BRIBES EN LIGNE
ma voix n’est plus que et la peur, présente temps de bitume en fusion sur       &       au les premières       st ce jour-là il lui le 2 juillet antoine simon 3 j’ai longtemps je rêve aux gorges       pourqu madame des forêts de dernier vers aoi derniers       assis traquer l’art n’existe comme un préliminaire la de sorte que bientôt le recueil de textes       le antoine simon 26 attendre. mot terrible. sur la toile de renoir, les montagnesde et nous n’avons rien janvier 2002 .traverse   nous sommes ici, les choses les plus       qui  ce mois ci : sub entr’els nen at ne pui le coeur du       longte laure et pétrarque comme deuxième suite       &agrav dernier vers aoi sauvage et fuyant comme antoine simon 6 tout est prêt en moi pour temps de pierres dans la exode, 16, 1-5 toute de pa(i)smeisuns en est venuz autre essai d’un       dans       entre  le "musée       sur le f le feu est venu,ardeur des       l̵ madame dans l’ombre des le 23 février 1988, il   saint paul trois       le il est le jongleur de lui le texte qui suit est, bien f le feu m’a villa arson, nice, du 17       coude     les fleurs du       midi où l’on revient quatrième essai de f tous les feux se sont quatre si la mer s’est "si elle est ouverture de l’espace 0 false 21 18       la iloec endreit remeint li os deux ajouts ces derniers le 15 mai, à dernier vers aoi       &agrav f le feu s’est ce qui fascine chez la chaude caresse de au seuil de l’atelier vous dites : "un dernier vers que mort bribes en ligne a on peut croire que martine dans ce périlleux un verre de vin pour tacher le 19 novembre 2013, à la a grant dulur tendrai puis     faisant la allons fouiller ce triangle macles et roulis photo 3 je suis occupé ces       dans m1             sur  tous ces chardonnerets je n’hésiterai il faut aller voir chercher une sorte de       &n pour egidio fiorin des mots la danse de c’est une sorte de       " sixième l’impression la plus ce qu’un paysage peut le 26 août 1887, depuis ses mains aussi étaient pas facile d’ajuster le       la       l̵       voyage encore une citation“tu       rampan mise en ligne d’un pour max charvolen 1) antoine simon 16     dans la ruela Ç’avait été la iv.- du livre d’artiste avant dernier vers aoi juste un pour frédéric l’ami michel cinquième citationne elle disposait d’une régine robin, libre de lever la tête       " démodocos... Ça a bien un mise en ligne "mais qui lit encore le percey priest lakesur les à la mémoire de pour julius baltazar 1 le je crie la rue mue douleur chaque jour est un appel, une dans ma gorge depuis le 20 juillet, bribes     après f les marques de la mort sur mais jamais on ne 1-nous sommes dehors.     l’é lorsque martine orsoni   1) cette sa langue se cabre devant le je m’étonne toujours de la     extraire une autre approche de       sur à propos des grands dernier vers aoi je ne saurais dire avec assez dans un coin de nice, "et bien, voilà..." dit napolì napolì pas de pluie pour venir béatrice machet vient de dernier vers aoi a ma mère, femme parmi station 7 : as-tu vu judas se         &n  on peut passer une vie (josué avait   marcel quand sur vos visages les       un pour angelo       object morz est rollant, deus en ad pas même       la a la fin il ne resta que pour maguy giraud et   un vendredi essai de nécrologie,    regardant  les trois ensembles antoine simon 13   encore une       nuage abstraction voir figuration « 8° de il tente de déchiffrer, dernier vers aoi l’une des dernières dernier vers aoi se placer sous le signe de pour mireille et philippe « e ! malvais il pleut. j’ai vu la  la lancinante j’ai travaillé voile de nuità la  dans toutes les rues aux barrières des octrois les enseignants :   au milieu de la vie est ce bruissement ce va et vient entre josué avait un rythme     une abeille de onzième vi.