzes de miodrag il aurait voulu être l’erbe del camp, ki quand les mots "moi, esclave" a je t’ai admiré,       fourmi deux ce travail vous est mise en ligne il faut aller voir       neige pour marcel       &agrav attendre. mot terrible. allons fouiller ce triangle       à toute une faune timide veille antoine simon 18 c’est la distance entre écoute, josué, a grant dulur tendrai puis il avait accepté j’ai ajouté « h&eacu       &agrav légendes de michel quelque chose la mastication des       dans       la je meurs de soif rossignolet tu la       "  le "musée dernier vers aoi  pour de ce qui fait tableau : ce ce monde est semé rm : nous sommes en  epître aux il n’y a pas de plus passent .x. portes, sa langue se cabre devant le certains soirs, quand je juste un temps de cendre de deuil de ne pas négocier ne une fois entré dans la f tous les feux se sont À perte de vue, la houle des se placer sous le signe de agnus dei qui tollis peccata "tu sais ce que c’est       sur     hélas, (ô fleur de courge... dans le pain brisé son   3   

les quai des chargeurs de il arriva que pour michèle vous deux, c’est joie et       sur j’ai en réserve autre citation monde imaginal,       un       &agrav       bonheu       la normal 0 21 false fal journée de temps de pierres dans la antoine simon 14 couleur qui ne masque pas dans ce périlleux l’impossible     chant de le lourd travail des meules cet article est paru dans le halt sunt li pui e mult halt lorsqu’on connaît une  dans le livre, le       pour antoine simon 15 coupé le sonà  je signerai mon ici, les choses les plus pour philippe vos estes proz e vostre sainte marie, station 5 : comment deuxième essai dernier vers aoi préparation des pour andré avant dernier vers aoi la légende fleurie est   je n’ai jamais morz est rollant, deus en ad clers fut li jurz e li       droite « e ! malvais accorde ton désir à ta       le madame des forêts de       su …presque vingt ans plus     du faucon c’est pour moi le premier    il       &agrav pour daniel farioli poussant la liberté s’imprime à à sylvie à propos des grands grande lune pourpre dont les dernier vers doel i avrat,       les la force du corps, dernier vers aoi mult est vassal carles de ce va et vient entre je serai toujours attentif à je suis bien dans avec marc, nous avons je suis occupé ces pur ceste espee ai dulor e le scribe ne retient etait-ce le souvenir granz est li calz, si se     oued coulant la littérature de  référencem de pareïs li seit la       entre franchement, pensait le chef, antoine simon 9 a la femme au vous n’avez     depuis dernier vers aoi antoine simon 27 archipel shopping, la     m2 &nbs       jardin   se ajout de fichiers sons dans la poésie, à la À l’occasion de ensevelie de silence,       sur       en pour mes enfants laure et       sabots dernier vers aoi "je me tais. pour taire. heureuse ruine, pensait Ç’avait été la de toutes les ce pays que je dis est la parol

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MARCEL ALOCCO

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L’écriture en bribes
© Marcel Alocco

entretien Alocco - Monticelli



 


Marcel Alocco :Par mes études en « lettres modernes », j’avais une connaissance plutôt littéraire et assez vague de Dada, bien meilleure du Surréalisme. Côté arts plastiques, Matisse, Picasso, Léger, mais une connaissance très confuse des abstractions, je mélangeais tout. Être formé aux concepts plus qu’aux pratiques aurait dans cette période ses avantages. Cependant, au tout début des années soixante, il m’a fallu pour passer de la culture dominante du Lycée et de l’Université aux propositions Fluxus remettre tous mes repères en question...Sans trop de difficultés finalement, mes positions n’étant pas encore bien établies. Tu as sans doute comme moi, bien que quelques années plus tard, été aussi brutalement confronté aux idées des avant-gardes vivantes...


Raphaël Monticelli : En t’écoutant j’ai cru que tu citais quelque chose que j’avais dû écrire quelque part et dont le souvenir incertain n’était pas tout à fait perdu…


Marcel Alocco : Reprise sans doute de moments évoqués lors de nos entretiens de 1975 – 1976. *


Raphaël Monticelli : Oui. Comme toi, j’ai été confronté aux idées des avant-gardes vivantes qui ont remis en question tous mes repères. Pour moi, ce fut à partir de 66-67. Quand je me suis mis à fréquenter, après le club Vaguants, le magasin de Ben et que je t’ai rencontré dans ces deux endroits. À vrai dire, les choses se sont faites plus difficilement pour moi, ou avec plus de souffrance, apparemment. Peut-être parce que j’étais très profondément marqué par la métrique classique, par le christianisme et le catholicisme (le Verbe qui se fait chair, le mystère de l’Eucharistie…), la liturgie, l’art roman, les impressionnistes, les primitifs siennois… Bach… Et que ce que je découvrais chez Ben, chez les Nouveaux Réalistes, chez Duchamp et… dans ton atelier m’imposait, du moins c’est ce que je croyais, de jeter tout cela par dessus les moulins. J’ajouterais bien que c’est en même temps la découverte de l’œuvre de Marx : toute ma théologie était mise en cause par ce matérialisme rayonnant, et efficace.


Marcel Alocco : Nous en avons disputé dans les mêmes entretiens...


Raphaël Monticelli : J’ai donc vécu pendant des années la confrontation avec les propositions des avant-gardes comme un déchirement continuel : à la fois ces propositions me convenaient parce qu’elles étaient « actives », « productives », qu’elles me donnaient à penser ; en même temps j’avais du mal à me résoudre aux pertes que je croyais qu’elles m’imposaient… Quand je dis « des années »… ça a duré tout le long des années 70.


Marcel Alocco : Bien sûr, nos différences de pratiques ne sont pas issues seulement de la chronologie. Tu avais une culture familiale, de fortes racines, alors que la coupure de ma famille avec son origine a été totale. À peine quelques bribes dialectales... Niçois et piémontais élémentaires, italien et français usuels bricolés... La religion ? À peine une étiquette sociale. Dans ma démarche littéraire ou plastique, le même problème constant : à partir de critères mal assurés, structurer une cohérence avec l’impression d’être toujours submergé par la multitude des possibles. Lorsque je me suis retrouvé grâce à quelques hasards heureux, au lycée puis en fac, nous ne manquions pas de concepts, nous vivions une confiante expansion des sciences humaines. Mais si la boîte à outils était pleine, les compatibilités n’étaient pas évidentes. Le bon côté de la chose était que dans mes choix intellectuels je pouvais opter pour la fuite en avant, m’aventurer : je n’avais rien à perdre.


Raphaël Monticelli : En effet... S’il est vrai que tu avais le sentiment que tu n’avais rien à perdre, c’est une grande différence entre nous. J’avais l’impression que nos choix intellectuels, nos « mises en cause » comportaient de considérables enjeux. Mais il fallait « courir le risque ». Il fallait « faire mourir le vieil homme ». Depuis, j’ai compris que ces choix, ces risques, étaient la seule façon de m’approprier de façon vivante ce que je croyais qu’ils me faisaient perdre...


Marcel Alocco : Oui, enjeux considérables. Mais ça m’amuse de penser aujourd’hui que j’étais face à la culture comme Pascal avec son pari : si je n’étais rien, je n’allais pas plus bas que mon rien ; si ça comptait, c’était tout bénéfice. Finalement, pas très original : c’est le cas de tout intellectuel sincère et conscient...


En ce début 2011, tu présentes une expo à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice. C’est forcément d’une certaine manière un autoportrait, avec les années de formation, les développements adultes, la maturité... Comment vois-tu ce bilan provisoire ? Quelles en sont les lignes de force ?


Raphaël Monticelli : Cette exposition me permet de faire le point sur des aspects de mon travail que j’ai peu ou pas montrés. Connus seulement, et partiellement, par quelques amis. J’ai fait de la critique et de la formation à la littérature et à l’art. Pour comprendre les démarches des artistes, et les enjeux de ce démarches, et partager ce que j’en comprenais. Mais la critique et la formation ne me suffisaient pas pour comprendre... j’avais besoin d’expérimenter, de mettre la main à la pâte.


Marcel Alocco :Comme j’avais besoin de passer par l’écriture, dans les oeuvres ou partitions Fluxus, et « l’Idéogrammaire ».


Raphaël Monticelli : Ce sont ces expérimentations que je présente à la BMVR. Ça donne trois types d’objets : des choses que j’ai réalisées seul (mes livres d’artistes), d’autres qui résultent de collaborations avec quelques dizaines d’artistes, dont toi, et d’autres bricoles, que l’on pourrait classer dans la bibliophilie. Dans tous les cas, ce qui m’interroge, c’est la relation entre l’art et la littérature.


 


Marcel Alocco :


A partir de 1964, progressivement, je travaille de plus en plus en relation avec des artistes ou écrivains italiens qui s’intéressent à Fluxus ou bien sont dans la mouvance de la Peinture / Poésie Spatiale : Comme Gianni-Emilio Simonetti, Daniela Palazzoli, Magdalo Mussio, Guiseppe Chiari, William Xerra, Nanni Cagnone, Mario Diacono, Giancarlo Nanni, Parmiggiani, Carmen Gregotti, Maurizio Nannuci... Tu en as rencontré chez moi, Ferdinando Albertazzi, Maurizio Osti, et quelques autres. En 1968, nous rédigeons tous deux INterVENTION A, qui sera publié cosigné par le groupe informel, et signé par nous deux, INterVENTION B « Préliminaires ou BASIC-POESIE ». C’est vers cette époque que tu commences à travailler avec ta machine à écrire, les tapuscrits étant, papier et encre massifiés, le matériau de tes productions... plastiques. En quoi tu aurais pu en 1972 être dans « Textruction » !


Raphaël Monticelli :Pas si sûr... J’étais prof à Pithiviers, en 72, j’y initie mes recherches pédago pendant que le projet des "bribes" commence à me travailler fort. Parce que c’est le texte qui me préoccupe, et ce que je voyais de Textruction, qui m’intéressait beaucoup, travaillait davantage sur le mot, ou certains mots, que sur le texte même. Si je ne me trompe pas, Duchêne commence son extraordinaire "journal d’Il" deux ans plus tard. J’aurais pu faire groupe avec lui, alors... Tu parlais des Italiens. J’avais, j’ai toujours, pour eux une grande admiration, pour Cagnone et Mussio, particulièrement. Mais j’avais aussi des admirations françaises... Henri Chopin, par exemple, ou Garnier... J’étais aussi très impressionné par le travail de Ben, à l’époque...


Marcel Alocco :La BMVR présentera donc une quarantaine d’années d’itinéraire ... « d’écritures plasticiennes ».


Raphaël Monticelli : Les plus anciennes réalisations présentées (elles sont de 67-68) sont des livres d’artiste. En gros, la question est de savoir ce que devient le travail littéraire quand on lui applique les procédures et démarches de l’art. ma première collaboration débute avec Charvolen, en 1974, j’ai poursuivi dès l’année suivante avec Miguel... depuis cette époque je cherche à savoir comment le travail littéraire est affecté lorsqu’on le confronte directement avec une démarche plastique dans l’espace plastique de cette démarche. Naturellement, c’est d’autant plus intéressant qu’on passe à des démarches complètement différentes, qu’on change d’univers artistique : ça oblige à des postures littéraires parfois inattendues. A de constantes mises en causes. Rien à voir entre Charvolen et Orsoni, Lorin, Popet ou Sierra par exemple. Ces sortes d’incursions dans l’altérité m’ont énormément appris. Dans la dernière période, j’ai continué le travail avec Charvolen, et ça a donné une coloration particulière à ma série de Bribes, mais j’ai ouvert d’autres chantiers avec Partezana ou Mohen, par exemple.


Dans la bibliophilie, la rencontre bénéficie de l’intermédiaire d’un éditeur. Ma démarche est proche de celle que je viens de décrire, mais l’éditeur est le maître du jeu, et c’est encore une autre forme d’aventure que je dois à des gens comme Auréglia, Fiorin, Mantoux Gignac ou Gilbert Baud, et dont on trouvera aussi des exemples à la BMVR.


 


 


* Voir : Marcel Alocco « Des écritures en Patchwork » Z’éditions – Alain Amiel, Nice 1987


et les sites : Alocco.com et Bribes-en-ligne

Publication en ligne : 22 février 2011
Première publication : décembre 2010

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