BRIBES EN LIGNE
sauvage et fuyant comme epuisement de la salle, iloec endreit remeint li os laure et pétrarque comme       le sainte marie, et  riche de mes en cet anniversaire, ce qui écoute, josué, tendresse du mondesi peu de ils avaient si longtemps, si       journ&  epître aux première rupture : le essai de nécrologie, neuf j’implore en vain       fleure troisième essai et  dans le livre, le     faisant la       entre toute trace fait sens. que je serai toujours attentif à       la portrait. 1255 : les avenues de ce pays     au couchant merci au printemps des références : xavier et c’était dans       dans À l’occasion de dernier vers aoi branches lianes ronces f le feu est venu,ardeur des pour marcel  “... parler une       bruyan    courant   se rimbaud a donc       grappe a christiane       &eacut ( ce texte a     cet arbre que "mais qui lit encore le dernier vers aoi       la       " pour max charvolen 1)       longte  l’écriture     sur la pente madame est toute c’est la chair pourtant       &agrav pour martine, coline et laure    au balcon       quinze       object i mes doigts se sont ouverts o tendresses ô mes pour michèle aueret rêves de josué, travail de tissage, dans   je ne comprends plus     son pour andrée abu zayd me déplait. pas  les éditions de c’est la peur qui fait       sur     ton la cité de la musique l’ami michel antoine simon 31 antoine simon 16 une fois entré dans la tout mon petit univers en       &agrav envoi du bulletin de bribes normalement, la rubrique station 5 : comment bel équilibre et sa zacinto dove giacque il mio pour   encore une genre des motsmauvais genre tu le sais bien. luc ne    seule au       &ccedi       sur d’ eurydice ou bien de  au travers de toi je première « e ! malvais (de)lecta lucta    je signerai mon suite du blasphème de les dernières f les feux m’ont karles se dort cum hume martin miguel art et la mort d’un oiseau.       m&eacu antoine simon 24 max charvolen, martin miguel premier vers aoi dernier       les une image surgit et derrière si grant dol ai que ne       entre polenta merci à la toile de       apr&eg  ce mois ci : sub décembre 2001. les routes de ce pays sont ce texte m’a été       pav&ea   j’ai souvent le geste de l’ancienne,       le   un tandis que dans la grande une errance de et il parlait ainsi dans la antoine simon 15 "si elle est pour jean-louis cantin 1.- cher bernard       fourr& le galop du poème me       midi heureuse ruine, pensait six de l’espace urbain, rossignolet tu la     pluie du cliquetis obscène des jouer sur tous les tableaux j’ai longtemps dans les hautes herbes la poésie, à la " je suis un écorché vif.   en grec, morías       &n (la numérotation des deux ce travail vous est       jardin (ma gorge est une station 4 : judas  les doigts d’ombre de neige il tente de déchiffrer, chairs à vif paumes le franchissement des la légende fleurie est mouans sartoux. traverse de       la poème pour  si, du nouveau cet article est paru lorsqu’on connaît une l’instant criblé       dans voici l’une de nos plus un homme dans la rue se prend faisant dialoguer marie-hélène grant est la plaigne e large equitable un besoin sonnerait nice, le 8 octobre pour lee il faut aller voir 1 au retour au moment  les œuvres de je me souviens de où l’on revient pour daniel farioli poussant       une très malheureux... j’aime chez pierre coupé le sonà le lent déferlement   au milieu de le 2 juillet encore une citation“tu d’abord l’échange des les durand : une huit c’est encore à quand nous rejoignons, en       vaches clers fut li jurz e li       le       je me       sur   1) cette quand les mots pour m.b. quand je me heurte       dans ce n’est pas aux choses et que vous dire des carissimo ulisse,torna a antoine simon 17       enfant "je me tais. pour taire. il existe au moins deux j’entends sonner les “le pinceau glisse sur de proche en proche tous un titre : il infuse sa c’est ici, me     le       (       droite clere est la noit e la rm, le 2/02/2018 j’ai fait mesdames, messieurs, veuillez f qu’il vienne, le feu     hélas, il n’y a pas de plus pour yves et pierre poher et je ne saurais dire avec assez le "patriote",   la baie des anges des voiles de longs cheveux  “ce travail qui le lourd travail des meules 0 false 21 18       mouett un besoin de couper comme de une image surgit traverse le 1254 : naissance de     une abeille de au lecteur voici le premier       la       je les dessins de martine orsoni ce texte se présente je suis       six de soie les draps, de soie je désire un josué avait un rythme       et la réserve des bribes livre grand format en trois mm si c’est ça creuser, toutefois je m’estimais ce jour-là il lui diaphane est le       neige  l’exposition  onzième juste un la fonction, dernier vers aoi derniers vers sun destre diaphane est le mot (ou dernier vers aoi       object derniers il pleut. j’ai vu la       ...mai dans le train premier cinq madame aux yeux ici. les oiseaux y ont fait dernier vers aoi 10 vers la laisse ccxxxii       s̵ antoine simon 12 écrirecomme on se les amants se introibo ad altare pour gilbert c’est parfois un pays du bibelot au babilencore une lu le choeur des femmes de le 26 août 1887, depuis     extraire       nuage pour angelo deuxième suite pour qui veut se faire une       assis dimanche 18 avril 2010 nous au seuil de l’atelier       su bal kanique c’est le coquillage contre nous savons tous, ici, que   ciel !!!!       sur je t’ai admiré, paien sunt morz, alquant ce poème est tiré du les petites fleurs des quand il voit s’ouvrir, et combien comment entrer dans une une il faut dire les légendes de michel antoine simon 33 la rencontre d’une       voyage autres litanies du saint nom je sais, un monde se ] heureux l’homme et si tu dois apprendre à nous dirons donc f dans le sourd chatoiement       les  avec « a la       qui ensevelie de silence,       en un nos voix ce qui aide à pénétrer le   d’un coté, vi.- les amicales aventures un temps hors du   maille 1 :que gardien de phare à vie, au       &agrav       parfoi dieu faisait silence, mais       sur       chaque antoine simon 25 pour philippe et te voici humanité c’était une preambule – ut pictura comme un préliminaire la la littérature de       longte s’égarer on vous avez  tu ne renonceras pas. li emperere s’est dans l’innocence des outre la poursuite de la mise la fraîcheur et la et encore  dits  le grand brassage des mais jamais on ne       allong napolì napolì deuxième approche de       &agrav que reste-t-il de la       le     les provisions un soir à paris au journée de dernier vers aoi   dits de quelque chose couleur qui ne masque pas  la lancinante comme ce mur blanc reprise du site avec la c’est la distance entre       l̵       quand patrick joquel vient de     un mois sans il y a dans ce pays des voies je découvre avant toi ils sortent    il 1) la plupart de ces       sur exode, 16, 1-5 toute poussées par les vagues pour jacky coville guetteurs clquez sur pierre ciel       la douce est la terre aux yeux et je vois dans vos et la peur, présente   tout est toujours en l’art n’existe       vu dernier vers s’il pour nicolas lavarenne ma       au  hors du corps pas d’un côté premier essai c’est       je me onze sous les cercles dans les écroulements  les premières la parol

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YVES UGHES

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Prédication du 23 décembre 2011
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,2.2et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.2.3Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.2.4Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.2.5Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le prophète :2.6Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.2.7Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.2.8Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.2.9Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.2.10Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.2.11Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.2.12Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.2.13Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.2.14Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.2.15Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète:J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.2. 16Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. 2.17Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète :2.18On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus.2.19

Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,
2.20et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.2.21Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël.2.22Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre ; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,2.23et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
 
Une naissance ne se présente jamais dans la quiétude. Elle est concrétisation d’un désir, installation dans une durée, et nous place toujours face à nous-mêmes, à nos responsabilités de géniteurs. Elle s’offre comme une merveilleuse perturbation.
La naissance du Christ s’inscrit dans cette logique déstabilisante. Mais elle s’en trouve multipliée par sa mystérieuse double nature : il est fils de l’Homme et fils de Dieu. Merveilleusement humain et prodigieusement divin.
 
Il suffit de relire ces lignes de l’évangile de Matthieu pour s’en convaincre.
La périphrase qui qualifie Jésus et qui revient de façon insistante est « le petit enfant ». « du lieu où était le petit enfant », « ils entrèrent dans la maison et virent le petit enfant ». L’expression s’avère profondément humaine et chargée de tendresse. Elle fait de Jésus un être de chair vulnérable, une présence qui suscite une prise en charge dominée par la tendresse. L’expression établit la proximité. Sa vie naissante nous parle, déjà.
 
Elle s’accompagne pourtant de dérèglements augurant de développements porteurs à la fois d’émerveillement et de réactions violentes.
L’émerveillement vient du cosmos, le ciel change son ordonnancement et installe en sa surface une étoile mobile comme repère. Ceux qui savent lire sa grammaire peuvent suivre et atteindre ce petit enfant décidément pas comme les autres.
 
Mais l’émerveillement est insupportable aux méchants, à ceux qui croient compenser leur finitude par un supposé infini pouvoir. Hérode déjà s’inquiète, Hérode manigance, Hérode porte le fer dans l’innocence même : 16Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. La déchirure se met en place dans le monde social avant même la révélation, avant les actions et les miracles, avant même la parole.
 
Voici donc une venue qui marque l’histoire du monde et qui l’inscrit dans les fibres de notre vécu, venue sismique dans l’histoire de l’humanité et néanmoins auréolée de tendresse et de mots venus du quotidien partagé par les hommes.
 
Ainsi naît le Christ : dans une vie identifiable et familière, la nôtre. Mais il s’y installe comme un perturbateur, suscitant l’émerveillement de ceux et celles qui aiment et une panique agressive chez les adorateurs d’idoles. Et comme nous sommes les deux à la fois, comme nous portons en nous l’amour et l’idôlatrie, nous ne sortons pas indemne de cette aventure.
 
Il nous appelle et nous l’avons suivi. Mais qu’Il est difficile à suivre. Est-il d’ailleurs aussi sûr de lui qu’Il en a l’air ? Certes, Il sait faire souvent face avec une puissance qui frôle l’imprécation : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? (Matthieu, 8, 26), mais il doute également face à la terrible douleur qui l’attend : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi. (Matthieu, 26, 39).
 
Nous pourrions voir dans ces oppositions une attitude contradictoire. De fait, elles le sont. Mais loin de révéler une incohérence, elles soulignent la vérité profonde du Christ : il est venu pour être nous, et pour être Lui. Humain et fils de Dieu. Donc dans la contradiction.
 
La route qu’il nous ouvre, qu’il nous offre ne peut donc être bornée de certitudes faites en béton. Nous ne pourrons avancer avec lui qu’en allant de surprises en remises en cause.
 
Tout serait si simple si le rite suffisait, mais Jésus nous dit bien que l’essentiel ne gît pas dans le rituel : Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. (Matthieu, 5,23)
 
Sommes-nous vraiment à même de percevoir, et mieux, de mettre en pratique ces paroles ? Oserais-je le dire, nos offrandes sont charitables, mais faciles. Plus difficile à pratiquer est le verbe « se réconcilier ». Il nous demande un approfondissement, un dépassement de soi, parfois un reniement de notre amour-propre auxquels il est difficile de céder. Seul l’amour peut nous permettre d’y accéder. Et cet amour ne se trouve pas spontanément en nous, il ne prend forme que par un détour par l’Eternel, par la prière donc. Nous ne pouvons nous aimer, aimer l’autre que si nous acceptons d’être aimé par Lui. Que de travail faut-il donc accomplir en soi pour mettre en œuvre ce mot : se réconcilier. Jésus n’est pas venu apporter une foi confortable. Il sera toujours un perturbateur, Léo Ferré, ce poète si profondément -si apparemment- athée, aura pourtant du respect pour ce Jésus-là, cette graine d’ananar.
 
Car la remise en cause des cadres établis touche tous les cadres. La femme adultère, et tous les rites figés, même ceux qui paraissent les plus établis et donc les plus respectables : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. (Matthieu, 8, 21)
 
Phrase d’urgence que celle-ci, urgence de la vie, de l’action, du bouleversement à susciter, contre la conformité figée des actions respectables.
 
C’est dire l’audace à laquelle nous invite le Christ. Ce Nazaréen qui va naître.
 
Il nous donne tout d’abord notre liberté, et la respecte profondément. Rien ne nous est ici livré clé en mains. A nous de cheminer à ses côtés, de penser ses paroles, de les méditer pour en tirer une leçon qui s’adapte à ce que nous sommes. Il nous fait créateur de nous-mêmes, et ses apparentes contradictions, paradoxes, provocations nous invitent à être les sujets actifs de notre foi.
 
Elle se construit pas à pas, avec ce qui nous est donné, et donné avec confiance.
 
Cette foi nous incite dans un deuxième temps à une vigilance permanente, vis-à-vis de toutes les seductions faciles et marquées par toutes les formes du confort : quelles soient affectives, intellectuelles ou spirituelles. Notre foi est détricotage permanent des illusions du pouvoir, celles qui nous détournent de notre finitude, et qui ne sont, pour reprendre le mot du grand Pascal, que “divertissement”. Et l’on voit dans l’actualité où nous mènent ces folies de l’immortalité par le pouvoir rêvée : elles prennent pour nom Kadafi, Bongo, Bel Assad, et engendrent toujours le massacre des innocents.
 
 
Enfin et en revanche la foi donnée, la grâce donnée doit nous conduire à l’essentiel, qui repose en deux commandements : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton Coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dependent toute la loi et les prophètes. (Matthieu, 22, 37-40)
 
De quoi faire donc mais non dans l’obédience aveugle et rituelle et par là meme fanatique. De quoi faire en soi.
 
Nous avons là un chantier ouvert, un travail offert.
 
Et une vie n’y suffira sans doute pas. Car on a beau lire et relire les Evangiles, on en sort toujours à la fois conforté et perturbé.
 
Mais au moins allons-nous.
À la fois petit enfant, et comme porté par une étoile mouvante.
Amen
 
 
 
 
 
Publication en ligne : 2 janvier 2012

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