BRIBES EN LIGNE
pour angelo « h&eacu il aurait voulu être 10 vers la laisse ccxxxii pas une année sans évoquer antoine simon 2 quai des chargeurs de (la numérotation des i en voyant la masse aux premier essai c’est mougins. décembre       les         or Ç’avait été la f le feu s’est la vie est dans la vie. se       mouett marcel alocco a pour raphaël autres litanies du saint nom mieux valait découper       voyage coupé en deux quand ici, les choses les plus madame est une torche. elle       retour       &n cliquetis obscène des on cheval       parfoi dire que le livre est une       la   on n’est je sais, un monde se   se beaucoup de merveilles cette machine entre mes hans freibach : couleur qui ne masque pas une autre approche de les lettres ou les chiffres la mort d’un oiseau. merci à marc alpozzo l’illusion d’une le numéro exceptionnel de dont les secrets… à quoi la vie humble chez les deux ce travail vous est ce qui fascine chez       vaches « 8° de je désire un dès l’origine de son antoine simon 26 le géographe sait tout clere est la noit e la la brume. nuages l’impression la plus le poiseau de parisi mon tous ces charlatans qui la bouche pure souffrance macles et roulis photo madame est une  tous ces chardonnerets madame déchirée À l’occasion de       m̵ et nous n’avons rien dans l’effilé de "si elle est       sur le Être tout entier la flamme 13) polynésie au seuil de l’atelier voici le texte qui ouvre f les marques de la mort sur dernier vers aoi temps de pierres ce qui fait tableau : ce toi, mésange à voici des œuvres qui, le  l’écriture au matin du ce 28 février 2002. j’ai parlé l’évidence …presque vingt ans plus i mes doigts se sont ouverts démodocos... Ça a bien un le travail de bernard quelques textes       quand au programme des actions madame dans l’ombre des jusqu’à il y a rien n’est plus ardu a christiane       dans chairs à vif paumes antoine simon 30 patrick joquel vient de assise par accroc au bord de  pour de napolì napolì       au la fonction, la route de la soie, à pied,      & viallat © le château de       six       allong juste un a la libération, les edmond, sa grande ce qui importe pour       &eacut paysage de ta tombe  et la liberté s’imprime à je n’hésiterai introibo ad altare f toutes mes   pour le prochain quand il voit s’ouvrir, rêves de josué, ici. les oiseaux y ont fait la force du corps,   voici donc la       au recleimet deu mult       le le scribe ne retient le lent tricotage du paysage dans le ciel du   si vous souhaitez rêve, cauchemar, chants à tu mon recueil et si au premier jour il peinture de rimes. le texte autre essai d’un     sur la pente       midi « amis rollant, de dernier vers aoi au commencement était preambule – ut pictura antoine simon 25 clers est li jurz et li à dernier vers aoi dans les carnets       le dernier vers aoi mise en ligne d’un si j’étais un f le feu est venu,ardeur des       ma tout en vérifiant À max charvolen et martin temps de pierres dans la les dessins de martine orsoni sur la toile de renoir, les   je ne comprends plus pour philippe torna a sorrento ulisse torna dernier vers aoi   dernier vers aoi martin miguel il va falloir       fourmi un jour, vous m’avez c’est la distance entre six de l’espace urbain,  l’exposition  depuis le 20 juillet, bribes       ruelle clers fut li jurz e li       deux alocco en patchworck © le lent déferlement deux nouveauté,       dans a claude b.   comme si, il y a longtemps, les    il le coquillage contre ( ce texte a iloec endreit remeint li os siglent a fort e nagent e montagnesde       bien un tunnel sans fin et, à je dors d’un sommeil de pour mireille et philippe       bonhe pour ma guetter cette chose bruno mendonça    courant    nous dans ma gorge références : xavier  je signerai mon       fleur dans les rêves de la il s’appelait       nuage l’eau s’infiltre       alla dernier vers aoi sixième la langue est intarissable derniers vers sun destre "je me tais. pour taire. l’art n’existe    7 artistes et 1 pour andré villers 1) je suis bien dans ne faut-il pas vivre comme       je me diaphane est le dernier vers aoi il souffle sur les collines       aujour       je t’enfourche ma fin première     l’é le texte qui suit est, bien     faisant la  tu ne renonceras pas.         &n (À l’église il y a des objets qui ont la j’oublie souvent et et tout avait c’est seulement au on peut croire que martine nous avons affaire à de antoine simon 32 dans les carnets comment entrer dans une le désir de faire avec au lecteur voici le premier violette cachéeton 7) porte-fenêtre il n’était qu’un nous serons toujours ces pierre ciel       pourqu et ma foi, abstraction voir figuration écoute, josué, pour alain borer le 26 de mes deux mains toujours les lettres : non... non... je vous assure,     cet arbre que pour lee À max charvolen et (elle entretenait elle réalise des dernier vers s’il de proche en proche tous la réserve des bribes le "patriote", dernier vers aoi       p&eacu  “ce travail qui pour andré et je vois dans vos       fourr&       ton vedo la luna vedo le rm : nous sommes en       m̵ il ne reste plus que le "et bien, voilà..." dit antoine simon 33 pour michèle aueret       sur un jour nous avons au labyrinthe des pleursils  les premières folie de josuétout est       descen encore la couleur, mais cette onzième sauvage et fuyant comme quand nous rejoignons, en  au mois de mars, 1166 À peine jetés dans le la poésie, à la   saint paul trois tu le sais bien. luc ne       l̵ encore une citation“tu trois tentatives desesperees       " suite de carcassonne, le 06 le ciel de ce pays est tout dernier vers aoi pour maxime godard 1 haute les routes de ce pays sont sors de mon territoire. fais je t’ai admiré,       le l’instant criblé sous l’occupation la musique est le parfum de entr’els nen at ne pui station 3 encore il parle dernier vers aoi on trouvera la video printemps breton, printemps maintenant il connaît le des conserves ! pour jean marie on a cru à là, c’est le sable et     m2 &nbs reprise du site avec la macles et roulis photo 7 a propos d’une 1. il se trouve que je suis le 23 février 1988, il les avenues de ce pays se placer sous le signe de  le "musée la fraîcheur et la       glouss tu le saiset je le vois passet li jurz, si turnet a la terre nous iv.- du livre d’artiste    au balcon normal 0 21 false fal       la "l’art est-il     quand le franchissement des douce est la terre aux yeux j’ai donné, au mois je rêve aux gorges       dans feuilleton d’un travail     le bribes dans le nid de en cet anniversaire, ce qui cinquième essai tout  marcel migozzi vient de bientôt, aucune amarre   encore une quelque temps plus tard, de je me souviens de       b&acir  martin miguel vient       "       baie       au branches lianes ronces       " mille fardeaux, mille jamais je n’aurais polenta       d&eacu souvent je ne sais rien de  les éditions de   dits de toutes sortes de papiers, sur carles respunt : zacinto dove giacque il mio dans les hautes herbes et  riche de mes       reine un nouvel espace est ouvert certains soirs, quand je dernier vers aoi l’art c’est la  au travers de toi je       sur merle noir  pour quel étonnant suite du blasphème de f le feu m’a       juin préparation des pour nicolas lavarenne ma la chaude caresse de et il fallait aller debout ce texte m’a été monde imaginal,  de la trajectoire de ce la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Le marché de l’art

Troisième partie : le second marché



 


Entrons maintenant dans le second marché, celui de la revente, plus spécifique aux objets du patrimoine, des collections et de l’art. À ce niveau, la part des individus isolés diminue violemment. L’essentiel du second marche, ce sont les ventes publiques. Leur nombre, les œuvres qui y circulent, les prix qu’elles atteignent, les acheteurs, tout y est bien mieux connu que dans le premier marché. C’est sur ce second marché que se font les statistiques de la circulation, de la valeurs, des tendances. C’est en partie dans ce second marché, au fonctionnement analogue àcelui de la bourse, que s’est forgée la mauvaise réputation du marché de l’art.


Il en est du second marché comme du premier : multiple, divers, obéissant à toutes sortes de modes de fonctionnement, plus ou moins soumis à des règles plus ou moins contraignantes. Ce que je retiendrai, pour le propos de ce soir, c’est que le second marché reprend et aggrave les problèmes que nous avons évoqués dans le premier. Parfois jusqu’à la caricature. Il ne se limite pas aux seules enchères, mais ce sont Les enchères que j’évoquerai. Dans un premier temps, il faut dire que, dans ce système de revente, par définition, l’artiste n’est pas personnellement impliqué puisque son œuvre est réputée avoir déjà été vendue une première fois. Mais nous verrons qu’il faudra nuancer.


 


Je passe sur les ventes marginales, la plupart du temps caritatives. Elles ne servent jamais les artistes, ni leurs œuvres, n’influent jamais positivement sur la valeur des œuvres. Elles rapportent un minimum d’argent aux associations qui les organisent, n’ont aucune influence sur le marché. Je les tiens pour de mauvaises bonnes actions, mais c’est un autre débat.


C’est dans les ventes publiques que se forge la cote d’un artiste. Vous l’aurez compris indépendamment de lui et sans que rien ne lui revienne de la vente, même si elle assoit sa notoriété. Un ou plusieurs collectionneurs souhaitent vendre tout ou partie de leur collection et s’adressent à une société de vente ; ça passe par des commissaires priseurs, les œuvres, qui font l’objet d’une estimation préalable, sont vendues au plus offrant. On connaît par la presse et les pipoles les plus grandes de ces maisons de vente, qui du reste ne s’occupent pas que d’art, ce sont Christie’s, Sothebys et autre Drouot. Mais il en est beaucoup d’autres. Les enchères ont du reste leurs sites sur Internet. Et on peut suivre au jour le jour les ventes et les évolutions de la valeur des œuvres.


Le premier effet pervers du second marché, c’est que c’est par lui que passe massivement l’image que l’on se fait de l’art. C’est lui aussi qui construit les valeurs et références de l’art en confondant valeur artistique et valeur financière. Or la valeur financière d’une œuvre se construit sur des mécanismes d’abord financiers et pour des motifs et objectifs financiers qui sont indépendants du contenu artistique d’une œuvre. Une œuvre, qu’elle soit artistiquement valide ou non, peut atteindre une haute valeur financière. L’histoire du marché de l’art de ces 150 dernières années en est pleine d’exemples.


Voyons maintenant comment se construit la valeur financière d’une œuvre et comment cette construction peut donner lieu à des pratiques malhonnête et peut avoir des effets pervers sur la situation de l’art et sur les relations, rappelez vous, entre des objets qui répondent à des besoins, et une population qui a besoin de ces objets. Comment, le second marché parachève l’entreprise de mal être et mal vivre des artistes et de dépossession de la population.


Mettre une œuvre en vente obéit en fait à plusieurs impératifs quand il ne s’agit pas de vente forcée par les aléas de la vie : réaliser une plus value sur l’œuvre que l’on vend, faire augmenter la valeur des œuvres que l’on possède, celle du même artiste, celle de la collection, voire se valoriser comme amateur d’art. On voit comment ça peut être aussi la valorisation d’œuvres que l’on a en stock à la vente si l’on est marchand et même, fait nouveau, des œuvres que l’on produit si l’on est artiste. Le second marché fonctionne ainsi comme une évaluation objective de la qualité d’un artiste.


Des quantités de manœuvres sont ainsi à l’œuvre à l’occasion d’une vente. Tel marchand, par exemple, peut "soutenir" la cote de ses artistes par exemple en achetant les œuvres qui se présentent ne serait ce que pour valoriser les œuvres dont il dispose. La chose parfaitement compréhensible peut devenir illicite lorsqu’un marchand met en vente des œuvres de son stock et les fait racheter às on profit par des hommes de paille.


Une autre technique consiste, lors d’une succession, à mettre aux enchères un atelier d’artiste disparu, se rendre acquéreur du stock à bas prix pour organiser ensuite par ventes et reventes la valorisation de la totalité du stock.


Dernière technique en date, la vente publique organisée par l’artiste lui-même de ses propres œuvres, à grand renfort de tapage médiatique et valse de pipoles et court-circuitant les réseaux habituels du marché de l’art.


C’est ainsi que l’on dessine peu à peu un paysage de l’art qui survalorise certains artistes, ceux dont les œuvres figurent dans les collections des opérateurs les plus fortunés. C’est ainsi aussi que le marché ferme la circulation de l’art en se focalisant sur un nombre réduit d’artistes. Disant quelles sont les œuvres qui ont et prennent de la valeur financière, il déterminent ce qui fait la valeur artistique, constituent des références et des modèles dont ils interdisent en même temps l’accès au plus grand nombre et dévalorisent en même temps les autres productions, en les disqualifiant financièrement.


Ajoutons que, dans bien des cas, face aux fluctuations de la bourse, la relative résistance des objets d’art, et, d’une façon générale des objets de luxe, peut constituer pour ces opérateurs une valeur refuge. 

Publication en ligne : 28 février 2012

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