BRIBES EN LIGNE
(dans mon ventre pousse une zacinto dove giacque il mio les amants se un soir à paris au       midi etudiant à       pour dans le pain brisé son antoine simon 2 madame aux rumeurs trois (mon souffle au matin       un antoine simon 23 pour ma       cerisi onze sous les cercles à la bonne abstraction voir figuration petites proses sur terre ce pays que je dis est i en voyant la masse aux et encore  dits poème pour du fond des cours et des       voyage vos estes proz e vostre je t’enlace gargouille    regardant quelques textes       entre 7) porte-fenêtre vous dites : "un en 1958 ben ouvre à       aujour je reviens sur des pour anne slacik ecrire est genre des motsmauvais genre maintenant il connaît le pour mireille et philippe le scribe ne retient       la   né le 7 merle noir  pour rien n’est temps de pierres dans la à sylvie       la j’écoute vos epuisement de la salle, antoine simon 18 r.m.a toi le don des cris qui et ma foi,   anatomie du m et descendre à pigalle, se       bien janvier 2002 .traverse f les marques de la mort sur en ceste tere ad estet ja mise en ligne 5) triptyque marocain je n’ai pas dit que le "ah ! mon doux pays, (ô fleur de courge... on peut croire que martine quand il voit s’ouvrir, tu le saiset je le vois  on peut passer une vie macles et roulis photo je me souviens de       au     hélas,   ces notes       jonath j’entends sonner les ecrire sur temps de cendre de deuil de le 2 juillet station 3 encore il parle       pav&ea       en  avec « a la antoine simon 16 (josué avait lentement sixième ce poème est tiré du     rien le corps encaisse comme il ...et poème pour       fourr&       descen 1) notre-dame au mur violet       la ajout de fichiers sons dans  marcel migozzi vient de sables mes parolesvous des voix percent, racontent sixième pour jean gautheronle cosmos   dits de (À l’église       s̵ voici des œuvres qui, le   maille 1 :que       dans « 8° de nice, le 30 juin 2000 (elle entretenait je suis occupé ces madame est la reine des arbre épanoui au ciel poussées par les vagues sur l’erbe verte si est  je signerai mon fragilité humaine. dernier vers aoi  le grand brassage des au labyrinthe des pleursils tout mon petit univers en mouans sartoux. traverse de       le encore une citation“tu et ces       il       je charogne sur le seuilce qui je ne sais pas si je désire un quai des chargeurs de       le l’art c’est la   a propos d’une monde imaginal,       chaque dernier vers aoi quel ennui, mortel pour dernier vers aoi prenez vos casseroles et archipel shopping, la       la  dernières mises       le       sur toute trace fait sens. que raphaËl comme ce mur blanc 1. il se trouve que je suis       au       six À max charvolen et martin la vie humble chez les li quens oger cuardise on dit qu’agathe     nous de mes deux mains pour alain borer le 26     dans la ruela giovanni rubino dit ce va et vient entre de la       la antoine simon 32 la réserve des bribes 0 false 21 18       sur si elle est belle ? je c’était une les cuivres de la symphonie je déambule et suis  un livre écrit  le "musée « pouvez-vous   on n’est iv.- du livre d’artiste  c’était un temps hors du       dans bernadette griot vient de non, björg,     cet arbre que   que signifie toi, mésange à la terre nous aucun hasard si se dans le pays dont je vous un nouvel espace est ouvert la liberté de l’être tendresse du mondesi peu de les plus terribles     [1]        fourr& bel équilibre et sa pur ceste espee ai dulor e   au milieu de ils avaient si longtemps, si dernier vers aoi je n’hésiterai le 26 août 1887, depuis       une carmelo arden quin est une attelage ii est une œuvre       deux      & l’appel tonitruant du toutes ces pages de nos le coquillage contre       grimpa (ma gorge est une "l’art est-il la cité de la musique       glouss pour le prochain basilic, (la les plus vieilles polenta pour jean-marie simon et sa       marche       les   d’un coté,     l’é i mes doigts se sont ouverts dernier vers s’il nous lirons deux extraits de il ne sait rien qui ne va  de la trajectoire de ce pour mes enfants laure et dans la caverne primordiale temps de bitume en fusion sur     ton able comme capable de donner l’impression la plus       p&eacu  pour de       pass&e que reste-t-il de la       la pie dernier vers aoi il est le jongleur de lui ensevelie de silence, deuxième suite dernier vers aoi   equitable un besoin sonnerait grande lune pourpre dont les granz est li calz, si se cet article est paru dans le antoine simon 5     m2 &nbs       m̵       dans pierre ciel       deux       journ&       la    7 artistes et 1 quatre si la mer s’est       &ccedi pour jean-louis cantin 1.- dernier vers aoi je serai toujours attentif à « h&eacu et nous n’avons rien     quand préparation des       l̵ "si elle est quando me ne so itu pe       sur l’une des dernières       une nécrologie il n’était qu’un       fleure deuxième essai nous avons affaire à de nice, le 8 octobre "la musique, c’est le cyclades, iii° pour raphaël       la chaque automne les       va antoine simon 26 siglent a fort e nagent e     "   3   

les aux barrières des octrois un besoin de couper comme de vue à la villa tamaris  dernier salut au un homme dans la rue se prend à bernadette reflets et echosla salle       allong j’ai parlé antoine simon 29 premier essai c’est cette machine entre mes autres litanies du saint nom       deux dans le respect du cahier des  référencem a claude b.   comme ki mult est las, il se dort       quinze heureuse ruine, pensait       allong mais jamais on ne station 7 : as-tu vu judas se il existe deux saints portant pour martine    tu sais antoine simon 3 de l’autre "ces deux là se toutefois je m’estimais a la fin il ne resta que attendre. mot terrible. 0 false 21 18 f tous les feux se sont une fois entré dans la   un moi cocon moi momie fuseau j’ai donc c’est le grand jamais si entêtanteeurydice pas de pluie pour venir       sur  au travers de toi je chercher une sorte de a grant dulur tendrai puis       rampan voile de nuità la       le mais non, mais non, tu onzième à cri et à paien sunt morz, alquant pour andré villers 1)     depuis rm : nous sommes en i.- avaler l’art par certains soirs, quand je dernier vers doel i avrat,    au balcon glaciation entre dans l’effilé de le travail de bernard  “ce travail qui douze (se fait terre se       la     longtemps sur une il faut dire les le bulletin de "bribes       object le passé n’est       &n       grappe j’ai changé le vous avez       ton grant est la plaigne e large les durand : une sous la pression des douce est la terre aux yeux ouverture de l’espace sa langue se cabre devant le tout le problème pas même seul dans la rue je ris la si j’étais un cinquième essai tout       ma pour maxime godard 1 haute assise par accroc au bord de       au dix l’espace ouvert au     chant de       arauca il y a des objets qui ont la dernier vers aoi "pour tes saluer d’abord les plus vous n’avez quand c’est le vent qui quatrième essai de       la antoine simon 31 dernier vers aoi tandis que dans la grande   si vous souhaitez       b&acir       &eacut       l̵ quelques autres la parol

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Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

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