BRIBES EN LIGNE
me présentation du     surgi « amis rollant, de madame est toute rm : nous sommes en autre petite voix introibo ad altare pour m.b. quand je me heurte le pendu f le feu m’a il ne sait rien qui ne va toutes sortes de papiers, sur accoucher baragouiner       droite       &agrav effleurer le ciel du bout des l’ami michel nous dirons donc se reprendre. creuser son un homme dans la rue se prend tu le sais bien. luc ne rien n’est plus ardu       le  au mois de mars, 1166 mouans sartoux. traverse de dernier vers aoi que d’heures histoire de signes . dans ma gorge les plus terribles deuxième apparition pour maguy giraud et mieux valait découper a propos d’une       la il aurait voulu être   je n’ai jamais antoine simon 32 carissimo ulisse,torna a abu zayd me déplait. pas       la mi viene in mentemi ne faut-il pas vivre comme c’est pour moi le premier onze sous les cercles       apr&eg  marcel migozzi vient de     depuis antoine simon 16 là, c’est le sable et d’abord l’échange des quand les eaux et les terres   saint paul trois       soleil     de rigoles en pour michèle j’ai longtemps       b&acir       le       la       vaches antoine simon 28 pas facile d’ajuster le il n’y a pas de plus on cheval et encore  dits je découvre avant toi siglent a fort e nagent e il n’était qu’un       la la galerie chave qui mais jamais on ne carles li reis en ad prise sa l’impression la plus pour michèle aueret les cuivres de la symphonie       su   un moisissures mousses lichens   1) cette le lourd travail des meules         &n je dors d’un sommeil de maintenant il connaît le les dernières je n’ai pas dit que le au labyrinthe des pleursils  tu ne renonceras pas. avant dernier vers aoi v.- les amicales aventures du etait-ce le souvenir     pourquoi j’ai travaillé préparation des dernier vers aoi 5) triptyque marocain a la libération, les et si au premier jour il       chaque       assis la danse de antoine simon 30 j’ai donné, au mois   adagio   je pas même l’erbe del camp, ki dernier vers aoi       bonheu       reine la fraîcheur et la le tissu d’acier       le le coeur du le temps passe dans la dernier vers aoi aux george(s) (s est la i mes doigts se sont ouverts des voiles de longs cheveux tout est possible pour qui       &ccedi   jn 2,1-12 : a grant dulur tendrai puis ce texte se présente saluer d’abord les plus antoine simon 29 deux ce travail vous est dans le respect du cahier des f qu’il vienne, le feu c’est parfois un pays il faut laisser venir madame dans le pays dont je vous al matin, quant primes pert pour ma faisant dialoguer  monde rassemblé o tendresses ô mes "et bien, voilà..." dit les routes de ce pays sont       rampan la fonction, cet article est paru dans le ma voix n’est plus que les durand : une pas une année sans évoquer pour mireille et philippe antoine simon 21 le 28 novembre, mise en ligne qu’est-ce qui est en       &agrav rita est trois fois humble.       le tout en vérifiant dernier vers aoi pour angelo  hier, 17       " je crie la rue mue douleur ajout de fichiers sons dans À peine jetés dans le cette machine entre mes  “la signification  c’était (la numérotation des ne pas négocier ne       é a la fin il ne resta que       &n f les rêves de on dit qu’agathe       maquis pour mon épouse nicole en cet anniversaire, ce qui li quens oger cuardise    de femme liseuse six de l’espace urbain, toute trace fait sens. que a christiane dorothée vint au monde encore une citation“tu (josué avait dans les rêves de la passet li jurz, la noit est (en regardant un dessin de station 4 : judas  pour frédéric  martin miguel vient tout est prêt en moi pour   on n’est temps où le sang se c’est ici, me la cité de la musique       dans tromper le néant Être tout entier la flamme antoine simon 6 c’est le grand À max charvolen et martin antoine simon 9 dernier vers aoi après la lecture de tendresses ô mes envols       jonath granz fut li colps, li dux en pour mes enfants laure et même si antoine simon 7 pour pierre theunissen la     le bribes en ligne a       au les textes mis en ligne pour gilbert rêves de josué, j’ai perdu mon poussées par les vagues le glacis de la mort voici des œuvres qui, le       bruyan de mes deux mains il en est des noms comme du       l̵ madame chrysalide fileuse ce qu’un paysage peut c’est extrêmement marcel alocco a juste un pour raphaël le texte qui suit est, bien madame porte à  l’exposition  et que dire de la grâce dernier vers aoi fontelucco, 6 juillet 2000     au couchant mes pensées restent nous savons tous, ici, que       enfant     vers le soir sous la pression des la fraîcheur et la et combien si, il y a longtemps, les dans les carnets il s’appelait n’ayant pas nice, le 8 octobre  les œuvres de       grappe a propos de quatre oeuvres de tandis que dans la grande il y a tant de saints sur la deuxième édition du nous lirons deux extraits de ce jour là, je pouvais ensevelie de silence, ce n’est pas aux choses il pleut. j’ai vu la (dans mon ventre pousse une pour yves et pierre poher et    7 artistes et 1 bruno mendonça mesdames, messieurs, veuillez chaque jour est un appel, une des quatre archanges que le samedi 26 mars, à 15 sequence 6   le       je me edmond, sa grande       " li emperere s’est douce est la terre aux yeux j’ai ajouté les grands preambule – ut pictura     sur la 0 false 21 18 écrirecomme on se "le renard connaît     faisant la  mise en ligne du texte tout mon petit univers en je suis occupé ces napolì napolì c’est la chair pourtant       que la liberté de l’être « h&eacu dans ce pays ma mère le nécessaire non et  riche de mes carmelo arden quin est une exacerbé d’air nous avancions en bas de il semble possible sa langue se cabre devant le la bouche pure souffrance 0 false 21 18 face aux bronzes de miodrag       allong toutes ces pages de nos dans le pain brisé son clquez sur macles et roulis photo 3 f le feu s’est le plus insupportable chez seins isabelle boizard 2005 dernier vers aoi       &agrav dernier vers aoi bribes en ligne a granz est li calz, si se vous deux, c’est joie et   le 10 décembre       la gardien de phare à vie, au traquer il existe au moins deux       juin ma mémoire ne peut me       gentil le proche et le lointain f le feu est venu,ardeur des  les éditions de  “ce travail qui allons fouiller ce triangle  les trois ensembles cinquième essai tout (À l’église dernier vers aoi       quand       au bal kanique c’est difficile alliage de pour jacky coville guetteurs lentement, josué vedo la luna vedo le quand les mots des conserves ! la question du récit depuis ce jour, le site printemps breton, printemps seul dans la rue je ris la     le cygne sur dernier vers aoi  tous ces chardonnerets les avenues de ce pays  je signerai mon  ce mois ci : sub   la baie des anges démodocos... Ça a bien un quand c’est le vent qui   d’un coté,       soleil sur l’erbe verte si est toi, mésange à       la dans ce périlleux aux barrières des octrois antoine simon 27       au ce 28 février 2002. tes chaussures au bas de dernier vers aoi pour alain borer le 26 coupé le sonà       sur le       entre tout à fleur d’eaula danse Ç’avait été la dernier vers aoi je reviens sur des l’art c’est la rare moment de bonheur, "ces deux là se       l̵ merle noir  pour dentelle : il avait dernier vers aoi dernier vers aoi   (à si j’étais un pour michèle gazier 1) au matin du  l’écriture       l̵     les provisions       au assise par accroc au bord de nouvelles mises en ce va et vient entre des quatre archanges que   alocco en patchworck ©       tourne juste un mot pour annoncer la parol

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Dans les rêves de la mandragore

Une dramaturgie courte...

Artiste(s) : Rosa C.

Dans les rêves de la Mandragore
Une dramaturgie courte sur les œuvres de Carlo Rosa

Personnages :
Carlo Rosa : sculpteur, personnage principal
Leonardo Rosa : peintre, fils aîné de Carlo
Gianni Rosa : fils cadet de Carlo
Mamma Rosa
Alemanni, Piero Garino, Pierre Gastaud : artistes peintres

AVERTISSEMENT
Dans cette dramaturgie courte, les personnages ne disent pas les répliques : ils sont traversés par elles.
Il faut imaginer la scène comme un territoire improbable peuplé d’oeuvres diverses : racines arrangées, feuilles de plomb soudé cachant des objets, bronze évoquant constructions, ruines ou navettes spatiales.

I
1
- J’avance et l’horizon se dédouble : j’aperçois au bout du chemin une ouverture inattendue sur des Alpes marines et des vallées resserrées jusque dans les embouchures.
- Nous avons tant rêvé que nous flottons parmi les choses simples du monde ! Nous avons tant espéré toutes les métamorphoses
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a qu’au début, aux yeux de Carlo, un paysage était un paysage, une nature morte, une nature morte, comme dans les huiles de son ami, le peintre Alemanni
- Glisse tes doigts dans le ventre souple de la terre et tire d’en-dessous cette main inconnue qui t’es tendue

2.
- Nous voici bien au cœur de notre capacité à l’imagination :cette volonté que nous affirmons sans trêve de ne jamais laisser les simples apparences nous dicter leur loi.
- Gianni se souvient qu’un jour, Carlo découvrit l’œuvre d’un ami de Leonardo, Piero Garino dont les paysages étaient presque –mais pas tout-à-fait- des paysages, et les natures mortes presque des natures mortes –mais pas tout à fait.
- va-t’en chercher dans le corps sourd de la terre les preuves de la renaissance des formes que la fureur détruit.
- Au-delà de vallées refermées sur elles-mêmes, d’innombrables soleils définitivement fixés sur un cyan de ciels aux profondeurs d’Egypte éclairent les signes sacrés d’une langue inconnue

3.-
- Quelque chose a disparu des souvenirs de Gianni : trop enfoui, trop secret : il ne sait plus comment Carlo s’est-il finalement ouvert à un monde différent, comment il a commencé à se libérer l’esprit et à créer ce qu’il sentait lui-même et ce qu’il voulait voir, avec ses yeux à lui, et non ceux des autres… Gianni a oublié comment cela s’est passé.
- C’est une Dame disparue qui tend ses doigts de morte Dame la terre la serre elle coud le sang à l’aube Dame que la terre retient.
- Et j’ai longtemps marché sur les traces laissées par les fils du souvenir parmi des horizons bordés de monts festonnés d’arbres peuplés de chants lointains.
- Nous voici au cœur de notre pouvoir d’invention : ne pas nous en tenir à ce que les choses sont.

II
1.
- J’évoque ici un automne à venir dans des roulis de vagues tendres veille d’un printemps qui pose déjà sur les tiges des hortensias ses doigts d’enfant à naître.
- Dans les souvenirs de Gianni, il y a cette Fiat Giardinetta dans laquelle la famille partait dès les premiers beaux jours vers Ponte Rosso, au début des années cinquante.
- Ce que tend la terre, c’est cette portion inversée du ciel elle est miroir d’ombres épaisses à la recherche de nos doigts.
- Nous voici tirant une tête de bison ou un corps de gazelle d’une faille du roc, des légions ou des olympes de l’incertitude des nuages, des armées des pierres des chemins, des mosquées des vapeurs de cascades, et toutes les formes du monde d’une pauvre feuille colorée d’où nos ciseaux les libèrent.

2.
- Dans les souvenirs de Gianni, l’enfant qu’il était brûlait de parvenir à destination et rêvait d’une Giardinetta avalant la via Aurelia… Mais Carlo s’arrêtait à chaque plage et commençait sa « recherche » dans le sable riche de toutes sortes de détritus
- Nos corps sont rêves de Mandragore, murmure la Dame ; avant d’être de chair, ils furent de terre de pierre de fer et de bois
- Nous voici au cœur du pouvoir de l’art :nous tirons toutes les formes du monde, d’un pot de couleur où le pinceau va les pêcher.
- Le printemps glisse ses doigts dans les replis de l’air qui me sépare des dessins superposés des collines blafardes un oiseau incertain emporte dans son sillage des étagements d’espace et de temps.

3.
- La main de la Dame se fraie un chemin pour fleurir hors de terre
- Tirer toutes les formes du monde de notre insatisfaction du monde : l’art de Carlo Rosa prend sa force dans cette humanité-là.
- Dans le tracé d’une aile une lavande unie à une jeune pousse de laurier s’abrite sous les fleurs -drues déjà- d’un romarin.
- Gianni se souvient : Carlo est équipé d’un bâton fouisseur pour déplacer les « choses », d’un sac de toile qu’il remplit de tout ce qu’il pense pouvoir recréer avec son imagination et ses doigts : racines, bouts de bois, restes de ces poupées qui, à l’époque, étaient en caoutchouc rouge.

III
1.-
- Un oiseau tombe en piqué, disparaît derrière le muret, un passereau se pose, tête en bas, sur une branche du plaqueminier encore hiver.
- Elle s’ouvre comme germe œil ou chant et libère la vie musicale des formes
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa sur les deux ou trois décennies qu’elle dure comme l’histoire d’un désir d’envol inscrit dans les rêves les plus lourds de la terre.
- Gianni se souvient qu’un jour –alors que Carlo avait déjà commencé à exposer- il lui dit : mais, papa, dis-moi, pourquoi tu ne fais pas toutes ces œuvres en bronze ?

2.-
- Elle est tout à la fois la racine la terre et la tige la rose trémière le vent qui la fait trembler l’ardeur et l’humide et les pétales qu’elle répand en pluie sur toute la surface de la terre.
- Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa comme une progressive appropriation de l’espace quand au seuil de son rêve il y a la terre et ce que la terre retient.
- Et Gianni se souvient encore que Carlo avait répliqué qu’il lui était impossible de réaliser ces œuvres en bronze, pour la bonne raison qu’il n’en avait pas été le créateur : il les avait simplement prises à la nature : en bronze, ce serait des faux, avait ajouté Carlo.
- Un chat noir glisse entre mes jambes silencieux il suspend sa marche puis repart sur l’œuvre incertain d’un sol de gris.

3.-
- Il faut imaginer Carlo Rosa grattant la terre et en désembourbant les êtres aux gestes suspendus ou à la danse soudain infiniment ralentie.
- Gianni se souvient qu’il avait fait valoir à Carlo que, loin d’avoir utilisé des œuvres de la nature, il avait récupéré des racines piétinées : tu as vu et tu as recréé, avait ajouté Gianni ; elles sont donc le matériau de ton œuvre. Non, non, avait répondu Carlo, pour réaliser des bronzes, je dois tout reprendre au début : cire, structure rigide, fil de fer… Et dans les souvenirs de Gianni, c’est ainsi que fit Carlo.
- La tache lumineuse d’un soleil d’hiver creuse la brume laiteuse accumulée contre les crêtes crénelées des collines.
- Il convient toutefois d’aborder la Dame de terre avec toute la douceur et toute la retenue du monde : la moindre brusquerie mue la douceur de son chant en hurlement de mort.

IV
1.-
- On dit de ces herbes qu’elles sont folles peut-être parce qu’elles se présentent dans des dispositions inattendues peut-être parce qu’elles dansent soudain des chorégraphies désordonnées et comme en dépit de tout.
- Carlo apprend à sculpter comme l’on moissonne comme la faux libère l’épi la bêche le tubercule il sculpte comme toute main qui se saisit de la terre du monde lui donne la forme de la main.
- Gianni se souvient que Carlo lui demande de charger les matelas gonflables dans la Giardinetta et qu’ils partent pour Antibes, avec Maman, chez Pierre Gastaud, son ami peintre.
A Antibes, on avait eu beau frapper à la porte, personne n’avait répondu. Comme la porte était toujours ouverte pour les amis, ils sont entrés et se sont installés dans le living sur les deux matelas et un divan, le chien sous la table.
- Effleure la à peine sous la terre toute caresse si elle n’est timide et envolée aussitôt que posée effarouche la Dame et qui sait alors ce qui peut advenir ?

2.
- Il enfouit et protège dans une armure de plomb les formes qu’il a subtilisées à l’avare générosité de la terre.
- Dans les souvenirs de Gianni, à Antibes voilà qu’en pleine nuit Pierre Gastaud rentre chez lui. Il allume et :
« Mes chers amis ! »
Le lendemain matin, tôt, tout ce petit monde est parti au marché aux poissons
- Nos corps sont rêves de Mandragore murmure la dame, ils suivent l’expression des branches de terre dans les miroirs du ciel
- On sait repérer l’amplitude des racines : il suffit de suivre dans le miroir de la terre l’expansion des branches du ciel

3.-
- Au bout de sa trajectoire, Carlo Rosa va vers l’espace et plante ses racines de bronze dans le firmament.

Publication en ligne : 17 juillet 2008
Première publication : 27 juin 2006 / présentation d’exposition

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