BRIBES EN LIGNE
    les fleurs du    si tout au long       en la liberté de l’être mes pensées restent dernier vers aoi equitable un besoin sonnerait je ne saurais dire avec assez l’homme est ma chair n’est dernier vers aoi carissimo ulisse,torna a essai de nécrologie, ma voix n’est plus que que d’heures   né le 7 madame est une À max charvolen et       au (À l’église du bibelot au babilencore une dans les carnets si elle est belle ? je ço dist li reis : franchement, pensait le chef, je ne sais pas si  monde rassemblé libre de lever la tête fontelucco, 6 juillet 2000   je n’ai jamais       voyage apaches :       sur l’impossible  “ce travail qui assise par accroc au bord de dernier vers aoi       ce antoine simon 15 constellations et je sais, un monde se       pass&e       longte   (à vertige. une distance       dans  dans le livre, le     longtemps sur         &n       crabe- à sylvie ici, les choses les plus sainte marie, nu(e), comme son nom  improbable visage pendu       reine       grappe       et chercher une sorte de a la fin il ne resta que la deuxième édition du  dernières mises       cerisi vue à la villa tamaris à la mémoire de tous feux éteints. des       le       l̵ rien n’est la force du corps, la tentation du survol, à       &agrav       object       soleil  hier, 17 mais jamais on ne a ma mère, femme parmi je me souviens de premier vers aoi dernier deuxième essai   on n’est avez-vous vu       ( j’ai donné, au mois madame dans l’ombre des pour andré pour pierre theunissen la dernier vers aoi ce jour là, je pouvais exacerbé d’air couleur qui ne masque pas   que signifie tout mon petit univers en madame est une torche. elle ce qu’un paysage peut Ç’avait été la autre petite voix archipel shopping, la pour maxime godard 1 haute les petites fleurs des       la attention beau f qu’il vienne, le feu 0 false 21 18 napolì napolì bientôt, aucune amarre et ma foi, 1- c’est dans il n’y a pas de plus antoine simon 14 la pureté de la survie. nul in the country antoine simon 29 ce pays que je dis est     au couchant la rencontre d’une a la libération, les les dernières       d&eacu dernier vers aoi       entre « 8° de pour anne slacik ecrire est     du faucon tant pis pour eux. rare moment de bonheur,       enfant       neige etait-ce le souvenir       une pour michèle gazier 1 maintenant il connaît le       quand "pour tes       dans la poésie, à la       le mouans sartoux. traverse de c’est la chair pourtant temps de pierres dans la face aux bronzes de miodrag je n’hésiterai       m̵ martin miguel art et la bouche pure souffrance immense est le théâtre et le 15 mai, à normalement, la rubrique titrer "claude viallat, j’ai longtemps       la se placer sous le signe de ce qui importe pour dans l’innocence des des voix percent, racontent 7) porte-fenêtre le travail de bernard ainsi fut pétrarque dans       je quatrième essai de pure forme, belle muette,       un au lecteur voici le premier dernier vers aoi je crie la rue mue douleur le franchissement des clers est li jurz et li outre la poursuite de la mise g. duchêne, écriture le poussées par les vagues       le issent de mer, venent as     vers le soir il souffle sur les collines pour le prochain basilic, (la ki mult est las, il se dort antoine simon 23 polenta la vie est dans la vie. se       pass&e a dix sept ans, je ne savais 0 false 21 18 quand sur vos visages les villa arson, nice, du 17  ce mois ci : sub       fourmi nous dirons donc     ton ce n’est pas aux choses   pour le prochain se reprendre. creuser son i mes doigts se sont ouverts légendes de michel antoine simon 26 en 1958 ben ouvre à nous savons tous, ici, que 1257 cleimet sa culpe, si dans la caverne primordiale     rien       je  tous ces chardonnerets beaucoup de merveilles       aux une il faut dire les dont les secrets… à quoi soudain un blanc fauche le    il antoine simon 9 dans le respect du cahier des l’art n’existe       ruelle f toutes mes nous serons toujours ces   tout est toujours en difficile alliage de jamais si entêtanteeurydice     son quelques autres       sur la brume. nuages       b&acir antoine simon 21       la histoire de signes . madame des forêts de a propos de quatre oeuvres de s’égarer on grande lune pourpre dont les percey priest lakesur les d’un bout à douze (se fait terre se a propos d’une janvier 2002 .traverse pour andrée sixième  mise en ligne du texte si j’étais un quelques textes       dans de tantes herbes el pre antoine simon 28 la cité de la musique la réserve des bribes raphaël pour daniel farioli poussant o tendresses ô mes quai des chargeurs de dernier vers aoi  epître aux (ô fleur de courge... premier essai c’est       bonheu       &agrav       allong jusqu’à il y a écoute, josué, de l’autre       pour à propos des grands "je me tais. pour taire. la vie humble chez les c’est extrêmement la lecture de sainte c’est la distance entre       les ce monde est semé je dors d’un sommeil de   si vous souhaitez ce poème est tiré du       m&eacu lorsqu’on connaît une halt sunt li pui e mult halt de pareïs li seit la le geste de l’ancienne, et il fallait aller debout  ce qui importe pour  “la signification       en dire que le livre est une quant carles oït la       le souvent je ne sais rien de si, il y a longtemps, les merle noir  pour f le feu s’est       s̵     pluie du mon travail est une et  riche de mes pour frédéric pur ceste espee ai dulor e ce jour-là il lui       arauca vous avez le coeur du je suis occupé ces après la lecture de ce  jésus quando me ne so itu pe       au « e ! malvais attendre. mot terrible. guetter cette chose ne faut-il pas vivre comme     extraire pierre ciel dans les rêves de la pour alain borer le 26 il ne sait rien qui ne va folie de josuétout est un verre de vin pour tacher       dans il faut aller voir la liberté s’imprime à       le     quand a l’aube des apaches, la danse de pour robert       ton       la seins isabelle boizard 2005 quand il voit s’ouvrir, bruno mendonça ce va et vient entre dernier vers aoi       allong       au les étourneaux ! tous ces charlatans qui n’ayant pas exode, 16, 1-5 toute en ceste tere ad estet ja et voici maintenant quelques et ces cinquième essai tout au rayon des surgelés les enseignants : pour mireille et philippe intendo... intendo ! des quatre archanges que imagine que, dans la langues de plomba la dernier vers aoi clere est la noit e la je t’ai admiré,       la       reine antoine simon 17   (dans le pluies et bruines, "et bien, voilà..." dit  la toile couvre les       chaque la fonction,       montag des quatre archanges que le 19 novembre 2013, à la       il     hélas, j’aime chez pierre l’impression la plus la fraîcheur et la       devant au programme des actions       cette       dans la mort d’un oiseau. d’un côté       glouss le 23 février 1988, il noble folie de josué, antoine simon 20   ces notes « amis rollant, de heureuse ruine, pensait       bien j’ai perdu mon 1 au retour au moment où l’on revient       tourne c’est le grand       fleure     un mois sans       &n "moi, esclave" a       dans très malheureux... la parol

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ET
  Riche de mes seuls masques… Toujours prêt à en ôter un pour montrer le « vrai »,

   Flectamus

genua
ORA A TE
   Credo in humidum deum
   patrem uentripotentem
   facteur M caeli et terra
   visibilium o o o mnium
   et invi sibili i ium

    -  - -

et puis comme en écho, il y avait ce petit air d’opéra… Permettez que je vous en rappelle le contexte : nous sommes dans les préparatifs d’une fête, d’un bal masqué, trois personnages s’avancent, deux femmes et un homme ; on les invite à entrer mais on ne sait pas que, derrière leurs masques, ils veulent d’abord que justice soit rendue.

    ven i tepu rava a anti
    signoore maaschere


septième apparition du Grand père


Ed io che ero cane, mi tenevo sott’al tavolo e ho sentito tutto, e tutto ti dico come l’ho sentito… Come, non ce vo crede ? E guarda ! M’hanno buttato n’osso e m’hanno rotto ‘l muso, se non ce credi, guarda come è rotto ‘l naso. Che n’è rotto ? Guarda come fa

       Pum

       Pum


Comme tout bon conteur, mon grand père mettait en place des sortes de rituels narratifs qui balisaient ses récits. L’un de ses rites conclusifs, qu’il avait dû reprendre à la tradition, consistait à valider ses propos en prétendant qu’il tenait ses histoires de sources très sûres qu’il en avait été le témoin innocent lors de ses vies antérieures ; voici un autre essai de traduction :

A l’époque, figure-toi que j’étais chien, et je me mettais toujours sous la table, c’est ainsi que j’ai tout vu et tout entendu… Comment ? Quoi ! Tu ne veux pas me croire ! Eh bien, regarde… Pendant qu’ils mangeaient, il m’ont jeté un os, et m’ont cassé la truffe. Si tu ne me crois pas, regarde, regarde : il est pas cassé mon nez ? Il est pas cassé ? Tiens, touche, regarde comment il fait :

Poum

Pa

Poum

Pa
il nous prenait la main, en saisissait son nez, et le tordait d’un côté et de l’autre… Comment douter ? Son nez était bien cassé et on pouvait en effet le tordre ! Alors…

Encore une prière de Josué, en guise d’intermède

  bonnet vol aux taxis
    (dominus gobiscum
    e te tghè gli osc tutt esgarablà !)

(Cette dernière prière demande sans doute une petite explication : le peuple s’est toujours volontiers moqué de ses prêtres et de ses moines… Et il y a dans ses traditions toutes sortes d’histoires qui en témoignent. Dans l’une d’entre elles, le prêtre, grand coureur de jupons, et son bedeau, bossu, sont à couteaux tirés, à tel point que, jusque durant la messe, ils ne peuvent s’empêcher de s’insulter sous couvert de prières en latin…

Dominus gobiscum, dit le prêtre : gob, est le début du mot « gobbo », bossu
et, toi, psalmodie le bedeau qui sert la messe, tu as les yeux sacrément cernés !
évidemment « tutt esgarablà » ça sonne autrement que « sacrément cernés ».

Vous avez dit « masque » ?

Et à force d’ôter masque sur masque il ne me reste plus que celui de l’écorché qui ne peut plus montrer que l’impassibilité, toute la souffrance se trouve hors de la planche…

  Jamais

les Atrides n’eussent pu se déguiser ! Trop « tragiques ». Pour remonter aux sources, vous savez que j’ai vu le premier d’entre eux plongé dans une eau qui ne pouvait le désaltérer, sous des arbres dont les fruits lui échappaient sans cesse… Tragiques et foncièrement misogynes. Dois-je dire DONC foncièrement misogynes ? Leur tragique et leur misogynie se résolvaient en somme à cette formule enfantine, naïve : « C’est pas ma faute, j’y suis pour rien… », enfin, vous connaissez. Après tout, c’est peut-être le goût du transcendant qui pousse à refuser le masque.

Troisième allusion à la collectionneuse

  Elle disposait d’une étonnante collection de bourses

Vingt et unième citation

Pour la première fois je
sentais qu’il était possible que ma
mère vécût sans moi


Où Dieu lui même intervient pour parler de masque, et ce qui s’ensuit

  Non que le masque soit vraiment à enlever. En fait, il serait plutôt à mettre –histoire, n’est-ce pas, de protéger la masse de chair à vif que nous sommes (le mal que fait le masque est plus supportable… mieux réparti) il ne s’agit que de prendre la figure juste dans l’endroit qui convient.. Par quelle aberration suis-je toujours en train d’ôter la bonne figure ?

  C’est que, lui disait Dieu,

tu cherches trop la bagarre sans savoir utiliser ta force.

  Mais toi-même, rétorquait Josué,

comment pourrais-tu apparaître, sinon masqué ?

L’Opéra de Josué
   La salle, vide à de rares emplacements près, résonnait maintenant à peine de quelques remuements intimes. Ceux qui se refusent habituellement à sortir durant l’entracte s’isolaient en une rêvasserie qui repassait les derniers échos assourdis du spectacle ; les plus tôt rentrés, leur cigarette ou leur rafraîchissement consommé, chuchotaient des conversations feutrées. Attentif, Josué guettait ce moment incertain où l’on peut dire que quelque part quelque chose se passe, et, dans ce but, avait fait poser des micros invisibles à chaque endroit où quelqu’un pouvait se tenir ; installé devant la console où étaient réunis tous les câbles porteurs de moindres pulsations de la salle redistribués sur un plan qui occupait tout le long du mur, le panneau supérieur de l’appareillage, il repérait, comme sur ces écrans géants des centres de l’espace, l’origine et la qualité du son ; les multiples caméras du système vidéo lui permettaient enfin d’obtenir des vues sur les postures et les relations qui correspondaient aux sons. Il pouvait isoler un son et n’amplifier que lui, les mêler, au contraire, les tresser, les faire se rencontrer, surgissant de lieux différents, les séparer, les projeter, les écarteler alors qu’ils provenaient de lieux proches, les conserver pour les réintroduire ensuite dans la trame du présent, les transformer enfin avec toutes les variations de rythme, de timbre, de longueur, de puissance, que permettait l’installation… La pulsation qui lui provenait des isolés lui était connue, les voyants ne la signalaient qu’à pleine puissance de l’amplification, encore était-elle, par moments, irrégulièrement couverte par des bruits d’articulations, les excès soudains de la respiration, les bruits des pas sur les tapis, le frottement des corps contre les dossiers , les accoudoirs, les murs, les mains caressant ou frottant des tissus.
Le spectacle avait recommencé et la salle l’ignorait encore… Josué savait que –dans les couloirs et le hall- on s’apercevrait bientôt qu’il était temps de rentrer et que la surprise de n’avoir pas entendu l’annonce de la reprise ne précipiterait pas tout de suite la foule dans la salle. Le retard serait d’abord pris pour une négligence, une sorte de sursis dont on serait peut-être heureux ; ensuite seulement on s’inquiéterait de savoir s’il n’était pas dû à l’inattention… On ouvrirait plus ou moins discrètement des portes pour s’assurer que la salle était encore vide, on commencerait peut-être à en parler, mais déjà, lassés, certains spectateurs auraient rejoint leurs places, enrichissant du même coup la masse sonore captée, bruits de pas, de voix, conversations se poursuivant encore, interrompues par un regard sur la salle, par une remarque, accélération des rythmes cardiaques provoquée par une rencontre inattendue, heureuse ou non, exclamations, phrases lancées comme des cris par des personnalités plus sûres d’elles-mêmes, derniers échos de jugements. La seule question pour Josué était de reconnaître le seuil critique, le moment où les sons déjà enregistrés devaient commencer à surgir se mêlant aux bruits de la salle et à leur amplification. Il ne fallait pas attendre que les moins impatients fussent revenus, que la salle fût à nouveau pleine ; il ne fallait pas non plus commencer trop tôt sans quoi le reflet trop immédiat aurait engagé la salle à une reconnaissance myope, à une intervention superficielle, faisant tourner l’œuvre au jeu, à se fourvoyer dans ce que le détail recèle d’anecdotique, à rester sourd à sa qualité propre.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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