BRIBES EN LIGNE
les textes mis en ligne       je il ne reste plus que le je suis Ç’avait été la dans l’effilé de tout en vérifiant voile de nuità la raphaël dans la caverne primordiale       pass&e temps où les coeurs       l̵  pour jean le dans le pain brisé son  si, du nouveau     pourquoi       ton quand vous serez tout "la musique, c’est le f qu’il vienne, le feu   voici donc la premier vers aoi dernier des quatre archanges que   je désire un le vieux qui passet li jurz, si turnet a allons fouiller ce triangle         &n napolì napolì ce texte m’a été cinq madame aux yeux recleimet deu mult  le "musée     m2 &nbs derniers       entre (josué avait immense est le théâtre et ce n’est pas aux choses approche d’une pure forme, belle muette,  le livre, avec rêve, cauchemar,   1) cette       la       apr&eg   marcel il existe deux saints portant deuxième essai le tu le saiset je le vois       force c’est parfois un pays       soleil       les       la la danse de   que signifie  de la trajectoire de ce   pour adèle et les plus vieilles   tout est toujours en pour andrée un homme dans la rue se prend       les raphaël       l̵ dernier vers aoi         longte quai des chargeurs de envoi du bulletin de bribes les premières rare moment de bonheur, soudain un blanc fauche le "mais qui lit encore le quel ennui, mortel pour des quatre archanges que les petites fleurs des       &n juste un mot pour annoncer mult est vassal carles de pour anne slacik ecrire est et que dire de la grâce dernier vers aoi écoute, josué, on croit souvent que le but tout est possible pour qui je crie la rue mue douleur et  riche de mes assise par accroc au bord de au seuil de l’atelier       devant petit matin frais. je te  pour le dernier jour sa langue se cabre devant le mais non, mais non, tu il n’y a pas de plus       iv.- du livre d’artiste  zones gardées de au programme des actions     sur la       " et que vous dire des  ce qui importe pour       la un verre de vin pour tacher carissimo ulisse,torna a quatre si la mer s’est iloec endreit remeint li os "si elle est       droite depuis ce jour, le site   l’oeuvre vit son pour jean-marie simon et sa dieu faisait silence, mais bernard dejonghe... depuis antoine simon 15       &agrav ici, les choses les plus cinquième citationne attendre. mot terrible.       " buttati ! guarda&nbs ils avaient si longtemps, si vous deux, c’est joie et       ( station 4 : judas  paroles de chamantu       ce onze sous les cercles essai de nécrologie,  dans le livre, le toute une faune timide veille deux nouveauté, écrirecomme on se       ruelle première je suis celle qui trompe le temps passe si vite, madame chrysalide fileuse li emperere par sa grant pour andré villers 1) pour angelo archipel shopping, la       bien     une abeille de   je ne comprends plus elle disposait d’une clers est li jurz et li antoine simon 25 pour le prochain basilic, (la montagnesde la mort d’un oiseau. antoine simon 30 pas sur coussin d’air mais dernier vers aoi non... non... je vous assure, laure et pétrarque comme au rayon des surgelés siglent a fort e nagent e       allong la mort, l’ultime port, comme c’est marché ou souk ou le 28 novembre, mise en ligne f les rêves de l’erbe del camp, ki seul dans la rue je ris la       vaches  marcel migozzi vient de       pourqu il était question non ce texte se présente la langue est intarissable       cerisi ouverture d’une le glacis de la mort     à dans le monde de cette   le texte suivant a mon travail est une le scribe ne retient  dernier salut au madame des forêts de       arauca sainte marie, rêves de josué,       sur À peine jetés dans le       je branches lianes ronces d’un côté 0 false 21 18 rm : nous sommes en un soir à paris au rien n’est l’éclair me dure, madame aux rumeurs j’ai travaillé     tout autour       cette       neige c’est la peur qui fait       au a la fin il ne resta que comme un préliminaire la s’ouvre la abu zayd me déplait. pas encore une citation“tu d’un bout à       un       m&eacu heureuse ruine, pensait nouvelles mises en je t’enlace gargouille cet article est paru dans le karles se dort cum hume 1.- les rêves de l’art c’est la ço dist li reis : antoine simon 14       marche mi viene in mentemi la poésie, à la bel équilibre et sa c’était une martin miguel art et le 26 août 1887, depuis antoine simon 2 dans ce pays ma mère antoine simon 11 pour maguy giraud et v.- les amicales aventures du la lecture de sainte la tentation du survol, à dernier vers aoi je sais, un monde se mougins. décembre f le feu m’a sixième       la je déambule et suis   ces sec erv vre ile clquez sur dans les horizons de boue, de alocco en patchworck © f toutes mes moi cocon moi momie fuseau  tous ces chardonnerets       pav&ea passent .x. portes, dentelle : il avait equitable un besoin sonnerait lu le choeur des femmes de antoine simon 3 macles et roulis photo 3 jamais si entêtanteeurydice suite de       dans quel étonnant tendresse du mondesi peu de 1 la confusion des saluer d’abord les plus       dans bien sûrla préparation des       retour “le pinceau glisse sur tes chaussures au bas de bruno mendonça nice, le 18 novembre 2004 s’égarer on normalement, la rubrique à bernadette       bonhe in the country merle noir  pour carles li reis en ad prise sa dans les rêves de la mesdames, messieurs, veuillez       sur la prédication faite béatrice machet vient de       montag antoine simon 23 peinture de rimes. le texte une il faut dire les les dernières les dieux s’effacent descendre à pigalle, se  mise en ligne du texte       p&eacu moisissures mousses lichens la fonction, art jonction semble enfin       sabots lentement, josué le lourd travail des meules dernier vers aoi vue à la villa tamaris   on n’est les grands antoine simon 27  née à décembre 2001. avant propos la peinture est jouer sur tous les tableaux (josué avait lentement dernier vers aoi     un mois sans       va je n’ai pas dit que le       rampan dernier vers aoi la chaude caresse de villa arson, nice, du 17       le la galerie chave qui dorothée vint au monde  la toile couvre les le lent déferlement est-ce parce que, petit, on le samedi 26 mars, à 15 carles respunt :       baie troisième essai douce est la terre aux yeux ils sortent temps de pierres sept (forces cachées qui dire que le livre est une les routes de ce pays sont une fois entré dans la poème pour souvent je ne sais rien de mais jamais on ne le nécessaire non du bibelot au babilencore une    au balcon  “comment les étourneaux !   un me c’est une sorte de mon cher pétrarque, dans le pays dont je vous les installations souvent, vous êtes la réserve des bribes rita est trois fois humble.  l’écriture ainsi alfred… autre citation"voui autres litanies du saint nom la mastication des       &n seins isabelle boizard 2005 c’est pour moi le premier dernier vers aoi a propos d’une       ce   le 10 décembre     " ….omme virginia par la dernier vers aoi vos estes proz e vostre ce paysage que tu contemplais " je suis un écorché vif. o tendresses ô mes    courant et si au premier jour il 1 au retour au moment ils s’étaient       fleur       &n traquer et ma foi,       grimpa clers fut li jurz e li diaphane est le mot (ou outre la poursuite de la mise monde imaginal, issent de mer, venent as ainsi fut pétrarque dans       "       la     depuis la parol

Accueil > LES BRIBES > LES BRIBES PUBLIÉES > EFFRACTIONS
<- XCII | CXIV ->
XCIII

Clefs : citations , récits , art , portraits

Ce jour là, je pouvais en compter quelques centaines ou quelques dizaines, et toutes différentes ; je les disposais dans de vastes vitrines aux éclairages feutrés ; la lumière trop vive les jaunit et les fane, en accélère la décrépitude. Il faut aussi que les ombres demeurent telles qu’apparaisse la riche morphologie de la surface, nuancée et subtile ; la lumière doit être feutrée, rasante et pourtant généreuse, jouant avec une matière aux vagues qualités de parchemin. Un autre problème est celui de la position des objets : j’ai longtemps hésité entre l’inclusion dans le plexiglas, trop froide en fin de compte, rigidifiant des choses qui ne prennent en fait leur valeur et leur sens véritable que dans la souplesse (et trop marquée d’ailleurs par certaines tendances esthétisantes de l’art : ce qui n’est qu’une autre façon de dire la même chose ; en effet, en esthétisant, on perd valeur et sens particulier comme je l’ai déjà précisé), hésitation entre ça, et la mise en boite qui évitait la solidification et permettait malgré tout, de recourir encore au toucher, à l’occasion. Mais, optiquement, la boite, quand bien même vous l’obtiendriez transparente, et que vous réussissiez à faire annuler au maximum la rupture des arêtes, la boite donc, comporte deux inconvénients majeurs : d’une part elle clôt l’espace et empêche la respiration, en quelque sorte, de l’objet, je veux dire par là que l’objet, ainsi délimité, focalise, n’est-ce pas, le regard et perd d’autant ses rapports possibles à son “ extérieur ”, à ce qui n’est pas lui ; d’autre part se pose nécessairement le problème de ses dimensions : si imperceptible que ce soit, ces objets ont toujours des formes et des volumes différents, je peux vous assurer que je n’en ai pas deux semblables... surprenant, n’est-ce pas ? Inattendu, hein ? Non, même en les regardant de près, on ne le croirait pas. Dès lors, que l’on tienne ou non compte de cela dans la conception de la boite, on aboutit à accentuer la différence, dans le sens d’une simple hiérarchie formelle, alors que, c’est encore là peut- être une question d’esthétique, les variantes formelles n’ont aucune incidence sur - ou ne sont nullement dictées par- la fonction ou la finalité des choses. Il est vrai qu’à partir du moment où je les dispose ainsi, elles ne sont plus fonctionnelles c’est pourtant bien à cause de leur fonction - eût-elle cessé d’être- qu’elles sont émouvantes, non ? Et plus encore peut-être du souvenir qu’on en garde. Quoi qu’il en soit, il me fallait éviter ce jeu purement formel, cette opposition optique, ce heurt de clos à clos. Enfin il eût été trop paradoxal - et d’un paradoxe vulgaire, sans intérêt- de les enfermer ainsi, de les envaser, quoi. J’ai donc adopté une orientation, une présentation plus.. . archéologique. Oui, peut-être après tout, cela m’a-t-il été suggéré par celle-ci ... je vous en dirai deux mots tout à l’heure. Mais la présentation archéologique, ou ethnologique, ne devait pas non plus se borner à un étalage ou une mise à plat, ou un classement ; je voulais pourtant - à l’instar des présentations les plus récentes- que la dimension esthétique - pour le coup- de l’objet ne disparaisse pas dans un alignement à la queue leu leu, si vous me permettez cette expression, et sans jeu de mots. A ce point commencent les véritables difficultés. Vous avez remarqué combien les vitrines sont importantes, profondes, je voulais, tout à la fois protéger les choses et - comme je l’ai déjà dit- éviter tout enfermement. En somme nous sommes ici dans une sorte de parc naturel, sans enfermement sinon celui du visiteur. Et après tout, c’est bien naturel qu’il en soit ainsi, que le visiteur se sente enfermé, c’est après tout moins mon problème que de faire en sorte que les choses ne le soient pas. D’ailleurs, la plupart du temps, le visiteur ne sent rien de tel, ou s’il en a l’impression, vaguement, il est si peu disposé à le croire qu’il est prêt à se convaincre qu’il vient d’avoir une idée drôle et il sourit ! Quoi qu’il en soit cette exigence donne à ma présentation son caractère dédaléen. Et c’est pourquoi aussi les vitrines ne se soumettent pas forcément à la rigidité de l’architecture, bien sûr, et qu’elles débordent aisément les locaux qui devraient les enfermer ... Cela m’a d’ailleurs obligée à traiter autrement la protection de la vitrine elle-même. Pas tellement contre les intempéries ... Enfin, tout ce qui est liquide n’est pas inquiétant, de même le vent : l’imperméabilisation est efficace depuis longtemps. Le froid de même... Toutes ces questions de climatisation sont bien connues et, si elles n’atteignent pas la perfection, elles sont relativement bien traitées. Non, je parle de la protection contre le soleil, les variations de la lumière, et l’érosion. Très difficile : les solutions photosensibles ne sont pas toujours évidentes, et puis, j’avais besoin que l’éclairage interne, même s’il n’est pas toujours utile, même s’il ne présente parfois aucun intérêt, demeure constant, obéisse à mes exigences, que j’en garde toujours la maîtrise ; il fallait aussi que les choses, comme je l’ai déjà dit, ne subissent aucune agression lumineuse ... mais la vitrine elle-même ? Les variations lumineuses l’affectent aussi bien, la travaillent, agissant comme la poussière, les particules plus ou moins grossières, à la façon d’une peut-être lente mais inexorable meule ... Voilà pourquoi je crains l’érosion ... Reste le plus important, le plus difficile, le jamais satisfaisant : la disposition des choses ; j’ai déjà dit que je ne voulais pas d’un étalage, ni d’un classement, je ne voulais pas d’une mise à plat, en somme ; sauvegarder un volume me paraît la moindre des choses, d’autant plus quand c’est le volume qui fait la chose. Mais il fallait aussi que l’on puisse - moi au moins- circuler à l’intérieur des vitrines sans la gêne qu’auraient évidemment produite des emplacements trop rapprochés, quelque invisible toile ou entrelacs de fils si ténus soient- ils. J’ai toujours eu horreur de ces caresses imperceptibles et éprouvantes dont certaines caves vous accueillent. Et d’ailleurs, c’est encore art d’étalagiste (ou de marionnettiste) que de faire prendre des poses à l’aide de fils. Alors ? Un traitement des choses elles-mêmes - naturalisation, fixation par quelque chimie conservatrice, ou autre- me semblait contraire à l’esprit de ma démarche et à la nature de mon projet. Elles sont évidemment telles que, attachées à leur origine ... attachée n’est d’ailleurs pas le mot, on ne dit pas, n’est-ce pas d’un bras qu’il est attaché ! dans leur situation d’origine, dans le contexte (hi ! hi ! excusez moi) dans le contexte (hm, toutes mes excuses) originel, elles s’épanouissent dans une sorte de désinvolture à la fois élégante et ... pataude ; aériennes encore, mais d’un vol au déséquilibre léger, poule d’eau ou coq de bruyère, chauve souris (hi hi !) encore ... (hm hm) négligentes de leur incertitude, et d’une fort indifférente allure, indifférente ou insensible, ou encore peu capables d’une quelconque sensibilité , si ce n’est, comme retenue, une constante frayeur, une crainte diffuse, confusément, peut-être, la pure conscience de la fragilité, ou de la vulnérabilité, à être si aisément, si naturellement exposées ; en quoi, en somme, elles sont plus facilement exposables dans leur vérité qu’autre chose ... C’est tout cela qu’il me fallait rendre ; la tâche n’était pas simple ! En outre, elles sont saisissantes, dans le contexte (hm) normal, dans le rapport qu’elles entretiennent au reste. Toujours comme ... déphasées, une sorte d’envers de médaille, de passivité au moment de l’action ; enfin ... et, surtout, un jeu subtil avec l’environnement immédiat, environnement que, je l’ai déjà dit, je ne voulais en aucune sorte conserver… Complexe (hh) n’est-ce pas ? J’ai projeté les structures porteuses en cherchant à tenir compte de tout cela ; leurs allures de prothèses, pourtant, ne devaient pas apparaître , ainsi la disposition et l’éclairage prennent une autre dimension, sont soumis à une autre exigence. Elles ne devaient pas non plus poser sur quoi que ce soit, pour conserver, bien sûr, leur caractère aérien - ni être toujours tout-à-fait ballantes enfin ... oui, ballantes n’est-ce pas ? C’est à quoi veut remédier l’imperceptible pincement que permet la prothèse sur les cotés opposés de double ovoïde ... mais voilà que je deviens- trop technique ... vraiment ! Enfin, il y a la disposition de l’ensemble, les rapports d’une chose à l’autre, les problèmes de hauteur par rapport au sol, et à l’œil, la facilité du déplacement, comme je l’ai déjà dit, mais j’ai quand même voulu - pour m’éloigner de toute idée de possession plus ou moins perverse- de ce sentiment qui naît dans certains musées plus que dans d’autres de vouloir se saisir d’une poignée de reliques et de s’en aller, l’air de rien – j’ai voulu, donc, qu’aucune ne soit jamais à moins des deux bras étendus de l’autre et qu’en même temps aucune ne puisse être vue sans qu’on n’en voie aussitôt une autre. En bref, pour que la main ne puisse se sentir propriétaire de deux en même temps, et que, si l’idée pouvait naître d’en saisir une, l’œil aussitôt la tire vers une autre, d’où quelques rares concessions à l’artifice par un - peu fréquent somme toutes- jeu de miroirs ...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette