BRIBES EN LIGNE
le galop du poème me       les depuis le 20 juillet, bribes onze sous les cercles c’est extrêmement (ô fleur de courge...  pour jean le       la charogne sur le seuilce qui   saint paul trois prenez vos casseroles et dernier vers aoi spectacle de josué dit pour antoine simon 20 1 au retour au moment et encore  dits       grappe       nuage       soleil antoine simon 15 dans les écroulements    nous le recueil de textes       pass&e  l’écriture       sur ecrire sur gardien de phare à vie, au je ne peins pas avec quoi,       pourqu la mastication des hans freibach :       juin       enfant       j̵ je n’ai pas dit que le les dernières de prime abord, il pour angelo ce pays que je dis est nous serons toujours ces le pendu Ç’avait été la       sur laure et pétrarque comme et que vous dire des l’art n’existe poème pour a christiane       ruelle même si "nice, nouvel éloge de la l’attente, le fruit  le "musée tout en vérifiant vue à la villa tamaris je meurs de soif ouverture d’une la danse de introibo ad altare les grands   maille 1 :que rm : nous sommes en       je       bonhe de mes deux mains un soir à paris au où l’on revient pour raphaël       fleur je ne sais pas si "je me tais. pour taire. preambule – ut pictura première il semble possible       soleil raphaËl temps de pierres mon cher pétrarque,       au de l’autre dernier vers aoi pourquoi yves klein a-t-il tout le problème dire que le livre est une ce qui aide à pénétrer le grande lune pourpre dont les       la       en un art jonction semble enfin antoine simon 29       qui sous l’occupation rare moment de bonheur, toutes sortes de papiers, sur la question du récit suite de  avec « a la       sur c’est parfois un pays arbre épanoui au ciel c’est le grand   je n’ai jamais   iv    vers des voix percent, racontent (elle entretenait temps de bitume en fusion sur   un       je l’illusion d’une pour anne slacik ecrire est abstraction voir figuration a l’aube des apaches, antoine simon 17   tout est toujours en         or bien sûrla il n’y a pas de plus i.- avaler l’art par  “... parler une  mise en ligne du texte       parfoi d’abord l’échange des antoine simon 23       quand les premières nécrologie je t’enfourche ma       pav&ea       &eacut (en regardant un dessin de il y a tant de saints sur       reine station 4 : judas        la   la production zacinto dove giacque il mio au matin du petites proses sur terre on trouvera la video rossignolet tu la essai de nécrologie,     chant de la communication est madame est toute « h&eacu avant dernier vers aoi bien sûr, il y eut j’ai relu daniel biga, nous lirons deux extraits de À perte de vue, la houle des quando me ne so itu pe coupé le sonà       fourr&  dans toutes les rues je suis occupé ces décembre 2001. tes chaussures au bas de les dessins de martine orsoni  hier, 17 au labyrinthe des pleursils paysage de ta tombe  et dernier vers aoi       je me un verre de vin pour tacher       allong       &ccedi j’ai parlé       st  martin miguel vient    courant recleimet deu mult normalement, la rubrique ce texte m’a été       entre pour michèle gazier 1) régine robin, pour michèle aueret a la fin il ne resta que  au travers de toi je dernier vers aoi       reine le 2 juillet "ces deux là se mon travail est une       &agrav comme une suite de dans l’innocence des Être tout entier la flamme très saintes litanies       le       bien la lecture de sainte       " coupé en deux quand clers fut li jurz e li madame est une le soleil n’est pas antoine simon 21 la musique est le parfum de il était question non temps où les coeurs avec marc, nous avons aux barrières des octrois       en af : j’entends       grimpa       les accoucher baragouiner et il parlait ainsi dans la nouvelles mises en       la "mais qui lit encore le dernier vers aoi nice, le 30 juin 2000 j’ai perdu mon polenta vous dites : "un la mort, l’ultime port, juste un mot pour annoncer halt sunt li pui e mult halt       dans la vie humble chez les       " toutefois je m’estimais (la numérotation des dessiner les choses banales tant pis pour eux. le glacis de la mort et nous n’avons rien jusqu’à il y a dans les hautes herbes       dans cinquième essai tout torna a sorrento ulisse torna un nouvel espace est ouvert que d’heures       fourmi là, c’est le sable et       et tu     hélas,  les trois ensembles     les fleurs du souvent je ne sais rien de ils s’étaient madame a des odeurs sauvages antoine simon 12  référencem       le sculpter l’air : le 15 mai, à vedo la luna vedo le       il il souffle sur les collines      &       crabe-     nous la vie est dans la vie. se pierre ciel beaucoup de merveilles les amants se nous savons tous, ici, que ki mult est las, il se dort  zones gardées de vos estes proz e vostre edmond, sa grande       l̵ lentement, josué pour frédéric dernier vers aoi genre des motsmauvais genre al matin, quant primes pert       bonheu onzième pour jean marie ouverture de l’espace karles se dort cum hume    il       au il arriva que janvier 2002 .traverse ensevelie de silence, a propos d’une pour michèle gazier 1 il existe au moins deux madame est une torche. elle nu(e), comme son nom et si au premier jour il si, il y a longtemps, les       devant nous dirons donc     double giovanni rubino dit j’ai donc       le un temps hors du générations       le à propos “la  le livre, avec c’est la peur qui fait       object 1 la confusion des rêves de josué, travail de tissage, dans 1-nous sommes dehors. chaises, tables, verres,     "     &nbs sors de mon territoire. fais temps de pierres dans la       cerisi paroles de chamantu a dix sept ans, je ne savais s’ouvre la antoine simon 32 dernier vers aoi il n’est pire enfer que je reviens sur des     longtemps sur "moi, esclave" a       descen dernier vers aoi on peut croire que martine comme ce mur blanc dernier vers aoi epuisement de la salle, marcel alocco a à la bonne entr’els nen at ne pui le vieux qui chaque jour est un appel, une "le renard connaît dorothée vint au monde       embarq je sais, un monde se le nécessaire non de toutes les religion de josué il   un vendredi chaque automne les  pour de   l’oeuvre vit son branches lianes ronces pour martine les oiseaux s’ouvrent ce monde est semé percey priest lakesur les       chaque siglent a fort e nagent e madame dans l’ombre des la route de la soie, à pied, c’est seulement au grant est la plaigne e large   ces notes antoine simon 2   d’un coté, À la loupe, il observa       coude       &n  epître aux       la pour philippe paien sunt morz, alquant     de rigoles en       ...mai je crie la rue mue douleur     après   dernier vers aoi ( ce texte a quelque chose       &agrav       retour li quens oger cuardise  les éditions de quand les mots au rayon des surgelés       deux dernier vers doel i avrat, issent de mer, venent as "ah ! mon doux pays, et que dire de la grâce 1257 cleimet sa culpe, si la parol

Accueil > LES BRIBES > LES BRIBES DANS LE NID DE L’AIGLE > VOLUME 5
<- CXLII | CXLV ->
CXLIV

Première publication : 17 décembre 2008



Abu Zayd me déplait. Pas ses aventures, mais le personnage. N’allez pas croire que je mette en cause la subtilité de Al-Harîrît : il sait raconter une histoire. Mais Abu Zayd ! Je ne supporte pas les gros malins ; je suis gêné à me retrouver du coté des rieurs ; je n’aime pas les clins d’oeil complices. Je n’aime Abu Zayd que né du pinceau d’al-Wâsitî : au milieu des arabesques, je peux le croire sage. Je tiens de mes ancêtres marins ce burinage qui part en étoile de mes yeux, les plis prononcés du front et la peau rêche. Je n’ai, moi-même, jamais navigué. Mon visage est marqué par l’action d’un sel et d’une eau que je n’ai jamais connus : c’est à travers la peau et la sang de la dizaine de générations qui m’ont précédé que j’en ai subi les effets. Comment est-ce possible ? Est-ce seulement possible ? Ou faut-il penser que je suis le premier qui, dans une longue lignée de marins, n’a pas suivi la voie que lui dictaient son corps, son visage et sa peau, le premier à ne s’être pas soumis au destin de son apparence ? Reste que, quand je vois cette photo fixée sur la dalle du souvenir, cheveu dru, front resserré sur un regard buté, nez fort, c’est mon image que je vois. Et la mienne encore dans ce médaillon parvenu je ne sais comment entre mes mains, et la mèche qui l’accompagne semble avoir été tout juste coupée dans ma chevelure. Ma dernière photo me représente en pieds, sérieux, presque triste, enveloppé d’un grand tablier bleu sale, près d’une brouette vide, au bord d’un champ de potirons qui donnent à l’image un grand coup de lumière dans le bas, tandis qu’elle s’assombrit du bleu du tablier, au gris du visage et au noir des cheveux. Est-ce d’avoir creusé de sillons le sein de la terre qui m’a donné cet air de croquemort ? Seuls mes croquenots semblent rire dans la lueur des potirons, et la brouette vide ouvre ses bras désespérés. Ai-je jamais souhaité naviguer ? Quand la pensée m’en a saisi, qu’une bouffée de nostalgie sans objet m’a fugacement envahi, l’image de ce grand-père perdu en mer, jamais connu, et dont il ne me reste que le médaillon et la photo figée sur la tombe où il ne repose pas, vient muer nostalgie et regrets en une sorte de petite béance vaguement douloureuse mêlée d’une satisfaction amère : quand mon corps sera étendu sous la photo de mon grand-père -la terre sait, mieux que la mer, garder la mémoire des morts- il n’y aura qu’un seul corps sous deux images semblables, si proches l’une de l’autre qu’en ce seul corps seront réunies deux personnes. À l’instant où la photo a été prise, la brouette était vide. Je sais que je finirai par la remplir.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette