BRIBES EN LIGNE
ouverture de l’espace carissimo ulisse,torna a     oued coulant les amants se  “ne pas clers fut li jurz e li jamais si entêtanteeurydice « h&eacu merci à marc alpozzo       le       p&eacu "pour tes antoine simon 6 cinq madame aux yeux   nous sommes genre des motsmauvais genre madame a des odeurs sauvages    si tout au long   je n’ai jamais mesdames, messieurs, veuillez le temps passe dans la quatrième essai de je ne saurais dire avec assez le nécessaire non      & rêves de josué, jouer sur tous les tableaux etudiant à   se en cet anniversaire, ce qui le géographe sait tout la terre nous la danse de       cerisi un verre de vin pour tacher ce qu’un paysage peut  “comment première madame chrysalide fileuse ce qui aide à pénétrer le printemps breton, printemps       sur le       longte 0 false 21 18 paien sunt morz, alquant nous dirons donc carles respunt :       le “dans le dessin d’un bout à le 19 novembre 2013, à la dernier vers aoi   dans ce périlleux pur ceste espee ai dulor e   1) cette josué avait un rythme pour martine, coline et laure 10 vers la laisse ccxxxii cliquetis obscène des dernier vers aoi tendresse du mondesi peu de j’aime chez pierre (ma gorge est une pour michèle aueret le bulletin de "bribes antoine simon 11     hélas, ce n’est pas aux choses tout est possible pour qui de l’autre me attendre. mot terrible. ses mains aussi étaient       pourqu l’homme est       fourr&  hier, 17 sainte marie, un trait gris sur la art jonction semble enfin traquer l’illusion d’une       dans ….omme virginia par la troisième essai       la je suis celle qui trompe pour michèle merle noir  pour i.- avaler l’art par une fois entré dans la station 7 : as-tu vu judas se       deux       la et que vous dire des f qu’il vienne, le feu station 3 encore il parle vous n’avez la mort, l’ultime port, agnus dei qui tollis peccata madame est une torche. elle les cuivres de la symphonie       le       apr&eg rien n’est plus ardu alocco en patchworck © exacerbé d’air   le texte suivant a la réserve des bribes antoine simon 25 je ne peins pas avec quoi, l’une des dernières en ceste tere ad estet ja       le mais jamais on ne madame est la reine des dix l’espace ouvert au paysage de ta tombe  et ( ce texte a toutes ces pages de nos c’est la peur qui fait juste un l’évidence hans freibach :     rien et il parlait ainsi dans la     &nbs patrick joquel vient de       &agrav       " le franchissement des très saintes litanies antoine simon 9       il     chant de comme un préliminaire la       la       grimpa   la production travail de tissage, dans carcassonne, le 06 face aux bronzes de miodrag de mes deux mains bien sûr, il y eut marie-hélène des quatre archanges que dernier vers aoi franchement, pensait le chef, « amis rollant, de quand nous rejoignons, en  il est des objets sur de pa(i)smeisuns en est venuz 0 false 21 18 dernier vers aoi   saint paul trois dernier vers aoi    seule au       midi quand c’est le vent qui       voyage   d’un coté, temps où le sang se antoine simon 3       " ne faut-il pas vivre comme pour andré d’abord l’échange des       pass&e « pouvez-vous macles et roulis photo 4       sur       su dans les carnets où l’on revient       sur       object  ce qui importe pour pas même       un a grant dulur tendrai puis coupé en deux quand 7) porte-fenêtre j’ai perdu mon a claude b.   comme a ma mère, femme parmi quand sur vos visages les       les la chaude caresse de la galerie chave qui merci au printemps des quando me ne so itu pe ce va et vient entre   entrons  monde rassemblé pour egidio fiorin des mots tant pis pour eux. reflets et echosla salle le travail de bernard       l̵ pas de pluie pour venir dont les secrets… à quoi antoine simon 27 ] heureux l’homme     pourquoi temps où les coeurs deux mille ans nous derniers  “ce travail qui tous feux éteints. des       et dernier vers aoi carles li reis en ad prise sa iloec endreit remeint li os siglent a fort e nagent e à cri et à nu(e), comme son nom ma voix n’est plus que bien sûrla       apr&eg le tissu d’acier       le antoine simon 10 quand les eaux et les terres       ce carmelo arden quin est une Éléments -       la tromper le néant ajout de fichiers sons dans le coeur du       aujour moi cocon moi momie fuseau entr’els nen at ne pui   né le 7 pour andré temps de pierres       au     surgi tout en travaillant sur les macles et roulis photo 6   la baie des anges dernier vers que mort   pour théa et ses après la lecture de depuis le 20 juillet, bribes       la pie tout est prêt en moi pour un titre : il infuse sa titrer "claude viallat,       sur le   (à       tourne pour angelo antoine simon 33 sables mes parolesvous le ciel de ce pays est tout  les éditions de les plus vieilles À perte de vue, la houle des rare moment de bonheur,       vu     longtemps sur aux george(s) (s est la   j’ai souvent quai des chargeurs de dans ce pays ma mère ce qui importe pour c’est le grand   est-ce que     nous       fleur et si au premier jour il ce pays que je dis est       s̵ comme ce mur blanc le samedi 26 mars, à 15 sequence 6   le       vu introibo ad altare buttati ! guarda&nbs       je me vous avez       pav&ea dernier vers aoi       devant la bouche pleine de bulles antoine simon 12 antoine simon 2       la de la       o merci à la toile de percey priest lakesur les beaucoup de merveilles   un vendredi la littérature de "et bien, voilà..." dit j’ai ajouté dernier vers aoi       sur pour jacqueline moretti, attendre. mot terrible. nous viendrons nous masser au seuil de l’atelier toute trace fait sens. que autre petite voix max charvolen, martin miguel       quand       dans       descen       bruyan     chambre pour michèle gazier 1) clere est la noit e la       fleure   un antoine simon 18 douze (se fait terre se station 4 : judas  pour jean-marie simon et sa       &eacut   pour adèle et "si elle est mise en ligne station 5 : comment  au mois de mars, 1166       sur dernier vers aoi coupé le sonà la force du corps, d’un côté         &n ouverture d’une si tu es étudiant en les durand : une il faut laisser venir madame       et tu " je suis un écorché vif.     les fleurs du pas facile d’ajuster le les avenues de ce pays 0 false 21 18 montagnesde leonardo rosa il en est des noms comme du mon cher pétrarque, s’ouvre la on croit souvent que le but il ne reste plus que le       reine     les provisions présentation du toutefois je m’estimais madame dans l’ombre des en 1958 ben ouvre à janvier 2002 .traverse       &n     sur la pente troisième essai et    tu sais       les À peine jetés dans le dernier vers aoi écoute, josué, la terre a souvent tremblé depuis ce jour, le site       l̵       l̵ antoine simon 28 premier essai c’est il y a dans ce pays des voies sur la toile de renoir, les et c’était dans je dors d’un sommeil de lancinant ô lancinant edmond, sa grande pluies et bruines,   que signifie dans les carnets le 26 août 1887, depuis la lecture de sainte ici, les choses les plus il était question non       coude    en j’ai changé le   pour olivier elle réalise des souvent je ne sais rien de certains prétendent il faut aller voir       un       au       &agrav jusqu’à il y a  tous ces chardonnerets si elle est belle ? je la parol

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YVES UGHES

<- Prédication du 22 novembre 2015 |
Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Publication en ligne : 26 janvier

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