BRIBES EN LIGNE
essai de nécrologie, portrait. 1255 : dans les rêves de la de prime abord, il rien n’est là, c’est le sable et   en grec, morías deuxième approche de pour le prochain basilic, (la suite du blasphème de pas facile d’ajuster le agnus dei qui tollis peccata en ceste tere ad estet ja       glouss nu(e), comme son nom il n’y a pas de plus carles respunt :     "       au       descen et c’était dans attelage ii est une œuvre vertige. une distance pour jacky coville guetteurs beaucoup de merveilles dans ma gorge travail de tissage, dans       la merci à marc alpozzo le franchissement des  avec « a la       jonath suite de lentement, josué dentelle : il avait dorothée vint au monde   d’un coté,     pluie du   pour le prochain il en est des noms comme du i en voyant la masse aux autre citation"voui approche d’une    tu sais autres litanies du saint nom dimanche 18 avril 2010 nous mieux valait découper   on n’est       force dernier vers aoi       cerisi  on peut passer une vie deux mille ans nous des voiles de longs cheveux       entre (ma gorge est une certains prétendent si tu es étudiant en pure forme, belle muette,     surgi à propos des grands passet li jurz, la noit est       je première       &eacut bruno mendonça       la traquer ainsi va le travail de qui À la loupe, il observa o tendresses ô mes depuis ce jour, le site descendre à pigalle, se quant carles oït la c’est pour moi le premier nous viendrons nous masser laure et pétrarque comme de mes deux mains toutes sortes de papiers, sur mi viene in mentemi mult ben i fierent franceis e       le "nice, nouvel éloge de la ouverture de l’espace station 5 : comment       la au programme des actions nous lirons deux extraits de al matin, quant primes pert         or dernier vers aoi   la littérature de       ( une errance de pour robert       jardin  “la signification a supposer quece monde tienne       la il y a des objets qui ont la antoine simon 24 huit c’est encore à     un mois sans (À l’église  “... parler une légendes de michel j’ai donc dernier vers aoi   je ne saurais dire avec assez la mort, l’ultime port, r.m.a toi le don des cris qui attendre. mot terrible. c’est parfois un pays quand les eaux et les terres       longte       nuage rêves de josué, je t’enlace gargouille       aux aux george(s) (s est la carissimo ulisse,torna a errer est notre lot, madame, antoine simon 14 tes chaussures au bas de       vu exode, 16, 1-5 toute jouer sur tous les tableaux deuxième essai et  riche de mes "mais qui lit encore le       le madame est toute clers est li jurz et li       ton   tout est toujours en accorde ton désir à ta 5) triptyque marocain depuis le 20 juillet, bribes       en jamais je n’aurais etait-ce le souvenir envoi du bulletin de bribes tu le sais bien. luc ne     le cygne sur normalement, la rubrique dans le monde de cette       pourqu il avait accepté       le antoine simon 31 0 false 21 18 a grant dulur tendrai puis toi, mésange à  l’exposition  bientôt, aucune amarre la cité de la musique     cet arbre que   un vendredi et que dire de la grâce assise par accroc au bord de lancinant ô lancinant   3   

les guetter cette chose pour gilbert dans ce pays ma mère voile de nuità la eurydice toujours nue à villa arson, nice, du 17 g. duchêne, écriture le 7) porte-fenêtre 0 false 21 18 madame est une régine robin,       embarq encore une citation“tu je rêve aux gorges dernier vers aoi sur l’erbe verte si est vedo la luna vedo le ainsi alfred… mille fardeaux, mille temps de pierres dans la  hors du corps pas       fleur ma voix n’est plus que       maquis pour jean-marie simon et sa premier essai c’est       quand il faut aller voir poème pour a christiane   j’ai souvent alocco en patchworck ©       montag sur la toile de renoir, les dire que le livre est une       sur nous avons affaire à de li emperere s’est f les rêves de       ...mai la danse de "ah ! mon doux pays, dans le patriote du 16 mars il semble possible antoine simon 27 0 false 21 18 le bulletin de "bribes       apr&eg on cheval à propos “la la pureté de la survie. nul coupé en deux quand       au il arriva que avez-vous vu     hélas,       midi buttati ! guarda&nbs attendre. mot terrible. "moi, esclave" a f le feu m’a       la       dans   je n’ai jamais       journ&     l’é je ne sais pas si pour julius baltazar 1 le  pour le dernier jour quelques textes   (dans le pour ma quatre si la mer s’est dernier vers aoi in the country       marche f tous les feux se sont la vie est ce bruissement pour alain borer le 26       &agrav constellations et à la bonne mon travail est une bel équilibre et sa l’erbe del camp, ki dans le pain brisé son  la toile couvre les je ne peins pas avec quoi, pour mon épouse nicole       qui et te voici humanité       grappe antoine simon 13  c’était  de même que les   l’oeuvre vit son 1.- les rêves de pour qui veut se faire une on peut croire que martine antoine simon 16 coupé le sonà c’est ici, me chaque automne les       voyage ce monde est semé a toi le don des cris qui je dors d’un sommeil de cet article est paru dans le  je signerai mon dernier vers aoi un jour nous avons       la       voyage présentation du ecrire les couleurs du monde que d’heures       l̵       m&eacu tout le problème chaque jour est un appel, une gardien de phare à vie, au pas une année sans évoquer le recueil de textes moisissures mousses lichens      &       & la tentation du survol, à       sur       juin  tu vois im font chier le "patriote",   adagio   je je découvre avant toi il existe deux saints portant dernier vers aoi et si tu dois apprendre à a dix sept ans, je ne savais ce n’est pas aux choses nous dirons donc   est-ce que       la iloec endreit remeint li os abu zayd me déplait. pas     m2 &nbs un besoin de couper comme de le soleil n’est pas le nécessaire non au lecteur voici le premier art jonction semble enfin  “comment    seule au       il       le a l’aube des apaches, antoine simon 29 les avenues de ce pays       &agrav       " derniers vers sun destre antoine simon 22 je n’hésiterai (de)lecta lucta   dernier vers aoi       va ce pays que je dis est le 26 août 1887, depuis le lourd travail des meules comment entrer dans une antoine simon 3 outre la poursuite de la mise pour daniel farioli poussant       un madame chrysalide fileuse   iv    vers sous la pression des       le       dans dernier vers aoi ce paysage que tu contemplais tous ces charlatans qui noble folie de josué,   pour adèle et " je suis un écorché vif. j’ai ajouté à sylvie dans ce périlleux l’illusion d’une       soleil       un dernier vers aoi station 7 : as-tu vu judas se inoubliables, les la vie humble chez les je déambule et suis       p&eacu  hier, 17 quelque chose  le "musée (vois-tu, sancho, je suis     à juste un introibo ad altare l’art n’existe genre des motsmauvais genre  martin miguel vient premier vers aoi dernier je reviens sur des a propos d’une       au vous avez s’ouvre la 1. il se trouve que je suis  un livre écrit c’est une sorte de deux nouveauté,  référencem vous êtes pour m.b. quand je me heurte       &agrav ici. les oiseaux y ont fait franchement, pensait le chef, une fois entré dans la raphaël de la  tu ne renonceras pas. la rencontre d’une dernier vers aoi       é sixième dernier vers aoi on trouvera la video lorsque martine orsoni la parol

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Marché ou souk ou galerie ouverte aux odeurs marines, frémissant de murmures, de cris, aux débordements contrôlés, comme pulsant, et mêlant tapis et nattes, chèvres et chameaux, légers étalages d’un urbanisme aérien peuplant, l’espace d’une matinée, une place habituellement douce, accueuillante à la timidité des pas, charretons ornés de poireaux à l’ordonnancement strict et impudique, dont le parfum, discrètement aigu, se heurte à l’odeur plus lourde de choux hébétés, appelle l’oignon secret, la cébette insolente, couvre laitues, frisées, scaroles et chicorées, soumises et légères, tendresses empilées ; cageots que d’énigmatiques oranges et des pommes stupides comblent, que gavent les poires ironiques et le raisin royal, cagettes entassées en des postures dérisoires ou tragiques, simples et ternes vaisseaux délaissés, étranges vides à claires-voies, sacs froissant des noix, nids protégeant les figues sèches, piles ou bassines capiteuses noyées d’olives, de piments ou poivrons, fumet de la pissaladière et de la socca, lupini e rigolizzie, bâtons de réglisse penchés sur l’eau des lupins, cacio e ricotta, polli, anatre, uova freche, tomates, oeufs, pommodori, pommidori ! pommidori ! Aoo !! Pommidoooori ! Che li vò ? Quanti ne vò ? Ma che ci ha ? Che n’te sembrano frischi sti pommidori ?Ma vè quà, bella, viens ici ma belle, viens, che te li faccio vede io te li faccio vede ! Elles le sont pas fraîches mes tomates ?Pas fraîches ? Viens voir ma belle ! Viens voir ! Guardate, guardate, signora, che gli va proprio bene ; si, si, ma che bel signorino ! Che bello ! Che be putlein ! Guardè mo che, ragasseli, che bel’ omat’ ! Et c’était bien agréable la flatterie commerciale qui vous admirait, vous considérait avec cette flamme dans l’oeil et dans la voix, savait vous grandir d’un coup. Ma si, signora, si, questa è qualità.Et il est vraisemblable que c’était de la vrai et bonne qualité. Tocchè mo chè coma l’è... Si, si, toccate ! toccate ! Non è mica disturbo, nò ! Che n’so firmi sti pommidori ? Continuait à s’indigner la marchande de légumes : comment pouvait-on seulement imaginer que ses tomates n’étaient pas fermes ! Calle, calle ! Calle, calle a ‘n soooldo !s’époumonne la petite morte dans mon souvenir ! et elle tend à Marguerite Yourcenar une pleine louche de petits escargots blancs ébouillantés ! A signora, che non le vò se calle calle ? E damme un soldo allora, dammelo, sù ! Un sou ! Un sou ! Madama ! Damme un sou ! A sù, domenicucciooo, dammene ‘n pò, sù, annaaamo ! A beeellaaa ! Aaa venim a vedeeee !

Et ces cris des marchés sont une musique première, un choeur soumis aux aléas des rencontres et du vent, qui croise les voix et les vies sous le grand drapé du ciel... Callararu ! Callararu ! entame en voix de basse l’étameur ambuleur ! Vitrille ! Vitriiiie ! Le cri désespéré du vitrier lui brise la gorge et lui tord le cou ! Venez ma belle, venez ! Regardez-moi ça si c’est pas beau !

La foule est un choeur, elle est corps de ballet à la danse hésitante, aux postures inattendues, les mains se tendent en envols gracieux, nerveux. Il est beau mon rouget ! Il est beau, Madame ! péché de ce matin, Madame ! Venez ma belle, venez !

Caresses de l’air, lente promenade, voyages (Notre navire, au plus une grande barque, cabotant le plus possible, de terre connue en terre connue, quel’on sait accueillantes, et soudain, en haute mer perdu (et si d’autres l’ont sillonnée, il n’en reste plus trace, pas même le souvenir, ni l’écho, ni les mots : ler est oubli), et si encore il y avait eu des vents tourmentés, rugissant balayant renversant, si nous avions pu lutter contre des déchaînements ! Mais la mer étale ! Son silence brumeux où s’étouffent les voix, où les corps ne sont plus que silhouettes fondant, aux gestes ralentis par le poids du halo qui s’accroche à eux) peuple badaud des marchés, tendu pour l’échange, aux regards pesants, aux gestes critiques, peuple commerçant qui, du geste et du regard, fait danser les objets.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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