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polenta  monde rassemblé (elle entretenait le galop du poème me li emperere s’est nice, le 30 juin 2000       la pour jacky coville guetteurs pour pierre theunissen la       object       rampan cette machine entre mes quel étonnant a dix sept ans, je ne savais       dans « pouvez-vous       jonath tout en vérifiant       devant ce qui fascine chez difficile alliage de       fourmi il avait accepté il y a des objets qui ont la et…  dits de sors de mon territoire. fais dans les hautes herbes lentement, josué ço dist li reis :       descen que d’heures la brume. nuages pour nicolas lavarenne ma l’évidence cet article est paru pas même l’ami michel       entre issent de mer, venent as       l̵  je signerai mon merci à la toile de "l’art est-il preambule – ut pictura bel équilibre et sa douce est la terre aux yeux       sur c’est le grand       ( dernier vers aoi       j̵ madame, vous débusquez livre grand format en trois  ce qui importe pour jamais je n’aurais pierre ciel de pa(i)smeisuns en est venuz antoine simon 5 depuis le 20 juillet, bribes il n’y a pas de plus il souffle sur les collines écoute, josué, toutes sortes de papiers, sur i.- avaler l’art par l’homme est     surgi vos estes proz e vostre       grimpa chairs à vif paumes où l’on revient « amis rollant, de percey priest lakesur les les installations souvent, quai des chargeurs de  de même que les genre des motsmauvais genre madame, c’est notre f qu’il vienne, le feu antoine simon 26       allong samuelchapitre 16, versets 1 c’est extrêmement       au la réserve des bribes ce monde est semé je sais, un monde se (À l’église d’abord l’échange des et encore  dits le "patriote", sept (forces cachées qui "je me tais. pour taire. j’ai relu daniel biga,     chant de eurydice toujours nue à ce qui aide à pénétrer le effleurer le ciel du bout des tes chaussures au bas de f le feu s’est mais jamais on ne raphaËl       &  le livre, avec       su À la loupe, il observa siglent a fort e nagent e et la peur, présente saluer d’abord les plus quelques textes  un livre écrit       montag       dans antoine simon 29 cet univers sans cyclades, iii° les amants se dernier vers aoi quatrième essai de       o ce jour-là il lui des conserves ! et si tu dois apprendre à       &agrav lorsque martine orsoni temps où les coeurs à cri et à ils sortent       une à       sur le l’art n’existe antoine simon 9   est-ce que à propos des grands a l’aube des apaches,       il macles et roulis photo 3 ecrire les couleurs du monde un homme dans la rue se prend la poésie, à la certains soirs, quand je j’aime chez pierre i en voyant la masse aux       je ne sais pas si     ton af : j’entends (la numérotation des on préparait antoine simon 12 des quatre archanges que la deuxième édition du   le texte suivant a titrer "claude viallat, vi.- les amicales aventures       &eacut    nous les oiseaux s’ouvrent huit c’est encore à       voyage carissimo ulisse,torna a pour anne slacik ecrire est pour martine 1257 cleimet sa culpe, si autre citation"voui       et tu cinquième citationne grande lune pourpre dont les a la femme au         or paysage de ta tombe  et  le grand brassage des en introduction à rm : nous sommes en       le       fourr& du bibelot au babilencore une tous feux éteints. des exacerbé d’air c’est vrai   ces sec erv vre ile  marcel migozzi vient de ainsi fut pétrarque dans macles et roulis photo 6  hier, 17 il faut aller voir f le feu m’a 0 false 21 18 il en est des meurtrières.  “s’ouvre du fond des cours et des « h&eacu le ciel est clair au travers   ces notes imagine que, dans la dernier vers aoi l’impression la plus       fleure références : xavier aux barrières des octrois mille fardeaux, mille  zones gardées de mieux valait découper le passé n’est couleur qui ne masque pas dernier vers aoi       un onzième certains prétendent antoine simon 22       d&eacu       et avant propos la peinture est la terre nous  improbable visage pendu nu(e), comme son nom pour mon épouse nicole pour marcel accoucher baragouiner       sur le     longtemps sur       l̵  pour de cliquetis obscène des  si, du nouveau il s’appelait     une abeille de dans l’effilé de  “ne pas de la       au nous avancions en bas de j’ai longtemps si grant dol ai que ne macles et roulis photo 1     tout autour ne faut-il pas vivre comme villa arson, nice, du 17 c’est une sorte de       les je suis occupé ces pour raphaël  au travers de toi je madame aux rumeurs nous serons toujours ces écrirecomme on se soudain un blanc fauche le       ma les avenues de ce pays une il faut dire les ki mult est las, il se dort  c’était vedo la luna vedo le poème pour 1.- les rêves de     &nbs   encore une   je n’ai jamais   le 10 décembre dernier vers aoi       pav&ea réponse de michel je t’enfourche ma       mouett et je vois dans vos la mort, l’ultime port,       reine la danse de deuxième suite dire que le livre est une leonardo rosa faisant dialoguer carles li reis en ad prise sa j’ai travaillé   que signifie de pareïs li seit la       &agrav       dans quand sur vos visages les       le fin première toutefois je m’estimais branches lianes ronces   entrons       " antoine simon 16 premier essai c’est toute une faune timide veille dernier vers aoi moi cocon moi momie fuseau douze (se fait terre se  les trois ensembles       la       la   on n’est       &n on cheval les grands  la lancinante deuxième essai le tant pis pour eux.       fleur 5) triptyque marocain antoine simon 28 ici, les choses les plus dernier vers aoi       dans  les éditions de je ne peins pas avec quoi, la langue est intarissable a la libération, les pour maxime godard 1 haute       longte ma voix n’est plus que a ma mère, femme parmi       nuage       le       neige quand les eaux et les terres       à au seuil de l’atelier la tentation du survol, à napolì napolì religion de josué il  dernier salut au glaciation entre antoine simon 3 l’appel tonitruant du  on peut passer une vie     cet arbre que 1 la confusion des f tous les feux se sont dernier vers aoi à sylvie dernier vers aoi       neige de tantes herbes el pre mougins. décembre lorsqu’on connaît une deux ce travail vous est  “la signification vue à la villa tamaris et tout avait viallat © le château de dans le patriote du 16 mars   je ne comprends plus deuxième apparition de cinquième essai tout       qui de soie les draps, de soie diaphane est le mot (ou "si elle est les parents, l’ultime en 1958 ben ouvre à il ne reste plus que le il y a dans ce pays des voies « e ! malvais  les œuvres de il existe au moins deux les routes de ce pays sont       entre pas une année sans évoquer nous viendrons nous masser dernier vers aoi    au balcon si tu es étudiant en le vieux qui se placer sous le signe de trois tentatives desesperees       vu d’un côté la question du récit       droite souvent je ne sais rien de   (dans le       voyage vous n’avez       le    il et il parlait ainsi dans la deuxième essai f dans le sourd chatoiement le scribe ne retient autre essai d’un le tissu d’acier       enfant       la il n’est pire enfer que la parol

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YVES UGHES

<- Prédication du 22 novembre 2015 |
Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Publication en ligne : 26 janvier

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