BRIBES EN LIGNE
la littérature de granz fut li colps, li dux en pas sur coussin d’air mais quatre si la mer s’est d’ eurydice ou bien de       tourne  les œuvres de on peut croire que martine zacinto dove giacque il mio l’une des dernières dernier vers aoi certains prétendent imagine que, dans la dernier vers aoi     depuis nous viendrons nous masser décembre 2001.       b&acir  improbable visage pendu   l’oeuvre vit son je découvre avant toi au matin du références : xavier g. duchêne, écriture le mille fardeaux, mille       quand pour martin elle ose à peine viallat © le château de préparation des je reviens sur des les dessins de martine orsoni bien sûr, il y eut   pour adèle et equitable un besoin sonnerait et la peur, présente       le les grands j’oublie souvent et       &agrav encore une citation“tu     quand passet li jurz, la noit est effleurer le ciel du bout des entr’els nen at ne pui du bibelot au babilencore une       sur c’est le grand outre la poursuite de la mise       l̵ quelque temps plus tard, de je suis occupé ces pas une année sans évoquer       un antoine simon 9 et encore  dits en introduction à   dits de       cerisi       ce     l’é torna a sorrento ulisse torna au rayon des surgelés À max charvolen et martin dans les carnets       au   le texte suivant a    7 artistes et 1       le vertige. une distance       pass&e le lent déferlement 1-nous sommes dehors. de l’autre j’ai donné, au mois       la   si vous souhaitez frères et rimbaud a donc dans un coin de nice, printemps breton, printemps c’est la peur qui fait dernier vers aoi montagnesde   encore une antoine simon 12 à antoine simon 28 1254 : naissance de       au  mise en ligne du texte dans le respect du cahier des le 19 novembre 2013, à la  martin miguel vient       ma       parfoi       je me antoine simon 22 pour max charvolen 1)  ce qui importe pour l’impossible comment entrer dans une toutes sortes de papiers, sur pour egidio fiorin des mots pour martine, coline et laure ils sortent et…  dits de de proche en proche tous etait-ce le souvenir       bonheu   (dans le       descen       deux et combien pour andré villers 1) macles et roulis photo 3 madame déchirée  l’exposition  écoute, josué, bien sûrla juste un mot pour annoncer clers est li jurz et li bribes en ligne a cinquième essai tout       apr&eg       nuage clers fut li jurz e li       sabots un trait gris sur la lancinant ô lancinant ce paysage que tu contemplais    il « e ! malvais li emperere s’est nu(e), comme son nom les installations souvent, quando me ne so itu pe dernier vers aoi       et tu À l’occasion de onzième  les éditions de       montag pour maguy giraud et   d’un coté,     rien      & je rêve aux gorges le glacis de la mort dernier vers aoi raphaël un besoin de couper comme de pas facile d’ajuster le able comme capable de donner le texte qui suit est, bien " je suis un écorché vif. antoine simon 11 nous lirons deux extraits de cyclades, iii° …presque vingt ans plus ...et poème pour       midi cette machine entre mes et je vois dans vos       l̵     du faucon un jour nous avons     pluie du c’est la chair pourtant si j’étais un       mouett  “ne pas dans le pays dont je vous   pour olivier       dans qu’est-ce qui est en       je me soudain un blanc fauche le antoine simon 19 1 la confusion des art jonction semble enfin     surgi       la       la il n’est pire enfer que toi, mésange à a la libération, les l’appel tonitruant du       apr&eg le 28 novembre, mise en ligne au programme des actions       je     de rigoles en     tout autour 0 false 21 18   j’ai souvent mise en ligne d’un mouans sartoux. traverse de la mastication des antoine simon 20 la terre nous       d&eacu  il y a le le scribe ne retient       alla la prédication faite f tous les feux se sont dernier vers aoi   je n’ai jamais pour andré des quatre archanges que       fourr&    seule au antoine simon 24 temps de bitume en fusion sur (vois-tu, sancho, je suis dernier vers aoi antoine simon 33  pour le dernier jour a toi le don des cris qui       voyage je n’hésiterai  la toile couvre les       le et c’était dans     extraire       sous deux mille ans nous f le feu m’a "moi, esclave" a a grant dulur tendrai puis       enfant nos voix li quens oger cuardise le geste de l’ancienne, un jour, vous m’avez ainsi va le travail de qui   tout est toujours en  je signerai mon les dernières vous avez     chant de marché ou souk ou l’ami michel       m̵       arauca la langue est intarissable pour maxime godard 1 haute  née à il tente de déchiffrer, antoine simon 25 vi.- les amicales aventures il ne s’agit pas de ce dans ce périlleux errer est notre lot, madame, pour daniel farioli poussant fontelucco, 6 juillet 2000 c’est la distance entre arbre épanoui au ciel i en voyant la masse aux paroles de chamantu rien n’est plus ardu l’art c’est la reprise du site avec la elle disposait d’une ouverture d’une       dans dans l’innocence des moi cocon moi momie fuseau jusqu’à il y a pour le prochain basilic, (la les textes mis en ligne passet li jurz, si turnet a dans l’effilé de  marcel migozzi vient de       maquis madame est une on cheval       chaque   3   

les  les trois ensembles troisième essai pourquoi yves klein a-t-il     double ne pas négocier ne       je dans le monde de cette       force m1       quai des chargeurs de huit c’est encore à tant pis pour eux. marcel alocco a josué avait un rythme pour michèle aueret       que je crie la rue mue douleur la fonction, je déambule et suis     cet arbre que très saintes litanies avez-vous vu nice, le 18 novembre 2004 pour michèle gazier 1 non... non... je vous assure, le recueil de textes chercher une sorte de quatrième essai de normalement, la rubrique les routes de ce pays sont al matin, quant primes pert     pourquoi dernier vers aoi le 2 juillet quand les mots et te voici humanité je ne saurais dire avec assez tout en vérifiant quand c’est le vent qui  avec « a la     son les durand : une       fin première et si tu dois apprendre à halt sunt li pui e mult halt   saint paul trois de prime abord, il dans la caverne primordiale il avait accepté       la un verre de vin pour tacher autre petite voix tendresse du mondesi peu de face aux bronzes de miodrag       qui laure et pétrarque comme     une abeille de       é « amis rollant, de depuis le 20 juillet, bribes antoine simon 32         &n autres litanies du saint nom nous avons affaire à de   ces sec erv vre ile de sorte que bientôt   nous sommes       &n le vieux qui d’un bout à       " dernier vers aoi   le 10 décembre     longtemps sur quel ennui, mortel pour cet univers sans eurydice toujours nue à j’ai perdu mon antoine simon 5 seul dans la rue je ris la ce qui fascine chez karles se dort cum hume       le janvier 2002 .traverse premier essai c’est envoi du bulletin de bribes 1.- les rêves de “le pinceau glisse sur si elle est belle ? je accorde ton désir à ta la mort d’un oiseau.  dans toutes les rues       embarq    nous       au deuxième suite journée de il aurait voulu être libre de lever la tête         or la réserve des bribes de tantes herbes el pre  l’écriture je n’ai pas dit que le o tendresses ô mes à bernadette saluer d’abord les plus quelques autres la cité de la musique dont les secrets… à quoi la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches critiques > Klein

