BRIBES EN LIGNE
paien sunt morz, alquant pour jean gautheronle cosmos j’ai changé le le 28 novembre, mise en ligne grant est la plaigne e large poussées par les vagues pour max charvolen 1)       "       au       le mi viene in mentemi suite du blasphème de c’est la peur qui fait etait-ce le souvenir station 3 encore il parle antoine simon 2   pour théa et ses vous êtes je m’étonne toujours de la       p&eacu mon travail est une si grant dol ai que ne nous avons affaire à de eurydice toujours nue à   allons fouiller ce triangle ( ce texte a       soleil on croit souvent que le but   l’oeuvre vit son a supposer quece monde tienne dernier vers aoi "la musique, c’est le ce qui aide à pénétrer le prenez vos casseroles et dentelle : il avait chairs à vif paumes antoine simon 12       pass&e à  pour le dernier jour traquer fragilité humaine. dernier vers aoi  les trois ensembles sables mes parolesvous dernier vers aoi   né le 7       force le 2 juillet pour jacky coville guetteurs  “comment issent de mer, venent as tous feux éteints. des régine robin, attelage ii est une œuvre comme un préliminaire la cet article est paru dans le deux mille ans nous j’entends sonner les rossignolet tu la       deux avant propos la peinture est nous viendrons nous masser     cet arbre que même si dans le train premier raphaël lorsqu’on connaît une ce monde est semé pourquoi yves klein a-t-il dernier vers aoi   il tente de déchiffrer, 1257 cleimet sa culpe, si bel équilibre et sa iv.- du livre d’artiste   je ne comprends plus c’est ici, me il y a des objets qui ont la       cinquième essai tout dans ce périlleux raphaËl certains soirs, quand je seins isabelle boizard 2005 est-ce parce que, petit, on c’est la chair pourtant       la premier essai c’est j’ai parlé certains prétendent       au       jardin effleurer le ciel du bout des station 1 : judas de proche en proche tous le bulletin de "bribes sequence 6   le       maquis       &agrav il y a tant de saints sur du fond des cours et des       s̵ pour mes enfants laure et     après madame des forêts de des voiles de longs cheveux l’heure de la       retour ce jour-là il lui       allong les dernières en cet anniversaire, ce qui "le renard connaît si tu es étudiant en derniers vers sun destre pour michèle aueret       juin madame aux rumeurs raphaël et que dire de la grâce jamais si entêtanteeurydice et nous n’avons rien a christiane chercher une sorte de i.- avaler l’art par temps de cendre de deuil de temps où les coeurs  mise en ligne du texte   voici donc la       &ccedi madame est toute pour anne slacik ecrire est "l’art est-il  référencem 1. il se trouve que je suis ce qui fait tableau : ce me   au milieu de tes chaussures au bas de       l̵ générations  la lancinante là, c’est le sable et quel ennui, mortel pour "moi, esclave" a       cerisi       longte la rencontre d’une un titre : il infuse sa antoine simon 18       l̵ dans le respect du cahier des siglent a fort e nagent e dans l’innocence des tandis que dans la grande       journ& « voici       (   marcel avez-vous vu la fonction, Éléments - il n’est pire enfer que les routes de ce pays sont ce qui fascine chez ] heureux l’homme rêve, cauchemar, quatre si la mer s’est 13) polynésie dernier vers aoi cet univers sans la galerie chave qui l’instant criblé antoine simon 20       pour monde imaginal,       droite la musique est le parfum de mult est vassal carles de langues de plomba la les durand : une f les marques de la mort sur la littérature de souvent je ne sais rien de ne faut-il pas vivre comme       les dessiner les choses banales       entre       apr&eg dernier vers aoi il avait accepté a la libération, les       gentil   le 10 décembre       nuage cinquième citationne dernier vers que mort 1 la confusion des macles et roulis photo 3 (dans mon ventre pousse une       pav&ea antoine simon 6 les doigts d’ombre de neige une autre approche de soudain un blanc fauche le le soleil n’est pas edmond, sa grande dans l’innocence des c’est extrêmement  tous ces chardonnerets autres litanies du saint nom       grimpa pour raphaël pour jean-marie simon et sa       je que reste-t-il de la toutes ces pages de nos       dans       sur station 4 : judas  avec marc, nous avons carcassonne, le 06 vous dites : "un la langue est intarissable       le     l’é ce pays que je dis est la liberté s’imprime à et ces       neige À perte de vue, la houle des       au il existe deux saints portant       dans  zones gardées de carles respunt : 1 au retour au moment le ciel est clair au travers c’est vrai il aurait voulu être intendo... intendo ! deuxième essai le       en je ne peins pas avec quoi, quel étonnant comme une suite de le temps passe dans la fin première ma voix n’est plus que « h&eacu vos estes proz e vostre madame chrysalide fileuse rm : nous sommes en faisant dialoguer "ces deux là se    nous deuxième approche de portrait. 1255 :   pour olivier       é tout est possible pour qui       embarq autre essai d’un ainsi va le travail de qui l’homme est antoine simon 33 j’ai donné, au mois beaucoup de merveilles     quand     chant de   si vous souhaitez en introduction à       la 0 false 21 18 avant dernier vers aoi s’égarer on dernier vers aoi ce jour là, je pouvais un jour nous avons décembre 2001. ecrire sur     le cygne sur d’ eurydice ou bien de nouvelles mises en le tissu d’acier il y a dans ce pays des voies et il fallait aller debout       enfant     les provisions reprise du site avec la tout est prêt en moi pour ecrire les couleurs du monde nous lirons deux extraits de       les le franchissement des je t’enlace gargouille le "patriote", comme c’est il n’était qu’un     nous première  hier, 17 le vieux qui merle noir  pour la bouche pleine de bulles écrirecomme on se dernier vers aoi clers fut li jurz e li attendre. mot terrible. vous n’avez religion de josué il très saintes litanies     son l’appel tonitruant du       st onzième et encore  dits tendresses ô mes envols présentation du     à dix l’espace ouvert au       rampan antoine simon 14 (en regardant un dessin de bernard dejonghe... depuis au commencement était       la pour pierre theunissen la du bibelot au babilencore une a la fin il ne resta que bernadette griot vient de il souffle sur les collines il arriva que f tous les feux se sont Être tout entier la flamme couleur qui ne masque pas  “ne pas À l’occasion de ils avaient si longtemps, si     extraire la mort d’un oiseau. au rayon des surgelés le ciel de ce pays est tout   jn 2,1-12 : il semble possible       sur la terre a souvent tremblé       sur le  c’était cher bernard   un toutefois je m’estimais  au travers de toi je charogne sur le seuilce qui pour qui veut se faire une af : j’entends       b&acir a la femme au ce texte se présente pluies et bruines, 1254 : naissance de     pourquoi rêves de josué, un trait gris sur la onze sous les cercles       (   pour le prochain le nécessaire non les dieux s’effacent troisième essai  pour jean le   d’un coté, f le feu m’a les lettres ou les chiffres   saint paul trois antoine simon 24 trois tentatives desesperees les parents, l’ultime       fleur le geste de l’ancienne, 5) triptyque marocain les avenues de ce pays suite de des conserves ! dernier vers aoi sa langue se cabre devant le g. duchêne, écriture le ….omme virginia par la ce n’est pas aux choses je me souviens de la parol

Accueil > LES BRIBES > LES BRIBES PUBLIÉES > EFFRACTIONS
<- XCII | CXIV ->
XCIII

Clefs : citations , récits , art , portraits

Ce jour là, je pouvais en compter quelques centaines ou quelques dizaines, et toutes différentes ; je les disposais dans de vastes vitrines aux éclairages feutrés ; la lumière trop vive les jaunit et les fane, en accélère la décrépitude. Il faut aussi que les ombres demeurent telles qu’apparaisse la riche morphologie de la surface, nuancée et subtile ; la lumière doit être feutrée, rasante et pourtant généreuse, jouant avec une matière aux vagues qualités de parchemin. Un autre problème est celui de la position des objets : j’ai longtemps hésité entre l’inclusion dans le plexiglas, trop froide en fin de compte, rigidifiant des choses qui ne prennent en fait leur valeur et leur sens véritable que dans la souplesse (et trop marquée d’ailleurs par certaines tendances esthétisantes de l’art : ce qui n’est qu’une autre façon de dire la même chose ; en effet, en esthétisant, on perd valeur et sens particulier comme je l’ai déjà