BRIBES EN LIGNE
      jardin "la musique, c’est le carmelo arden quin est une tout est prêt en moi pour clers est li jurz et li je me souviens de  au travers de toi je lu le choeur des femmes de f le feu s’est réponse de michel des quatre archanges que macao grise in the country       pourqu a la femme au nous avancions en bas de deux ce travail vous est pourquoi yves klein a-t-il mes pensées restent  je signerai mon antoine simon 6 coupé en deux quand voile de nuità la libre de lever la tête avant propos la peinture est coupé le sonà       une temps de cendre de deuil de alocco en patchworck © j’ai relu daniel biga,       un les étourneaux ! deuxième essai       la       sur le À la loupe, il observa dernier vers aoi       sur le et ces la force du corps,       le   marcel iv.- du livre d’artiste au lecteur voici le premier le lent déferlement antoine simon 17 la danse de       le       leonardo rosa qu’est-ce qui est en granz est li calz, si se       &agrav fontelucco, 6 juillet 2000 chaque automne les le vieux qui  “comment chairs à vif paumes agnus dei qui tollis peccata     son un jour nous avons i.- avaler l’art par les dernières       la sixième c’est ici, me le passé n’est recleimet deu mult pour jean gautheronle cosmos beaucoup de merveilles dernier vers aoi huit c’est encore à       les     &nbs dernier vers que mort présentation du etait-ce le souvenir dernier vers aoi   se   six formes de la spectacle de josué dit  si, du nouveau le "patriote", autre essai d’un       m&eacu vue à la villa tamaris temps de pierres dernier vers aoi       nuage       dans vedo la luna vedo le madame a des odeurs sauvages bernadette griot vient de   tout est toujours en antoine simon 23 attention beau       deux la rencontre d’une le 26 août 1887, depuis quand nous rejoignons, en       longte intendo... intendo ! imagine que, dans la Éléments - accorde ton désir à ta         &n dans le train premier dimanche 18 avril 2010 nous ce qui fait tableau : ce dernier vers aoi deuxième suite grant est la plaigne e large       arauca       devant  hier, 17 cyclades, iii° au programme des actions juste un mot pour annoncer si grant dol ai que ne (À l’église dernier vers aoi madame, c’est notre able comme capable de donner “dans le dessin antoine simon 19 a la fin il ne resta que et il fallait aller debout eurydice toujours nue à la fraîcheur et la       il il y a dans ce pays des voies   si vous souhaitez  née à ço dist li reis : franchement, pensait le chef,       bonheu     une abeille de écoute, josué, dans ma gorge       tourne       avant si tu es étudiant en       " un trait gris sur la equitable un besoin sonnerait   d’un coté,       allong la vie est ce bruissement un besoin de couper comme de  de même que les sous la pression des voici des œuvres qui, le       longte dans l’innocence des les plus terribles 1-nous sommes dehors. c’est la peur qui fait       le le coeur du pour marcel …presque vingt ans plus bel équilibre et sa    seule au       apr&eg il y a des objets qui ont la allons fouiller ce triangle ne pas négocier ne accoucher baragouiner l’éclair me dure,   est-ce que       entre tes chaussures au bas de       l̵ il avait accepté       aux bribes en ligne a       il deux ajouts ces derniers       retour apaches : le 23 février 1988, il f les rêves de   pour le prochain "le renard connaît  c’était temps de bitume en fusion sur  les éditions de pure forme, belle muette,       &agrav       maquis ici, les choses les plus li quens oger cuardise dix l’espace ouvert au dernier vers aoi c’est la chair pourtant deuxième apparition merci à marc alpozzo       cerisi il ne sait rien qui ne va dans les carnets les petites fleurs des       ...mai je désire un le 2 juillet       object ce texte se présente j’ai parlé la question du récit l’heure de la de proche en proche tous nu(e), comme son nom       bruyan    nous c’est une sorte de dans les rêves de la       en un tunnel sans fin et, à       reine antoine simon 10 lorsque martine orsoni dernier vers aoi       le cliquetis obscène des   ciel !!!! edmond, sa grande       sur       l̵ pour la réserve des bribes         or     au couchant bien sûrla onzième       o bruno mendonça antoine simon 27 lancinant ô lancinant c’est seulement au il souffle sur les collines       en  la lancinante montagnesde     tout autour s’égarer on une il faut dire les à bernadette un titre : il infuse sa       aujour religion de josué il pour michèle aueret pour jean-marie simon et sa on a cru à frères et j’ai ajouté le ciel de ce pays est tout nécrologie « voici la fonction,       sabots   3   

les       dans de sorte que bientôt de mes deux mains monde imaginal, 5) triptyque marocain les dieux s’effacent   né le 7 attelage ii est une œuvre (ô fleur de courge... issent de mer, venent as pour martine     dans la ruela       pass&e douze (se fait terre se rossignolet tu la  tu ne renonceras pas. pour mireille et philippe la brume. nuages tendresses ô mes envols bernard dejonghe... depuis vous n’avez       ruelle a ma mère, femme parmi f les feux m’ont       dans     après Ç’avait été la deux mille ans nous premier vers aoi dernier       dans       au antoine simon 11 chercher une sorte de  “ce travail qui derniers vers sun destre quel étonnant et que dire de la grâce d’ eurydice ou bien de  l’écriture  epître aux dernier vers aoi peinture de rimes. le texte saluer d’abord les plus À max charvolen et martin marché ou souk ou "nice, nouvel éloge de la villa arson, nice, du 17 carcassonne, le 06 quatrième essai de ecrire sur  “s’ouvre comme un préliminaire la cinquième essai tout ma mémoire ne peut me giovanni rubino dit       le on trouvera la video en 1958 ben ouvre à pour le prochain basilic, (la "je me tais. pour taire. s’ouvre la je ne sais pas si le 28 novembre, mise en ligne les cuivres de la symphonie 0 false 21 18       &n l’évidence reprise du site avec la une errance de il y a tant de saints sur       s̵     &nbs le temps passe dans la vi.- les amicales aventures je suis celle qui trompe       mouett raphaël       soleil madame est la reine des dernier vers aoi moi cocon moi momie fuseau n’ayant pas       force où l’on revient préparation des cinquième citationne le samedi 26 mars, à 15 des voiles de longs cheveux suite de pas même       dans un temps hors du antoine simon 29     m2 &nbs deuxième apparition de rimbaud a donc marie-hélène la deuxième édition du antoine simon 30 charogne sur le seuilce qui la bouche pure souffrance sables mes parolesvous depuis le 20 juillet, bribes abu zayd me déplait. pas station 3 encore il parle     rien dieu faisait silence, mais descendre à pigalle, se je meurs de soif sous l’occupation passent .x. portes, la mort d’un oiseau. très malheureux... de toutes les je suis       deux dernier vers aoi pierre ciel a grant dulur tendrai puis f le feu est venu,ardeur des 10 vers la laisse ccxxxii les routes de ce pays sont tout le problème ] heureux l’homme patrick joquel vient de "l’art est-il       la pie antoine simon 32 si j’étais un la musique est le parfum de  avec « a la dernier vers aoi dans ce périlleux juste un       sous ensevelie de silence, nous avons affaire à de  dans toutes les rues la parol

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(À l’église protestante unie de Vence)


 


La radio matinale nous consterne toujours, les « nouvelles », comme on dit, vont toutes dans le même sens, toujours plus intensément vers l’horreur, la confirmation que l’homme est « une sale bête ».



Avant-hier, une phrase m’a heurté plus que d’autres : une jeune Gambienne, rescapée de l’un de ces navires de réfugiés qui coulent régulièrement, affirmait : la mer ce n’est plus que la mort. J’ai y entendu un raccourci nous disant l’état du monde, de ce que nous en faisons, jour après jour.

Pour nous, méditerranéens, la mer est génératrice de beauté et de richesses. Notre littoral se présente comme une source de merveilles permanentes, il génère des émerveillements lumineux.
Riche de sa beauté et de ses ressources, la Méditerranée a été le berceau d’une civilisation florissante. Luttant sur ses flots, Ulysse y apprit la sagesse, et les peuples ont su tracer des sillons pour installer ces comptoirs qui ont été de formidables lieu d’échanges et de commerce. NikaIa, Antipolis demeurent pour en témoigner.

Que ce lien entre les hommes soit désormais un lieu de mort, un cercueil maritime pour des corps en détresse en dit long sur les dérives de notre monde livré à un mot soi-disant magique, le mot mondialisation, qui n’est autre que le masque de carnaval d’une réalité bien plus profonde : notre monde obéit désormais à une pensée unique et à une seule logique : celle de l’avidité et de la rapine. On nous rebat les oreilles avec le besoin impérieux de l’Ordre, alors que les puissances qui dirigent vraiment le monde ne sèment que désordres et désolations. Famines, guerres, horreurs l’Occident est partie prenante de ces ravages qui poussent des êtres précaires à s’embarquer dans sur des radeaux de fortune, pour tenter de saisir, au péril de leur vie, une miette du festin qui déborde de nos tables.

Face à cette horreur qui, trop souvent, ne demeure que télévisuelle, nous avons tendance à éteindre le poste. La réaction est normale, et il n’est pas question de la fustiger par une morale simpliste. Nous devons bien vivre et nous ne pouvons porter toutes les misères du monde sur notre dos. D’autant plus que les problèmes sont si complexes qu’ils semblent pratiquement insolubles.

Le témoignage donné par le poète Franco-Libanais Salah Stétié à Réforme est à cet égard édifiant : Cette situation me désespère doublement. D’abord parce que je suis originaire du monde arabe et que je sais ce que ressentent ceux qui sollicitent l’accueil. Ensuite parce que je suis français, que je connais les mille raisons par lesquelles on peut refuser d’accueillir tous les migrants du monde. (1)

Pour autant, nous sommes de ce monde, dans un pays qui nous permet d’être citoyen, dans une église qui nous rappelle que nous sommes chrétiens.

Que peuvent encore ces mots face à ces déferlements de détresse ?

En ces circonstances être citoyen pourrait consister à inciter, à obliger, les pouvoirs et notamment ceux de l’Europe à agir autrement, à se placer à la hauteur de ces idéaux dont elle se gargarise. Il ne s’agit pas de faire ici un catalogue des mesures possibles, mais que l’on ne vienne pas nous dire que le seul accueil possible réside dans des camps de fortune, généreusement abandonnés à l’Italie, pour qu’elle se débrouille seule. On ne nous fera pas croire, non plus, que les destroyers seront la seule réponse à cette somme de désespoirs qui pousse à la migration.

Mais la réponse citoyenne ne peut suffire et je suis persuadé que nous devons aller chercher aux tréfonds de nous-mêmes d’autres issues.
Certes, la finance domine le monde et le désorganise par la rapine et l’avidité. Mais si l’on veut aller au-delà du constat, il nous faut ajouter deux remarques.
Ce système mondial l’est devenu parce qu’il représente une tendance de l’homme. Il matérisalise de la sorte une part de nous-mêmes.
Si l’on veut être efficace dans le long terme, il nous faut à la fois combattre ce système qui ne génère qu’un accroissement vertigineux des inégalités, mais également combattre en nous ce qui pourrait nous faire complice de cette logique insatiable.

Ce qui revient à dire que le combat passe aussi en nous par une mobilisation contre nos peurs.
L’homo sapiens sapiens sait qu’il sait, et il sait notamment qu’il va mourir. Qu’on le veuille ou pas, qu’on l’admette ou non, une peur fondatrice se trouve en cette conscience. La tentation est grande alors d’agencer sa vie pour qu’elle soit le plus confortable possible. Et c’est bien légitime. Mais il y a dérapage quand l’accumulation devient monomaniaque et se présente comme un ersatz d’immortalité. Toujours plus d’argent, de puissance, de pouvoir, pour espérer faire reculer la mort, pour se croire éternel.
On en oublie alors de vivre, on efface les autres pour se gratter le nombril sur un tas de biens somptueux qui n’en préfigure pas moins la formation d’un fumier déliquescent.
Et l’autre devient alors une menace. Tout ce qui peut troubler notre confort se trouvera confiné pas des fils de fer barbelés, comme le long du Rio Grande. Mais le pire est quand nous plaçons en notre fort intérieur des barbelés mentaux et affectifs. Nous devenons alors à la fois repus et animés par une vigilance aigre.
Ecoutons encore Salah Stétié : Bon nombre de nos concitoyens regardent les migrants comme des gens qui non seulement veulent manger leur pain, mais encore menacer leurs enfants avec une bombe.
Hélas, la peur panique entrave la générosité.(2)

Cette logique, ce fonctionnement envahissant de la peur, doit solliciter notre réflexion et notre attitude de chrétien. 
Lorsque la peur domine les émotions, elle est un signe de fragilité et nous fragilise encore plus.

