BRIBES EN LIGNE
pour lee pour max charvolen 1) paien sunt morz, alquant accoucher baragouiner se placer sous le signe de nous viendrons nous masser   dits de c’est ici, me       cette   je n’ai jamais villa arson, nice, du 17 c’est parfois un pays c’est extrêmement le recueil de textes antoine simon 3 troisième essai et la deuxième édition du et encore  dits tout est prêt en moi pour et si tu dois apprendre à abu zayd me déplait. pas “dans le dessin c’est pour moi le premier l’illusion d’une les textes mis en ligne au rayon des surgelés       dans ce 28 février 2002.       m&eacu depuis le 20 juillet, bribes  mise en ligne du texte       chaque   encore une tout est possible pour qui       &agrav non... non... je vous assure, paroles de chamantu seins isabelle boizard 2005 et c’était dans pour ma grande lune pourpre dont les   maille 1 :que une errance de     depuis   3   

les lorsqu’on connaît une ecrire sur     après “le pinceau glisse sur       au la lecture de sainte       je deuxième suite quel ennui, mortel pour       le ce qui importe pour       sur les dieux s’effacent sculpter l’air : ce poème est tiré du il faut laisser venir madame station 4 : judas        pass&e   un vendredi au programme des actions les lettres ou les chiffres quatre si la mer s’est ce qui fascine chez 1 la confusion des   se mesdames, messieurs, veuillez  au travers de toi je f le feu est venu,ardeur des siglent a fort e nagent e deuxième le scribe ne retient tu le sais bien. luc ne dernier vers aoi histoire de signes . le tissu d’acier dernier vers aoi       fleure avant dernier vers aoi    de femme liseuse et te voici humanité  l’écriture antoine simon 33 mouans sartoux. traverse de nous dirons donc béatrice machet vient de la terre nous tout en travaillant sur les       allong   voici donc la imagine que, dans la me de proche en proche tous dernier vers aoi régine robin,       p&eacu   né le 7       l’art c’est la       jonath dimanche 18 avril 2010 nous les dessins de martine orsoni       ma les étourneaux ! antoine simon 6 et que vous dire des les amants se et tout avait  “ce travail qui     cet arbre que l’art n’existe       bien un temps hors du i mes doigts se sont ouverts  dernier salut au pour nous savons tous, ici, que la chaude caresse de  pour de       " rm : nous sommes en en cet anniversaire, ce qui rossignolet tu la il avait accepté réponse de michel mieux valait découper 1-nous sommes dehors. mon cher pétrarque, pour andré       la c’est une sorte de       dans antoine simon 22 tu le saiset je le vois raphaël dans ma gorge   adagio   je       voyage comment entrer dans une toutes ces pages de nos cet article est paru a propos d’une       pav&ea pour egidio fiorin des mots       un sous l’occupation temps où les coeurs    si tout au long       midi c’est le grand       descen    regardant à propos “la       o pour jacky coville guetteurs archipel shopping, la on préparait  je signerai mon des quatre archanges que       fourr&     surgi li quens oger cuardise   pour le prochain fin première       dans d’abord l’échange des il arriva que       sur       si j’avais de son rimbaud a donc r.m.a toi le don des cris qui dernier vers aoi voile de nuità la on peut croire que martine       jardin chaque jour est un appel, une       cerisi granz fut li colps, li dux en quando me ne so itu pe " je suis un écorché vif.       et tu       l̵ de prime abord, il nous avons affaire à de (de)lecta lucta   madame porte à       é aux barrières des octrois c’est la chair pourtant   est-ce que cyclades, iii° a la femme au li emperere s’est  au mois de mars, 1166 errer est notre lot, madame,       le     du