BRIBES EN LIGNE
pour helmut o tendresses ô mes coupé le sonà pour marcel l’illusion d’une carles li reis en ad prise sa       bruyan pour martin dix l’espace ouvert au franchement, pensait le chef, tant pis pour eux. etudiant à démodocos... Ça a bien un entr’els nen at ne pui    courant     ton antoine simon 24 f le feu s’est la légende fleurie est       le beaucoup de merveilles de l’autre grant est la plaigne e large poussées par les vagues pour frédéric je rêve aux gorges trois (mon souffle au matin pour robert petit matin frais. je te  hors du corps pas       midi sables mes parolesvous " je suis un écorché vif.       pour le passé n’est normalement, la rubrique au seuil de l’atelier dans le pays dont je vous il ne sait rien qui ne va       reine dieu faisait silence, mais dernier vers aoi envoi du bulletin de bribes   un diaphane est le tout à fleur d’eaula danse j’aime chez pierre f les marques de la mort sur effleurer le ciel du bout des       quand madame chrysalide fileuse       les       en  ce qui importe pour quand il voit s’ouvrir, attendre. mot terrible. je reviens sur des carles respunt : dans l’innocence des dire que le livre est une au rayon des surgelés       la macles et roulis photo 6 lorsque martine orsoni a la fin il ne resta que merle noir  pour       grappe   marcel preambule – ut pictura       retour f dans le sourd chatoiement une autre approche de qu’est-ce qui est en pour gilbert il s’appelait le 15 mai, à je m’étonne toujours de la est-ce parce que, petit, on       au antoine simon 32 madame déchirée       &agrav le "patriote",  le "musée toujours les lettres : antoine simon 5 antoine simon 10  martin miguel vient l’appel tonitruant du bruno mendonça       le c’est parfois un pays l’homme est       quinze       sur deuxième apparition de   ciel !!!! "nice, nouvel éloge de la se reprendre. creuser son l’art n’existe     les provisions       dans ] heureux l’homme 10 vers la laisse ccxxxii       " le 28 novembre, mise en ligne       sur dans l’innocence des Ç’avait été la cette machine entre mes constellations et si elle est belle ? je ecrire les couleurs du monde       voyage dernier vers doel i avrat, mi viene in mentemi       jardin dans un coin de nice, et c’était dans       enfant dernier vers aoi pour nicolas lavarenne ma là, c’est le sable et mult est vassal carles de nous avancions en bas de au matin du       soleil la mort d’un oiseau.       aujour       sur   encore une À l’occasion de       object ce 28 février 2002.       &       un le temps passe si vite, antoine simon 14 passent .x. portes, je t’enfourche ma seins isabelle boizard 2005     &nbs je désire un  il y a le vous êtes des voix percent, racontent fragilité humaine. assise par accroc au bord de   on n’est il tente de déchiffrer,       un pas de pluie pour venir une errance de il aurait voulu être sixième ...et poème pour de toutes les je suis       longte       le je n’hésiterai bal kanique c’est accorde ton désir à ta quelques textes  on peut passer une vie un titre : il infuse sa       sur   anatomie du m et le 2 juillet dans les carnets mult ben i fierent franceis e pas même la mort, l’ultime port,       m̵ (de)lecta lucta   f les rêves de dernier vers aoi   vi.- les amicales aventures lu le choeur des femmes de et nous n’avons rien rêves de josué, pour andré bernadette griot vient de dentelle : il avait et que vous dire des    7 artistes et 1 d’abord l’échange des raphaël pour la pureté de la survie. nul fontelucco, 6 juillet 2000 toutes ces pages de nos       apr&eg les enseignants : “le pinceau glisse sur   l’oeuvre vit son     chambre frères et quand c’est le vent qui       bonhe jouer sur tous les tableaux station 7 : as-tu vu judas se dernier vers aoi comme c’est toute trace fait sens. que       un       sous ma mémoire ne peut me dimanche 18 avril 2010 nous toutefois je m’estimais les amants se  les premières écoute, josué, clers fut li jurz e li la fonction,       sur able comme capable de donner       pass&e dernier vers aoi les petites fleurs des     à       dans il ne s’agit pas de bien sûr, il y eut "mais qui lit encore le il n’était qu’un station 3 encore il parle   la production       &agrav introibo ad altare pure forme, belle muette,       allong 1.- les rêves de   dits de l’heure de la temps où les coeurs le grand combat : les parents, l’ultime f j’ai voulu me pencher cet article est paru   j’ai souvent       au deux ce travail vous est       le imagine que, dans la       la       dans j’ai donné, au mois antoine simon 29 s’ouvre la la tentation du survol, à       voyage ki mult est las, il se dort d’ eurydice ou bien de ils sortent neuf j’implore en vain  mise en ligne du texte quand vous serez tout quelque temps plus tard, de       marche li emperere s’est me "ah ! mon doux pays, dernier vers aoi "le renard connaît dans le monde de cette li quens oger cuardise aux george(s) (s est la la musique est le parfum de quai des chargeurs de les lettres ou les chiffres comment entrer dans une       la à cri et à non... non... je vous assure, pour yves et pierre poher et vous deux, c’est joie et il y a tant de saints sur d’un bout à je sais, un monde se   saint paul trois etait-ce le souvenir antoine simon 15 pour andrée ainsi alfred… guetter cette chose rossignolet tu la elle ose à peine f toutes mes "je me tais. pour taire. j’ai changé le j’ai travaillé quand sur vos visages les tandis que dans la grande torna a sorrento ulisse torna charogne sur le seuilce qui f tous les feux se sont       pass&e le lent déferlement pour mes enfants laure et si j’avais de son ço dist li reis :  hier, 17 le ciel est clair au travers   le texte suivant a       la le galop du poème me l’attente, le fruit ouverture d’une douce est la terre aux yeux bien sûrla       que décembre 2001. la chaude caresse de antoine simon 20 sept (forces cachées qui macles et roulis photo 3       b&acir journée de lancinant ô lancinant 1- c’est dans mais non, mais non, tu pour le prochain basilic, (la (la numérotation des béatrice machet vient de percey priest lakesur les       vaches       m&eacu j’ai perdu mon merci à la toile de pour jean marie le temps passe dans la la poésie, à la     double et il parlait ainsi dans la    seule au  les éditions de depuis le 20 juillet, bribes les textes mis en ligne       rampan au lecteur voici le premier quelques autres  le grand brassage des et si au premier jour il jamais je n’aurais       pav&ea l’impression la plus le pendu       sur (josué avait lentement pour qui veut se faire une a propos d’une de la quatrième essai rares ce n’est pas aux choses et te voici humanité ce texte m’a été la route de la soie, à pied, pour martine, coline et laure       la a propos de quatre oeuvres de       fourr& le bulletin de "bribes vous avez du bibelot au babilencore une       je le 19 novembre 2013, à la paysage de ta tombe  et       mouett 1. il se trouve que je suis aux barrières des octrois quand nous rejoignons, en douze (se fait terre se  epître aux antoine simon 31       il deux mille ans nous le texte qui suit est, bien       sur       ce tout le problème 1 au retour au moment     &nbs       et       &n  pour le dernier jour un homme dans la rue se prend à la mémoire de i.- avaler l’art par sculpter l’air : janvier 2002 .traverse la parol

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Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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