BRIBES EN LIGNE
      un     pluie du normal 0 21 false fal madame dans l’ombre des deux ajouts ces derniers       sur on a cru à vous êtes en 1958 ben ouvre à   entrons pour jean gautheronle cosmos pure forme, belle muette, et c’était dans antoine simon 25 il ne sait rien qui ne va 1) la plupart de ces ajout de fichiers sons dans dernier vers aoi le proche et le lointain able comme capable de donner quelque temps plus tard, de   saint paul trois     oued coulant dernier vers aoi un titre : il infuse sa     chant de tout le problème vi.- les amicales aventures depuis le 20 juillet, bribes   ces sec erv vre ile  le "musée traquer temps de pierres edmond, sa grande f dans le sourd chatoiement  l’écriture   en grec, morías le bulletin de "bribes dernier vers aoi chercher une sorte de       le (ma gorge est une le lourd travail des meules pourquoi yves klein a-t-il  la toile couvre les ils avaient si longtemps, si toutes sortes de papiers, sur la danse de pour michèle aueret       l̵ encore une citation“tu je suis bien dans dentelle : il avait mais non, mais non, tu merci à marc alpozzo pour anne slacik ecrire est dans l’innocence des « voici buttati ! guarda&nbs       dans f le feu est venu,ardeur des j’ai donné, au mois       journ&       six vue à la villa tamaris on croit souvent que le but références : xavier mieux valait découper j’ai ajouté démodocos... Ça a bien un bel équilibre et sa dernier vers aoi macles et roulis photo   le texte suivant a       devant       voyage       dans je ne sais pas si je rêve aux gorges     double attendre. mot terrible.  de même que les       les (josué avait lentement et si tu dois apprendre à pas de pluie pour venir 0 false 21 18  il y a le f le feu s’est       m̵ dans les carnets       en       nuage les dieux s’effacent ce texte m’a été       baie    tu sais au labyrinthe des pleursils marché ou souk ou jamais je n’aurais printemps breton, printemps       banlie  “s’ouvre s’ouvre la mesdames, messieurs, veuillez deuxième essai le ma chair n’est dernier vers s’il dernier vers aoi       je me c’est la distance entre antoine simon 16 l’existence n’est       le     pourquoi       &agrav tendresse du mondesi peu de   que signifie temps de pierres dans la  ce qui importe pour voici des œuvres qui, le dernier vers aoi  mise en ligne du texte béatrice machet vient de le ciel est clair au travers l’une des dernières dernier vers aoi cet univers sans       la six de l’espace urbain,       m&eacu nice, le 18 novembre 2004       au passet li jurz, si turnet a       bonheu pierre ciel a christiane le 26 août 1887, depuis jouer sur tous les tableaux       d&eacu au lecteur voici le premier a la libération, les       pourqu       au f qu’il vienne, le feu immense est le théâtre et le coquillage contre même si ils s’étaient       aux       &agrav  “comment a l’aube des apaches, le geste de l’ancienne, (en regardant un dessin de les doigts d’ombre de neige pour jean-marie simon et sa religion de josué il   marcel portrait. 1255 : mise en ligne  le grand brassage des ma voix n’est plus que villa arson, nice, du 17 au seuil de l’atelier  les œuvres de ( ce texte a quelques textes essai de nécrologie,   un un temps hors du générations les durand : une       la pluies et bruines, f les feux m’ont 1- c’est dans À la loupe, il observa monde imaginal,       voyage station 5 : comment mille fardeaux, mille  pour le dernier jour nice, le 8 octobre       une le 19 novembre 2013, à la avant propos la peinture est quand vous serez tout   (à martin miguel art et quand il voit s’ouvrir, franchement, pensait le chef, de soie les draps, de soie antoine simon 21 dire que le livre est une comme c’est la prédication faite tout est possible pour qui travail de tissage, dans  le livre, avec  epître aux o tendresses ô mes       le effleurer le ciel du bout des merci au printemps des   pour olivier       nuage et que vous dire des       sur j’ai relu daniel biga, la route de la soie, à pied, sauvage et fuyant comme pour mon épouse nicole f toutes mes    au balcon sculpter l’air : un jour nous avons À max charvolen et souvent je ne sais rien de très saintes litanies a propos de quatre oeuvres de « amis rollant, de       la tant pis pour eux.   j’ai souvent un tunnel sans fin et, à la fraîcheur et la       crabe- en cet anniversaire, ce qui pour jean marie les installations souvent, les plus terribles ma voix n’est plus que de sorte que bientôt       sur normalement, la rubrique je déambule et suis       sur  un livre écrit dernier vers aoi tu le saiset je le vois titrer "claude viallat, a propos d’une       reine journée de (dans mon ventre pousse une       sur macles et roulis photo 1 derniers       la au commencement était moisissures mousses lichens poussées par les vagues dessiner les choses banales   si vous souhaitez sixième       au arbre épanoui au ciel voile de nuità la c’est un peu comme si, une errance de dernier vers aoi     vers le soir d’abord l’échange des       object  “ce travail qui       à le lent déferlement l’éclair me dure, aucun hasard si se       dans a supposer quece monde tienne af : j’entends   on n’est se placer sous le signe de pour mireille et philippe pour julius baltazar 1 le le 2 juillet dont les secrets… à quoi       &agrav   encore une je suis celle qui trompe carles li reis en ad prise sa ce paysage que tu contemplais seul dans la rue je ris la       "       &n       en     une abeille de frères et a ma mère, femme parmi cette machine entre mes pour mes enfants laure et la mort, l’ultime port,       va   dits de les routes de ce pays sont autre citation « pouvez-vous  de la trajectoire de ce nos voix comment entrer dans une antoine simon 31    courant autres litanies du saint nom dans l’effilé de cinquième essai tout     sur la   tout est toujours en ki mult est las, il se dort l’évidence vertige. une distance un besoin de couper comme de pour lee     le vous n’avez ainsi va le travail de qui se reprendre. creuser son troisième essai et la deuxième édition du une autre approche de l’erbe del camp, ki temps de cendre de deuil de       jardin       aujour   le 10 décembre rossignolet tu la       reine    regardant       en un ce texte se présente antoine simon 11       l̵    nous on peut croire que martine il faut laisser venir madame exacerbé d’air 0 false 21 18       au quatre si la mer s’est et si au premier jour il la fonction,       vu cet article est paru diaphane est le fragilité humaine.       et tu       le je n’hésiterai    si tout au long langues de plomba la lancinant ô lancinant     longtemps sur on préparait il aurait voulu être le pendu les plus vieilles il y a tant de saints sur de pareïs li seit la au rayon des surgelés à cri et à Ç’avait été la madame est toute   la baie des anges       dans  les premières les textes mis en ligne rêve, cauchemar, ma mémoire ne peut me diaphane est le mot (ou je t’enfourche ma     [1]  vous avez est-ce parce que, petit, on       maquis douce est la terre aux yeux les dessins de martine orsoni antoine simon 14 antoine simon 32  l’exposition  et je vois dans vos et ma foi, la langue est intarissable       la       ( 1) notre-dame au mur violet dans les rêves de la il n’y a pas de plus « e ! malvais  “... parler une g. duchêne, écriture le janvier 2002 .traverse paroles de chamantu la parol

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Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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