BRIBES EN LIGNE
autre petite voix       les nécrologie non... non... je vous assure, deuxième essai voici des œuvres qui, le le proche et le lointain eurydice toujours nue à une autre approche de       pass&e et te voici humanité (ô fleur de courge...   (dans le   encore une quelques autres dans l’effilé de cinquième citationne   marcel la bouche pure souffrance premier essai c’est et encore  dits  avec « a la quand vous serez tout       en       b&acir un temps hors du le 28 novembre, mise en ligne       grappe il y a des objets qui ont la ço dist li reis : il tente de déchiffrer, madame, on ne la voit jamais       les nous dirons donc c’est seulement au       sous c’est vrai une image surgit et derrière     quand       la introibo ad altare f les feux m’ont tandis que dans la grande le samedi 26 mars, à 15 aux barrières des octrois les avenues de ce pays dernier vers aoi tous feux éteints. des le poiseau de parisi mon à propos des grands pour mireille et philippe (elle entretenait lu le choeur des femmes de     depuis ce paysage que tu contemplais vertige. une distance tes chaussures au bas de (en regardant un dessin de rare moment de bonheur, Éléments -       dans       avant dans les écroulements       aujour je meurs de soif dans le respect du cahier des  l’écriture les cuivres de la symphonie (la numérotation des au seuil de l’atelier 10 vers la laisse ccxxxii (josué avait lentement le travail de miguel, de 1968 si grant dol ai que ne on a cru à nous savons tous, ici, que nous lirons deux extraits de passet li jurz, la noit est       apr&eg la fonction,       dans les plus terribles       le d’ eurydice ou bien de       la et il fallait aller debout comme ce mur blanc  martin miguel vient de proche en proche tous qu’est-ce qui est en poème pour i mes doigts se sont ouverts    regardant dimanche 18 avril 2010 nous troisième essai temps où les coeurs       ma passet li jurz, si turnet a chairs à vif paumes paien sunt morz, alquant 1) notre-dame au mur violet à cri et à  de la trajectoire de ce       pass&e  il y a le comme une suite de       dans chants à tu mon recueil 1. il se trouve que je suis pour daniel farioli poussant décembre 2001. premier vers aoi dernier dans le ciel du       apparu antoine simon 26 dernier vers aoi  monde rassemblé     faisant la antoine simon 10 ce monde est semé elle disposait d’une       voyage antoine simon 13     [1]  vous n’avez cher bernard la mastication des un besoin de couper comme de "tu sais ce que c’est rafale n° 7 un poussées par les vagues six de l’espace urbain, antoine simon 25 descendre à pigalle, se je reviens sur des l’erbe del camp, ki dernier vers aoi   mult est vassal carles de leonardo rosa couleur qui ne masque pas nous avancions en bas de histoire de signes . un titre : il infuse sa       dans       parfoi       le …presque vingt ans plus   je n’ai jamais   est-ce que tant pis pour eux. noble folie de josué, hans freibach :       dans       un ouverture de l’espace prenez vos casseroles et ce qu’un paysage peut pour maguy giraud et autre citation"voui pour jacqueline moretti,  ce qui importe pour rien n’est plus ardu le corps encaisse comme il feuilleton d’un travail les lettres ou les chiffres pour lee patrick joquel vient de     l’é carmelo arden quin est une je suis occupé ces l’impossible mes pensées restent la tentation du survol, à à la mémoire de madame des forêts de sainte marie,     de rigoles en       crabe- traquer       sur       sur       cette le franchissement des pour robert j’ai travaillé un tunnel sans fin et, à   tout est toujours en    de femme liseuse pour qui veut se faire une la littérature de   anatomie du m et       vu je désire un à sylvie abu zayd me déplait. pas pour raphaël       en un cet article est paru dans le portrait. 1255 : assise par accroc au bord de mon travail est une able comme capable de donner mais non, mais non, tu dernier vers aoi voudrais je vous a la femme au rm, le 2/02/2018 j’ai fait les plus vieilles       deux nouveauté,       arauca    au balcon il en est des meurtrières. imagine que, dans la ainsi va le travail de qui iloec endreit remeint li os  je signerai mon les dernières ce n’est pas aux choses à bernadette pour mon épouse nicole       object sors de mon territoire. fais f dans le sourd chatoiement pour gilbert dans l’innocence des antoine simon 6 tendresses ô mes envols       au accorde ton désir à ta dans l’innocence des   pour théa et ses   si vous souhaitez on trouvera la captation voile de nuità la       glouss       sur         dans macao grise le texte qui suit est, bien lentement, josué       une attendre. mot terrible.   3   

les "mais qui lit encore le rm : nous sommes en pour jean gautheronle cosmos fontelucco, 6 juillet 2000 macles et roulis photo dernier vers aoi       le la chaude caresse de       dans       d&eacu et combien genre des motsmauvais genre très saintes litanies antoine simon 29 a propos de quatre oeuvres de dieu faisait silence, mais derniers vers sun destre dans le monde de cette il y a tant de saints sur il arriva que gardien de phare à vie, au pour yves et pierre poher et       la si j’étais un antoine simon 33 merci à la toile de pour angelo le recueil de textes à la bonne apaches :       sur j’ai relu daniel biga, antoine simon 31 c’est ici, me   maille 1 :que antoine simon 32   1) cette  zones gardées de ce qui fascine chez       &n la danse de     extraire ma voix n’est plus que maintenant il connaît le       vaches       gentil « e ! malvais       dans exacerbé d’air libre de lever la tête     vers le soir avant dernier vers aoi       au ki mult est las, il se dort    7 artistes et 1 pour alain borer le 26 “dans le dessin rita est trois fois humble.     &nbs 1 la confusion des       sur le encore la couleur, mais cette deuxième essai le  dans le livre, le des conserves ! sur la toile de renoir, les les doigts d’ombre de neige       apr&eg agnus dei qui tollis peccata c’est le grand je suis       j̵ a claude b.   comme nous serons toujours ces le géographe sait tout madame chrysalide fileuse régine robin,     chambre À max charvolen et martin pas de pluie pour venir depuis ce jour, le site       l̵ des voix percent, racontent polenta le lourd travail des meules le geste de l’ancienne, se reprendre. creuser son morz est rollant, deus en ad merci au printemps des  référencem une il faut dire les       ruelle       entre pour nicolas lavarenne ma quelque chose le nécessaire non chaque jour est un appel, une alocco en patchworck © quando me ne so itu pe sculpter l’air : rafale n° 5 un j’aime chez pierre       o dernier vers aoi antoine simon 21 bel équilibre et sa       baie  les éditions de dernier vers aoi la poésie, à la pour michèle aueret     ton si, il y a longtemps, les l’ami michel "le renard connaît vous deux, c’est joie et toujours les lettres : sous l’occupation un soir à paris au       longte   la production quelques textes autre citation al matin, quant primes pert s’ouvre la errer est notre lot, madame,       le       bruyan je rêve aux gorges janvier 2002 .traverse c’est une sorte de  née à       enfant franchement, pensait le chef, rafale etudiant à ils avaient si longtemps, si abstraction voir figuration de soie les draps, de soie pour maxime godard 1 haute     sur la pente pour martin dernier vers aoi pour m.b. quand je me heurte     du faucon et si tu dois apprendre à nous avons affaire à de rafale n° 10 ici vos estes proz e vostre dans le patriote du 16 mars la parol

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MARCEL ALOCCO

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L’écriture en bribes
© Marcel Alocco

entretien Alocco - Monticelli



 


Marcel Alocco :Par mes études en « lettres modernes », j’avais une connaissance plutôt littéraire et assez vague de Dada, bien meilleure du Surréalisme. Côté arts plastiques, Matisse, Picasso, Léger, mais une connaissance très confuse des abstractions, je mélangeais tout. Être formé aux concepts plus qu’aux pratiques aurait dans cette période ses avantages. Cependant, au tout début des années soixante, il m’a fallu pour passer de la culture dominante du Lycée et de l’Université aux propositions Fluxus remettre tous mes repères en question...Sans trop de difficultés finalement, mes positions n’étant pas encore bien établies. Tu as sans doute comme moi, bien que quelques années plus tard, été aussi brutalement confronté aux idées des avant-gardes vivantes...


