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grant est la plaigne e large « amis rollant, de    si tout au long nous dirons donc madame chrysalide fileuse nice, le 30 juin 2000 portrait. 1255 : le soleil n’est pas       m&eacu s’ouvre la ecrire les couleurs du monde immense est le théâtre et "si elle est un besoin de couper comme de    nous ço dist li reis : pour anne slacik ecrire est       que reste-t-il de la       apr&eg l’homme est entr’els nen at ne pui cet univers sans temps où le sang se je meurs de soif pour jacqueline moretti, antoine simon 28 dans ce périlleux bruno mendonça       & le temps passe dans la c’était une descendre à pigalle, se pour jacky coville guetteurs madame déchirée       m̵ Éléments -       &n assise par accroc au bord de     double une il faut dire les cliquetis obscène des branches lianes ronces « pouvez-vous d’abord l’échange des       "  mise en ligne du texte douce est la terre aux yeux pourquoi yves klein a-t-il     dans la ruela mougins. décembre l’ami michel       dans pas une année sans évoquer je ne sais pas si  dans toutes les rues dernier vers aoi       &agrav station 1 : judas josué avait un rythme mille fardeaux, mille autres litanies du saint nom antoine simon 19       glouss ouverture de l’espace un verre de vin pour tacher mesdames, messieurs, veuillez les petites fleurs des cet article est paru en ceste tere ad estet ja il est le jongleur de lui le lent déferlement pour robert ] heureux l’homme halt sunt li pui e mult halt     le pour andré villers 1)       midi granz est li calz, si se et voici maintenant quelques antoine simon 2 temps de pierres       les       pav&ea elle réalise des si, il y a longtemps, les       crabe-     le cygne sur « 8° de quelque chose (À l’église et il parlait ainsi dans la vertige. une distance quand il voit s’ouvrir, la liberté s’imprime à (ma gorge est une nous savons tous, ici, que il était question non difficile alliage de       le le geste de l’ancienne, guetter cette chose jusqu’à il y a saluer d’abord les plus   je n’ai jamais autre citation       qui les oiseaux s’ouvrent antoine simon 31 quand c’est le vent qui quando me ne so itu pe       devant la deuxième édition du l’évidence     sur la       sur ce texte m’a été la vie est ce bruissement pour jean gautheronle cosmos toi, mésange à madame a des odeurs sauvages       la du bibelot au babilencore une pour nicolas lavarenne ma quelque temps plus tard, de pour jean-marie simon et sa       dans       gentil etudiant à (elle entretenait antoine simon 33 pour marcel de soie les draps, de soie jamais si entêtanteeurydice la fraîcheur et la       neige deuxième apparition 0 false 21 18       cette sur l’erbe verte si est       force dans les écroulements ses mains aussi étaient   se antoine simon 23 aucun hasard si se deuxième suite antoine simon 11       sur  référencem prenez vos casseroles et j’oublie souvent et iloec endreit remeint li os         &n  improbable visage pendu il semble possible 1257 cleimet sa culpe, si       sur c’est un peu comme si, les installations souvent, pour michèle gazier 1       avant       longte on peut croire que martine       sur la pureté de la survie. nul     son madame est toute       et tu clere est la noit e la       va l’erbe del camp, ki       sur vous dites : "un à cri et à       en un clquez sur quatrième essai de le recueil de textes le plus insupportable chez    seule au  il y a le       object     les fleurs du 7) porte-fenêtre  au travers de toi je       dans cinquième citationne       ( deuxième essai le    il la bouche pure souffrance tes chaussures au bas de les avenues de ce pays pour helmut deux ce travail vous est     quand       d&eacu agnus dei qui tollis peccata       deux dont les secrets… à quoi je t’enlace gargouille "le renard connaît 0 false 21 18 madame aux rumeurs le corps encaisse comme il j’ai changé le epuisement de la salle, antoine simon 27 temps de cendre de deuil de (de)lecta lucta   arbre épanoui au ciel c’est la chair pourtant ...et poème pour on préparait la question du récit tout en travaillant sur les ne pas négocier ne un tunnel sans fin et, à j’ai perdu mon thème principal :     après cyclades, iii°       ...mai apaches :  “... parler une grande lune pourpre dont les issent de mer, venent as dans l’innocence des pour andré le 26 août 1887, depuis rita est trois fois humble. samuelchapitre 16, versets 1 un homme dans la rue se prend de pa(i)smeisuns en est venuz raphaël et c’était dans     [1]      nous     chant de attendre. mot terrible. c’est vrai       grappe première carissimo ulisse,torna a vos estes proz e vostre (dans mon ventre pousse une le scribe ne retient qu’est-ce qui est en j’arrivais dans les travail de tissage, dans ajout de fichiers sons dans carcassonne, le 06 li quens oger cuardise       au       aux   encore une mes pensées restent et te voici humanité       sur le         reine toute une faune timide veille mieux valait découper archipel shopping, la       la       deux ouverture d’une  je signerai mon       s̵ intendo... intendo ! ils sortent sa langue se cabre devant le de proche en proche tous 1. il se trouve que je suis soudain un blanc fauche le   pour adèle et la mastication des       le (josué avait lentement exode, 16, 1-5 toute   né le 7       dans nous avancions en bas de       " patrick joquel vient de nice, le 18 novembre 2004 antoine simon 17       soleil toujours les lettres : sors de mon territoire. fais paien sunt morz, alquant pas même j’ai ajouté mais jamais on ne pour yves et pierre poher et ma voix n’est plus que elle disposait d’une       au       voyage       é  l’écriture en introduction à tout en vérifiant (en regardant un dessin de recleimet deu mult un jour nous avons dix l’espace ouvert au ici, les choses les plus si tu es étudiant en ainsi alfred…  avec « a la       apr&eg ils avaient si longtemps, si le glacis de la mort     une abeille de   la baie des anges les lettres ou les chiffres réponse de michel 1-nous sommes dehors. poème pour leonardo rosa       jardin f le feu s’est pour maguy giraud et       &eacut il ne reste plus que le livre grand format en trois pour maxime godard 1 haute   iv    vers    de femme liseuse coupé le sonà mi viene in mentemi je suis occupé ces encore la couleur, mais cette pour andrée sous l’occupation outre la poursuite de la mise …presque vingt ans plus le tissu d’acier merci à marc alpozzo de mes deux mains j’aime chez pierre    en sauvage et fuyant comme dernier vers aoi ici. les oiseaux y ont fait r.m.a toi le don des cris qui paroles de chamantu la danse de quand nous rejoignons, en au commencement était sept (forces cachées qui  marcel migozzi vient de je t’ai admiré, pour qui veut se faire une et combien pour ma       &agrav À l’occasion de ma voix n’est plus que       sur f qu’il vienne, le feu inoubliables, les genre des motsmauvais genre   adagio   je       dans       pourqu avant dernier vers aoi  l’exposition  folie de josuétout est toulon, samedi 9 un temps hors du   entrons le galop du poème me troisième essai       au la fraîcheur et la     pluie du dire que le livre est une dieu faisait silence, mais pour max charvolen 1) une errance de       allong (josué avait autre essai d’un face aux bronzes de miodrag charogne sur le seuilce qui giovanni rubino dit vous êtes la parol

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YVES UGHES

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Prédication du 27 février 2011
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

 Epître aux Hébreux.

 

C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l’onction

D’une huile d’allégresse. (1,9)

 Il s’ensuit que nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive. (2,1)

Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. (2, 14-15)

Ayant alors persévéré, Abraham vit se réaliser la promesse. Les hommes jurent par plus grand qu’eux-mêmes, et pour mettre un terme à toute contestation, ils recourent à la garantie du serment. (6, 15-16)

De fait, on a là, d’une part l’abrogation du précepte antérieur en raison de déficience et de son manque d’utilité –car la loi n’a rien mené à l’accomplissement- et d’autre part l’introduction d’une espérance meilleure, par laquelle nous approchons de Dieu. (7, 18-19)

Lecture complète : le chapitre 9 : le culte de la première alliance. (9, 1-10)

La loi est à jamais incapable, malgré les sacrifices, toujours les mêmes,, offerts chaque année indéfiniment, de mener à l’accomplissement ceux qui viennent y prendre part. (10, 1-2)

Or, là où il y a eu pardon, on ne fait plus d’offrande pour le péché. (10, 18)

La foi est une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. (11, 1)

Après s’être reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. (…) qu’ils aspirent à une patrie céleste. (11, 14 & 16)

Car il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des aliments, qui n’ont jamais profité à ceux qui en font une question d’observance. (13, 9)

Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son humiliation. Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche d’une cité future. (13, 13-14)

 

Prologue : frères et sœurs, visages connus et amis de passage (nous sommes tous et toutes de passage, de toutes façons), bienvenue en ce lieu. Qu’il nous soit donné de saisir la parole, qu’elle illumine nos cœurs et entre dans la chair de nos vies.

Que l’indulgence soit aussi accordée au prédicateur laïc. Sa démarche, ma démarche, ne relève pas de l’exégèse mais de la rencontre. Rencontre d’une vie, d’une densité d’expérience et de dialogues, rencontre avec un texte qui parfois est choisi, mais qui souvent nous choisit. Je vous propose de lire deux extraits

Abraham.

Epître aux Hébreux.

 

1) Hic et nunc : ici et maintenant, présence et permanence du désert.

Nous sommes accoutumés aux supermarchés, aux étals de légumes, à l’étalage des fortunes. La profusion semble avoir gagné notre environnement mental, tendre la main, acheter, saisir, palper, déguster. Quoi de plus normal ? de plus coutumier ?

Et ce que nous ne pouvons posséder se place dans notre paysage visuel : yachts somptueux, villas débordantes, vitrines de bijoutiers, montres Rolex en viatique pour la réussite. Notre espace sature, il déborde, corne d’abondance déversant sans fin ses produits frits, frais, ou frelatés. 

Pourtant, en tous lieux et en nous souvent, le désert règne, le désert gagne, le vide menace. Nous le traversons et il nous livre, depuis « l’exode » sa force métaphorique.

Mauriac évoquait « le désert de l’amour ». Pour qui fréquente les jeunes de ce monde, les adolescents mais aussi les hommes et les femmes jeunes, une réalité s’impose : l’errance des sentiments, la confusion des sentiments. Ce qui pourrait tirer vers le haut relève désormais de la logique des plaques tectoniques. Notre société ne nourrit plus aucun message d’amour. « la courbe des tes yeux fait le tour de mon cœur » écrivait Paul Eluard, et Louis Aragon allait boire dans les Yeux d’Elsa.

De nos jours le désert s’installe dans les cœurs entre « les feux de l’amour » et les sites pornographiques. Dégradation de la femme, soumission directe à la jouissance bestiale, avec pour seule alternative les niaiseries fades et tristes de la collection Harlequin. Notre monde oscille avec frénésie entre le marquis de Sade et Madame Bovary. L’amour véritable n’est plus que grain de sable. Surface désertée, désertique, et nous traversons le temps, éperdu, sans savoir ce qu’aimer veut dire. Ce qu’aimer demande. De constance et d’effort, de construction et de patience. Nous avons perdu l’exigence merveilleuse de l’amour, et nos pas s’enfoncent dans les dunes. Et on le sait, le bonheur se trouve toujours sur la « dune d’après ».

Le désert gagne également toutes nos zones sociales. La finance domine le monde, ruinant l’action politique et réduisant à néant l’engagement citoyen. La férocité de la rentabilité est devenue règle d’airain, les êtres humains, les travailleurs ne comptent plus, il ne sont que grains de sable broyés par les machines à finances. La règle ne peut être discutée, elle fabrique des espaces stériles. Aucun sentiment ne peut prendre racine dans ces zones monétaires fluctuantes comme dunes. Marchez, marchons jusqu’à la dune d’après. Et laissons les squelettes perdus, ceux des perdants, se défaire dans la poudre.

Le désert règne, il gagne, le vide menace et nous traverse.

 Le peuple juif a traversé le désert. Son errance est pour nous d’une force métaphorique inégalée. Par les doutes soulignés, par le vecteur donné.

Moïse a libéré son peuple, par des actions inouïes. Dans le désert pourtant, le peuple ne peut ancrer sa foi, l’incertitude gagne, et il faut à tout prix faire un veau d’or pour concrétiser une croyance. Dans cette démarche erratique et tâtonnante une parole reste solide et permanente, celle de Dieu. Elle s’exprime par les dix commandements, elle sera prolongée par la naissance de Jésus, sa vie, sa mort, sa résurrection.

 La loi n’a pas suffi à nous rassurer. Que la présence du Christ nous aide donc à traverser les zones stériles de nos vies.

Ces zones s’installent dans nos peurs, et notamment dans la peur de la mort qui nous taraude en permanence.

Nous avons conscience de notre finitude. Et cette tension en nous installée nous livre pieds et poings liés aux pires actions. Contre la mort, accumulation des richesses, contre la mort désir vertigineux de pouvoirs, de pouvoir. Les Ben Ali, les Moubarak, les Khadafi s’accrochent, tirent à balles réelles sur leurs peuples, pour conserver une part d’éternité. A notre niveau, nous agissons comme eux, dans nos petites sphères. Obsédés par le désir d’arracher une once de pérennité, d’immortalité.

La voie du pouvoir s’installe dans le désert.

La Parole permet d’en sortir. Car le Christ est venu nous dire sa victoire, celle de l’amour. La victoire de l’amour sur la mort.

 

Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. (2, 14-15)

 La leçon s’avère à la fois inconcevable et chargée d’espérance.

Dès lors des versets entiers de cette épître aux Hébreux, complexe et exigeante, se livrent en toute simplicité.

Relisons-les

 Il s’ensuit que nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive. (2,1)

Après s’être reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. (…) qu’ils aspirent à une patrie céleste. (11, 14 & 16)

 

Ces versets se complètent. Deux mots clés s’y opposent : dérive et recherche. Nous le savons bien, la transcendance nous habite : nous avons besoin d’un « quelque chose » qui nous soit supérieur, qui nous tire vers le haut. Nous l’avons tous éprouvé, en tombant en arrêt devant un tableau, en laissant entrer en nous l’extase provoquée par un corps, un visage, une harmonie. Il est des instants où « les sons, les parfums et les couleurs se répondent ». Dante trouvait sa révélation dans le visage de Béatrice :

« Quand tu seras devant le doux regard

de celle dont les beaux yeux voient toutes choses,

tu sauras d’elle tout le voyage de ta vie ».

(L’Enfer, chant X, vers 129 à 132)

la femme peut être cette donna angelicata qui nous guide vers les cercles élargis de la lumière. La femme est cet avenir-là.

Par elle passe le mystère de l’Amour, celui-là même qui traverse les paroles de Jésus.

La foi peut être simple au charbonnier.

 

 

2) Tout pour la foi, rien par la vue.

 Et il convient souvent de se faire charbonnier pour accepter la foi. Certes l’intelligence doit se cultiver, mais elle ne peut travailler efficacement qu’en connaissant ses limites. Sur les ondes de France-Inter, le grand savant Hubert Reeves avouait récemment ces limites. Il se disait persuadé que nombre des faits, de perceptions, d’intuitions sont inexplicables. Quelque chose, un « je ne sais quoi » nous échappe et c’est heureux. Nous avons la faiblesse, la sagesse folle de placer là notre foi. En cette terre fertile, qui dépasse le désert. Si nous savons notre finitude, nous savons aussi ce qui nous dépasse, et que souligne cette insolite épître aux Hébreux.

La foi est une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. (11, 1)

 

3)Sortir du camp,

 

Dans cette épître revient en liet-motiv la notion d’espace, de camp, de temple. Le lieu est révélateur et nous donne un enseignement riche.

Au gré des siècles, la parole donnée par l’Eternel s’est figée en rites, traçant un espace fait de cercles et d’interdits.

Le peuple demeure à l’extérieur, en périphérie. Les sacrificateurs peuvent entrer et officier. Au cœur se trouve effectivement le « saint des saints ».

La hiérarchie reprend ses droits, imposent son architecture.

Le message se mue en rites, en rituels, la parole se perd dans la répétition.

Cette menace pèse sur toute religion. Il convient donc toujours de revenir à la force originelle et pertubatrice de la Parole. Relire les textes et notamment les Evangiles dans leur vertu iconoclaste.

Car il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des aliments, qui n’ont jamais profité à ceux qui en font une question d’observance. (13, 9)

Le mot observance éclate ici avec force. L’auteur en souligne la stérilité. Observer les rites revient à nourrir le désert en nous, et il s’étendra d’une façon telle que jamais nous n’en sortirons.
Au contraire, détruisons les cercles formatés et paralysants, osons le contact direct avec les textes, et ouvrons nos cœurs à ce qui ne se voit pas mais qui parle si fortement en nous pour peu que nous acceptions la grâce qui nous est donnée, celle de vivre, de cultiver des rencontres, d’aller vers l’autre pour se construire soi-même. Contre la tentation du repliement dans le rituel du camp retranché, osons l’aventure de la vie.

 

Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son humiliation. Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche d’une cité future. (13, 13-14)

Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit là d’une démarche faite d’austérité et de gravité. La foi est cette confiance qui ouvre les portes, permet la circulation de l’air et l’installation de la fraternité. La foi est fertilité, herbe verte, prairies à fouler d’un pied solide. On ne saurait que trop glorifier ce mot essentiel « allégresse », l’épître évoquée aujourd’hui le met en exergue, avec force.

 

C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l’onction

D’une huile d’allégresse. (1,9)

 

Allégresse, le mot suffit pour marquer la fin d’un propos, le début d’une journée dominicale, l’amorce d’une nouvelle semaine.

 

Amen

 

 

Publication en ligne : 2 janvier 2012
Première publication : 27 février 2011

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