BRIBES EN LIGNE
vous avez l’appel tonitruant du le ciel de ce pays est tout       pour maintenant il connaît le je t’enfourche ma       jardin       dans pur ceste espee ai dulor e À l’occasion de dans les rêves de la les cuivres de la symphonie présentation du je suis bien dans deux mille ans nous       l̵ pour 13) polynésie mult est vassal carles de dans les écroulements       l̵ où l’on revient 1.- les rêves de       je       à       six       droite "moi, esclave" a       au rm : d’accord sur la mort, l’ultime port, deuxième essai le quand vous serez tout       &n       le “dans le dessin la langue est intarissable  monde rassemblé (josué avait lentement f le feu m’a comme un préliminaire la       la soudain un blanc fauche le       baie       deux       voyage grande lune pourpre dont les quand il voit s’ouvrir, macles et roulis photo 7       cette je serai toujours attentif à   la production ce n’est pas aux choses       dans       fourr& les petites fleurs des  pour le dernier jour ma mémoire ne peut me le lent tricotage du paysage passet li jurz, si turnet a a ma mère, femme parmi       les  je signerai mon pour maguy giraud et       un antoine simon 33 lancinant ô lancinant madame porte à madame est toute une autre approche de quand nous rejoignons, en       soleil folie de josuétout est madame chrysalide fileuse un tunnel sans fin et, à antoine simon 10       dans fontelucco, 6 juillet 2000 temps où les coeurs difficile alliage de Être tout entier la flamme       " ce journée de       les     &nbs pas même rien n’est plus ardu  les premières six de l’espace urbain, j’ai changé le nous lirons deux extraits de pour martine les enseignants :       pass&e d’un côté macles et roulis photo 1 attention beau       &agrav à     ton neuf j’implore en vain l’ami michel il ne sait rien qui ne va depuis ce jour, le site     sur la ce 28 février 2002. au commencement était et tout avait vue à la villa tamaris     nous       je me   3   

les paroles de chamantu franchement, pensait le chef,     chambre et si tu dois apprendre à dans un coin de nice,  c’était je n’ai pas dit que le    si tout au long  l’exposition  Éléments - etait-ce le souvenir nous serons toujours ces seul dans la rue je ris la       il   un vendredi seins isabelle boizard 2005 des quatre archanges que autre essai d’un       les ensevelie de silence, de mes deux mains     tout autour le 23 février 1988, il ce qui fascine chez au matin du     oued coulant À max charvolen et pour qui veut se faire une pour mes enfants laure et entr’els nen at ne pui et il fallait aller debout       " la musique est le parfum de dans ce périlleux au labyrinthe des pleursils attendre. mot terrible.       sur avant dernier vers aoi pierre ciel c’était une mesdames, messieurs, veuillez   1) cette le lourd travail des meules       et   je ne comprends plus       le cinq madame aux yeux  de la trajectoire de ce   (à macles et roulis photo 4 dimanche 18 avril 2010 nous il s’appelait dernier vers aoi       banlie allons fouiller ce triangle une errance de "l’art est-il     chant de la fraîcheur et la       le       sur       le réponse de michel antoine simon 15 a claude b.   comme temps de pierres f le feu est venu,ardeur des 10 vers la laisse ccxxxii errer est notre lot, madame, c’est la distance entre il ne reste plus que le (ô fleur de courge...       magnol dernier vers aoi livre grand format en trois  au mois de mars, 1166 mais jamais on ne  le "musée c’est parfois un pays antoine simon 9 deux ce travail vous est       &ccedi halt sunt li pui e mult halt karles se dort cum hume ...et poème pour  jésus tes chaussures au bas de ] heureux l’homme le soleil n’est pas    en encore la couleur, mais cette voudrais je vous antoine simon 6 siglent a fort e nagent e toutes sortes de papiers, sur l’illusion d’une antoine simon 25 ecrire sur       " deux nouveauté, de pareïs li seit la 0 false 21 18 la liberté s’imprime à   d’un coté, il semble possible pas sur coussin d’air mais tous ces charlatans qui et c’était dans  tu ne renonceras pas.       aujour cette machine entre mes g. duchêne, écriture le la route de la soie, à pied, "et bien, voilà..." dit bernadette griot vient de sables mes parolesvous v.- les amicales aventures du le ciel est clair au travers  dans toutes les rues dernier vers aoi un verre de vin pour tacher       longte juste un mot pour annoncer le géographe sait tout les grands   pour théa et ses pour yves et pierre poher et j’écoute vos pour michèle aueret la gaucherie à vivre,       &agrav dernier vers aoi quatre si la mer s’est l’heure de la toute une faune timide veille  de même que les la prédication faite morz est rollant, deus en ad       sur « 8° de       la la danse de       neige  dernier salut au       que       va les textes mis en ligne dans le train premier abu zayd me déplait. pas passent .x. portes, guetter cette chose a grant dulur tendrai puis les dieux s’effacent pour ma nouvelles mises en on préparait  “la signification si grant dol ai que ne     cet arbre que vous avez la terre nous moi cocon moi momie fuseau dernier vers aoi     les fleurs du ma chair n’est si tu es étudiant en se reprendre. creuser son certains soirs, quand je   est-ce que       un pour mon épouse nicole le 26 août 1887, depuis si j’avais de son il n’était qu’un normalement, la rubrique préparation des tout en vérifiant pour alain borer le 26 une fois entré dans la la liberté de l’être douze (se fait terre se il aurait voulu être suite de introibo ad altare f tous les feux se sont       apr&eg les amants se pour michèle gazier 1   jn 2,1-12 :       le ne pas négocier ne       je très malheureux... diaphane est le       pourqu villa arson, nice, du 17 de profondes glaouis il faut aller voir 1 au retour au moment   en grec, morías carissimo ulisse,torna a    seule au "si elle est les plus terribles   saint paul trois       la 1 la confusion des pour jean-louis cantin 1.- li quens oger cuardise       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Dans les rêves de la mandragore

