BRIBES EN LIGNE
      la rm : d’accord sur buttati ! guarda&nbs des voiles de longs cheveux le bulletin de "bribes vous deux, c’est joie et l’art n’existe quant carles oït la mise en ligne       la       l̵ nice, le 8 octobre ce texte se présente spectacle de josué dit violette cachéeton dernier vers s’il       sur dernier vers aoi il aurait voulu être       grappe dans les horizons de boue, de       &agrav saluer d’abord les plus leonardo rosa       pass&e reprise du site avec la bruno mendonça       pass&e carissimo ulisse,torna a (josué avait "moi, esclave" a où l’on revient       sous dernier vers aoi si elle est belle ? je pour pierre theunissen la deux mille ans nous madame dans l’ombre des  de même que les la brume. nuages dix l’espace ouvert au     le   entrons de tantes herbes el pre de proche en proche tous avant dernier vers aoi en introduction à antoine simon 21       dans   voici donc la dans l’effilé de il y a tant de saints sur dernier vers aoi       st a christiane la galerie chave qui juste un mot pour annoncer langues de plomba la carles li reis en ad prise sa       dans       une le corps encaisse comme il sors de mon territoire. fais si tu es étudiant en       au       p&eacu voudrais je vous a propos de quatre oeuvres de j’ai donc   (dans le mille fardeaux, mille À peine jetés dans le frères et les plus terribles dernier vers aoi certains prétendent tout en vérifiant pour michèle gazier 1)     double pour jean marie       o a dix sept ans, je ne savais j’ai ajouté dire que le livre est une les plus vieilles je serai toujours attentif à ce qui fascine chez lancinant ô lancinant antoine simon 10 o tendresses ô mes halt sunt li pui e mult halt pour jean-louis cantin 1.- pur ceste espee ai dulor e « e ! malvais     " chairs à vif paumes       le les oiseaux s’ouvrent vous n’avez   saint paul trois Ç’avait été la la route de la soie, à pied, etait-ce le souvenir et la peur, présente pour yves et pierre poher et mise en ligne d’un antoine simon 6 madame a des odeurs sauvages à bernadette gardien de phare à vie, au j’écoute vos ses mains aussi étaient pas sur coussin d’air mais  “... parler une  un livre écrit le tissu d’acier   pour le prochain antoine simon 18 À l’occasion de trois tentatives desesperees cet univers sans       enfant nice, le 30 juin 2000 l’une des dernières       six       extraire le lent déferlement       midi agnus dei qui tollis peccata le scribe ne retient monde imaginal, tout est prêt en moi pour   ces sec erv vre ile       les pas même essai de nécrologie, j’ai donné, au mois rossignolet tu la dans ce périlleux       deux       vu  pour jean le       ...mai toulon, samedi 9 les dernières vi.- les amicales aventures l’illusion d’une je désire un       le mesdames, messieurs, veuillez cinquième citationne carmelo arden quin est une   1) cette la bouche pure souffrance le temps passe dans la ma voix n’est plus que en ceste tere ad estet ja station 3 encore il parle dernier vers aoi 1. il se trouve que je suis pour frédéric iloec endreit remeint li os tromper le néant  dans toutes les rues pure forme, belle muette, il existe deux saints portant pour jacky coville guetteurs       glouss le vieux qui poussées par les vagues a grant dulur tendrai puis c’est la peur qui fait  le livre, avec pas facile d’ajuster le l’attente, le fruit       coude au matin du       s̵ mes pensées restent   est-ce que antoine simon 28 l’instant criblé dernier vers aoi les dessins de martine orsoni  la lancinante       je       voyage pour michèle aueret folie de josuétout est       vaches elle disposait d’une dernier vers aoi       descen deuxième apparition de antoine simon 25 un temps hors du       su pour angelo chaque jour est un appel, une abu zayd me déplait. pas mougins. décembre après la lecture de dernier vers aoi dans le patriote du 16 mars sous la pression des on cheval       &ccedi toutes sortes de papiers, sur pour qui veut se faire une une il faut dire les madame, vous débusquez       soleil       dans antoine simon 14 toujours les lettres :       au raphaël    tu sais f le feu s’est traquer temps de pierres se reprendre. creuser son dernier vers aoi constellations et cliquetis obscène des cette machine entre mes un homme dans la rue se prend       le ce jour là, je pouvais même si quelques autres station 5 : comment dernier vers aoi et ma foi, f le feu est venu,ardeur des       ce merci au printemps des    de femme liseuse la gaucherie à vivre, a la femme au générations dans l’innocence des  zones gardées de       le       le in the country un jour nous avons       juin       la on peut croire que martine Être tout entier la flamme me dorothée vint au monde       &agrav la mort, l’ultime port, je reviens sur des antoine simon 29 pour martine, coline et laure     son quatrième essai rares       cette c’est la chair pourtant   le texte suivant a la terre a souvent tremblé je dors d’un sommeil de les lettres ou les chiffres       allong antoine simon 27 elle ose à peine d’un côté art jonction semble enfin     après clers fut li jurz e li dernier vers aoi heureuse ruine, pensait       ce je m’étonne toujours de la un soir à paris au et encore  dits le glacis de la mort pas une année sans évoquer  au travers de toi je       m̵ face aux bronzes de miodrag eurydice toujours nue à jouer sur tous les tableaux 1 au retour au moment  monde rassemblé dans le respect du cahier des       nuage       nuage ce texte m’a été dernier vers aoi   quand vous serez tout de pa(i)smeisuns en est venuz suite de  avec « a la franchement, pensait le chef,  c’était deux ce travail vous est         &n       montag l’heure de la guetter cette chose       dans décembre 2001.       au jamais je n’aurais coupé le sonà f le feu m’a ma mémoire ne peut me       mouett je crie la rue mue douleur       " souvent je ne sais rien de pour marcel (À l’église       bonheu et nous n’avons rien       neige sept (forces cachées qui    courant il existe au moins deux       un au programme des actions ce qui fait tableau : ce la bouche pleine de bulles pluies et bruines, les enseignants : la rencontre d’une et c’était dans il avait accepté dans les hautes herbes madame, c’est notre bientôt, aucune amarre macles et roulis photo 4 le 26 août 1887, depuis la chaude caresse de       chaque       baie       la epuisement de la salle, de toutes les juste un temps de bitume en fusion sur temps de pierres dans la la fraîcheur et la grande lune pourpre dont les a l’aube des apaches, avant propos la peinture est karles se dort cum hume la mastication des glaciation entre c’est vrai lorsque martine orsoni je rêve aux gorges le ciel est clair au travers sculpter l’air : nous avons affaire à de elle réalise des c’est un peu comme si,       je       pav&ea marcel alocco a c’est extrêmement dernier vers aoi       reine on trouvera la video (vois-tu, sancho, je suis     les provisions     rien encore la couleur, mais cette       sur rêves de josué, petit matin frais. je te un besoin de couper comme de seins isabelle boizard 2005       fleur dans ma gorge   d’un coté, sixième dernier vers aoi toute trace fait sens. que       soleil       les béatrice machet vient de j’arrivais dans les envoi du bulletin de bribes       l̵ l’art c’est la dans les écroulements toi, mésange à la parol

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MARCEL ALOCCO

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L’écriture en bribes
© Marcel Alocco

entretien Alocco - Monticelli



 


Marcel Alocco :Par mes études en « lettres modernes », j’avais une connaissance plutôt littéraire et assez vague de Dada, bien meilleure du Surréalisme. Côté arts plastiques, Matisse, Picasso, Léger, mais une connaissance très confuse des abstractions, je mélangeais tout. Être formé aux concepts plus qu’aux pratiques aurait dans cette période ses avantages. Cependant, au tout début des années soixante, il m’a fallu pour passer de la culture dominante du Lycée et de l’Université aux propositions Fluxus remettre tous mes repères en question...Sans trop de difficultés finalement, mes positions n’étant pas encore bien établies. Tu as sans doute comme moi, bien que quelques années plus tard, été aussi brutalement confronté aux idées des avant-gardes vivantes...


Raphaël Monticelli : En t’écoutant j’ai cru que tu citais quelque chose que j’avais dû écrire quelque part et dont le souvenir incertain n’était pas tout à fait perdu…


Marcel Alocco : Reprise sans doute de moments évoqués lors de nos entretiens de 1975 – 1976. *


Raphaël Monticelli : Oui. Comme toi, j’ai été confronté aux idées des avant-gardes vivantes qui ont remis en question tous mes repères. Pour moi, ce fut à partir de 66-67. Quand je me suis mis à fréquenter, après le club Vaguants, le magasin de Ben et que je t’ai rencontré dans ces deux endroits. À vrai dire, les choses se sont faites plus difficilement pour moi, ou avec plus de souffrance, apparemment. Peut-être parce que j’étais très profondément marqué par la métrique classique, par le christianisme et le catholicisme (le Verbe qui se fait chair, le mystère de l’Eucharistie…), la liturgie, l’art roman, les impressionnistes, les primitifs siennois… Bach… Et que ce que je découvrais chez Ben, chez les Nouveaux Réalistes, chez Duchamp et… dans ton atelier m’imposait, du moins c’est ce que je croyais, de jeter tout cela par dessus les moulins. J’ajouterais bien que c’est en même temps la découverte de l’œuvre de Marx : toute ma théologie était mise en cause par ce matérialisme rayonnant, et efficace.


Marcel Alocco : Nous en avons disputé dans les mêmes entretiens...


Raphaël Monticelli : J’ai donc vécu pendant des années la confrontation avec les propositions des avant-gardes comme un déchirement continuel : à la fois ces propositions me convenaient parce qu’elles étaient « actives », « productives », qu’elles me donnaient à penser ; en même temps j’avais du mal à me résoudre aux pertes que je croyais qu’elles m’imposaient… Quand je dis « des années »… ça a duré tout le long des années 70.


Marcel Alocco : Bien sûr, nos différences de pratiques ne sont pas issues seulement de la chronologie. Tu avais une culture familiale, de fortes racines, alors que la coupure de ma famille avec son origine a été totale. À peine quelques bribes dialectales... Niçois et piémontais élémentaires, italien et français usuels bricolés... La religion ? À peine une étiquette sociale. Dans ma démarche littéraire ou plastique, le même problème constant : à partir de critères mal assurés, structurer une cohérence avec l’impression d’être toujours submergé par la multitude des possibles. Lorsque je me suis retrouvé grâce à quelques hasards heureux, au lycée puis en fac, nous ne manquions pas de concepts, nous vivions une confiante expansion des sciences humaines. Mais si la boîte à outils était pleine, les compatibilités n’étaient pas évidentes. Le bon côté de la chose était que dans mes choix intellectuels je pouvais opter pour la fuite en avant, m’aventurer : je n’avais rien à perdre.


Raphaël Monticelli : En effet... S’il est vrai que tu avais le sentiment que tu n’avais rien à perdre, c’est une grande différence entre nous. J’avais l’impression que nos choix intellectuels, nos « mises en cause » comportaient de considérables enjeux. Mais il fallait « courir le risque ». Il fallait « faire mourir le vieil homme ». Depuis, j’ai compris que ces choix, ces risques, étaient la seule façon de m’approprier de façon vivante ce que je croyais qu’ils me faisaient perdre...


Marcel Alocco : Oui, enjeux considérables. Mais ça m’amuse de penser aujourd’hui que j’étais face à la culture comme Pascal avec son pari : si je n’étais rien, je n’allais pas plus bas que mon rien ; si ça comptait, c’était tout bénéfice. Finalement, pas très original : c’est le cas de tout intellectuel sincère et conscient...


En ce début 2011, tu présentes une expo à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice. C’est forcément d’une certaine manière un autoportrait, avec les années de formation, les développements adultes, la maturité... Comment vois-tu ce bilan provisoire ? Quelles en sont les lignes de force ?


Raphaël Monticelli : Cette exposition me permet de faire le point sur des aspects de mon travail que j’ai peu ou pas montrés. Connus seulement, et partiellement, par quelques amis. J’ai fait de la critique et de la formation à la littérature et à l’art. Pour comprendre les démarches des artistes, et les enjeux de ce démarches, et partager ce que j’en comprenais. Mais la critique et la formation ne me suffisaient pas pour comprendre... j’avais besoin d’expérimenter, de mettre la main à la pâte.


Marcel Alocco :Comme j’avais besoin de passer par l’écriture, dans les oeuvres ou partitions Fluxus, et « l’Idéogrammaire ».


Raphaël Monticelli : Ce sont ces expérimentations que je présente à la BMVR. Ça donne trois types d’objets : des choses que j’ai réalisées seul (mes livres d’artistes), d’autres qui résultent de collaborations avec quelques dizaines d’artistes, dont toi, et d’autres bricoles, que l’on pourrait classer dans la bibliophilie. Dans tous les cas, ce qui m’interroge, c’est la relation entre l’art et la littérature.


 


Marcel Alocco :


A partir de 1964, progressivement, je travaille de plus en plus en relation avec des artistes ou écrivains italiens qui s’intéressent à Fluxus ou bien sont dans la mouvance de la Peinture / Poésie Spatiale : Comme Gianni-Emilio Simonetti, Daniela Palazzoli, Magdalo Mussio, Guiseppe Chiari, William Xerra, Nanni Cagnone, Mario Diacono, Giancarlo Nanni, Parmiggiani, Carmen Gregotti, Maurizio Nannuci... Tu en as rencontré chez moi, Ferdinando Albertazzi, Maurizio Osti, et quelques autres. En 1968, nous rédigeons tous deux INterVENTION A, qui sera publié cosigné par le groupe informel, et signé par nous deux, INterVENTION B « Préliminaires ou BASIC-POESIE ». C’est vers cette époque que tu commences à travailler avec ta machine à écrire, les tapuscrits étant, papier et encre massifiés, le matériau de tes productions... plastiques. En quoi tu aurais pu en 1972 être dans « Textruction » !


Raphaël Monticelli :Pas si sûr... J’étais prof à Pithiviers, en 72, j’y initie mes recherches pédago pendant que le projet des "bribes" commence à me travailler fort. Parce que c’est le texte qui me préoccupe, et ce que je voyais de Textruction, qui m’intéressait beaucoup, travaillait davantage sur le mot, ou certains mots, que sur le texte même. Si je ne me trompe pas, Duchêne commence son extraordinaire "journal d’Il" deux ans plus tard. J’aurais pu faire groupe avec lui, alors... Tu parlais des Italiens. J’avais, j’ai toujours, pour eux une grande admiration, pour Cagnone et Mussio, particulièrement. Mais j’avais aussi des admirations françaises... Henri Chopin, par exemple, ou Garnier... J’étais aussi très impressionné par le travail de Ben, à l’époque...


Marcel Alocco :La BMVR présentera donc une quarantaine d’années d’itinéraire ... « d’écritures plasticiennes ».


Raphaël Monticelli : Les plus anciennes réalisations présentées (elles sont de 67-68) sont des livres d’artiste. En gros, la question est de savoir ce que devient le travail littéraire quand on lui applique les procédures et démarches de l’art. ma première collaboration débute avec Charvolen, en 1974, j’ai poursuivi dès l’année suivante avec Miguel... depuis cette époque je cherche à savoir comment le travail littéraire est affecté lorsqu’on le confronte directement avec une démarche plastique dans l’espace plastique de cette démarche. Naturellement, c’est d’autant plus intéressant qu’on passe à des démarches complètement différentes, qu’on change d’univers artistique : ça oblige à des postures littéraires parfois inattendues. A de constantes mises en causes. Rien à voir entre Charvolen et Orsoni, Lorin, Popet ou Sierra par exemple. Ces sortes d’incursions dans l’altérité m’ont énormément appris. Dans la dernière période, j’ai continué le travail avec Charvolen, et ça a donné une coloration particulière à ma série de Bribes, mais j’ai ouvert d’autres chantiers avec Partezana ou Mohen, par exemple.


Dans la bibliophilie, la rencontre bénéficie de l’intermédiaire d’un éditeur. Ma démarche est proche de celle que je viens de décrire, mais l’éditeur est le maître du jeu, et c’est encore une autre forme d’aventure que je dois à des gens comme Auréglia, Fiorin, Mantoux Gignac ou Gilbert Baud, et dont on trouvera aussi des exemples à la BMVR.


 


 


* Voir : Marcel Alocco « Des écritures en Patchwork » Z’éditions – Alain Amiel, Nice 1987


et les sites : Alocco.com et Bribes-en-ligne

Publication en ligne : 22 février 2011
Première publication : décembre 2010

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