- les amicales aventures d’ eurydice ou bien de   voici donc la je ne sais pas si     un mois sans     chambre (josué avait lentement "l’art est-il pour andrée buttati ! guarda&nbs le temps passe dans la nouvelles mises en  marcel migozzi vient de pluies et bruines, pour michèle gazier 1) toulon, samedi 9 le nécessaire non pure forme, belle muette,       la o tendresses ô mes a christiane       à frères et encore la couleur, mais cette chaises, tables, verres, rien n’est plus ardu et voici maintenant quelques tes chaussures au bas de r.m.a toi le don des cris qui errer est notre lot, madame, dernier vers aoi dans les écroulements       m&eacu et si tu dois apprendre à passet li jurz, la noit est au matin du sous l’occupation antoine simon 23 deux mille ans nous madame est toute la deuxième édition du le "patriote", dernier vers aoi de prime abord, il       pour prenez vos casseroles et   le texte suivant a vous n’avez c’est vrai       deux je ne peins pas avec quoi,   entrons       reine on préparait    courant       le   j’ai souvent juste un mot pour annoncer       "     du faucon le ciel est clair au travers  zones gardées de deuxième approche de arbre épanoui au ciel je découvre avant toi la bouche pleine de bulles marie-hélène des quatre archanges que c’est un peu comme si, normalement, la rubrique ajout de fichiers sons dans pour jacky coville guetteurs autres litanies du saint nom les installations souvent, la brume. nuages si, il y a longtemps, les toujours les lettres : (dans mon ventre pousse une        si, du nouveau deux nouveauté, mouans sartoux. traverse de je dors d’un sommeil de pour jean-louis cantin 1.-       cerisi   pour adèle et (ma gorge est une seins isabelle boizard 2005 aux george(s) (s est la je meurs de soif dans l’effilé de genre des motsmauvais genre polenta       grappe le galop du poème me il existe deux saints portant  dernier salut au antoine simon 33 À max charvolen et martin dans les carnets deux ce travail vous est lancinant ô lancinant station 4 : judas  à bernadette bribes en ligne a s’égarer on aucun hasard si se pour jean-marie simon et sa qu’est-ce qui est en       montag  “ne pas       allong       que rêve, cauchemar,         or ce 28 février 2002. il souffle sur les collines sept (forces cachées qui preambule – ut pictura       le       sur 1. il se trouve que je suis antoine simon 11 j’ai en réserve c’est la distance entre monde imaginal, printemps breton, printemps       voyage les avenues de ce pays ils s’étaient tous feux éteints. des d’abord l’échange des pour raphaël une errance de le samedi 26 mars, à 15       au dernier vers aoi   le 10 décembre le passé n’est de l’autre toutes ces pages de nos    il pour jean marie       le toi, mésange à l’erbe del camp, ki au commencement était dernier vers aoi il existe au moins deux souvent je ne sais rien de       sur l’impossible ( ce texte a voudrais je vous nice, le 8 octobre able comme capable de donner       ruelle petit matin frais. je te les plus vieilles edmond, sa grande dimanche 18 avril 2010 nous equitable un besoin sonnerait je n’ai pas dit que le fontelucco, 6 juillet 2000 lu le choeur des femmes de 0 false 21 18       en un       une autre citation madame a des odeurs sauvages       avant   l’appel tonitruant du recleimet deu mult ainsi alfred… la cité de la musique des voiles de longs cheveux mesdames, messieurs, veuillez       vaches       bonhe folie de josuétout est     " franchement, pensait le chef, deuxième la parol

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ET
  Riche de mes seuls masques… Toujours prêt à en ôter un pour montrer le « vrai »,

   Flectamus

genua
ORA A TE
   Credo in humidum deum
   patrem uentripotentem
   facteur M caeli et terra
   visibilium o o o mnium
   et invi sibili i ium

    -  - -

et puis comme en écho, il y avait ce petit air d’opéra… Permettez que je vous en rappelle le contexte : nous sommes dans les préparatifs d’une fête, d’un bal masqué, trois personnages s’avancent, deux femmes et un homme ; on les invite à entrer mais on ne sait pas que, derrière leurs masques, ils veulent d’abord que justice soit rendue.

    ven i tepu rava a anti
    signoore maaschere


septième apparition du Grand père


Ed io che ero cane, mi tenevo sott’al tavolo e ho sentito tutto, e tutto ti dico come l’ho sentito… Come, non ce vo crede ? E guarda ! M’hanno buttato n’osso e m’hanno rotto ‘l muso, se non ce credi, guarda come è rotto ‘l naso. Che n’è rotto ? Guarda come fa

       Pum

       Pum


Comme tout bon conteur, mon grand père mettait en place des sortes de rituels narratifs qui balisaient ses récits. L’un de ses rites conclusifs, qu’il avait dû reprendre à la tradition, consistait à valider ses propos en prétendant qu’il tenait ses histoires de sources très sûres qu’il en avait été le témoin innocent lors de ses vies antérieures ; voici un autre essai de traduction :

A l’époque, figure-toi que j’étais chien, et je me mettais toujours sous la table, c’est ainsi que j’ai tout vu et tout entendu… Comment ? Quoi ! Tu ne veux pas me croire ! Eh bien, regarde… Pendant qu’ils mangeaient, il m’ont jeté un os, et m’ont cassé la truffe. Si tu ne me crois pas, regarde, regarde : il est pas cassé mon nez ? Il est pas cassé ? Tiens, touche, regarde comment il fait :

Poum

Pa

Poum

Pa
il nous prenait la main, en saisissait son nez, et le tordait d’un côté et de l’autre… Comment douter ? Son nez était bien cassé et on pouvait en effet le tordre ! Alors…

Encore une prière de Josué, en guise d’intermède

  bonnet vol aux taxis
    (dominus gobiscum
    e te tghè gli osc tutt esgarablà !)

(Cette dernière prière demande sans doute une petite explication : le peuple s’est toujours volontiers moqué de ses prêtres et de ses moines… Et il y a dans ses traditions toutes sortes d’histoires qui en témoignent. Dans l’une d’entre elles, le prêtre, grand coureur de jupons, et son bedeau, bossu, sont à couteaux tirés, à tel point que, jusque durant la messe, ils ne peuvent s’empêcher de s’insulter sous couvert de prières en latin…

Dominus gobiscum, dit le prêtre : gob, est le début du mot « gobbo », bossu
et, toi, psalmodie le bedeau qui sert la messe, tu as les yeux sacrément cernés !
évidemment « tutt esgarablà » ça sonne autrement que « sacrément cernés ».

Vous avez dit « masque » ?

Et à force d’ôter masque sur masque il ne me reste plus que celui de l’écorché qui ne peut plus montrer que l’impassibilité, toute la souffrance se trouve hors de la planche…

  Jamais

les Atrides n’eussent pu se déguiser ! Trop « tragiques ». Pour remonter aux sources, vous savez que j’ai vu le premier d’entre eux plongé dans une eau qui ne pouvait le désaltérer, sous des arbres dont les fruits lui échappaient sans cesse… Tragiques et foncièrement misogynes. Dois-je dire DONC foncièrement misogynes ? Leur tragique et leur misogynie se résolvaient en somme à cette formule enfantine, naïve : « C’est pas ma faute, j’y suis pour rien… », enfin, vous connaissez. Après tout, c’est peut-être le goût du transcendant qui pousse à refuser le masque.

Troisième allusion à la collectionneuse

  Elle disposait d’une étonnante collection de bourses

Vingt et unième citation

Pour la première fois je
sentais qu’il était possible que ma
mère vécût sans moi


Où Dieu lui même intervient pour parler de masque, et ce qui s’ensuit

  Non que le masque soit vraiment à enlever. En fait, il serait plutôt à mettre –histoire, n’est-ce pas, de protéger la masse de chair à vif que nous sommes (le mal que fait le masque est plus supportable… mieux réparti) il ne s’agit que de prendre la figure juste dans l’endroit qui convient.. Par quelle aberration suis-je toujours en train d’ôter la bonne figure ?

  C’est que, lui disait Dieu,

tu cherches trop la bagarre sans savoir utiliser ta force.

  Mais toi-même, rétorquait Josué,

comment pourrais-tu apparaître, sinon masqué ?

L’Opéra de Josué
   La salle, vide à de rares emplacements près, résonnait maintenant à peine de quelques remuements intimes. Ceux qui se refusent habituellement à sortir durant l’entracte s’isolaient en une rêvasserie qui repassait les derniers échos assourdis du spectacle ; les plus tôt rentrés, leur cigarette ou leur rafraîchissement consommé, chuchotaient des conversations feutrées. Attentif, Josué guettait ce moment incertain où l’on peut dire que quelque part quelque chose se passe, et, dans ce but, avait fait poser des micros invisibles à chaque endroit où quelqu’un pouvait se tenir ; installé devant la console où étaient réunis tous les câbles porteurs de moindres pulsations de la salle redistribués sur un plan qui occupait tout le long du mur, le panneau supérieur de l’appareillage, il repérait, comme sur ces écrans géants des centres de l’espace, l’origine et la qualité du son ; les multiples caméras du système vidéo lui permettaient enfin d’obtenir des vues sur les postures et les relations qui correspondaient aux sons. Il pouvait isoler un son et n’amplifier que lui, les mêler, au contraire, les tresser, les faire se rencontrer, surgissant de lieux différents, les séparer, les projeter, les écarteler alors qu’ils provenaient de lieux proches, les conserver pour les réintroduire ensuite dans la trame du présent, les transformer enfin avec toutes les variations de rythme, de timbre, de longueur, de puissance, que permettait l’installation… La pulsation qui lui provenait des isolés lui était connue, les voyants ne la signalaient qu’à pleine puissance de l’amplification, encore était-elle, par moments, irrégulièrement couverte par des bruits d’articulations, les excès soudains de la respiration, les bruits des pas sur les tapis, le frottement des corps contre les dossiers , les accoudoirs, les murs, les mains caressant ou frottant des tissus.
Le spectacle avait recommencé et la salle l’ignorait encore… Josué savait que –dans les couloirs et le hall- on s’apercevrait bientôt qu’il était temps de rentrer et que la surprise de n’avoir pas entendu l’annonce de la reprise ne précipiterait pas tout de suite la foule dans la salle. Le retard serait d’abord pris pour une négligence, une sorte de sursis dont on serait peut-être heureux ; ensuite seulement on s’inquiéterait de savoir s’il n’était pas dû à l’inattention… On ouvrirait plus ou moins discrètement des portes pour s’assurer que la salle était encore vide, on commencerait peut-être à en parler, mais déjà, lassés, certains spectateurs auraient rejoint leurs places, enrichissant du même coup la masse sonore captée, bruits de pas, de voix, conversations se poursuivant encore, interrompues par un regard sur la salle, par une remarque, accélération des rythmes cardiaques provoquée par une rencontre inattendue, heureuse ou non, exclamations, phrases lancées comme des cris par des personnalités plus sûres d’elles-mêmes, derniers échos de jugements. La seule question pour Josué était de reconnaître le seuil critique, le moment où les sons déjà enregistrés devaient commencer à surgir se mêlant aux bruits de la salle et à leur amplification. Il ne fallait pas attendre que les moins impatients fussent revenus, que la salle fût à nouveau pleine ; il ne fallait pas non plus commencer trop tôt sans quoi le reflet trop immédiat aurait engagé la salle à une reconnaissance myope, à une intervention superficielle, faisant tourner l’œuvre au jeu, à se fourvoyer dans ce que le détail recèle d’anecdotique, à rester sourd à sa qualité propre.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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