BRIBES EN LIGNE
le scribe ne retient passent .x. portes, janvier 2002 .traverse chairs à vif paumes       "       les poussées par les vagues  tu ne renonceras pas.       magnol f le feu m’a   pour olivier dernier vers aoi elle réalise des granz fut li colps, li dux en       la   marcel où l’on revient       au  il est des objets sur     quand et combien paroles de chamantu ainsi alfred…       st       alla   ces sec erv vre ile des voiles de longs cheveux       entre       le dernier vers aoi pour jacky coville guetteurs on cheval dernier vers aoi  jésus       vaches rare moment de bonheur, le coquillage contre  monde rassemblé       pass&e j’entends sonner les       b&acir générations       le seins isabelle boizard 2005 ] heureux l’homme  “comment pour mireille et philippe mieux valait découper f les rêves de troisième essai et halt sunt li pui e mult halt 1) notre-dame au mur violet je meurs de soif l’appel tonitruant du deuxième       deux comme une suite de se placer sous le signe de dernier vers s’il     après errer est notre lot, madame, petit matin frais. je te       dans décembre 2001. o tendresses ô mes       le torna a sorrento ulisse torna   3   

les merle noir  pour    courant les durand : une fragilité humaine.       devant       les six de l’espace urbain, au labyrinthe des pleursils  un livre écrit       la toute trace fait sens. que pour maguy giraud et après la lecture de    si tout au long madame des forêts de       sur le À la loupe, il observa al matin, quant primes pert folie de josuétout est (vois-tu, sancho, je suis d’abord l’échange des tu le sais bien. luc ne ce qui fascine chez a la fin il ne resta que in the country       la issent de mer, venent as le vieux qui madame est la reine des sors de mon territoire. fais réponse de michel un trait gris sur la le plus insupportable chez pour angelo       la écrirecomme on se l’ami michel abu zayd me déplait. pas chaque jour est un appel, une attention beau antoine simon 14 guetter cette chose "pour tes en 1958 ben ouvre à reflets et echosla salle   anatomie du m et antoine simon 24 "moi, esclave" a on croit souvent que le but le samedi 26 mars, à 15 portrait. 1255 : la route de la soie, à pied, tromper le néant ils avaient si longtemps, si frères et       fleur       la       la si elle est belle ? je me carcassonne, le 06       object       gentil       force macles et roulis photo un besoin de couper comme de c’est extrêmement moisissures mousses lichens dernier vers aoi les dieux s’effacent cyclades, iii° i mes doigts se sont ouverts       fleure       ruelle     de rigoles en antoine simon 6 a supposer quece monde tienne là, c’est le sable et      & montagnesde tant pis pour eux.       su pour egidio fiorin des mots de toutes les si, il y a longtemps, les quel étonnant   j’ai souvent quand nous rejoignons, en       pass&e premier essai c’est la cité de la musique « h&eacu     dans la ruela mesdames, messieurs, veuillez marché ou souk ou  tu vois im font chier d’ eurydice ou bien de introibo ad altare la chaude caresse de dans ce périlleux j’ai relu daniel biga, de l’autre il est le jongleur de lui       m&eacu lancinant ô lancinant a toi le don des cris qui madame déchirée petites proses sur terre pour lee antoine simon 33 dernier vers aoi titrer "claude viallat,       au le travail de bernard il n’était qu’un pour jean-louis cantin 1.-   maille 1 :que  dernier salut au les lettres ou les chiffres nice, le 30 juin 2000 a propos de quatre oeuvres de antoine simon 13 pour jacqueline moretti, à propos “la ce qui importe pour     un mois sans mes pensées restent (la numérotation des f les feux m’ont "la musique, c’est le dans les écroulements dernier vers aoi pour station 5 : comment bientôt, aucune amarre j’ai travaillé  le grand brassage des beaucoup de merveilles   adagio   je nous lirons deux extraits de       sur dans l’innocence des  hier, 17 printemps breton, printemps       voyage l’attente, le fruit antoine simon 22 et ma foi, le pendu autre petite voix marie-hélène toi, mésange à mille fardeaux, mille s’égarer on dans les carnets     m2 &nbs buttati ! guarda&nbs       la pie pour maxime godard 1 haute       baie  au travers de toi je dimanche 18 avril 2010 nous c’est seulement au       en lu le choeur des femmes de coupé le sonà moi cocon moi momie fuseau la vie est ce bruissement aux george(s) (s est la c’est le grand le coeur du clers est li jurz et li une fois entré dans la  référencem le passé n’est       object et il fallait aller debout         or ne pas négocier ne  les éditions de ce qu’un paysage peut  c’était au commencement était       un (dans mon ventre pousse une       dans la vie est dans la vie. se toutefois je m’estimais il y a tant de saints sur la poésie, à la       bruyan autres litanies du saint nom des quatre archanges que   est-ce que quant carles oït la l’art c’est la (ma gorge est une je serai toujours attentif à       je me je reviens sur des pour andré       " depuis le 20 juillet, bribes attendre. mot terrible. descendre à pigalle, se rossignolet tu la antoine simon 21 maintenant il connaît le antoine simon 5 voile de nuità la antoine simon 2       sur    seule au     chant de encore la couleur, mais cette rien n’est plus ardu grande lune pourpre dont les       mouett       qui difficile alliage de       et tu constellations et pourquoi yves klein a-t-il j’ai en réserve mult est vassal carles de       quinze je désire un j’ai perdu mon écoute, josué, accoucher baragouiner présentation du ce 28 février 2002. ce paysage que tu contemplais 1254 : naissance de le 26 août 1887, depuis antoine simon 3 il s’appelait dernier vers aoi voudrais je vous il souffle sur les collines       m̵     pluie du je crie la rue mue douleur     l’é le 23 février 1988, il eurydice toujours nue à quelques textes il était question non   je ne comprends plus karles se dort cum hume la deuxième édition du le recueil de textes des voix percent, racontent antoine simon 19  les trois ensembles       cette   né le 7 patrick joquel vient de pour jean-marie simon et sa est-ce parce que, petit, on       marche je rêve aux gorges       dans glaciation entre noble folie de josué,  je signerai mon j’arrivais dans les       dans a propos d’une un temps hors du dernier vers aoi 1 au retour au moment       ton a l’aube des apaches, pour le prochain basilic, (la un homme dans la rue se prend   que signifie dorothée vint au monde       apr&eg le grand combat : archipel shopping, la deuxième approche de sables mes parolesvous a la femme au    nous cher bernard 1-nous sommes dehors. mouans sartoux. traverse de des conserves ! temps de bitume en fusion sur non, björg, merci au printemps des très saintes litanies à sylvie mais jamais on ne soudain un blanc fauche le Être tout entier la flamme À perte de vue, la houle des voici des œuvres qui, le bruno mendonça (À l’église     pourquoi samuelchapitre 16, versets 1 nu(e), comme son nom normalement, la rubrique ce texte m’a été et il parlait ainsi dans la la liberté de l’être À max charvolen et martin dans un coin de nice, paysage de ta tombe  et « voici un jour nous avons raphaËl l’illusion d’une   si vous souhaitez         &n au programme des actions m1       la littérature de       l̵  on peut passer une vie la parol

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CXLI

Première publication : 17 décembre 2008

Clefs : Dieu , autobiographie , femme


Ma mémoire ne peut me trahir sur ce point : jamais je n’ai vu ma première épouse nue. Même quand, sous la lune d’été, je pouvais discerner sa silhouette nacrée, ça a été dans un tel emmêlement de nos peaux que seule m’apparaissait, pour aussitôt fondre dans l’ombre, une lueur d’épaule, de cuisse ou de mollet. Je n’ai jamais clairement vu d’elle que ce que chacun pouvait voir : le visage d’abord. Mes mains pouvaient l’enserrer du menton aux tempes. Je le caressais des paumes, épousant des pouces ses narines tièdes, couvrant ses paupières, ses yeux frémissant alors en oiseaux, revenant à ses lèvres et cherchant ses dents et sa langue dont la saveur n’a jamais quitté mes lèvres depuis que j’y ai passé la mienne, de l’auriculaire taquinant ses lobes et dessinant les circonvolutions de ses oreilles où roulaient des images de mer. Nous aimions parler ainsi de bouche à bouche, lèvres entrouvertes, installant nos mots dans la bouche de l’autre, pour orner ses joues et ses dents, les instiller dans son palais, dans la conversation des souffles, l’interpénétration des âmes. Ses cheveux aussi étaient nus. Elle les gardait très longs, tantôt tirés en arrière, réunis ou non en lourd chignon, dégageant son front, haut, bombé, à peine marqué, depuis toujours, par une fine ride que j’aimais -je n’ai jamais su quelle peine l’avait fait naître- tantôt les relâchant, à peine crantés, noir profond aux reflets roux quand la lumière se faisait pauvre, pleins de senteurs de sous-bois, feuille froissée, herbe écrasée, branche brisée. J’aimais en sentir la texture entre les doigts, je remontais jusqu’au crâne, toucher la peau, enfouie, secrète, tiède. J’aimais aussi les sentir sur mon corps, ouvrant ou fermant le chemin à ses lèvres, sa langue, ses dents, se répartir en vagues ou brises autour de mes cuisses ; ils s’y entouraient, s’y nouaient, les enserraient, me liant définitivement à elle, nos bouches aspirant et suçant nos sexes. Définitivement. Comme la soif de Dieu. Elle empêche de fermer l’œil. Aucune larme ne peut la noyer. "Et que serait une passion qui ne dépossède pas ?". Avec elle, les années ne sont qu’un jour, chaque jour est un siècle sans elle. Béni soit-elle ! Sa douceur fait vivre et mourir. Si elle s’absente, qu’il me reste au moins son nom. Je le prononcerai et le répéterai et le prononçant, le répétant, je retrouverai tous les charmes et les grâces du monde, montagne du soir où paissent, placides, les vaches ; aube dont s’abreuvent les feuilles et les fleurs... Et si je vois un temple pour elle bâti par des mains d’homme, j’y entre : c’est toujours ma maison.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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