Une dramaturgie courte...

Artiste(s) : Rosa C.

Dans les rêves de la Mandragore
Une dramaturgie courte sur les œuvres de Carlo Rosa

Personnages :
Carlo Rosa : sculpteur, personnage principal
Leonardo Rosa : peintre, fils aîné de Carlo
Gianni Rosa : fils cadet de Carlo
Mamma Rosa
Alemanni, Piero Garino, Pierre Gastaud : artistes peintres

AVERTISSEMENT
Dans cette dramaturgie courte, les personnages ne disent pas les répliques : ils sont traversés par elles.
Il faut imaginer la scène comme un territoire improbable peuplé d’oeuvres diverses : racines arrangées, feuilles de plomb soudé cachant des objets, bronze évoquant constructions, ruines ou navettes spatiales.

I
1
- J’avance et l’horizon se dédouble : j’aperçois au bout du chemin une ouverture inattendue sur des Alpes marines et des vallées resserrées jusque dans les embouchures.
- Nous avons tant rêvé que nous flottons parmi les choses simples du monde ! Nous avons tant espéré toutes les métamorphoses
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a qu’au début, aux yeux de Carlo, un paysage était un paysage, une nature morte, une nature morte, comme dans les huiles de son ami, le peintre Alemanni
- Glisse tes doigts dans le ventre souple de la terre et tire d’en-dessous cette main inconnue qui t’es tendue

2.
- Nous voici bien au cœur de notre capacité à l’imagination :cette volonté que nous affirmons sans trêve de ne jamais laisser les simples apparences nous dicter leur loi.
- Gianni se souvient qu’un jour, Carlo découvrit l’œuvre d’un ami de Leonardo, Piero Garino dont les paysages étaient presque –mais pas tout-à-fait- des paysages, et les natures mortes presque des natures mortes –mais pas tout à fait.
- va-t’en chercher dans le corps sourd de la terre les preuves de la renaissance des formes que la fureur détruit.
- Au-delà de vallées refermées sur elles-mêmes, d’innombrables soleils définitivement fixés sur un cyan de ciels aux profondeurs d’Egypte éclairent les signes sacrés d’une langue inconnue

3.-
- Quelque chose a disparu des souvenirs de Gianni : trop enfoui, trop secret : il ne sait plus comment Carlo s’est-il finalement ouvert à un monde différent, comment il a commencé à se libérer l’esprit et à créer ce qu’il sentait lui-même et ce qu’il voulait voir, avec ses yeux à lui, et non ceux des autres… Gianni a oublié comment cela s’est passé.
- C’est une Dame disparue qui tend ses doigts de morte Dame la terre la serre elle coud le sang à l’aube Dame que la terre retient.
- Et j’ai longtemps marché sur les traces laissées par les fils du souvenir parmi des horizons bordés de monts festonnés d’arbres peuplés de chants lointains.
- Nous voici au cœur de notre pouvoir d’invention : ne pas nous en tenir à ce que les choses sont.

II
1.
- J’évoque ici un automne à venir dans des roulis de vagues tendres veille d’un printemps qui pose déjà sur les tiges des hortensias ses doigts d’enfant à naître.
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a cette Fiat Giardinetta dans laquelle la famille partait dès les premiers beaux jours vers Ponte Rosso, au début des années cinquante.
- Ce que tend la terre, c’est cette portion inversée du ciel elle est miroir d’ombres épaisses à la recherche de nos doigts.
- Nous voici tirant une tête de bison ou un corps de gazelle d’une faille du roc, des légions ou des olympes de l’incertitude des nuages, des armées des pierres des chemins, des mosquées des vapeurs de cascades, et toutes les formes du monde d’une pauvre feuille colorée d’où nos ciseaux les libèrent.

2.
- Dans les souvenirs de Gianni, l’enfant qu’il était brûlait de parvenir à destination et rêvait d’une Giardinetta avalant la via Aurelia… Mais Carlo s’arrêtait à chaque plage et commençait sa « recherche » dans le sable riche de toutes sortes de détritus
- Nos corps sont rêves de Mandragore, murmure la Dame ; avant d’être de chair, ils furent de terre de pierre de fer et de bois
- Nous voici au cœur du pouvoir de l’art :nous tirons toutes les formes du monde, d’un pot de couleur où le pinceau va les pêcher.
- Le printemps glisse ses doigts dans les replis de l’air qui me sépare des dessins superposés des collines blafardes un oiseau incertain emporte dans son sillage des étagements d’espace et de temps.

3.
- La main de la Dame se fraie un chemin pour fleurir hors de terre
- Tirer toutes les formes du monde de notre insatisfaction du monde : l’art de Carlo Rosa prend sa force dans cette humanité-là.
- Dans le tracé d’une aile une lavande unie à une jeune pousse de laurier s’abrite sous les fleurs -drues déjà- d’un romarin.
- Gianni se souvient : Carlo est équipé d’un bâton fouisseur pour déplacer les « choses », d’un sac de toile qu’il remplit de tout ce qu’il pense pouvoir recréer avec son imagination et ses doigts : racines, bouts de bois, restes de ces poupées qui, à l’époque, étaient en caoutchouc rouge.

III
1.-
- Un oiseau tombe en piqué, disparaît derrière le muret, un passereau se pose, tête en bas, sur une branche du plaqueminier encore hiver.
- Elle s’ouvre comme germe œil ou chant et libère la vie musicale des formes
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa sur les deux ou trois décennies qu’elle dure comme l’histoire d’un désir d’envol inscrit dans les rêves les plus lourds de la terre.
- Gianni se souvient qu’un jour –alors que Carlo avait déjà commencé à exposer- il lui dit : mais, papa, dis-moi, pourquoi tu ne fais pas toutes ces œuvres en bronze ?

2.-
- Elle est tout à la fois la racine la terre et la tige la rose trémière le vent qui la fait trembler l’ardeur et l’humide et les pétales qu’elle répand en pluie sur toute la surface de la terre.
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa comme une progressive appropriation de l’espace quand au seuil de son rêve il y a la terre et ce que la terre retient.
- Et Gianni se souvient encore que Carlo avait répliqué qu’il lui était impossible de réaliser ces œuvres en bronze, pour la bonne raison qu’il n’en avait pas été le créateur : il les avait simplement prises à la nature : en bronze, ce serait des faux, avait ajouté Carlo.
- Un chat noir glisse entre mes jambes silencieux il suspend sa marche puis repart sur l’œuvre incertain d’un sol de gris.

3.-
- Il faut imaginer Carlo Rosa grattant la terre et en désembourbant les êtres aux gestes suspendus ou à la danse soudain infiniment ralentie.
- Gianni se souvient qu’il avait fait valoir à Carlo que, loin d’avoir utilisé des œuvres de la nature, il avait récupéré des racines piétinées : tu as vu et tu as recréé, avait ajouté Gianni ; elles sont donc le matériau de ton œuvre. Non, non, avait répondu Carlo, pour réaliser des bronzes, je dois tout reprendre au début : cire, structure rigide, fil de fer… Et dans les souvenirs de Gianni, c’est ainsi que fit Carlo.
- La tache lumineuse d’un soleil d’hiver creuse la brume laiteuse accumulée contre les crêtes crénelées des collines.
- Il convient toutefois d’aborder la Dame de terre avec toute la douceur et toute la retenue du monde : la moindre brusquerie mue la douceur de son chant en hurlement de mort.

IV
1.-
- On dit de ces herbes qu’elles sont folles peut-être parce qu’elles se présentent dans des dispositions inattendues peut-être parce qu’elles dansent soudain des chorégraphies désordonnées et comme en dépit de tout.
- Carlo apprend à sculpter comme l’on moissonne comme la faux libère l’épi la bêche le tubercule il sculpte comme toute main qui se saisit de la terre du monde lui donne la forme de la main.
- Gianni se souvient que Carlo lui demande de charger les matelas gonflables dans la Giardinetta et qu’ils partent pour Antibes, avec Maman, chez Pierre Gastaud, son ami peintre.
A Antibes, on avait eu beau frapper à la porte, personne n’avait répondu. Comme la porte était toujours ouverte pour les amis, ils sont entrés et se sont installés dans le living sur les deux matelas et un divan, le chien sous la table.
- Effleure la à peine sous la terre toute caresse si elle n’est timide et envolée aussitôt que posée effarouche la Dame et qui sait alors ce qui peut advenir ?

2.
- Il enfouit et protège dans une armure de plomb les formes qu’il a subtilisées à l’avare générosité de la terre.
- Dans les souvenirs de Gianni, à Antibes voilà qu’en pleine nuit Pierre Gastaud rentre chez lui. Il allume et :
« Mes chers amis ! »
Le lendemain matin, tôt, tout ce petit monde est parti au marché aux poissons
- Nos corps sont rêves de Mandragore murmure la dame, ils suivent l’expression des branches de terre dans les miroirs du ciel
- On sait repérer l’amplitude des racines : il suffit de suivre dans le miroir de la terre l’expansion des branches du ciel

3.-
- Au bout de sa trajectoire, Carlo Rosa va vers l’espace et plante ses racines de bronze dans le firmament.

Publication en ligne : 17 juillet 2008
Première publication : 27 juin 2006 / présentation d’exposition

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