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les dieux s’effacent errer est notre lot, madame, s’égarer on pour julius baltazar 1 le       m̵ deux mille ans nous pur ceste espee ai dulor e le géographe sait tout       la pie sur la toile de renoir, les raphaël    7 artistes et 1 trois (mon souffle au matin lancinant ô lancinant 0 false 21 18 la lecture de sainte les enseignants : dernier vers aoi     oued coulant tout le problème i en voyant la masse aux       voyage giovanni rubino dit traquer dans le train premier samuelchapitre 16, versets 1 ici. les oiseaux y ont fait quatrième essai de j’ai donné, au mois     " a ma mère, femme parmi prenez vos casseroles et au labyrinthe des pleursils me maintenant il connaît le       soleil       fourr& printemps breton, printemps trois tentatives desesperees quand les eaux et les terres onze sous les cercles       l̵ je crie la rue mue douleur     chant de abstraction voir figuration certains prétendent     sur la pente de proche en proche tous j’ai perdu mon le lourd travail des meules dernier vers aoi dernier vers aoi vos estes proz e vostre karles se dort cum hume       p&eacu j’ai donc   ciel !!!! j’écoute vos       dans       ...mai et ma foi, fragilité humaine. la bouche pure souffrance carles respunt : "le renard connaît allons fouiller ce triangle pas une année sans évoquer voile de nuità la je ne sais pas si     dans la ruela essai de nécrologie, la fraîcheur et la et si tu dois apprendre à   entrons ce qui aide à pénétrer le   ces notes   anatomie du m et       st dans les carnets …presque vingt ans plus de l’autre je sais, un monde se madame, vous débusquez comme une suite de       la le soleil n’est pas   d’un coté,       ce       vu on préparait branches lianes ronces on dit qu’agathe       au       sabots un verre de vin pour tacher c’est pour moi le premier macles et roulis photo 3 il y a dans ce pays des voies vertige. une distance deux ce travail vous est pour jean-marie simon et sa je ne peins pas avec quoi, paien sunt morz, alquant antoine simon 26 le 2 juillet juste un mot pour annoncer sur l’erbe verte si est douce est la terre aux yeux jusqu’à il y a (de)lecta lucta      au balcon       la       apr&eg   pour olivier 0 false 21 18 f dans le sourd chatoiement polenta antoine simon 15       fourmi nous avons affaire à de  dernier salut au un temps hors du c’est une sorte de rien n’est       ruelle très saintes litanies de la au rayon des surgelés d’un bout à vous n’avez de pa(i)smeisuns en est venuz réponse de michel a grant dulur tendrai puis       rampan "la musique, c’est le       longte antoine simon 21   la production dans le monde de cette deuxième apparition de "ces deux là se dimanche 18 avril 2010 nous madame est toute   j’ai souvent attendre. mot terrible. 5) triptyque marocain dans le pain brisé son le grand combat :  pour le dernier jour un tunnel sans fin et, à ma voix n’est plus que c’est la distance entre tes chaussures au bas de  hors du corps pas pour le vieux qui dernier vers aoi pour raphaël       sur le nous lirons deux extraits de premier vers aoi dernier faisant dialoguer assise par accroc au bord de intendo... intendo !  pour de       dans jamais si entêtanteeurydice la vie est ce bruissement station 5 : comment portrait. 1255 : le corps encaisse comme il dernier vers aoi c’est le grand pas de pluie pour venir antoine simon 29 moi cocon moi momie fuseau lorsque martine orsoni sequence 6   le encore la couleur, mais cette si j’étais un       le tous feux éteints. des  au mois de mars, 1166 madame des forêts de macles et roulis photo 1       quand raphaËl dernier vers aoi  pour jean le aucun hasard si se rêve, cauchemar, et que vous dire des dernier vers doel i avrat, à bernadette un nouvel espace est ouvert toujours les lettres : le glacis de la mort   (à       &n Éléments -             un on cheval       vaches quatrième essai rares       juin dernier vers aoi mise en ligne une errance de petites proses sur terre     le exacerbé d’air       " autres litanies du saint nom       la lu le choeur des femmes de       aujour au lecteur voici le premier pierre ciel o tendresses ô mes f les marques de la mort sur deuxième essai le l’appel tonitruant du dans le pays dont je vous       pass&e on trouvera la video     à c’est la chair pourtant passet li jurz, la noit est eurydice toujours nue à seins isabelle boizard 2005 mieux valait découper rimbaud a donc       en un       la dans l’innocence des morz est rollant, deus en ad derniers je rêve aux gorges les durand : une quelques autres   né le 7       journ& elle ose à peine si elle est belle ? je dernier vers aoi en introduction à mais non, mais non, tu dernier vers aoi charogne sur le seuilce qui  de la trajectoire de ce  la lancinante       il ma voix n’est plus que antoine simon 28 la légende fleurie est temps où les coeurs deuxième apparition même si       le de toutes les macles et roulis photo descendre à pigalle, se heureuse ruine, pensait un besoin de couper comme de j’entends sonner les frères et à sylvie pour egidio fiorin des mots le 15 mai, à la communication est je ne saurais dire avec assez antoine simon 18  les premières   est-ce que       en       la     &nbs et encore  dits       je les plus terribles     pluie du       " temps de pierres dans la       vu clers fut li jurz e li    nous vous dites : "un       quinze « h&eacu dans la caverne primordiale     le cygne sur première       le  mise en ligne du texte pour pierre theunissen la Être tout entier la flamme a propos de quatre oeuvres de merci au printemps des       dans 7) porte-fenêtre       sur le franchissement des "si elle est diaphane est le mot (ou  zones gardées de ainsi fut pétrarque dans napolì napolì       dans attendre. mot terrible. et tout avait pour martine et il parlait ainsi dans la       jonath l’erbe del camp, ki le ciel est clair au travers le travail de bernard   antoine simon 13 le texte qui suit est, bien tout en travaillant sur les sous la pression des   jn 2,1-12 :       (   adagio   je       pass&e il ne s’agit pas de de tantes herbes el pre la réserve des bribes station 4 : judas     regardant nous viendrons nous masser       fleure f le feu est venu,ardeur des "tu sais ce que c’est epuisement de la salle, merci à la toile de   que signifie pour michèle gazier 1) bernard dejonghe... depuis       qui   se       cette pour mes enfants laure et       douze (se fait terre se le nécessaire non les petites fleurs des est-ce parce que, petit, on  ce mois ci : sub pour jean gautheronle cosmos ce jour là, je pouvais c’est seulement au       au       le quando me ne so itu pe carcassonne, le 06 reflets et echosla salle effleurer le ciel du bout des reprise du site avec la à propos “la       dans les parents, l’ultime     surgi des quatre archanges que equitable un besoin sonnerait carissimo ulisse,torna a     sur la madame est la reine des carmelo arden quin est une je désire un       su (dans mon ventre pousse une dorothée vint au monde "l’art est-il vue à la villa tamaris toutes ces pages de nos mult ben i fierent franceis e nous serons toujours ces le passé n’est la pureté de la survie. nul ce quand nous rejoignons, en temps de bitume en fusion sur "moi, esclave" a a dix sept ans, je ne savais autre petite voix passent .x. portes, quelques textes       aux rare moment de bonheur, pour angelo     un mois sans la parol

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XCIII

Clefs : citations , récits , art , portraits

Ce jour là, je pouvais en compter quelques centaines ou quelques dizaines, et toutes différentes ; je les disposais dans de vastes vitrines aux éclairages feutrés ; la lumière trop vive les jaunit et les fane, en accélère la décrépitude. Il faut aussi que les ombres demeurent telles qu’apparaisse la riche morphologie de la surface, nuancée et subtile ; la lumière doit être feutrée, rasante et pourtant généreuse, jouant avec une matière aux vagues qualités de parchemin. Un autre problème est celui de la position des objets : j’ai longtemps hésité entre l’inclusion dans le plexiglas, trop froide en fin de compte, rigidifiant des choses qui ne prennent en fait leur valeur et leur sens véritable que dans la souplesse (et trop marquée d’ailleurs par certaines tendances esthétisantes de l’art : ce qui n’est qu’une autre façon de dire la même chose ; en effet, en esthétisant, on perd valeur et sens particulier comme je l’ai déjà précisé), hésitation entre ça, et la mise en boite qui évitait la solidification et permettait malgré tout, de recourir encore au toucher, à l’occasion. Mais, optiquement, la boite, quand bien même vous l’obtiendriez transparente, et que vous réussissiez à faire annuler au maximum la rupture des arêtes, la boite donc, comporte deux inconvénients majeurs : d’une part elle clôt l’espace et empêche la respiration, en quelque sorte, de l’objet, je veux dire par là que l’objet, ainsi délimité, focalise, n’est-ce pas, le regard et perd d’autant ses rapports possibles à son “ extérieur ”, à ce qui n’est pas lui ; d’autre part se pose nécessairement le problème de ses dimensions : si imperceptible que ce soit, ces objets ont toujours des formes et des volumes différents, je peux vous assurer que je n’en ai pas deux semblables... surprenant, n’est-ce pas ? Inattendu, hein ? Non, même en les regardant de près, on ne le croirait pas. Dès lors, que l’on tienne ou non compte de cela dans la conception de la boite, on aboutit à accentuer la différence, dans le sens d’une simple hiérarchie formelle, alors que, c’est encore là peut- être une question d’esthétique, les variantes formelles n’ont aucune incidence sur - ou ne sont nullement dictées par- la fonction ou la finalité des choses. Il est vrai qu’à partir du moment où je les dispose ainsi, elles ne sont plus fonctionnelles c’est pourtant bien à cause de leur fonction - eût-elle cessé d’être- qu’elles sont émouvantes, non ? Et plus encore peut-être du souvenir qu’on en garde. Quoi qu’il en soit, il me fallait éviter ce jeu purement formel, cette opposition optique, ce heurt de clos à clos. Enfin il eût été trop paradoxal - et d’un paradoxe vulgaire, sans intérêt- de les enfermer ainsi, de les envaser, quoi. J’ai donc adopté une orientation, une présentation plus.. . archéologique. Oui, peut-être après tout, cela m’a-t-il été suggéré par celle-ci ... je vous en dirai deux mots tout à l’heure. Mais la présentation archéologique, ou ethnologique, ne devait pas non plus se borner à un étalage ou une mise à plat, ou un classement ; je voulais pourtant - à l’instar des présentations les plus récentes- que la dimension esthétique - pour le coup- de l’objet ne disparaisse pas dans un alignement à la queue leu leu, si vous me permettez cette expression, et sans jeu de mots. A ce point commencent les véritables difficultés. Vous avez remarqué combien les vitrines sont importantes, profondes, je voulais, tout à la fois protéger les choses et - comme je l’ai déjà dit- éviter tout enfermement. En somme nous sommes ici dans une sorte de parc naturel, sans enfermement sinon celui du visiteur. Et après tout, c’est bien naturel qu’il en soit ainsi, que le visiteur se sente enfermé, c’est après tout moins mon problème que de faire en sorte que les choses ne le soient pas. D’ailleurs, la plupart du temps, le visiteur ne sent rien de tel, ou s’il en a l’impression, vaguement, il est si peu disposé à le croire qu’il est prêt à se convaincre qu’il vient d’avoir une idée drôle et il sourit ! Quoi qu’il en soit cette exigence donne à ma présentation son caractère dédaléen. Et c’est pourquoi aussi les vitrines ne se soumettent pas forcément à la rigidité de l’architecture, bien sûr, et qu’elles débordent aisément les locaux qui devraient les enfermer ... Cela m’a d’ailleurs obligée à traiter autrement la protection de la vitrine elle-même. Pas tellement contre les intempéries ... Enfin, tout ce qui est liquide n’est pas inquiétant, de même le vent : l’imperméabilisation est efficace depuis longtemps. Le froid de même... Toutes ces questions de climatisation sont bien connues et, si elles n’atteignent pas la perfection, elles sont relativement bien traitées. Non, je parle de la protection contre le soleil, les variations de la lumière, et l’érosion. Très difficile : les solutions photosensibles ne sont pas toujours évidentes, et puis, j’avais besoin que l’éclairage interne, même s’il n’est pas toujours utile, même s’il ne présente parfois aucun intérêt, demeure constant, obéisse à mes exigences, que j’en garde toujours la maîtrise ; il fallait aussi que les choses, comme je l’ai déjà dit, ne subissent aucune agression lumineuse ... mais la vitrine elle-même ? Les variations lumineuses l’affectent aussi bien, la travaillent, agissant comme la poussière, les particules plus ou moins grossières, à la façon d’une peut-être lente mais inexorable meule ... Voilà pourquoi je crains l’érosion ... Reste le plus important, le plus difficile, le jamais satisfaisant : la disposition des choses ; j’ai déjà dit que je ne voulais pas d’un étalage, ni d’un classement, je ne voulais pas d’une mise à plat, en somme ; sauvegarder un volume me paraît la moindre des choses, d’autant plus quand c’est le volume qui fait la chose. Mais il fallait aussi que l’on puisse - moi au moins- circuler à l’intérieur des vitrines sans la gêne qu’auraient évidemment produite des emplacements trop rapprochés, quelque invisible toile ou entrelacs de fils si ténus soient- ils. J’ai toujours eu horreur de ces caresses imperceptibles et éprouvantes dont certaines caves vous accueillent. Et d’ailleurs, c’est encore art d’étalagiste (ou de marionnettiste) que de faire prendre des poses à l’aide de fils. Alors ? Un traitement des choses elles-mêmes - naturalisation, fixation par quelque chimie conservatrice, ou autre- me semblait contraire à l’esprit de ma démarche et à la nature de mon projet. Elles sont évidemment telles que, attachées à leur origine ... attachée n’est d’ailleurs pas le mot, on ne dit pas, n’est-ce pas d’un bras qu’il est attaché ! dans leur situation d’origine, dans le contexte (hi ! hi ! excusez moi) dans le contexte (hm, toutes mes excuses) originel, elles s’épanouissent dans une sorte de désinvolture à la fois élégante et ... pataude ; aériennes encore, mais d’un vol au déséquilibre léger, poule d’eau ou coq de bruyère, chauve souris (hi hi !) encore ... (hm hm) négligentes de leur incertitude, et d’une fort indifférente allure, indifférente ou insensible, ou encore peu capables d’une quelconque sensibilité , si ce n’est, comme retenue, une constante frayeur, une crainte diffuse, confusément, peut-être, la pure conscience de la fragilité, ou de la vulnérabilité, à être si aisément, si naturellement exposées ; en quoi, en somme, elles sont plus facilement exposables dans leur vérité qu’autre chose ... C’est tout cela qu’il me fallait rendre ; la tâche n’était pas simple ! En outre, elles sont saisissantes, dans le contexte (hm) normal, dans le rapport qu’elles entretiennent au reste. Toujours comme ... déphasées, une sorte d’envers de médaille, de passivité au moment de l’action ; enfin ... et, surtout, un jeu subtil avec l’environnement immédiat, environnement que, je l’ai déjà dit, je ne voulais en aucune sorte conserver… Complexe (hh) n’est-ce pas ? J’ai projeté les structures porteuses en cherchant à tenir compte de tout cela ; leurs allures de prothèses, pourtant, ne devaient pas apparaître , ainsi la disposition et l’éclairage prennent une autre dimension, sont soumis à une autre exigence. Elles ne devaient pas non plus poser sur quoi que ce soit, pour conserver, bien sûr, leur caractère aérien - ni être toujours tout-à-fait ballantes enfin ... oui, ballantes n’est-ce pas ? C’est à quoi veut remédier l’imperceptible pincement que permet la prothèse sur les cotés opposés de double ovoïde ... mais voilà que je deviens- trop technique ... vraiment ! Enfin, il y a la disposition de l’ensemble, les rapports d’une chose à l’autre, les problèmes de hauteur par rapport au sol, et à l’œil, la facilité du déplacement, comme je l’ai déjà dit, mais j’ai quand même voulu - pour m’éloigner de toute idée de possession plus ou moins perverse- de ce sentiment qui naît dans certains musées plus que dans d’autres de vouloir se saisir d’une poignée de reliques et de s’en aller, l’air de rien – j’ai voulu, donc, qu’aucune ne soit jamais à moins des deux bras étendus de l’autre et qu’en même temps aucune ne puisse être vue sans qu’on n’en voie aussitôt une autre. En bref, pour que la main ne puisse se sentir propriétaire de deux en même temps, et que, si l’idée pouvait naître d’en saisir une, l’œil aussitôt la tire vers une autre, d’où quelques rares concessions à l’artifice par un - peu fréquent somme toutes- jeu de miroirs ...

  AOI

 

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