RAPHAEL MONTICELLI

<- troisième essai | cinquième essai ->
quatrième essai


Quatrième essai


Rares sont les artistes de ce temps qui me paraissent, autant que Klein, s’inscrire dans les problématiques contemporaines (et pas seulement de l’art) avec une telle attention -ou une telle sensibilité- aux faits contemporains. Apparemment hors du temps, comme à la recherche de quelque Absolu au point qu’on a pu faire de sa quête d’éternité et d’immatériel, de ses utopies, le coeur d’interprétations de son oeuvre, Klein est en fait, d’abord et avant tout, homme de temps, de société, d’histoire : que ce soit au moment où, l’illusion d’éternité apparemment acquise, s’orchestrent les ballets des anthropométries, œuvres du temps réel qui ne demandent d’autre temps d’exécution que celui où elles sont sous le regard d’un public ; que ce soit au moment où, présentant ses monochromes dans une conférence, il en fait une ponctuation dans l’histoire d’un processus, d’une évolution personnelle.
Temps personnel et temps historique dans lesquels très lucidement s’inscrit une démarche du même coup ancrée dans des préoccupations très banalement sociales ; Klein est le peintre contemporain qui a poussé le plus loin et fait le plus clairement œuvre d’art de notre expérience du divorce. A ceux qui ne veulent pas voir sa (la) peinture, il laisse croire qu’elle n’est pas à voir et fait œuvre de/sur leur aveuglement. Le monochrome dans toute sa lourdeur, sa réalité, dans son épaisseur et son importance, est aussi l’objet des rapports quotidiens entre l’artiste et les autres ; à la dramaturgie de la transaction dont il est l’enjeu, aux illusions qui sous-tendent le refus spectaculaire d’un équivalent monétaire, s’ajoute la question d’un statut de l’artiste toujours à définir, d’un rôle qui soit autre chose que celui de producteur d’un morceau de valeur -essentiellement marchande- à accrocher au mur. Pas plus que n’importe quel autre objet, la peinture ne peut faire oublier qu’elle ne se constitue comme telle qu’à l’issue de processus où elle se réalise des relations sociales qu’elle permet d’objectiver et de distancier : si l’expérience de Klein me paraît nécessaire à la compréhension du monde dans lequel nous vivons c’est que s’y réalisent et s’y objectivent l’écartèlement de l’art et du siècle.
L’exposition du vide est chargée de très actuelles significations : Klein présente sa mise à nu de la galerie comme -entre autres- la transformation de la galerie en atelier, ce qui permet, dès lors, de la percevoir, pratiquement, comme lieu d’une peinture à venir. J’aime cette idée dans tous ses développements possibles et ses ambigüités, où l’espace de la circulation marchande devient espace de travail, lieu de création. Comme j’ai été sensible à cette volonté constante chez Klein de présenter Iris Clert comme autre chose qu’un marchand ; il fait d’elle soit un chef de file, soit, dans son projet d’école, un professeur de relations extérieures. On a souvent insisté sur la mise en scène qui entourait l’exposition du vide ; je dois dire que quand j’ai appris que le vide du lieu d’exposition se complétait de la présence, à l’extérieur, de deux gardes républicains en uniforme... bleu, je n’en ai pas été autrement surpris, tant je ressentais comme intimidant le chemin qui ouvre aux lieux de l’art, et n’y ai vu, à l’époque, ni goût du décorum ou des honneurs, ill provocation ; je me suis réjoui, au contraire, que quelqu’un ait su si clairement mettre aux regards un vécu bien réel, qu’il ait si justement posé que nous sommes, entrant dans le lieu d’art, sous le regard des gardiens de la chose publique, qu’enfin il ait fait que se sentent intrus, observés, sur ce chemin, les familiers de la Galerie d’Art. Le monochrome, une fois de plus, engage à regarder aussi à côté.
Magnifique cohérence de Klein, ancré à notre réalité, par quelque aspect qu’on le prenne, la figurant, la travaillant, en quoi c’est à juste titre qu’il revendique d’être un réaliste, et je ne saurais conclure sur son immersion dans la réalité sans au moins faire allusion à sa proposition de remplacer la valeur monétaire dans la banque centrale d’un système économique, par le chef-d’oeuvre de chaque corps de métier. Utopie ? Facile à dire. Suppression une fois de plus d’un intermédiaire, on sait depuis bien longtemps que la monnaie n’est pas la valeur mais sa figure, et qu’elle ne peut figurer très précisément ni plus ni moins que l’ensemble des richesses que le travail produit. Chaque oeuvre, chaque moment des oeuvres, chaque prise de position ou affirmation d’Yves Klein ne peut s’admettre et se comprendre que dans un rapport étroit à la façon dont nous comprenons et construisons l’histoire, celle de l’art comme celle de notre formation sociale dans son ensemble, celle du développement social, technique et industriel, où il a puisé ses références, ses outils, ses utopies, ses rêves, ses propositions.
Reste que Klein, par ses discours, a pu brouiller les cartes, si distantes semblent parfois ses références et ses problèmes de notre réel quotidien. Quelqu’un note d’ailleurs cette constante du discours mystique chez les peintres contemporains. Mais pratiquement, quel autre discours, socialement organisé que le discours mystique ou utopiste, le peintre pouvait-il, dans ces années cinquante, rencontrer et reprendre pour rendre compte de son expérience ? Lorsque le cas s’est présenté, il a su puiser ailleurs que dans ces références : est-ce paradoxalement que Klein découvre, par exemple, l’oeuvre de Bachelard l’année de la parution de La poétique de l’Espace ? N’était-il pas prêt à reprendre tout discours, toute analyse, susceptible de donner à son expérience, aux limites du possible, hors de notre dicible commun, nécessairement au-delà de notre pensable, ou de notre pensé, un équivalent de parole ?
L’ oeuvre de Klein met ainsi en lumière les relations ambigües que l’art entretient avec les discours qui cherchent à le justifier, voire à le fonder. Il est évident qu’aucune oeuvre plastique ne saurait être limitée au discours qui l’accompagne ou la suit, et qu’elle le saurait d’autant moins que le discours vise moins spécifiquement la pratique de l’art. Il en va ainsi des références religieuses ou politiques. En revanche il est tout aussi impossible de penser l’art sans prendre en compte les discours qui cherchent à le valider : dire les problèmes de l’art, de quelque façon que ce soit, c’est encore les dire malgré tout ; c’est désigner en outre l’absence d’un autre discours. Il ne vient presque plus à l’idée de qui que ce soit de rejeter l’ouvre de Klein en raison de son discours. Il est encore trop facile d’oublier son discours en raison de son oeuvre.


 

Publication en ligne : 12 février 2017

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette