BRIBES EN LIGNE
rien n’est plus ardu dentelle : il avait bientôt, aucune amarre au seuil de l’atelier       au après la lecture de       sur pour yves et pierre poher et passet li jurz, si turnet a ce monde est semé le scribe ne retient je ne peins pas avec quoi,       la ce jamais je n’aurais morz est rollant, deus en ad   je n’ai jamais       dans quand nous rejoignons, en granz est li calz, si se   le texte suivant a quand sur vos visages les       apr&eg       arauca je sais, un monde se dans l’innocence des sequence 6   le le tissu d’acier "ah ! mon doux pays, a claude b.   comme ce jour là, je pouvais       nuage nous viendrons nous masser la danse de dans les hautes herbes f tous les feux se sont les premières hans freibach : madame, on ne la voit jamais ses mains aussi étaient travail de tissage, dans présentation du ce qu’un paysage peut j’ai longtemps ainsi va le travail de qui       gentil       fourmi légendes de michel issent de mer, venent as petites proses sur terre depuis le 20 juillet, bribes et ces antoine simon 29 je crie la rue mue douleur  pour de langues de plomba la trois tentatives desesperees     pluie du au matin du tous feux éteints. des nice, le 30 juin 2000       la ...et poème pour (vois-tu, sancho, je suis       et       é mieux valait découper       la antoine simon 21 le nécessaire non antoine simon 27 ecrire les couleurs du monde agnus dei qui tollis peccata aux george(s) (s est la nous dirons donc normal 0 21 false fal poussées par les vagues       une       je antoine simon 32  “s’ouvre       la janvier 2002 .traverse clere est la noit e la f le feu s’est napolì napolì dans le pays dont je vous   le 10 décembre   que signifie       bonheu cinquième essai tout reprise du site avec la Éléments - le travail de bernard vous êtes deuxième apparition de dernier vers aoi       " granz fut li colps, li dux en pour daniel farioli poussant    tu sais (josué avait lentement marché ou souk ou et…  dits de       le il est le jongleur de lui tendresses ô mes envols pour ma     les fleurs du seul dans la rue je ris la       dans  le "musée dernier vers aoi macles et roulis photo 1       voyage glaciation entre rêve, cauchemar, station 3 encore il parle l’erbe del camp, ki les installations souvent,       jonath archipel shopping, la  les éditions de vous dites : "un l’impossible « pouvez-vous station 5 : comment madame des forêts de       p&eacu sors de mon territoire. fais       enfant       entre « e ! malvais cette machine entre mes pas une année sans évoquer des quatre archanges que       &agrav le lent déferlement et ma foi, titrer "claude viallat, dieu faisait silence, mais       &n       dans la chaude caresse de le franchissement des deuxième apparition temps de pierres       journ& pour jean-marie simon et sa       montag       st dernier vers aoi         apparu vous deux, c’est joie et mes pensées restent dans le monde de cette le numéro exceptionnel de frères et dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis je me souviens de préparation des l’heure de la ils avaient si longtemps, si aucun hasard si se toi, mésange à     dans la ruela de la       " non... non... je vous assure, (de)lecta lucta   douze (se fait terre se pure forme, belle muette, halt sunt li pui e mult halt accorde ton désir à ta       la pie le ciel est clair au travers chairs à vif paumes  dernier salut au   ces sec erv vre ile  hier, 17 le corps encaisse comme il À perte de vue, la houle des le galop du poème me f le feu s’est dernier vers aoi antoine simon 5  hors du corps pas       object il ne reste plus que le antoine simon 31 dernier vers s’il       l̵ grant est la plaigne e large la terre a souvent tremblé attelage ii est une œuvre générations vedo la luna vedo le encore une citation“tu       &n un homme dans la rue se prend "pour tes tout en vérifiant ma mémoire ne peut me a propos de quatre oeuvres de       o         or le coeur du sixième sixième deuxième suite zacinto dove giacque il mio l’existence n’est       allong       les le temps passe dans la carles li reis en ad prise sa envoi du bulletin de bribes les plus terribles       assis       deux pas de pluie pour venir dernier vers aoi       quand dans les horizons de boue, de       dans les plus vieilles pour nicolas lavarenne ma je désire un livre grand format en trois etudiant à sept (forces cachées qui lentement, josué       et tu de toutes les je m’étonne toujours de la un soir à paris au à la bonne et il parlait ainsi dans la       pass&e ouverture de l’espace troisième essai et antoine simon 22 folie de josuétout est 1-nous sommes dehors. ce qui fascine chez (elle entretenait madame porte à     son le soleil n’est pas       au       aujour  on peut passer une vie toute trace fait sens. que j’oublie souvent et autre petite voix de sorte que bientôt bribes en ligne a quel ennui, mortel pour dernier vers aoi station 7 : as-tu vu judas se maintenant il connaît le f les rêves de ki mult est las, il se dort arbre épanoui au ciel     au couchant       dans antoine simon 12 nous savons tous, ici, que antoine simon 19     extraire " je suis un écorché vif. couleur qui ne masque pas dessiner les choses banales       pour il ne sait rien qui ne va iloec endreit remeint li os d’abord l’échange des       bonhe quelque chose "ces deux là se chaque automne les       " dernier vers aoi vertige. une distance fontelucco, 6 juillet 2000 à cri et à li emperere par sa grant j’entends sonner les "mais qui lit encore le  au travers de toi je je suis et si tu dois apprendre à dernier vers aoi mais non, mais non, tu le ciel de ce pays est tout ecrire sur dernier vers aoi le "patriote", elle ose à peine       les la mort d’un oiseau. samuelchapitre 16, versets 1 carissimo ulisse,torna a de mes deux mains       la pierre ciel  tu vois im font chier quand les eaux et les terres       la toutefois je m’estimais c’est la distance entre  tu ne renonceras pas. 1 au retour au moment spectacle de josué dit si elle est belle ? je voudrais je vous tous ces charlatans qui       en à propos des grands normalement, la rubrique       le tes chaussures au bas de j’ai changé le pour rêves de josué, premier essai c’est pour maguy giraud et nous avons affaire à de g. duchêne, écriture le genre des motsmauvais genre deuxième chaises, tables, verres, pour andré c’est un peu comme si, c’est pour moi le premier     m2 &nbs 1.- les rêves de je dors d’un sommeil de carissimo ulisse,torna a régine robin,       aux antoine simon 9       au madame, vous débusquez       la  ce mois ci : sub un tunnel sans fin et, à cet article est paru dans le cinq madame aux yeux   la production je suis bien dans il faut aller voir mougins. décembre autre citation il n’était qu’un dernier vers que mort a la libération, les     du faucon de prime abord, il la vie est ce bruissement À l’occasion de       sur il n’est pire enfer que       le       &ccedi "le renard connaît la galerie chave qui       jardin giovanni rubino dit  “la signification       voyage et c’était dans       juin dans un coin de nice, allons fouiller ce triangle le texte qui suit est, bien de soie les draps, de soie le bulletin de "bribes ainsi fut pétrarque dans À max charvolen et       pass&e derniers dorothée vint au monde ] heureux l’homme       ce antoine simon 23       maquis       chaque 0 false 21 18 les avenues de ce pays la parol

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Marché ou souk ou galerie ouverte aux odeurs marines, frémissant de murmures, de cris, aux débordements contrôlés, comme pulsant, et mêlant tapis et nattes, chèvres et chameaux, légers étalages d’un urbanisme aérien peuplant, l’espace d’une matinée, une place habituellement douce, accueuillante à la timidité des pas, charretons ornés de poireaux à l’ordonnancement strict et impudique, dont le parfum, discrètement aigu, se heurte à l’odeur plus lourde de choux hébétés, appelle l’oignon secret, la cébette insolente, couvre laitues, frisées, scaroles et chicorées, soumises et légères, tendresses empilées ; cageots que d’énigmatiques oranges et des pommes stupides comblent, que gavent les poires ironiques et le raisin royal, cagettes entassées en des postures dérisoires ou tragiques, simples et ternes vaisseaux délaissés, étranges vides à claires-voies, sacs froissant des noix, nids protégeant les figues sèches, piles ou bassines capiteuses noyées d’olives, de piments ou poivrons, fumet de la pissaladière et de la socca, lupini e rigolizzie, bâtons de réglisse penchés sur l’eau des lupins, cacio e ricotta, polli, anatre, uova freche, tomates, oeufs, pommodori, pommidori ! pommidori ! Aoo !! Pommidoooori ! Che li vò ? Quanti ne vò ? Ma che ci ha ? Che n’te sembrano frischi sti pommidori ?Ma vè quà, bella, viens ici ma belle, viens, che te li faccio vede io te li faccio vede ! Elles le sont pas fraîches mes tomates ?Pas fraîches ? Viens voir ma belle ! Viens voir ! Guardate, guardate, signora, che gli va proprio bene ; si, si, ma che bel signorino ! Che bello ! Che be putlein ! Guardè mo che, ragasseli, che bel’ omat’ ! Et c’était bien agréable la flatterie commerciale qui vous admirait, vous considérait avec cette flamme dans l’oeil et dans la voix, savait vous grandir d’un coup. Ma si, signora, si, questa è qualità.Et il est vraisemblable que c’était de la vrai et bonne qualité. Tocchè mo chè coma l’è... Si, si, toccate ! toccate ! Non è mica disturbo, nò ! Che n’so firmi sti pommidori ? Continuait à s’indigner la marchande de légumes : comment pouvait-on seulement imaginer que ses tomates n’étaient pas fermes ! Calle, calle ! Calle, calle a ‘n soooldo !s’époumonne la petite morte dans mon souvenir ! et elle tend à Marguerite Yourcenar une pleine louche de petits escargots blancs ébouillantés ! A signora, che non le vò se calle calle ? E damme un soldo allora, dammelo, sù ! Un sou ! Un sou ! Madama ! Damme un sou ! A sù, domenicucciooo, dammene ‘n pò, sù, annaaamo ! A beeellaaa ! Aaa venim a vedeeee !

Et ces cris des marchés sont une musique première, un choeur soumis aux aléas des rencontres et du vent, qui croise les voix et les vies sous le grand drapé du ciel... Callararu ! Callararu ! entame en voix de basse l’étameur ambuleur ! Vitrille ! Vitriiiie ! Le cri désespéré du vitrier lui brise la gorge et lui tord le cou ! Venez ma belle, venez ! Regardez-moi ça si c’est pas beau !

La foule est un choeur, elle est corps de ballet à la danse hésitante, aux postures inattendues, les mains se tendent en envols gracieux, nerveux. Il est beau mon rouget ! Il est beau, Madame ! péché de ce matin, Madame ! Venez ma belle, venez !

Caresses de l’air, lente promenade, voyages (Notre navire, au plus une grande barque, cabotant le plus possible, de terre connue en terre connue, quel’on sait accueillantes, et soudain, en haute mer perdu (et si d’autres l’ont sillonnée, il n’en reste plus trace, pas même le souvenir, ni l’écho, ni les mots : ler est oubli), et si encore il y avait eu des vents tourmentés, rugissant balayant renversant, si nous avions pu lutter contre des déchaînements ! Mais la mer étale ! Son silence brumeux où s’étouffent les voix, où les corps ne sont plus que silhouettes fondant, aux gestes ralentis par le poids du halo qui s’accroche à eux) peuple badaud des marchés, tendu pour l’échange, aux regards pesants, aux gestes critiques, peuple commerçant qui, du geste et du regard, fait danser les objets.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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