BRIBES EN LIGNE
dernier vers aoi c’est pour moi le premier   encore une ne faut-il pas vivre comme       juin monde imaginal, antoine simon 33 le soleil n’est pas sous la pression des karles se dort cum hume a toi le don des cris qui 1257 cleimet sa culpe, si equitable un besoin sonnerait       aux il n’était qu’un et combien et tout avait     quand franchement, pensait le chef, "je me tais. pour taire.       fourmi essai de nécrologie, mieux valait découper vous deux, c’est joie et pour pierre theunissen la de pareïs li seit la "mais qui lit encore le il ne sait rien qui ne va le proche et le lointain f tous les feux se sont     faisant la     sur la  l’écriture dernier vers que mort dans la caverne primordiale polenta on préparait accoucher baragouiner     extraire « h&eacu     vers le soir       ce  la toile couvre les     rien encore une citation“tu   pour le prochain  dans toutes les rues la bouche pleine de bulles       entre la force du corps, printemps breton, printemps nous viendrons nous masser jusqu’à il y a lancinant ô lancinant est-ce parce que, petit, on antoine simon 31 je suis occupé ces fontelucco, 6 juillet 2000 il aurait voulu être       une je t’enlace gargouille epuisement de la salle, le bulletin de "bribes dans ma gorge merci à marc alpozzo à la bonne 7) porte-fenêtre a grant dulur tendrai puis       &agrav pour qui veut se faire une si j’étais un imagine que, dans la     à chaque jour est un appel, une       il a supposer quece monde tienne si tu es étudiant en     du faucon  pour de dans les horizons de boue, de       dans grant est la plaigne e large la liberté s’imprime à il tente de déchiffrer, madame déchirée aucun hasard si se madame, on ne la voit jamais bien sûr, il y eut sur l’erbe verte si est  pour le dernier jour À l’occasion de (de)lecta lucta   et c’était dans f toutes mes au lecteur voici le premier issent de mer, venent as la pureté de la survie. nul  “ne pas tout mon petit univers en       le la chaude caresse de       embarq la communication est il y a des objets qui ont la  on peut passer une vie    si tout au long o tendresses ô mes « 8° de       pav&ea mult est vassal carles de   la baie des anges il faut aller voir n’ayant pas  marcel migozzi vient de       m̵       les nous lirons deux extraits de les oiseaux s’ouvrent s’égarer on giovanni rubino dit     son passet li jurz, si turnet a    au balcon de toutes les nos voix ce 28 février 2002. pour lee on trouvera la video       au le passé n’est elle ose à peine       le les parents, l’ultime antoine simon 21 autre citation pour raphaël 0 false 21 18   je n’ai jamais able comme capable de donner deux nouveauté, ce va et vient entre juste un mot pour annoncer diaphane est le       dans       à face aux bronzes de miodrag dorothée vint au monde quatrième essai rares nice, le 8 octobre “le pinceau glisse sur martin miguel art et       qui ainsi va le travail de qui       voyage       grimpa pluies et bruines, autre essai d’un quand sur vos visages les la liberté de l’être       soleil l’évidence je suis bien dans madame des forêts de       &agrav du bibelot au babilencore une pour philippe (dans mon ventre pousse une m1       quand les mots madame est une le tissu d’acier rm : d’accord sur approche d’une       arauca       pass&e   l’oeuvre vit son   iv    vers folie de josuétout est art jonction semble enfin premier vers aoi dernier sixième       sur autre citation"voui dernier vers aoi     tout autour nice, le 18 novembre 2004 quando me ne so itu pe   est-ce que et te voici humanité grande lune pourpre dont les je me souviens de quelque chose je suis celle qui trompe max charvolen, martin miguel il souffle sur les collines la vie humble chez les  tu vois im font chier trois (mon souffle au matin dernier vers aoi le coeur du vue à la villa tamaris       dans en 1958 ben ouvre à madame est toute chairs à vif paumes       la temps où les coeurs si, il y a longtemps, les qu’est-ce qui est en carles respunt : toutefois je m’estimais       dans les dieux s’effacent tout en vérifiant mais jamais on ne       baie a claude b.   comme  “s’ouvre (josué avait la littérature de  martin miguel vient derniers vers sun destre il ne reste plus que le li quens oger cuardise bientôt, aucune amarre sous l’occupation les dernières f le feu est venu,ardeur des pierre ciel langues de plomba la       allong       m&eacu mise en ligne d’un   la production constellations et       ...mai       la       sur en introduction à certains soirs, quand je entr’els nen at ne pui il en est des noms comme du  le livre, avec       vu dernier vers aoi pour michèle gazier 1 les cuivres de la symphonie dernier vers aoi antoine simon 7 dernier vers aoi le ciel de ce pays est tout dernier vers aoi normalement, la rubrique avec marc, nous avons j’oublie souvent et bel équilibre et sa       cerisi c’est extrêmement attendre. mot terrible. patrick joquel vient de si elle est belle ? je charogne sur le seuilce qui lorsque martine orsoni raphaël il s’appelait     longtemps sur   d’un coté, rien n’est plus ardu al matin, quant primes pert     chant de madame aux rumeurs Ç’avait été la  dans le livre, le a propos d’une       l̵       voyage  jésus pour yves et pierre poher et station 5 : comment   pour théa et ses un temps hors du assise par accroc au bord de saluer d’abord les plus deuxième apparition       la  tous ces chardonnerets antoine simon 32       la très malheureux...    regardant       deux un jour, vous m’avez petit matin frais. je te deux ajouts ces derniers       la le 15 mai, à  je signerai mon       bonhe   entrons       la la fonction, le 26 août 1887, depuis pour jacqueline moretti, dernier vers aoi vos estes proz e vostre   3   

les ce texte se présente dernier vers aoi “dans le dessin toute une faune timide veille je déambule et suis sequence 6   le voudrais je vous       "     oued coulant       le mes pensées restent agnus dei qui tollis peccata vous êtes       longte       deux à sylvie le 28 novembre, mise en ligne f les rêves de dernier vers aoi trois tentatives desesperees f les marques de la mort sur réponse de michel     au couchant       la       midi       bien suite de       au a dix sept ans, je ne savais f qu’il vienne, le feu tu le saiset je le vois poème pour pour julius baltazar 1 le fragilité humaine. ma voix n’est plus que portrait. 1255 : encore la couleur, mais cette       le  ce qui importe pour dernier vers aoi etait-ce le souvenir  les éditions de   anatomie du m et li emperere s’est non, björg,       et le lent tricotage du paysage antoine simon 2 livre grand format en trois a ma mère, femme parmi À max charvolen et et que vous dire des pour jean-marie simon et sa dernier vers aoi la vie est ce bruissement béatrice machet vient de   pour olivier je m’étonne toujours de la le texte qui suit est, bien 0 false 21 18       dans sors de mon territoire. fais tendresses ô mes envols mille fardeaux, mille je suis le lent déferlement le galop du poème me la brume. nuages "tu sais ce que c’est       le premier essai c’est  hors du corps pas tout est possible pour qui sables mes parolesvous autres litanies du saint nom halt sunt li pui e mult halt ( ce texte a dernier vers aoi pour marcel station 4 : judas  envoi du bulletin de bribes ço dist li reis :       sur le     m2 &nbs bien sûrla       s̵ la parol

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Marché ou souk ou galerie ouverte aux odeurs marines, frémissant de murmures, de cris, aux débordements contrôlés, comme pulsant, et mêlant tapis et nattes, chèvres et chameaux, légers étalages d’un urbanisme aérien peuplant, l’espace d’une matinée, une place habituellement douce, accueuillante à la timidité des pas, charretons ornés de poireaux à l’ordonnancement strict et impudique, dont le parfum, discrètement aigu, se heurte à l’odeur plus lourde de choux hébétés, appelle l’oignon secret, la cébette insolente, couvre laitues, frisées, scaroles et chicorées, soumises et légères, tendresses empilées ; cageots que d’énigmatiques oranges et des pommes stupides comblent, que gavent les poires ironiques et le raisin royal, cagettes entassées en des postures dérisoires ou tragiques, simples et ternes vaisseaux délaissés, étranges vides à claires-voies, sacs froissant des noix, nids protégeant les figues sèches, piles ou bassines capiteuses noyées d’olives, de piments ou poivrons, fumet de la pissaladière et de la socca, lupini e rigolizzie, bâtons de réglisse penchés sur l’eau des lupins, cacio e ricotta, polli, anatre, uova freche, tomates, oeufs, pommodori, pommidori ! pommidori ! Aoo !! Pommidoooori ! Che li vò ? Quanti ne vò ? Ma che ci ha ? Che n’te sembrano frischi sti pommidori ?Ma vè quà, bella, viens ici ma belle, viens, che te li faccio vede io te li faccio vede ! Elles le sont pas fraîches mes tomates ?Pas fraîches ? Viens voir ma belle ! Viens voir ! Guardate, guardate, signora, che gli va proprio bene ; si, si, ma che bel signorino ! Che bello ! Che be putlein ! Guardè mo che, ragasseli, che bel’ omat’ ! Et c’était bien agréable la flatterie commerciale qui vous admirait, vous considérait avec cette flamme dans l’oeil et dans la voix, savait vous grandir d’un coup. Ma si, signora, si, questa è qualità.Et il est vraisemblable que c’était de la vrai et bonne qualité. Tocchè mo chè coma l’è... Si, si, toccate ! toccate ! Non è mica disturbo, nò ! Che n’so firmi sti pommidori ? Continuait à s’indigner la marchande de légumes : comment pouvait-on seulement imaginer que ses tomates n’étaient pas fermes ! Calle, calle ! Calle, calle a ‘n soooldo !s’époumonne la petite morte dans mon souvenir ! et elle tend à Marguerite Yourcenar une pleine louche de petits escargots blancs ébouillantés ! A signora, che non le vò se calle calle ? E damme un soldo allora, dammelo, sù ! Un sou ! Un sou ! Madama ! Damme un sou ! A sù, domenicucciooo, dammene ‘n pò, sù, annaaamo ! A beeellaaa ! Aaa venim a vedeeee !

Et ces cris des marchés sont une musique première, un choeur soumis aux aléas des rencontres et du vent, qui croise les voix et les vies sous le grand drapé du ciel... Callararu ! Callararu ! entame en voix de basse l’étameur ambuleur ! Vitrille ! Vitriiiie ! Le cri désespéré du vitrier lui brise la gorge et lui tord le cou ! Venez ma belle, venez ! Regardez-moi ça si c’est pas beau !

La foule est un choeur, elle est corps de ballet à la danse hésitante, aux postures inattendues, les mains se tendent en envols gracieux, nerveux. Il est beau mon rouget ! Il est beau, Madame ! péché de ce matin, Madame ! Venez ma belle, venez !

Caresses de l’air, lente promenade, voyages (Notre navire, au plus une grande barque, cabotant le plus possible, de terre connue en terre connue, quel’on sait accueillantes, et soudain, en haute mer perdu (et si d’autres l’ont sillonnée, il n’en reste plus trace, pas même le souvenir, ni l’écho, ni les mots : ler est oubli), et si encore il y avait eu des vents tourmentés, rugissant balayant renversant, si nous avions pu lutter contre des déchaînements ! Mais la mer étale ! Son silence brumeux où s’étouffent les voix, où les corps ne sont plus que silhouettes fondant, aux gestes ralentis par le poids du halo qui s’accroche à eux) peuple badaud des marchés, tendu pour l’échange, aux regards pesants, aux gestes critiques, peuple commerçant qui, du geste et du regard, fait danser les objets.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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