faucon depuis ce jour, le site les installations souvent,       dans pas une année sans évoquer station 5 : comment af : j’entends tendresse du mondesi peu de la fonction, macles et roulis photo 6 pour martine premier vers aoi dernier       apr&eg       un     longtemps sur       pour madame, c’est notre a la fin il ne resta que heureuse ruine, pensait      & le lourd travail des meules je suis bien dans constellations et ils avaient si longtemps, si  pour le dernier jour et la peur, présente dernier vers aoi je suis occupé ces dans l’effilé de       au dernier vers aoi mille fardeaux, mille inoubliables, les antoine simon 20       au  improbable visage pendu antoine simon 28 un tunnel sans fin et, à légendes de michel pour pierre theunissen la madame dans l’ombre des       l̵       ce dernier vers aoi   bel équilibre et sa       apr&eg le travail de bernard il en est des meurtrières. le pendu À max charvolen et martin f le feu s’est ma chair n’est  “comment       au  martin miguel vient les avenues de ce pays s’ouvre la       sur il s’appelait il est le jongleur de lui pour jean gautheronle cosmos de mes deux mains de toutes les monde imaginal, le ciel de ce pays est tout l’impression la plus des conserves ! un homme dans la rue se prend   l’oeuvre vit son       au       sur  les éditions de  la lancinante poème pour mon travail est une       gentil       un pour raphaël   iv    vers « voici juste un mot pour annoncer   1) cette antoine simon 24 premier essai c’est "nice, nouvel éloge de la       dans f dans le sourd chatoiement dans l’innocence des f le feu s’est polenta karles se dort cum hume patrick joquel vient de     chambre deux mille ans nous si grant dol ai que ne la rencontre d’une apaches :  de la trajectoire de ce f toutes mes ajout de fichiers sons dans de sorte que bientôt il n’y a pas de plus  il y a le il existe deux saints portant toute trace fait sens. que antoine simon 9 la légende fleurie est       " bribes en ligne a c’est seulement au laure et pétrarque comme autres litanies du saint nom attendre. mot terrible. le temps passe dans la       st antoine simon 12 dernier vers aoi ils s’étaient deux nouveauté, vous avez ouverture d’une     hélas, g. duchêne, écriture le gardien de phare à vie, au       le 1254 : naissance de       montag cinquième essai tout passet li jurz, la noit est (ô fleur de courge...       &agrav je ne peins pas avec quoi, carissimo ulisse,torna a napolì napolì  il est des objets sur       en quand nous rejoignons, en arbre épanoui au ciel dernier vers aoi comme une suite de       au dernier vers aoi vue à la villa tamaris mult est vassal carles de       la  tous ces chardonnerets (À l’église  tu vois im font chier pure forme, belle muette,       juin le nécessaire non       je me       su macao grise accorde ton désir à ta       d&eacu    courant de pa(i)smeisuns en est venuz lentement, josué       dans       journ& présentation du       fourmi madame est toute j’arrivais dans les frères et f les feux m’ont ce n’est pas aux choses dans les horizons de boue, de le 26 août 1887, depuis preambule – ut pictura etudiant à dernier vers aoi (elle entretenait les durand : une       entre couleur qui ne masque pas il existe au moins deux bientôt, aucune amarre préparation des madame, on ne la voit jamais       &ccedi c’est un peu comme si, douce est la terre aux yeux  “ne pas       vu  un livre écrit de soie les draps, de soie la route de la soie, à pied, j’écoute vos ce paysage que tu contemplais marie-hélène   en grec, morías le 28 novembre, mise en ligne la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Alocco, Marcel > Textes critiques

MARCEL ALOCCO

<- L’écriture en bribes | Viallat, Saytour, Dezeuze et la Peinture Analytique ->
Nice, nouvel éloge de la folie
© Marcel Alocco

Codicille à l’Ecole de Nice et à la notion d’insignifiant

Ecrivain(s) : Alocco


 


En grec, Morías enkómion (Μωρίας ἐγκώμιον), en latin, Stultitiae laus


Vu hier, « Nice,… » je ne sais quoi*, un reportage à propos, semble-t-il, d’un hôpital psychiatrique ouvert. J’ai loupé le générique.


Au début un vieillard qui n’est pas Picasso, en travaux manuels (faut bien les occuper) découpe du papier tandis qu’en voix-off un autre patient parle de Picasso. On ne saura jamais ce que ce malade découpe. Plus tard, un mec barre son petit bateau (a-il des pattes ?) ou fait semblant, car on ne voit jamais le contexte, et parle de gens qui dans les années 60 étaient, sous diverses étiquettes qu’il énumère, comme disait un vieux cousin gaulliste historique « des gauchistes ». Le même commande en nombre des tee-shirts. Il a, dit-il, une étoile sur la tête, son fils a fait un jeu de mot sur le champ, donc il va faire tondre le gazon en étoile, mais attention, important, ce sera grand, oui, trente mètres sur trente sur trente. Mais apparemment ses ticheurtes ne sont pas propres, il a sans doute dû les laver, car il les met à sécher sur des fils…. On ne verra jamais ce qu’ils vont devenir. Une qui cause pend des jambons sanguinolents, en cuir rouge, son voisin Picasso est responsable du cuir et de la couleur, dit-elle. Un autre fou peint en noir un morceau de tissu, qu’il colle sur un mur ou d’autres surfaces entraperçues sont recouvertes d’autres couleurs. Ce dingue-là, inconscient comme peuvent l’être les dingues, prend le risque d’être sur une échelle dans un escalier. On ne saura jamais ce qui fermente dans ce cerveau, quel projet fou l’active. Espérons que son psychiatre le surveille. Un autre, dont on a aperçu le travail (très manuel) mais de loin, assez vaguement, parle à un collègue qui le questionne sur son « blindé ». On n’en est plus ici à l’AK 47, dit usuellement kalachnikov. Un « blindé ». C’est pas dingue ça ? L’homme s’explique, il essaye d’être simple, sachant que l’autre n’est pas un psychiatre spécialisé, et il en devient confus. On voit les deux hommes, mais pas le fameux blindé en question. Il y a dans ce film beaucoup de paroles sur des objets absents. Après le cinéaste se fait plaisir, il suit très lentement une charpente métallique torturée, peinte en vert, qui monte sur le ciel, vers le ciel, et par ce très lent mouvement devient longue, longue, longue… Mais pas avec au bout un hareng saur. Un autre agité souffle sur de la peinture qu’il fait couler, comme on refroidit sa soupe. Une petite flaque de peinture s’étale sur une flaque différente, déjà sèche semble-t-il. On ne saura jamais quelle est sa lubie. On ne voit pas l’objet qu’il pollue ainsi : Une jolie chose qui devrait faire plaisir à maman pour la fête des mères ? Un autre débile, resté ou retourné en enfance, joue sur son ordinateur, son personnage a des ailes. Le même, atteint sans doute de la folie des grandeurs, peint sur des murs d’immenses dessins animés façon Walt Disney, mais en moins dynamique. On voit des Pinocchio, mais je ne crois pas avoir vu des fées. Deux malades assis, gentils, dissertent calmement. Si nous comprenons bien, leurs propos concernent l’institution soignante, et ils disent leur confiance en leurs formateurs. Après quoi, quelqu’un, eux peut-être, vandalise un appartement, un fluo traîne au sol… Toujours nous ignorons ce qui origine l’action, son objet, sa place dans une démarche : nous sommes dans un monde où règne l’insignifiant.


D’autres cas anciens de jeunes gens sont évoqués, l’un fait ses courses dans un Prisu, l’autre est pyromane… D’autres, entre fous, s’engueulent : Ceux-là paraissent presque normaux. Un très vieil apprenti psychiatre trouve qu’un bleu du même bleu est plus beau que le bleu semblable qui le serait moins. Sont très fous ces psychiatres.


Le cinéaste s’est discrètement limité aux cas les plus légers. Il a ainsi évité celui qui met du ciment dans sa peinture, celui qui, maso pas qu’un peu, déchire ses toiles peintes pour les recoudre en désordre, « laboratoire de l’insensé » a dit jadis un psychiatre en chef. « Vouloir couper les tableaux, ça fait dingo » a surligné un Ministre de la Culture. Evités le découpeur de bois, et l’autre qui coule du polyester, évités… Évités les cas les plus graves, capables de traumatiser les spectateurs, et qui sait, de répandre l’épidémie. Chacun sait que dans une Ecole, suffit de deux trois cas, et toutes les classes y passent.


Une seule petite réserve, si l’on m’y autorise (ou pas) : Côté pédagogie c’est plutôt le grand raté. Ce n’est pas avec ce cinéma tragiquement angoissant que pourront se former de grands psychiatres. Enfin, ce que j’en dis… Je ne suis ni prof, ni psy, ni critique. Juste un amateur d’idées.


Pour terminer, on nous dit que sur les plages tous les parasols doivent maintenant être bleus. Un fou supérieur a sans doute pensé que le bleu arrêtait mieux le soleil ? Pas très efficace, si nous en jugeons par ceux qui en ont pris un gros rayon dans la tête.


Sont tous fous, ces niçois ?


 


Marcel Alocco


Nice le 30 novembre 2011


 


*Nice, l’atelier perpétuel, par Valéry Gaillard (Poissons Volants), documentaire annoncé sur France 3 le 28 novembre 2011, programmé le 29 à 0h00. En ce qui concerne « l’Insignifiant » voir Performarts n°11 (automne 2011) et n°12 (Hiver).

Publication en ligne : 25 décembre 2011

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette