BRIBES EN LIGNE
l’art c’est la comme ce mur blanc il faut aller voir chercher une sorte de nouvelles mises en     m2 &nbs voici des œuvres qui, le pour michèle aueret à propos des grands l’homme est macles et roulis photo 1       le violette cachéeton 1 la confusion des   pour adèle et       l̵ d’un côté  tu vois im font chier pour jacky coville guetteurs pour gilbert dernier vers aoi       b&acir maintenant il connaît le     rien       et tu à la mémoire de d’un bout à poussées par les vagues approche d’une sables mes parolesvous pour andrée a christiane les routes de ce pays sont       montag       s̵ tous ces charlatans qui mult est vassal carles de dernier vers aoi le travail de bernard les durand : une dernier vers aoi le geste de l’ancienne, d’abord l’échange des       chaque       dans       st madame aux rumeurs la fonction, buttati ! guarda&nbs quand nous rejoignons, en chaque automne les chaises, tables, verres, pour andré villa arson, nice, du 17 difficile alliage de troisième essai     l’é ecrire sur eurydice toujours nue à accoucher baragouiner 1) la plupart de ces pure forme, belle muette, tendresses ô mes envols À la loupe, il observa le temps passe si vite, clers est li jurz et li pour michèle gazier 1) pour philippe il n’est pire enfer que temps de bitume en fusion sur       le  mise en ligne du texte au matin du zacinto dove giacque il mio il existe au moins deux carcassonne, le 06 dernier vers aoi station 7 : as-tu vu judas se epuisement de la salle, pour frédéric il en est des noms comme du en introduction à première       m̵ "ah ! mon doux pays, dans les rêves de la toi, mésange à giovanni rubino dit je découvre avant toi pour m.b. quand je me heurte       bonheu antoine simon 12 c’est seulement au je dors d’un sommeil de la cité de la musique       le janvier 2002 .traverse     cet arbre que       " quelques autres fin première       un tout est prêt en moi pour       grimpa dix l’espace ouvert au ço dist li reis : prenez vos casseroles et pour egidio fiorin des mots  avec « a la « h&eacu je suis au lecteur voici le premier       il toulon, samedi 9       sur       l̵ dans un coin de nice, il y a tant de saints sur 0 false 21 18       juin    au balcon tes chaussures au bas de À max charvolen et   je n’ai jamais 13) polynésie       longte certains prétendent cinquième citationne     &nbs je suis occupé ces ce qu’un paysage peut exode, 16, 1-5 toute carmelo arden quin est une un nouvel espace est ouvert attendre. mot terrible.       les   on n’est dernier vers aoi i mes doigts se sont ouverts ainsi va le travail de qui  “ce travail qui       la dernier vers aoi dans le respect du cahier des comme une suite de ce jour-là il lui ainsi fut pétrarque dans antoine simon 11 nice, le 8 octobre     &nbs       qui       sur       le     double dernier vers aoi       allong lancinant ô lancinant tout en travaillant sur les le 23 février 1988, il ma voix n’est plus que deuxième apparition de il existe deux saints portant (ô fleur de courge...  les œuvres de « voici le grand combat : pour martine       dans   ciel !!!! du bibelot au babilencore une douze (se fait terre se après la lecture de madame chrysalide fileuse troisième essai et    courant l’erbe del camp, ki j’ai donc dernier vers aoi je me souviens de i en voyant la masse aux       &eacut cet article est paru dans le       sous       " pour maxime godard 1 haute couleur qui ne masque pas des conserves !       va  jésus       dans 1. il se trouve que je suis il y a des objets qui ont la    7 artistes et 1 ecrire les couleurs du monde le soleil n’est pas       pav&ea le lent tricotage du paysage le plus insupportable chez ….omme virginia par la 1254 : naissance de pour michèle gazier 1 "nice, nouvel éloge de la mise en ligne dernier vers que mort …presque vingt ans plus ici. les oiseaux y ont fait sixième  la toile couvre les   je ne comprends plus références : xavier       grappe ce jour là, je pouvais les avenues de ce pays il semble possible autre petite voix       arauca journée de madame est une torche. elle tout est possible pour qui       aujour       le  pour le dernier jour frères et le tissu d’acier pour mon épouse nicole il ne s’agit pas de  dans toutes les rues al matin, quant primes pert       quinze 1 au retour au moment de pareïs li seit la a la femme au les plus terribles décembre 2001.   six formes de la       longte       dans ce 28 février 2002. « 8° de Éléments - antoine simon 24 le "patriote", l’ami michel il n’y a pas de plus charogne sur le seuilce qui des quatre archanges que allons fouiller ce triangle attendre. mot terrible. montagnesde j’aime chez pierre soudain un blanc fauche le voile de nuità la petit matin frais. je te la liberté s’imprime à pour martine, coline et laure le coeur du raphaËl nous serons toujours ces       alla cinq madame aux yeux       ce toutes ces pages de nos li quens oger cuardise carissimo ulisse,torna a je reviens sur des antoine simon 16     une abeille de temps où le sang se       sur le temps de cendre de deuil de j’arrivais dans les introibo ad altare       &agrav  le livre, avec il est le jongleur de lui (de)lecta lucta   a claude b.   comme "moi, esclave" a carissimo ulisse,torna a f le feu s’est sept (forces cachées qui     les fleurs du merci à marc alpozzo présentation du antoine simon 14   ces sec erv vre ile encore une citation“tu dans l’innocence des et combien dans ce pays ma mère comme un préliminaire la m1       la musique est le parfum de jamais je n’aurais si j’étais un apaches : douce est la terre aux yeux dernier vers aoi tout en vérifiant pour martin heureuse ruine, pensait       la f les feux m’ont   pour théa et ses mouans sartoux. traverse de le corps encaisse comme il et voici maintenant quelques etait-ce le souvenir rm : d’accord sur et il parlait ainsi dans la tandis que dans la grande       pass&e       soleil au programme des actions quatrième essai rares premier vers aoi dernier pour mes enfants laure et       que bien sûrla lu le choeur des femmes de macles et roulis photo 6     ton antoine simon 5 les textes mis en ligne neuf j’implore en vain et te voici humanité deuxième approche de iv.- du livre d’artiste c’est vrai       sur pour helmut       sur  il y a le       vaches mult ben i fierent franceis e l’évidence histoire de signes . alocco en patchworck ©       entre on a cru à         or       un       je  pour de le galop du poème me la fraîcheur et la       parfoi       " lorsqu’on connaît une       m&eacu la mort d’un oiseau.  dernier salut au quel ennui, mortel pour madame, on ne la voit jamais agnus dei qui tollis peccata    tu sais générations  “s’ouvre l’impression la plus j’ai changé le       fourmi descendre à pigalle, se  un livre écrit       &       nuage la brume. nuages    de femme liseuse livre grand format en trois bruno mendonça dans le pain brisé son pour anne slacik ecrire est en ceste tere ad estet ja bribes en ligne a la tentation du survol, à station 1 : judas je m’étonne toujours de la     un mois sans     sur la « e ! malvais l’attente, le fruit     après     [1]  nous avancions en bas de fragilité humaine.       tourne       la       fourr& les cuivres de la symphonie     pourquoi       fleure       reine arbre épanoui au ciel À peine jetés dans le pourquoi yves klein a-t-il suite du blasphème de assise par accroc au bord de suite de moi cocon moi momie fuseau la parol

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ET
  Riche de mes seuls masques… Toujours prêt à en ôter un pour montrer le « vrai »,

   Flectamus

genua
ORA A TE
   Credo in humidum deum
   patrem uentripotentem
   facteur M caeli et terra
   visibilium o o o mnium
   et invi sibili i ium

    -  - -

et puis comme en écho, il y avait ce petit air d’opéra… Permettez que je vous en rappelle le contexte : nous sommes dans les préparatifs d’une fête, d’un bal masqué, trois personnages s’avancent, deux femmes et un homme ; on les invite à entrer mais on ne sait pas que, derrière leurs masques, ils veulent d’abord que justice soit rendue.

    ven i tepu rava a anti
    signoore maaschere


septième apparition du Grand père


Ed io che ero cane, mi tenevo sott’al tavolo e ho sentito tutto, e tutto ti dico come l’ho sentito… Come, non ce vo crede ? E guarda ! M’hanno buttato n’osso e m’hanno rotto ‘l muso, se non ce credi, guarda come è rotto ‘l naso. Che n’è rotto ? Guarda come fa

       Pum

       Pum


Comme tout bon conteur, mon grand père mettait en place des sortes de rituels narratifs qui balisaient ses récits. L’un de ses rites conclusifs, qu’il avait dû reprendre à la tradition, consistait à valider ses propos en prétendant qu’il tenait ses histoires de sources très sûres qu’il en avait été le témoin innocent lors de ses vies antérieures ; voici un autre essai de traduction :

A l’époque, figure-toi que j’étais chien, et je me mettais toujours sous la table, c’est ainsi que j’ai tout vu et tout entendu… Comment ? Quoi ! Tu ne veux pas me croire ! Eh bien, regarde… Pendant qu’ils mangeaient, il m’ont jeté un os, et m’ont cassé la truffe. Si tu ne me crois pas, regarde, regarde : il est pas cassé mon nez ? Il est pas cassé ? Tiens, touche, regarde comment il fait :

Poum

Pa

Poum

Pa
il nous prenait la main, en saisissait son nez, et le tordait d’un côté et de l’autre… Comment douter ? Son nez était bien cassé et on pouvait en effet le tordre ! Alors…

Encore une prière de Josué, en guise d’intermède

  bonnet vol aux taxis
    (dominus gobiscum
    e te tghè gli osc tutt esgarablà !)

(Cette dernière prière demande sans doute une petite explication : le peuple s’est toujours volontiers moqué de ses prêtres et de ses moines… Et il y a dans ses traditions toutes sortes d’histoires qui en témoignent. Dans l’une d’entre elles, le prêtre, grand coureur de jupons, et son bedeau, bossu, sont à couteaux tirés, à tel point que, jusque durant la messe, ils ne peuvent s’empêcher de s’insulter sous couvert de prières en latin…

Dominus gobiscum, dit le prêtre : gob, est le début du mot « gobbo », bossu
et, toi, psalmodie le bedeau qui sert la messe, tu as les yeux sacrément cernés !
évidemment « tutt esgarablà » ça sonne autrement que « sacrément cernés ».

Vous avez dit « masque » ?

Et à force d’ôter masque sur masque il ne me reste plus que celui de l’écorché qui ne peut plus montrer que l’impassibilité, toute la souffrance se trouve hors de la planche…

  Jamais

les Atrides n’eussent pu se déguiser ! Trop « tragiques ». Pour remonter aux sources, vous savez que j’ai vu le premier d’entre eux plongé dans une eau qui ne pouvait le désaltérer, sous des arbres dont les fruits lui échappaient sans cesse… Tragiques et foncièrement misogynes. Dois-je dire DONC foncièrement misogynes ? Leur tragique et leur misogynie se résolvaient en somme à cette formule enfantine, naïve : « C’est pas ma faute, j’y suis pour rien… », enfin, vous connaissez. Après tout, c’est peut-être le goût du transcendant qui pousse à refuser le masque.

Troisième allusion à la collectionneuse

  Elle disposait d’une étonnante collection de bourses

Vingt et unième citation

Pour la première fois je
sentais qu’il était possible que ma
mère vécût sans moi


Où Dieu lui même intervient pour parler de masque, et ce qui s’ensuit

  Non que le masque soit vraiment à enlever. En fait, il serait plutôt à mettre –histoire, n’est-ce pas, de protéger la masse de chair à vif que nous sommes (le mal que fait le masque est plus supportable… mieux réparti) il ne s’agit que de prendre la figure juste dans l’endroit qui convient.. Par quelle aberration suis-je toujours en train d’ôter la bonne figure ?

  C’est que, lui disait Dieu,

tu cherches trop la bagarre sans savoir utiliser ta force.

  Mais toi-même, rétorquait Josué,

comment pourrais-tu apparaître, sinon masqué ?

L’Opéra de Josué
   La salle, vide à de rares emplacements près, résonnait maintenant à peine de quelques remuements intimes. Ceux qui se refusent habituellement à sortir durant l’entracte s’isolaient en une rêvasserie qui repassait les derniers échos assourdis du spectacle ; les plus tôt rentrés, leur cigarette ou leur rafraîchissement consommé, chuchotaient des conversations feutrées. Attentif, Josué guettait ce moment incertain où l’on peut dire que quelque part quelque chose se passe, et, dans ce but, avait fait poser des micros invisibles à chaque endroit où quelqu’un pouvait se tenir ; installé devant la console où étaient réunis tous les câbles porteurs de moindres pulsations de la salle redistribués sur un plan qui occupait tout le long du mur, le panneau supérieur de l’appareillage, il repérait, comme sur ces écrans géants des centres de l’espace, l’origine et la qualité du son ; les multiples caméras du système vidéo lui permettaient enfin d’obtenir des vues sur les postures et les relations qui correspondaient aux sons. Il pouvait isoler un son et n’amplifier que lui, les mêler, au contraire, les tresser, les faire se rencontrer, surgissant de lieux différents, les séparer, les projeter, les écarteler alors qu’ils provenaient de lieux proches, les conserver pour les réintroduire ensuite dans la trame du présent, les transformer enfin avec toutes les variations de rythme, de timbre, de longueur, de puissance, que permettait l’installation… La pulsation qui lui provenait des isolés lui était connue, les voyants ne la signalaient qu’à pleine puissance de l’amplification, encore était-elle, par moments, irrégulièrement couverte par des bruits d’articulations, les excès soudains de la respiration, les bruits des pas sur les tapis, le frottement des corps contre les dossiers , les accoudoirs, les murs, les mains caressant ou frottant des tissus.
Le spectacle avait recommencé et la salle l’ignorait encore… Josué savait que –dans les couloirs et le hall- on s’apercevrait bientôt qu’il était temps de rentrer et que la surprise de n’avoir pas entendu l’annonce de la reprise ne précipiterait pas tout de suite la foule dans la salle. Le retard serait d’abord pris pour une négligence, une sorte de sursis dont on serait peut-être heureux ; ensuite seulement on s’inquiéterait de savoir s’il n’était pas dû à l’inattention… On ouvrirait plus ou moins discrètement des portes pour s’assurer que la salle était encore vide, on commencerait peut-être à en parler, mais déjà, lassés, certains spectateurs auraient rejoint leurs places, enrichissant du même coup la masse sonore captée, bruits de pas, de voix, conversations se poursuivant encore, interrompues par un regard sur la salle, par une remarque, accélération des rythmes cardiaques provoquée par une rencontre inattendue, heureuse ou non, exclamations, phrases lancées comme des cris par des personnalités plus sûres d’elles-mêmes, derniers échos de jugements. La seule question pour Josué était de reconnaître le seuil critique, le moment où les sons déjà enregistrés devaient commencer à surgir se mêlant aux bruits de la salle et à leur amplification. Il ne fallait pas attendre que les moins impatients fussent revenus, que la salle fût à nouveau pleine ; il ne fallait pas non plus commencer trop tôt sans quoi le reflet trop immédiat aurait engagé la salle à une reconnaissance myope, à une intervention superficielle, faisant tourner l’œuvre au jeu, à se fourvoyer dans ce que le détail recèle d’anecdotique, à rester sourd à sa qualité propre.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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