Raphaël Monticelli : En t’écoutant j’ai cru que tu citais quelque chose que j’avais dû écrire quelque part et dont le souvenir incertain n’était pas tout à fait perdu…


Marcel Alocco : Reprise sans doute de moments évoqués lors de nos entretiens de 1975 – 1976. *


Raphaël Monticelli : Oui. Comme toi, j’ai été confronté aux idées des avant-gardes vivantes qui ont remis en question tous mes repères. Pour moi, ce fut à partir de 66-67. Quand je me suis mis à fréquenter, après le club Vaguants, le magasin de Ben et que je t’ai rencontré dans ces deux endroits. À vrai dire, les choses se sont faites plus difficilement pour moi, ou avec plus de souffrance, apparemment. Peut-être parce que j’étais très profondément marqué par la métrique classique, par le christianisme et le catholicisme (le Verbe qui se fait chair, le mystère de l’Eucharistie…), la liturgie, l’art roman, les impressionnistes, les primitifs siennois… Bach… Et que ce que je découvrais chez Ben, chez les Nouveaux Réalistes, chez Duchamp et… dans ton atelier m’imposait, du moins c’est ce que je croyais, de jeter tout cela par dessus les moulins. J’ajouterais bien que c’est en même temps la découverte de l’œuvre de Marx : toute ma théologie était mise en cause par ce matérialisme rayonnant, et efficace.


Marcel Alocco : Nous en avons disputé dans les mêmes entretiens...


Raphaël Monticelli : J’ai donc vécu pendant des années la confrontation avec les propositions des avant-gardes comme un déchirement continuel : à la fois ces propositions me convenaient parce qu’elles étaient « actives », « productives », qu’elles me donnaient à penser ; en même temps j’avais du mal à me résoudre aux pertes que je croyais qu’elles m’imposaient… Quand je dis « des années »… ça a duré tout le long des années 70.


Marcel Alocco : Bien sûr, nos différences de pratiques ne sont pas issues seulement de la chronologie. Tu avais une culture familiale, de fortes racines, alors que la coupure de ma famille avec son origine a été totale. À peine quelques bribes dialectales... Niçois et piémontais élémentaires, italien et français usuels bricolés... La religion ? À peine une étiquette sociale. Dans ma démarche littéraire ou plastique, le même problème constant : à partir de critères mal assurés, structurer une cohérence avec l’impression d’être toujours submergé par la multitude des possibles. Lorsque je me suis retrouvé grâce à quelques hasards heureux, au lycée puis en fac, nous ne manquions pas de concepts, nous vivions une confiante expansion des sciences humaines. Mais si la boîte à outils était pleine, les compatibilités n’étaient pas évidentes. Le bon côté de la chose était que dans mes choix intellectuels je pouvais opter pour la fuite en avant, m’aventurer : je n’avais rien à perdre.


Raphaël Monticelli : En effet... S’il est vrai que tu avais le sentiment que tu n’avais rien à perdre, c’est une grande différence entre nous. J’avais l’impression que nos choix intellectuels, nos « mises en cause » comportaient de considérables enjeux. Mais il fallait « courir le risque ». Il fallait « faire mourir le vieil homme ». Depuis, j’ai compris que ces choix, ces risques, étaient la seule façon de m’approprier de façon vivante ce que je croyais qu’ils me faisaient perdre...


Marcel Alocco : Oui, enjeux considérables. Mais ça m’amuse de penser aujourd’hui que j’étais face à la culture comme Pascal avec son pari : si je n’étais rien, je n’allais pas plus bas que mon rien ; si ça comptait, c’était tout bénéfice. Finalement, pas très original : c’est le cas de tout intellectuel sincère et conscient...


En ce début 2011, tu présentes une expo à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice. C’est forcément d’une certaine manière un autoportrait, avec les années de formation, les développements adultes, la maturité... Comment vois-tu ce bilan provisoire ? Quelles en sont les lignes de force ?


Raphaël Monticelli : Cette exposition me permet de faire le point sur des aspects de mon travail que j’ai peu ou pas montrés. Connus seulement, et partiellement, par quelques amis. J’ai fait de la critique et de la formation à la littérature et à l’art. Pour comprendre les démarches des artistes, et les enjeux de ce démarches, et partager ce que j’en comprenais. Mais la critique et la formation ne me suffisaient pas pour comprendre... j’avais besoin d’expérimenter, de mettre la main à la pâte.


Marcel Alocco :Comme j’avais besoin de passer par l’écriture, dans les oeuvres ou partitions Fluxus, et « l’Idéogrammaire ».


Raphaël Monticelli : Ce sont ces expérimentations que je présente à la BMVR. Ça donne trois types d’objets : des choses que j’ai réalisées seul (mes livres d’artistes), d’autres qui résultent de collaborations avec quelques dizaines d’artistes, dont toi, et d’autres bricoles, que l’on pourrait classer dans la bibliophilie. Dans tous les cas, ce qui m’interroge, c’est la relation entre l’art et la littérature.


 


Marcel Alocco :


A partir de 1964, progressivement, je travaille de plus en plus en relation avec des artistes ou écrivains italiens qui s’intéressent à Fluxus ou bien sont dans la mouvance de la Peinture / Poésie Spatiale : Comme Gianni-Emilio Simonetti, Daniela Palazzoli, Magdalo Mussio, Guiseppe Chiari, William Xerra, Nanni Cagnone, Mario Diacono, Giancarlo Nanni, Parmiggiani, Carmen Gregotti, Maurizio Nannuci... Tu en as rencontré chez moi, Ferdinando Albertazzi, Maurizio Osti, et quelques autres. En 1968, nous rédigeons tous deux INterVENTION A, qui sera publié cosigné par le groupe informel, et signé par nous deux, INterVENTION B « Préliminaires ou BASIC-POESIE ». C’est vers cette époque que tu commences à travailler avec ta machine à écrire, les tapuscrits étant, papier et encre massifiés, le matériau de tes productions... plastiques. En quoi tu aurais pu en 1972 être dans « Textruction » !


Raphaël Monticelli :Pas si sûr... J’étais prof à Pithiviers, en 72, j’y initie mes recherches pédago pendant que le projet des "bribes" commence à me travailler fort. Parce que c’est le texte qui me préoccupe, et ce que je voyais de Textruction, qui m’intéressait beaucoup, travaillait davantage sur le mot, ou certains mots, que sur le texte même. Si je ne me trompe pas, Duchêne commence son extraordinaire "journal d’Il" deux ans plus tard. J’aurais pu faire groupe avec lui, alors... Tu parlais des Italiens. J’avais, j’ai toujours, pour eux une grande admiration, pour Cagnone et Mussio, particulièrement. Mais j’avais aussi des admirations françaises... Henri Chopin, par exemple, ou Garnier... J’étais aussi très impressionné par le travail de Ben, à l’époque...


Marcel Alocco :La BMVR présentera donc une quarantaine d’années d’itinéraire ... « d’écritures plasticiennes ».


Raphaël Monticelli : Les plus anciennes réalisations présentées (elles sont de 67-68) sont des livres d’artiste. En gros, la question est de savoir ce que devient le travail littéraire quand on lui applique les procédures et démarches de l’art. ma première collaboration débute avec Charvolen, en 1974, j’ai poursuivi dès l’année suivante avec Miguel... depuis cette époque je cherche à savoir comment le travail littéraire est affecté lorsqu’on le confronte directement avec une démarche plastique dans l’espace plastique de cette démarche. Naturellement, c’est d’autant plus intéressant qu’on passe à des démarches complètement différentes, qu’on change d’univers artistique : ça oblige à des postures littéraires parfois inattendues. A de constantes mises en causes. Rien à voir entre Charvolen et Orsoni, Lorin, Popet ou Sierra par exemple. Ces sortes d’incursions dans l’altérité m’ont énormément appris. Dans la dernière période, j’ai continué le travail avec Charvolen, et ça a donné une coloration particulière à ma série de Bribes, mais j’ai ouvert d’autres chantiers avec Partezana ou Mohen, par exemple.


Dans la bibliophilie, la rencontre bénéficie de l’intermédiaire d’un éditeur. Ma démarche est proche de celle que je viens de décrire, mais l’éditeur est le maître du jeu, et c’est encore une autre forme d’aventure que je dois à des gens comme Auréglia, Fiorin, Mantoux Gignac ou Gilbert Baud, et dont on trouvera aussi des exemples à la BMVR.


 


 


* Voir : Marcel Alocco « Des écritures en Patchwork » Z’éditions – Alain Amiel, Nice 1987


et les sites : Alocco.com et Bribes-en-ligne

Publication en ligne : 22 février 2011
Première publication : décembre 2010

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