BRIBES EN LIGNE
quatre si la mer s’est     nous l’ami michel quand les eaux et les terres onze sous les cercles 1) la plupart de ces dans les horizons de boue, de imagine que, dans la       force  hors du corps pas il faut laisser venir madame j’ai perdu mon     l’é le plus insupportable chez     double 7) porte-fenêtre je t’enlace gargouille nous viendrons nous masser ki mult est las, il se dort     longtemps sur pour jacky coville guetteurs       il dernier vers aoi mise en ligne d’un de profondes glaouis       la       magnol et la peur, présente  zones gardées de station 4 : judas        au rare moment de bonheur,       vu folie de josuétout est le proche et le lointain ecrire les couleurs du monde       " pour raphaël  au mois de mars, 1166 moisissures mousses lichens   le 10 décembre je suis autre citation"voui       sur    il ce texte m’a été pour martin   la baie des anges faisant dialoguer       ( quelque chose de l’autre       quinze deuxième suite mais non, mais non, tu       neige       fourr&       " max charvolen, martin miguel démodocos... Ça a bien un dans la caverne primordiale       voyage al matin, quant primes pert thème principal :       reine ce qui fascine chez j’ai relu daniel biga, pour max charvolen 1) le pendu f les marques de la mort sur  je signerai mon pour julius baltazar 1 le   l’oeuvre vit son       st essai de nécrologie, pour michèle   que signifie charogne sur le seuilce qui a la femme au  de même que les les installations souvent, mi viene in mentemi dans les écroulements       au la lecture de sainte ma chair n’est heureuse ruine, pensait     les provisions de toutes les clere est la noit e la dernier vers aoi antoine simon 32 la mort d’un oiseau. mise en ligne "tu sais ce que c’est (À l’église très saintes litanies       pourqu sept (forces cachées qui         or       aux "l’art est-il  marcel migozzi vient de       d&eacu       dans       m̵ tout mon petit univers en chairs à vif paumes la légende fleurie est       un dernier vers aoi  née à       six nous savons tous, ici, que station 1 : judas dernier vers aoi ma voix n’est plus que la bouche pure souffrance les grands       l̵ gardien de phare à vie, au pour egidio fiorin des mots tu le sais bien. luc ne le lourd travail des meules     une abeille de les dieux s’effacent le 28 novembre, mise en ligne   pour théa et ses       la 1-nous sommes dehors. normal 0 21 false fal entr’els nen at ne pui le ciel de ce pays est tout leonardo rosa temps de pierres dans la troisième essai et   je ne comprends plus       le religion de josué il dernier vers aoi  de la trajectoire de ce ouverture de l’espace       embarq paroles de chamantu immense est le théâtre et   d’un coté, eurydice toujours nue à effleurer le ciel du bout des       ton       sur (ô fleur de courge...       fourmi       bonheu pour qui veut se faire une coupé en deux quand références : xavier   en grec, morías 1 au retour au moment quant carles oït la       je journée de       droite merci à marc alpozzo et si au premier jour il   pour le prochain abstraction voir figuration apaches : l’art n’existe a dix sept ans, je ne savais descendre à pigalle, se  dernières mises la cité de la musique  on peut passer une vie     le cygne sur ce jour là, je pouvais sur la toile de renoir, les la deuxième édition du cet univers sans  tu ne renonceras pas. il ne reste plus que le la musique est le parfum de     hélas, j’oublie souvent et « h&eacu pour lee     après f tous les feux se sont       bien « pouvez-vous       mouett l’impossible jamais je n’aurais f le feu est venu,ardeur des       j̵ les cuivres de la symphonie les petites fleurs des       l̵ est-ce parce que, petit, on le coeur du et que vous dire des ecrire sur       bonhe dernier vers aoi  ce mois ci : sub autre citation elle ose à peine dire que le livre est une « e ! malvais       " tout est prêt en moi pour il s’appelait 10 vers la laisse ccxxxii       &n     sur la pente dans les carnets granz fut li colps, li dux en pour frédéric antoine simon 33  “s’ouvre buttati ! guarda&nbs   je n’ai jamais       au passent .x. portes,       la régine robin, "mais qui lit encore le       le ouverture d’une le soleil n’est pas       sur il en est des meurtrières. le 2 juillet antoine simon 7 moi cocon moi momie fuseau certains soirs, quand je bernadette griot vient de       allong  le "musée même si         &n       b&acir toujours les lettres : libre de lever la tête  monde rassemblé dernier vers aoi je déambule et suis face aux bronzes de miodrag c’est le grand quai des chargeurs de si j’étais un de la du bibelot au babilencore une madame est toute dernier vers aoi dernier vers aoi percey priest lakesur les antoine simon 11 temps de cendre de deuil de tromper le néant pas de pluie pour venir  la lancinante       &agrav et tout avait       la printemps breton, printemps dans les rêves de la je crie la rue mue douleur       longte       voyage       "       apr&eg   maille 1 :que 1.- les rêves de sors de mon territoire. fais tant pis pour eux. recleimet deu mult       p&eacu       parfoi dans ce pays ma mère derniers dans le monde de cette la galerie chave qui cet article est paru       allong       je 0 false 21 18 et ma foi, des quatre archanges que elle réalise des dentelle : il avait       &n       grimpa  “la signification       aujour    de femme liseuse pour maguy giraud et   ces notes     rien un trait gris sur la ainsi alfred… ensevelie de silence,   est-ce que 1) notre-dame au mur violet (vois-tu, sancho, je suis   pour olivier       en quand c’est le vent qui mille fardeaux, mille       s̵ (en regardant un dessin de       " il ne s’agit pas de       retour equitable un besoin sonnerait pour jean marie       pass&e       dans       reine l’une des dernières neuf j’implore en vain traquer ( ce texte a c’est parfois un pays d’ eurydice ou bien de dernier vers aoi ço dist li reis : rm : nous sommes en juste un mot pour annoncer antoine simon 15 le 26 août 1887, depuis "ah ! mon doux pays, clquez sur ses mains aussi étaient couleur qui ne masque pas       bruyan les doigts d’ombre de neige ce jour-là il lui       le nos voix       deux pour helmut de proche en proche tous carles respunt : quand vous serez tout l’existence n’est cinquième essai tout  improbable visage pendu dimanche 18 avril 2010 nous       entre le geste de l’ancienne, de prime abord, il l’erbe del camp, ki vous avez la rencontre d’une À l’occasion de       la Éléments - ce va et vient entre je reviens sur des dessiner les choses banales raphaËl       dans le franchissement des       le       enfant antoine simon 6 grant est la plaigne e large Être tout entier la flamme     vers le soir coupé le sonà à cri et à    en ce pays que je dis est     au couchant josué avait un rythme générations carles li reis en ad prise sa et ces seul dans la rue je ris la     &nbs i en voyant la masse aux pour yves et pierre poher et     &nbs clers est li jurz et li six de l’espace urbain,    regardant     ton macles et roulis photo 4 dernier vers s’il la mort, l’ultime port, souvent je ne sais rien de la parol

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(À l’église protestante unie de Vence)


 


La radio matinale nous consterne toujours, les « nouvelles », comme on dit, vont toutes dans le même sens, toujours plus intensément vers l’horreur, la confirmation que l’homme est « une sale bête ».



Avant-hier, une phrase m’a heurté plus que d’autres : une jeune Gambienne, rescapée de l’un de ces navires de réfugiés qui coulent régulièrement, affirmait : la mer ce n’est plus que la mort. J’ai y entendu un raccourci nous disant l’état du monde, de ce que nous en faisons, jour après jour.

Pour nous, méditerranéens, la mer est génératrice de beauté et de richesses. Notre littoral se présente comme une source de merveilles permanentes, il génère des émerveillements lumineux.
Riche de sa beauté et de ses ressources, la Méditerranée a été le berceau d’une civilisation florissante. Luttant sur ses flots, Ulysse y apprit la sagesse, et les peuples ont su tracer des sillons pour installer ces comptoirs qui ont été de formidables lieu d’échanges et de commerce. NikaIa, Antipolis demeurent pour en témoigner.

Que ce lien entre les hommes soit désormais un lieu de mort, un cercueil maritime pour des corps en détresse en dit long sur les dérives de notre monde livré à un mot soi-disant magique, le mot mondialisation, qui n’est autre que le masque de carnaval d’une réalité bien plus profonde : notre monde obéit désormais à une pensée unique et à une seule logique : celle de l’avidité et de la rapine. On nous rebat les oreilles avec le besoin impérieux de l’Ordre, alors que les puissances qui dirigent vraiment le monde ne sèment que désordres et désolations. Famines, guerres, horreurs l’Occident est partie prenante de ces ravages qui poussent des êtres précaires à s’embarquer dans sur des radeaux de fortune, pour tenter de saisir, au péril de leur vie, une miette du festin qui déborde de nos tables.

Face à cette horreur qui, trop souvent, ne demeure que télévisuelle, nous avons tendance à éteindre le poste. La réaction est normale, et il n’est pas question de la fustiger par une morale simpliste. Nous devons bien vivre et nous ne pouvons porter toutes les misères du monde sur notre dos. D’autant plus que les problèmes sont si complexes qu’ils semblent pratiquement insolubles.

Le témoignage donné par le poète Franco-Libanais Salah Stétié à Réforme est à cet égard édifiant : Cette situation me désespère doublement. D’abord parce que je suis originaire du monde arabe et que je sais ce que ressentent ceux qui sollicitent l’accueil. Ensuite parce que je suis français, que je connais les mille raisons par lesquelles on peut refuser d’accueillir tous les migrants du monde. (1)

Pour autant, nous sommes de ce monde, dans un pays qui nous permet d’être citoyen, dans une église qui nous rappelle que nous sommes chrétiens.

Que peuvent encore ces mots face à ces déferlements de détresse ?

En ces circonstances être citoyen pourrait consister à inciter, à obliger, les pouvoirs et notamment ceux de l’Europe à agir autrement, à se placer à la hauteur de ces idéaux dont elle se gargarise. Il ne s’agit pas de faire ici un catalogue des mesures possibles, mais que l’on ne vienne pas nous dire que le seul accueil possible réside dans des camps de fortune, généreusement abandonnés à l’Italie, pour qu’elle se débrouille seule. On ne nous fera pas croire, non plus, que les destroyers seront la seule réponse à cette somme de désespoirs qui pousse à la migration.

Mais la réponse citoyenne ne peut suffire et je suis persuadé que nous devons aller chercher aux tréfonds de nous-mêmes d’autres issues.
Certes, la finance domine le monde et le désorganise par la rapine et l’avidité. Mais si l’on veut aller au-delà du constat, il nous faut ajouter deux remarques.
Ce système mondial l’est devenu parce qu’il représente une tendance de l’homme. Il matérisalise de la sorte une part de nous-mêmes.
Si l’on veut être efficace dans le long terme, il nous faut à la fois combattre ce système qui ne génère qu’un accroissement vertigineux des inégalités, mais également combattre en nous ce qui pourrait nous faire complice de cette logique insatiable.

Ce qui revient à dire que le combat passe aussi en nous par une mobilisation contre nos peurs.
L’homo sapiens sapiens sait qu’il sait, et il sait notamment qu’il va mourir. Qu’on le veuille ou pas, qu’on l’admette ou non, une peur fondatrice se trouve en cette conscience. La tentation est grande alors d’agencer sa vie pour qu’elle soit le plus confortable possible. Et c’est bien légitime. Mais il y a dérapage quand l’accumulation devient monomaniaque et se présente comme un ersatz d’immortalité. Toujours plus d’argent, de puissance, de pouvoir, pour espérer faire reculer la mort, pour se croire éternel.
On en oublie alors de vivre, on efface les autres pour se gratter le nombril sur un tas de biens somptueux qui n’en préfigure pas moins la formation d’un fumier déliquescent.
Et l’autre devient alors une menace. Tout ce qui peut troubler notre confort se trouvera confiné pas des fils de fer barbelés, comme le long du Rio Grande. Mais le pire est quand nous plaçons en notre fort intérieur des barbelés mentaux et affectifs. Nous devenons alors à la fois repus et animés par une vigilance aigre.
Ecoutons encore Salah Stétié : Bon nombre de nos concitoyens regardent les migrants comme des gens qui non seulement veulent manger leur pain, mais encore menacer leurs enfants avec une bombe.
Hélas, la peur panique entrave la générosité.(2)

Cette logique, ce fonctionnement envahissant de la peur, doit solliciter notre réflexion et notre attitude de chrétien. 
Lorsque la peur domine les émotions, elle est un signe de fragilité et nous fragilise encore plus.

Et si nous nous fondions sur les mots qui nous ont été donnés ? Et si nous tentions d’en retrouver la force première ? 

Jésus nous dit comment prier et nous incite à commencer par « Père ». Un simple mot, mais en mesure-t-on toujours les prolongements et la profondeur ? 

Notre venue au monde peut être due au hasard, à la nécessité, à une rencontre solide ou fortuite. Mais c’est quand on va au-delà du phénomène biologique que se noue la dimension humaine. Dire « père », « mère », c’est se reconnaître fils, c’est reconnaître une relation et l’installer en soi. Nous ne sommes plus alors une production aléatoire, mais installés dans un désir reconnu. Nous pouvons alors nous penser comme un être voulu, qui a sa place dans le monde et qui doit l’occuper, dans un approfondissement émancipateur de la parole du Père.
Et le Père serait muet, nous dit-on ? Mais il suffit de lire autrement l’actualité pour percevoir que des milliers d’actions positives et généreuses sortent les êtres de leur ombilic et les conduisent vers les autres. l’Esprit souffle, et pas simplement par ou sur les églises. La tendance des médias, leurs tentations sont trop souvent toxiques. Osons donc porter des paroles d’espoir qui nous viennent d’une certitude : nous sommes aimés. Notre Père est présent.

Dans des prédications consacrées au carême protestant Marcel Manoel insistait sur ce point :
…en revêtant jusqu’au bout notre humanité, le Christ nous a pris avec lui ; nous sommes ses frères adoptifs, nous aussi fils de Dieu. Preuve en est, argumente l’apôtre (Paul), que l’Esprit nous donne d’appeler Dieu « Notre Père ». Ce n’est pas là une argutie de vocabulaire, mais c’est tenir compte de ce qui s’est effectivement passé en Jésus-Christ qui nous a ouverts à une relation avec Dieu. Et même si nos « notre Père » sont souvent inquiets, plein de doutes, d’incompréhensions, ou revendicatifs et révoltés, il n’en reste pas moins que, en Christ, nous sommes les fils et les filles de Dieu : nous sommes quelqu’un devant lui, par la foi, quelqu’un qui compte, quelqu’un qu’il aime. (3)

Le fait même que nous ayons le besoin de prier, le fait même que la prière s’empare de nous et qu’elle soit amorcée par ces mots affirment notre identité dans une relation constructive. Et l’être qui se construit, qui bâtit son identité, élimine les toxines de la peur. La mort, certes, mais l’essentiel est dans la vie, dans son intensité de rencontres, dans son action généreuse. Dans ces débordements qui nous constituent tout en nous faisant sortir de nous-mêmes.

L’autre, l’étranger, le migrant d’aujourd’hui qui fait écho aux migrants que nous étions hier, ne sera plus dès lors envisagé avec une « haine identitaire » mais approché comme un être humble et faible que nous nous devons d’accueillir.

Un musicien de Jazz me disait récemment en parlant de son art : nous travaillons bien ensemble car nous savons nous ouvrir à la générosité offerte par nos instruments.

Sachons, par la prière et la foi, nous ouvrir sans crainte au tumulte du monde, et aux chants lumineux qui montent, malgré tout, en son sein.

Amen.

Pour Vence, le 16 mai 15.
Y. Ughes.

1) Réforme. N° 3607. Salah Stétié : Cette situation me désespère doublement. P. 4
2) Id. Ibid.
3) Marcel Manoel, Vivre avec le Christ. Les Bergers et les Mages. Collection Parole vive. Page 35.


(lectures : Deutéronome. 10, 12 à 19 – Luc, 11, 1 à 10)

Publication en ligne : 17 mai 2015

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