Et si nous nous fondions sur les mots qui nous ont été donnés ? Et si nous tentions d’en retrouver la force première ? 

Jésus nous dit comment prier et nous incite à commencer par « Père ». Un simple mot, mais en mesure-t-on toujours les prolongements et la profondeur ? 

Notre venue au monde peut être due au hasard, à la nécessité, à une rencontre solide ou fortuite. Mais c’est quand on va au-delà du phénomène biologique que se noue la dimension humaine. Dire « père », « mère », c’est se reconnaître fils, c’est reconnaître une relation et l’installer en soi. Nous ne sommes plus alors une production aléatoire, mais installés dans un désir reconnu. Nous pouvons alors nous penser comme un être voulu, qui a sa place dans le monde et qui doit l’occuper, dans un approfondissement émancipateur de la parole du Père.
Et le Père serait muet, nous dit-on ? Mais il suffit de lire autrement l’actualité pour percevoir que des milliers d’actions positives et généreuses sortent les êtres de leur ombilic et les conduisent vers les autres. l’Esprit souffle, et pas simplement par ou sur les églises. La tendance des médias, leurs tentations sont trop souvent toxiques. Osons donc porter des paroles d’espoir qui nous viennent d’une certitude : nous sommes aimés. Notre Père est présent.

Dans des prédications consacrées au carême protestant Marcel Manoel insistait sur ce point :
…en revêtant jusqu’au bout notre humanité, le Christ nous a pris avec lui ; nous sommes ses frères adoptifs, nous aussi fils de Dieu. Preuve en est, argumente l’apôtre (Paul), que l’Esprit nous donne d’appeler Dieu « Notre Père ». Ce n’est pas là une argutie de vocabulaire, mais c’est tenir compte de ce qui s’est effectivement passé en Jésus-Christ qui nous a ouverts à une relation avec Dieu. Et même si nos « notre Père » sont souvent inquiets, plein de doutes, d’incompréhensions, ou revendicatifs et révoltés, il n’en reste pas moins que, en Christ, nous sommes les fils et les filles de Dieu : nous sommes quelqu’un devant lui, par la foi, quelqu’un qui compte, quelqu’un qu’il aime. (3)

Le fait même que nous ayons le besoin de prier, le fait même que la prière s’empare de nous et qu’elle soit amorcée par ces mots affirment notre identité dans une relation constructive. Et l’être qui se construit, qui bâtit son identité, élimine les toxines de la peur. La mort, certes, mais l’essentiel est dans la vie, dans son intensité de rencontres, dans son action généreuse. Dans ces débordements qui nous constituent tout en nous faisant sortir de nous-mêmes.

L’autre, l’étranger, le migrant d’aujourd’hui qui fait écho aux migrants que nous étions hier, ne sera plus dès lors envisagé avec une « haine identitaire » mais approché comme un être humble et faible que nous nous devons d’accueillir.

Un musicien de Jazz me disait récemment en parlant de son art : nous travaillons bien ensemble car nous savons nous ouvrir à la générosité offerte par nos instruments.

Sachons, par la prière et la foi, nous ouvrir sans crainte au tumulte du monde, et aux chants lumineux qui montent, malgré tout, en son sein.

Amen.

Pour Vence, le 16 mai 15.
Y. Ughes.

1) Réforme. N° 3607. Salah Stétié : Cette situation me désespère doublement. P. 4
2) Id. Ibid.
3) Marcel Manoel, Vivre avec le Christ. Les Bergers et les Mages. Collection Parole vive. Page 35.


(lectures : Deutéronome. 10, 12 à 19 – Luc, 11, 1 à 10)

Publication en ligne : 17 mai 2015

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