précisé), hésitation entre ça, et la mise en boite qui évitait la solidification et permettait malgré tout, de recourir encore au toucher, à l’occasion. Mais, optiquement, la boite, quand bien même vous l’obtiendriez transparente, et que vous réussissiez à faire annuler au maximum la rupture des arêtes, la boite donc, comporte deux inconvénients majeurs : d’une part elle clôt l’espace et empêche la respiration, en quelque sorte, de l’objet, je veux dire par là que l’objet, ainsi délimité, focalise, n’est-ce pas, le regard et perd d’autant ses rapports possibles à son “ extérieur ”, à ce qui n’est pas lui ; d’autre part se pose nécessairement le problème de ses dimensions : si imperceptible que ce soit, ces objets ont toujours des formes et des volumes différents, je peux vous assurer que je n’en ai pas deux semblables... surprenant, n’est-ce pas ? Inattendu, hein ? Non, même en les regardant de près, on ne le croirait pas. Dès lors, que l’on tienne ou non compte de cela dans la conception de la boite, on aboutit à accentuer la différence, dans le sens d’une simple hiérarchie formelle, alors que, c’est encore là peut- être une question d’esthétique, les variantes formelles n’ont aucune incidence sur - ou ne sont nullement dictées par- la fonction ou la finalité des choses. Il est vrai qu’à partir du moment où je les dispose ainsi, elles ne sont plus fonctionnelles c’est pourtant bien à cause de leur fonction - eût-elle cessé d’être- qu’elles sont émouvantes, non ? Et plus encore peut-être du souvenir qu’on en garde. Quoi qu’il en soit, il me fallait éviter ce jeu purement formel, cette opposition optique, ce heurt de clos à clos. Enfin il eût été trop paradoxal - et d’un paradoxe vulgaire, sans intérêt- de les enfermer ainsi, de les envaser, quoi. J’ai donc adopté une orientation, une présentation plus.. . archéologique. Oui, peut-être après tout, cela m’a-t-il été suggéré par celle-ci ... je vous en dirai deux mots tout à l’heure. Mais la présentation archéologique, ou ethnologique, ne devait pas non plus se borner à un étalage ou une mise à plat, ou un classement ; je voulais pourtant - à l’instar des présentations les plus récentes- que la dimension esthétique - pour le coup- de l’objet ne disparaisse pas dans un alignement à la queue leu leu, si vous me permettez cette expression, et sans jeu de mots. A ce point commencent les véritables difficultés. Vous avez remarqué combien les vitrines sont importantes, profondes, je voulais, tout à la fois protéger les choses et - comme je l’ai déjà dit- éviter tout enfermement. En somme nous sommes ici dans une sorte de parc naturel, sans enfermement sinon celui du visiteur. Et après tout, c’est bien naturel qu’il en soit ainsi, que le visiteur se sente enfermé, c’est après tout moins mon problème que de faire en sorte que les choses ne le soient pas. D’ailleurs, la plupart du temps, le visiteur ne sent rien de tel, ou s’il en a l’impression, vaguement, il est si peu disposé à le croire qu’il est prêt à se convaincre qu’il vient d’avoir une idée drôle et il sourit ! Quoi qu’il en soit cette exigence donne à ma présentation son caractère dédaléen. Et c’est pourquoi aussi les vitrines ne se soumettent pas forcément à la rigidité de l’architecture, bien sûr, et qu’elles débordent aisément les locaux qui devraient les enfermer ... Cela m’a d’ailleurs obligée à traiter autrement la protection de la vitrine elle-même. Pas tellement contre les intempéries ... Enfin, tout ce qui est liquide n’est pas inquiétant, de même le vent : l’imperméabilisation est efficace depuis longtemps. Le froid de même... Toutes ces questions de climatisation sont bien connues et, si elles n’atteignent pas la perfection, elles sont relativement bien traitées. Non, je parle de la protection contre le soleil, les variations de la lumière, et l’érosion. Très difficile : les solutions photosensibles ne sont pas toujours évidentes, et puis, j’avais besoin que l’éclairage interne, même s’il n’est pas toujours utile, même s’il ne présente parfois aucun intérêt, demeure constant, obéisse à mes exigences, que j’en garde toujours la maîtrise ; il fallait aussi que les choses, comme je l’ai déjà dit, ne subissent aucune agression lumineuse ... mais la vitrine elle-même ? Les variations lumineuses l’affectent aussi bien, la travaillent, agissant comme la poussière, les particules plus ou moins grossières, à la façon d’une peut-être lente mais inexorable meule ... Voilà pourquoi je crains l’érosion ... Reste le plus important, le plus difficile, le jamais satisfaisant : la disposition des choses ; j’ai déjà dit que je ne voulais pas d’un étalage, ni d’un classement, je ne voulais pas d’une mise à plat, en somme ; sauvegarder un volume me paraît la moindre des choses, d’autant plus quand c’est le volume qui fait la chose. Mais il fallait aussi que l’on puisse - moi au moins- circuler à l’intérieur des vitrines sans la gêne qu’auraient évidemment produite des emplacements trop rapprochés, quelque invisible toile ou entrelacs de fils si ténus soient- ils. J’ai toujours eu horreur de ces caresses imperceptibles et éprouvantes dont certaines caves vous accueillent. Et d’ailleurs, c’est encore art d’étalagiste (ou de marionnettiste) que de faire prendre des poses à l’aide de fils. Alors ? Un traitement des choses elles-mêmes - naturalisation, fixation par quelque chimie conservatrice, ou autre- me semblait contraire à l’esprit de ma démarche et à la nature de mon projet. Elles sont évidemment telles que, attachées à leur origine ... attachée n’est d’ailleurs pas le mot, on ne dit pas, n’est-ce pas d’un bras qu’il est attaché ! dans leur situation d’origine, dans le contexte (hi ! hi ! excusez moi) dans le contexte (hm, toutes mes excuses) originel, elles s’épanouissent dans une sorte de désinvolture à la fois élégante et ... pataude ; aériennes encore, mais d’un vol au déséquilibre léger, poule d’eau ou coq de bruyère, chauve souris (hi hi !) encore ... (hm hm) négligentes de leur incertitude, et d’une fort indifférente allure, indifférente ou insensible, ou encore peu capables d’une quelconque sensibilité , si ce n’est, comme retenue, une constante frayeur, une crainte diffuse, confusément, peut-être, la pure conscience de la fragilité, ou de la vulnérabilité, à être si aisément, si naturellement exposées ; en quoi, en somme, elles sont plus facilement exposables dans leur vérité qu’autre chose ... C’est tout cela qu’il me fallait rendre ; la tâche n’était pas simple ! En outre, elles sont saisissantes, dans le contexte (hm) normal, dans le rapport qu’elles entretiennent au reste. Toujours comme ... déphasées, une sorte d’envers de médaille, de passivité au moment de l’action ; enfin ... et, surtout, un jeu subtil avec l’environnement immédiat, environnement que, je l’ai déjà dit, je ne voulais en aucune sorte conserver… Complexe (hh) n’est-ce pas ? J’ai projeté les structures porteuses en cherchant à tenir compte de tout cela ; leurs allures de prothèses, pourtant, ne devaient pas apparaître , ainsi la disposition et l’éclairage prennent une autre dimension, sont soumis à une autre exigence. Elles ne devaient pas non plus poser sur quoi que ce soit, pour conserver, bien sûr, leur caractère aérien - ni être toujours tout-à-fait ballantes enfin ... oui, ballantes n’est-ce pas ? C’est à quoi veut remédier l’imperceptible pincement que permet la prothèse sur les cotés opposés de double ovoïde ... mais voilà que je deviens- trop technique ... vraiment ! Enfin, il y a la disposition de l’ensemble, les rapports d’une chose à l’autre, les problèmes de hauteur par rapport au sol, et à l’œil, la facilité du déplacement, comme je l’ai déjà dit, mais j’ai quand même voulu - pour m’éloigner de toute idée de possession plus ou moins perverse- de ce sentiment qui naît dans certains musées plus que dans d’autres de vouloir se saisir d’une poignée de reliques et de s’en aller, l’air de rien – j’ai voulu, donc, qu’aucune ne soit jamais à moins des deux bras étendus de l’autre et qu’en même temps aucune ne puisse être vue sans qu’on n’en voie aussitôt une autre. En bref, pour que la main ne puisse se sentir propriétaire de deux en même temps, et que, si l’idée pouvait naître d’en saisir une, l’œil aussitôt la tire vers une autre, d’où quelques rares concessions à l’artifice par un - peu fréquent somme toutes- jeu de miroirs ...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette