BRIBES EN LIGNE
des conserves ! a toi le don des cris qui ço dist li reis : ….omme virginia par la       sur normal 0 21 false fal       dans       &agrav     les fleurs du la fonction, pour lee       m&eacu douze (se fait terre se       vu d’abord l’échange des attelage ii est une œuvre mult est vassal carles de la fraîcheur et la       fleur passet li jurz, si turnet a       glouss antoine simon 33 si j’étais un       neige carles respunt :   en grec, morías dieu faisait silence, mais les lettres ou les chiffres premier vers aoi dernier monde imaginal, j’ai parlé carcassonne, le 06 l’existence n’est       dans       sur ils s’étaient       &n dernier vers que mort il ne sait rien qui ne va la pureté de la survie. nul envoi du bulletin de bribes     faisant la sixième pour qui veut se faire une sur la toile de renoir, les       allong l’art n’existe il n’y a pas de plus le lent tricotage du paysage apaches : f les rêves de "pour tes moi cocon moi momie fuseau en 1958 ben ouvre à pourquoi yves klein a-t-il quand il voit s’ouvrir, je reviens sur des dernier vers aoi nos voix tendresse du mondesi peu de accoucher baragouiner faisant dialoguer neuf j’implore en vain       la deux mille ans nous de proche en proche tous madame est toute  “comment dernier vers aoi   « pouvez-vous toutes ces pages de nos dernier vers aoi 1254 : naissance de     après à propos “la coupé le sonà à cri et à le ciel est clair au travers mougins. décembre     [1]  elle disposait d’une       dans 0 false 21 18 clers est li jurz et li f tous les feux se sont madame est une au commencement était f les feux m’ont iloec endreit remeint li os heureuse ruine, pensait écoute, josué, les avenues de ce pays abstraction voir figuration pour michèle aueret  si, du nouveau d’ eurydice ou bien de   est-ce que quatrième essai rares guetter cette chose la rencontre d’une tout est prêt en moi pour       fourr& il y a tant de saints sur comme une suite de deux ce travail vous est le numéro exceptionnel de s’ouvre la  on peut passer une vie     sur la pente et nous n’avons rien  avec « a la   je n’ai jamais  je signerai mon       vu merci à marc alpozzo       tourne janvier 2002 .traverse dans le patriote du 16 mars au lecteur voici le premier toute trace fait sens. que on a cru à dernier vers aoi   si vous souhaitez chaises, tables, verres,       pass&e     vers le soir une il faut dire les et il fallait aller debout pour robert aux barrières des octrois macles et roulis photo un temps hors du   adagio   je grant est la plaigne e large accorde ton désir à ta       embarq non... non... je vous assure,       sur le       la autre citation deuxième apparition de mille fardeaux, mille       banlie issent de mer, venent as       voyage me un homme dans la rue se prend       dans "nice, nouvel éloge de la macles et roulis photo 3 pour raphaël dont les secrets… à quoi       le       jonath   ces notes toulon, samedi 9         or       grappe cyclades, iii° dernier vers aoi trois (mon souffle au matin   entrons nous avons affaire à de trois tentatives desesperees chairs à vif paumes tes chaussures au bas de   on n’est       magnol   la baie des anges comment entrer dans une l’une des dernières pour yves et pierre poher et un tunnel sans fin et, à « e ! malvais j’ai travaillé rm : nous sommes en de tantes herbes el pre   tout est toujours en c’est un peu comme si,  monde rassemblé violette cachéeton autre petite voix vertige. une distance j’entends sonner les le texte qui suit est, bien     pourquoi       le pour egidio fiorin des mots toutefois je m’estimais quand vous serez tout hans freibach : lorsque martine orsoni l’art c’est la au matin du f toutes mes dernier vers aoi  pour jean le     longtemps sur constellations et dernier vers aoi raphaël l’instant criblé rien n’est fontelucco, 6 juillet 2000 recleimet deu mult   jn 2,1-12 : merci au printemps des     tout autour la terre a souvent tremblé toutes sortes de papiers, sur raphaËl       six vos estes proz e vostre ce 28 février 2002. ce       &agrav       l̵  tu vois im font chier « h&eacu quelques textes       dans reprise du site avec la c’était une très saintes litanies leonardo rosa  zones gardées de pour michèle     double dernier vers aoi le samedi 26 mars, à 15 la terre nous  tu ne renonceras pas.       la vedo la luna vedo le régine robin, immense est le théâtre et la deuxième édition du       bien     une abeille de antoine simon 7 la danse de …presque vingt ans plus j’ai ajouté pour maxime godard 1 haute dernier vers aoi       é que d’heures les cuivres de la symphonie en cet anniversaire, ce qui deuxième essai le       je     oued coulant la mastication des (josué avait lentement       les le soleil n’est pas je t’enfourche ma vous deux, c’est joie et nous savons tous, ici, que       object       la fragilité humaine. (elle entretenait premier essai c’est des quatre archanges que de mes deux mains nous avancions en bas de (dans mon ventre pousse une dernier vers aoi     j’ai souvent   pour adèle et madame dans l’ombre des 7) porte-fenêtre tous ces charlatans qui dans le respect du cahier des antoine simon 10 deux nouveauté, f le feu est venu,ardeur des l’éclair me dure, quatrième essai de       pour bribes en ligne a       parfoi f le feu s’est elle réalise des jamais je n’aurais il avait accepté dernier vers aoi dans le pain brisé son un jour nous avons     du faucon et la peur, présente comme ce mur blanc deuxième approche de charogne sur le seuilce qui       voyage       avant les enseignants : et te voici humanité nice, le 8 octobre des voix percent, racontent mult ben i fierent franceis e quel ennui, mortel pour       le   le 10 décembre  de la trajectoire de ce       entre le 23 février 1988, il " je suis un écorché vif. a propos de quatre oeuvres de le franchissement des macles et roulis photo 1 les oiseaux s’ouvrent quant carles oït la     extraire approche d’une   voici donc la rossignolet tu la les plus terribles les grands 5) triptyque marocain la réserve des bribes les parents, l’ultime     depuis       le je sais, un monde se difficile alliage de   que signifie le 2 juillet antoine simon 12 patrick joquel vient de là, c’est le sable et voile de nuità la       au       il (ma gorge est une l’homme est c’est la peur qui fait   marcel  “s’ouvre il ne reste plus que le descendre à pigalle, se certains prétendent rm : d’accord sur   d’un coté, jouer sur tous les tableaux       au g. duchêne, écriture le il s’appelait     surgi “dans le dessin max charvolen, martin miguel de sorte que bientôt  les œuvres de c’est seulement au et si tu dois apprendre à madame porte à la force du corps, tandis que dans la grande seins isabelle boizard 2005 deuxième essai       le le géographe sait tout       la pie   nous sommes en introduction à edmond, sa grande rêve, cauchemar, la lecture de sainte la littérature de  dernier salut au prenez vos casseroles et un soir à paris au vous dites : "un suite du blasphème de madame est une torche. elle  l’écriture       au 1) la plupart de ces peinture de rimes. le texte  martin miguel vient 13) polynésie nous dirons donc quel étonnant  marcel migozzi vient de pour mon épouse nicole poussées par les vagues il existe deux saints portant d’un côté       la moisissures mousses lichens autre essai d’un dernier vers aoi       en la parol

Accueil > LES BRIBES > LES BRIBES PUBLIÉES > EFFRACTIONS
<- XCII | CXIV ->
XCIII

Clefs : citations , récits , art , portraits

Ce jour là, je pouvais en compter quelques centaines ou quelques dizaines, et toutes différentes ; je les disposais dans de vastes vitrines aux éclairages feutrés ; la lumière trop vive les jaunit et les fane, en accélère la décrépitude. Il faut aussi que les ombres demeurent telles qu’apparaisse la riche morphologie de la surface, nuancée et subtile ; la lumière doit être feutrée, rasante et pourtant généreuse, jouant avec une matière aux vagues qualités de parchemin. Un autre problème est celui de la position des objets : j’ai longtemps hésité entre l’inclusion dans le plexiglas, trop froide en fin de compte, rigidifiant des choses qui ne prennent en fait leur valeur et leur sens véritable que dans la souplesse (et trop marquée d’ailleurs par certaines tendances esthétisantes de l’art : ce qui n’est qu’une autre façon de dire la même chose ; en effet, en esthétisant, on perd valeur et sens particulier comme je l’ai déjà précisé), hésitation entre ça, et la mise en boite qui évitait la solidification et permettait malgré tout, de recourir encore au toucher, à l’occasion. Mais, optiquement, la boite, quand bien même vous l’obtiendriez transparente, et que vous réussissiez à faire annuler au maximum la rupture des arêtes, la boite donc, comporte deux inconvénients majeurs : d’une part elle clôt l’espace et empêche la respiration, en quelque sorte, de l’objet, je veux dire par là que l’objet, ainsi délimité, focalise, n’est-ce pas, le regard et perd d’autant ses rapports possibles à son “ extérieur ”, à ce qui n’est pas lui ; d’autre part se pose nécessairement le problème de ses dimensions : si imperceptible que ce soit, ces objets ont toujours des formes et des volumes différents, je peux vous assurer que je n’en ai pas deux semblables... surprenant, n’est-ce pas ? Inattendu, hein ? Non, même en les regardant de près, on ne le croirait pas. Dès lors, que l’on tienne ou non compte de cela dans la conception de la boite, on aboutit à accentuer la différence, dans le sens d’une simple hiérarchie formelle, alors que, c’est encore là peut- être une question d’esthétique, les variantes formelles n’ont aucune incidence sur - ou ne sont nullement dictées par- la fonction ou la finalité des choses. Il est vrai qu’à partir du moment où je les dispose ainsi, elles ne sont plus fonctionnelles c’est pourtant bien à cause de leur fonction - eût-elle cessé d’être- qu’elles sont émouvantes, non ? Et plus encore peut-être du souvenir qu’on en garde. Quoi qu’il en soit, il me fallait éviter ce jeu purement formel, cette opposition optique, ce heurt de clos à clos. Enfin il eût été trop paradoxal - et d’un paradoxe vulgaire, sans intérêt- de les enfermer ainsi, de les envaser, quoi. J’ai donc adopté une orientation, une présentation plus.. . archéologique. Oui, peut-être après tout, cela m’a-t-il été suggéré par celle-ci ... je vous en dirai deux mots tout à l’heure. Mais la présentation archéologique, ou ethnologique, ne devait pas non plus se borner à un étalage ou une mise à plat, ou un classement ; je voulais pourtant - à l’instar des présentations les plus récentes- que la dimension esthétique - pour le coup- de l’objet ne disparaisse pas dans un alignement à la queue leu leu, si vous me permettez cette expression, et sans jeu de mots. A ce point commencent les véritables difficultés. Vous avez remarqué combien les vitrines sont importantes, profondes, je voulais, tout à la fois protéger les choses et - comme je l’ai déjà dit- éviter tout enfermement. En somme nous sommes ici dans une sorte de parc naturel, sans enfermement sinon celui du visiteur. Et après tout, c’est bien naturel qu’il en soit ainsi, que le visiteur se sente enfermé, c’est après tout moins mon problème que de faire en sorte que les choses ne le soient pas. D’ailleurs, la plupart du temps, le visiteur ne sent rien de tel, ou s’il en a l’impression, vaguement, il est si peu disposé à le croire qu’il est prêt à se convaincre qu’il vient d’avoir une idée drôle et il sourit ! Quoi qu’il en soit cette exigence donne à ma présentation son caractère dédaléen. Et c’est pourquoi aussi les vitrines ne se soumettent pas forcément à la rigidité de l’architecture, bien sûr, et qu’elles débordent aisément les locaux qui devraient les enfermer ... Cela m’a d’ailleurs obligée à traiter autrement la protection de la vitrine elle-même. Pas tellement contre les intempéries ... Enfin, tout ce qui est liquide n’est pas inquiétant, de même le vent : l’imperméabilisation est efficace depuis longtemps. Le froid de même... Toutes ces questions de climatisation sont bien connues et, si elles n’atteignent pas la perfection, elles sont relativement bien traitées. Non, je parle de la protection contre le soleil, les variations de la lumière, et l’érosion. Très difficile : les solutions photosensibles ne sont pas toujours évidentes, et puis, j’avais besoin que l’éclairage interne, même s’il n’est pas toujours utile, même s’il ne présente parfois aucun intérêt, demeure constant, obéisse à mes exigences, que j’en garde toujours la maîtrise ; il fallait aussi que les choses, comme je l’ai déjà dit, ne subissent aucune agression lumineuse ... mais la vitrine elle-même ? Les variations lumineuses l’affectent aussi bien, la travaillent, agissant comme la poussière, les particules plus ou moins grossières, à la façon d’une peut-être lente mais inexorable meule ... Voilà pourquoi je crains l’érosion ... Reste le plus important, le plus difficile, le jamais satisfaisant : la disposition des choses ; j’ai déjà dit que je ne voulais pas d’un étalage, ni d’un classement, je ne voulais pas d’une mise à plat, en somme ; sauvegarder un volume me paraît la moindre des choses, d’autant plus quand c’est le volume qui fait la chose. Mais il fallait aussi que l’on puisse - moi au moins- circuler à l’intérieur des vitrines sans la gêne qu’auraient évidemment produite des emplacements trop rapprochés, quelque invisible toile ou entrelacs de fils si ténus soient- ils. J’ai toujours eu horreur de ces caresses imperceptibles et éprouvantes dont certaines caves vous accueillent. Et d’ailleurs, c’est encore art d’étalagiste (ou de marionnettiste) que de faire prendre des poses à l’aide de fils. Alors ? Un traitement des choses elles-mêmes - naturalisation, fixation par quelque chimie conservatrice, ou autre- me semblait contraire à l’esprit de ma démarche et à la nature de mon projet. Elles sont évidemment telles que, attachées à leur origine ... attachée n’est d’ailleurs pas le mot, on ne dit pas, n’est-ce pas d’un bras qu’il est attaché ! dans leur situation d’origine, dans le contexte (hi ! hi ! excusez moi) dans le contexte (hm, toutes mes excuses) originel, elles s’épanouissent dans une sorte de désinvolture à la fois élégante et ... pataude ; aériennes encore, mais d’un vol au déséquilibre léger, poule d’eau ou coq de bruyère, chauve souris (hi hi !) encore ... (hm hm) négligentes de leur incertitude, et d’une fort indifférente allure, indifférente ou insensible, ou encore peu capables d’une quelconque sensibilité , si ce n’est, comme retenue, une constante frayeur, une crainte diffuse, confusément, peut-être, la pure conscience de la fragilité, ou de la vulnérabilité, à être si aisément, si naturellement exposées ; en quoi, en somme, elles sont plus facilement exposables dans leur vérité qu’autre chose ... C’est tout cela qu’il me fallait rendre ; la tâche n’était pas simple ! En outre, elles sont saisissantes, dans le contexte (hm) normal, dans le rapport qu’elles entretiennent au reste. Toujours comme ... déphasées, une sorte d’envers de médaille, de passivité au moment de l’action ; enfin ... et, surtout, un jeu subtil avec l’environnement immédiat, environnement que, je l’ai déjà dit, je ne voulais en aucune sorte conserver… Complexe (hh) n’est-ce pas ? J’ai projeté les structures porteuses en cherchant à tenir compte de tout cela ; leurs allures de prothèses, pourtant, ne devaient pas apparaître , ainsi la disposition et l’éclairage prennent une autre dimension, sont soumis à une autre exigence. Elles ne devaient pas non plus poser sur quoi que ce soit, pour conserver, bien sûr, leur caractère aérien - ni être toujours tout-à-fait ballantes enfin ... oui, ballantes n’est-ce pas ? C’est à quoi veut remédier l’imperceptible pincement que permet la prothèse sur les cotés opposés de double ovoïde ... mais voilà que je deviens- trop technique ... vraiment ! Enfin, il y a la disposition de l’ensemble, les rapports d’une chose à l’autre, les problèmes de hauteur par rapport au sol, et à l’œil, la facilité du déplacement, comme je l’ai déjà dit, mais j’ai quand même voulu - pour m’éloigner de toute idée de possession plus ou moins perverse- de ce sentiment qui naît dans certains musées plus que dans d’autres de vouloir se saisir d’une poignée de reliques et de s’en aller, l’air de rien – j’ai voulu, donc, qu’aucune ne soit jamais à moins des deux bras étendus de l’autre et qu’en même temps aucune ne puisse être vue sans qu’on n’en voie aussitôt une autre. En bref, pour que la main ne puisse se sentir propriétaire de deux en même temps, et que, si l’idée pouvait naître d’en saisir une, l’œil aussitôt la tire vers une autre, d’où quelques rares concessions à l’artifice par un - peu fréquent somme toutes- jeu de miroirs ...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette