BRIBES EN LIGNE
   courant fontelucco, 6 juillet 2000     &nbs dernier vers aoi lorsque martine orsoni       il essai de nécrologie,  de même que les  mise en ligne du texte dessiner les choses banales diaphane est le c’est la chair pourtant     un mois sans aux barrières des octrois equitable un besoin sonnerait     hélas, le 19 novembre 2013, à la j’ai donc on croit souvent que le but on trouvera la video       la quelque chose       allong ce pays que je dis est de prime abord, il     sur la bribes en ligne a   tout est toujours en max charvolen, martin miguel légendes de michel pour philippe       bonhe chaises, tables, verres, et combien etudiant à tous feux éteints. des pour jacky coville guetteurs  “ce travail qui au commencement était charogne sur le seuilce qui les doigts d’ombre de neige       allong madame, c’est notre       reine i mes doigts se sont ouverts pour jean marie       &n je meurs de soif du bibelot au babilencore une l’impossible qu’est-ce qui est en rossignolet tu la       sur avant propos la peinture est     tout autour pour nicolas lavarenne ma toulon, samedi 9 dorothée vint au monde pour gilbert je n’ai pas dit que le  la lancinante cliquetis obscène des tout est prêt en moi pour       montag l’impression la plus il souffle sur les collines pour yves et pierre poher et le recueil de textes       pav&ea le texte qui suit est, bien décembre 2001. cinquième essai tout ainsi fut pétrarque dans       deux antoine simon 21       je me bernard dejonghe... depuis     pluie du en ceste tere ad estet ja       j̵ tu le saiset je le vois granz est li calz, si se       sur dernier vers aoi l’ami michel j’ai relu daniel biga, dernier vers aoi  “... parler une la mort, l’ultime port, dernier vers aoi       jouer sur tous les tableaux il faut aller voir pour raphaël nos voix leonardo rosa il arriva que errer est notre lot, madame, cinquième citationne d’un bout à r.m.a toi le don des cris qui     m2 &nbs de pareïs li seit la si grant dol ai que ne ce poème est tiré du il y a dans ce pays des voies f le feu s’est n’ayant pas nous avancions en bas de cinq madame aux yeux la littérature de dernier vers aoi antoine simon 33       neige à sylvie rêve, cauchemar, epuisement de la salle, je ne saurais dire avec assez       la thème principal : dans l’innocence des       banlie pour mireille et philippe     surgi tout est possible pour qui printemps breton, printemps       dans   en grec, morías   un vendredi un trait gris sur la il était question non 5) triptyque marocain clquez sur       " la mastication des non... non... je vous assure,       sabots       le       bien onze sous les cercles les petites fleurs des vertige. une distance ce va et vient entre       " (dans mon ventre pousse une     &nbs madame, on ne la voit jamais pour alain borer le 26       enfant       le le 2 juillet macles et roulis photo 1       sur pour helmut antoine simon 17 franchement, pensait le chef, j’entends sonner les       entre dans ce périlleux "ces deux là se       en l’art c’est la     les provisions deux nouveauté, il ne reste plus que le  je signerai mon   adagio   je ainsi va le travail de qui       &agrav dont les secrets… à quoi " je suis un écorché vif.  tu vois im font chier tes chaussures au bas de tout mon petit univers en able comme capable de donner douze (se fait terre se je serai toujours attentif à       ...mai les routes de ce pays sont       en   le 10 décembre dix l’espace ouvert au       deux la rencontre d’une de pa(i)smeisuns en est venuz       &n       é s’égarer on       " la chaude caresse de madame, vous débusquez    il       ruelle antoine simon 29 un verre de vin pour tacher traquer le 28 novembre, mise en ligne       neige station 4 : judas  deuxième essai le       grappe antoine simon 23 À perte de vue, la houle des       fleure i en voyant la masse aux le numéro exceptionnel de avant dernier vers aoi à propos “la si j’étais un ] heureux l’homme l’illusion d’une temps de bitume en fusion sur vos estes proz e vostre ...et poème pour des quatre archanges que aucun hasard si se pour mon épouse nicole on peut croire que martine   encore une au programme des actions premier vers aoi dernier mais jamais on ne (elle entretenait dernier vers aoi écrirecomme on se juste un       reine josué avait un rythme les dernières       s̵ merle noir  pour  jésus pour le prochain basilic, (la  improbable visage pendu       ce je t’enlace gargouille pour andrée  martin miguel vient maintenant il connaît le sequence 6   le       soleil       dans       alla dans les carnets et si tu dois apprendre à spectacle de josué dit "nice, nouvel éloge de la À l’occasion de immense est le théâtre et  référencem dernier vers aoi j’ai travaillé le temps passe si vite, attendre. mot terrible. libre de lever la tête     chant de       crabe- il n’y a pas de plus approche d’une toi, mésange à      &       le  hors du corps pas recleimet deu mult       &ccedi deuxième essai ajout de fichiers sons dans li emperere par sa grant pour michèle pour jean gautheronle cosmos le géographe sait tout   nous sommes et je vois dans vos   on n’est madame aux rumeurs les installations souvent, gardien de phare à vie, au       pass&e quatre si la mer s’est       baie et si au premier jour il (josué avait exode, 16, 1-5 toute clere est la noit e la       pour ouverture de l’espace a supposer quece monde tienne juste un mot pour annoncer temps de pierres dans la deuxième apparition antoine simon 20       l̵ rm : d’accord sur 1 au retour au moment une errance de macles et roulis photo 6 genre des motsmauvais genre nous viendrons nous masser       les c’est extrêmement dernier vers aoi le passé n’est a grant dulur tendrai puis à cri et à       pass&e   ces notes normalement, la rubrique je reviens sur des l’une des dernières f les feux m’ont la route de la soie, à pied,       au f les marques de la mort sur de proche en proche tous la communication est dans le monde de cette deuxième suite dernier vers aoi j’aime chez pierre  avec « a la       la     son à bernadette la brume. nuages saluer d’abord les plus       coude quai des chargeurs de m1       in the country s’ouvre la les cuivres de la symphonie cette machine entre mes le "patriote", quelques textes elle réalise des la poésie, à la ils s’étaient       vu pure forme, belle muette,   dits de se reprendre. creuser son antoine simon 32 f toutes mes l’éclair me dure, Être tout entier la flamme       six la liberté de l’être dentelle : il avait c’est ici, me je n’hésiterai pour marcel     du faucon    si tout au long rare moment de bonheur,       une  ce mois ci : sub rita est trois fois humble. 13) polynésie "mais qui lit encore le c’est parfois un pays à antoine simon 25 antoine simon 2         or ils sortent    regardant       vu toute trace fait sens. que l’instant criblé       la ma mémoire ne peut me et voici maintenant quelques "pour tes patrick joquel vient de accoucher baragouiner antoine simon 9   saint paul trois chaque jour est un appel, une station 1 : judas antoine simon 3   1) cette une fois entré dans la       un poussées par les vagues les premières 0 false 21 18 le glacis de la mort petites proses sur terre       une poème pour jamais si entêtanteeurydice ( ce texte a la parol

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Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

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