BRIBES EN LIGNE
0 false 21 18 au seuil de l’atelier des voiles de longs cheveux les dessins de martine orsoni nouvelles mises en références : xavier       &n dessiner les choses banales  pour le dernier jour les enseignants : merci à marc alpozzo   iv    vers pas même bribes en ligne a pas de pluie pour venir je ne sais pas si sur l’erbe verte si est dernier vers aoi pas facile d’ajuster le là, c’est le sable et       voyage sainte marie, dernier vers aoi i.- avaler l’art par douce est la terre aux yeux on trouvera la video antoine simon 3   adagio   je douze (se fait terre se       bonheu une autre approche de j’ai longtemps constellations et pour andré villers 1) tu le sais bien. luc ne       allong     [1]   pour jean le imagine que, dans la autre citation"voui non, björg, qu’est-ce qui est en     faisant la dans l’effilé de       l̵     surgi nu(e), comme son nom quatrième essai de exacerbé d’air       va les petites fleurs des       longte deuxième essai le c’est ici, me recleimet deu mult et combien v.- les amicales aventures du et il parlait ainsi dans la       dans « 8° de  tu ne renonceras pas. glaciation entre violette cachéeton carissimo ulisse,torna a    tu sais ce qui importe pour entr’els nen at ne pui  au mois de mars, 1166 station 7 : as-tu vu judas se       m&eacu       la présentation du frères et       les derniers vers sun destre       magnol       en vous deux, c’est joie et un tunnel sans fin et, à dernier vers aoi antoine simon 30       voyage macles et roulis photo 4       quinze    regardant r.m.a toi le don des cris qui antoine simon 26 le ciel est clair au travers       l̵      &  le livre, avec       sur dans un coin de nice, dans les horizons de boue, de ils avaient si longtemps, si napolì napolì       cerisi accoucher baragouiner       apr&eg jamais si entêtanteeurydice bernard dejonghe... depuis antoine simon 31 pas une année sans évoquer paien sunt morz, alquant toutefois je m’estimais f toutes mes voile de nuità la le plus insupportable chez   nous sommes réponse de michel "nice, nouvel éloge de la  les éditions de 1254 : naissance de    seule au démodocos... Ça a bien un l’impossible abu zayd me déplait. pas toute une faune timide veille  au travers de toi je tandis que dans la grande       au lentement, josué       le seins isabelle boizard 2005 vous avez (ô fleur de courge... on préparait il y a des objets qui ont la tout mon petit univers en       nuage       fleure       retour raphaël antoine simon 22 quand les mots ce monde est semé antoine simon 2 couleur qui ne masque pas j’ai ajouté 1 au retour au moment c’est pour moi le premier  les trois ensembles spectacle de josué dit inoubliables, les    au balcon je suis celle qui trompe le samedi 26 mars, à 15 il était question non       ruelle       " madame a des odeurs sauvages pour jean marie on croit souvent que le but je rêve aux gorges    il  “s’ouvre ] heureux l’homme il ne sait rien qui ne va six de l’espace urbain, ne faut-il pas vivre comme cet univers sans       le 0 false 21 18 a l’aube des apaches, où l’on revient pour julius baltazar 1 le "ces deux là se les textes mis en ligne       " pour philippe issent de mer, venent as madame est une torche. elle "mais qui lit encore le   je n’ai jamais l’heure de la       ce  dernier salut au madame aux rumeurs raphaËl dimanche 18 avril 2010 nous tendresses ô mes envols encore une citation“tu "moi, esclave" a c’est parfois un pays       entre tout est prêt en moi pour f j’ai voulu me pencher       deux       ...mai je t’enfourche ma la route de la soie, à pied, carissimo ulisse,torna a       la   (dans le (vois-tu, sancho, je suis il ne s’agit pas de paysage de ta tombe  et       " vos estes proz e vostre des quatre archanges que À l’occasion de et  riche de mes       " reprise du site avec la     les provisions seul dans la rue je ris la le coeur du les routes de ce pays sont très saintes litanies  la lancinante autre citation       entre les doigts d’ombre de neige pure forme, belle muette,       maquis la mort d’un oiseau. les premières tu le saiset je le vois ouverture de l’espace quatrième essai rares attelage ii est une œuvre et que dire de la grâce apaches : 0 false 21 18 dernier vers aoi  je signerai mon  hors du corps pas    7 artistes et 1       dans quand vous serez tout       avant   maille 1 :que       sur premier essai c’est temps de pierres mesdames, messieurs, veuillez     rien   1) cette       &agrav marcel alocco a après la lecture de les dieux s’effacent polenta il existe deux saints portant       m̵ je m’étonne toujours de la la légende fleurie est       dans pour martine   un vendredi f le feu est venu,ardeur des passet li jurz, si turnet a f les rêves de « e ! malvais     &nbs voudrais je vous pierre ciel "la musique, c’est le o tendresses ô mes antoine simon 20   pour adèle et de mes deux mains la bouche pure souffrance giovanni rubino dit ce qui aide à pénétrer le     cet arbre que certains prétendent 1.- les rêves de station 4 : judas  normalement, la rubrique     son       longte     l’é traquer       la       &n       crabe-     au couchant antoine simon 13 dans le respect du cahier des       assis granz est li calz, si se carles li reis en ad prise sa dernier vers aoi l’instant criblé (À l’église       à ma chair n’est dernier vers aoi mais non, mais non, tu "l’art est-il       object les parents, l’ultime dans les écroulements exode, 16, 1-5 toute la pureté de la survie. nul le corps encaisse comme il madame est une deuxième apparition de alocco en patchworck © et si tu dois apprendre à c’est la distance entre antoine simon 32 outre la poursuite de la mise       jardin au labyrinthe des pleursils madame porte à viallat © le château de ecrire les couleurs du monde " je suis un écorché vif.       descen       le la rencontre d’une       qui fragilité humaine. ce qui fait tableau : ce nous avancions en bas de       marche       ( il n’était qu’un si, il y a longtemps, les la fraîcheur et la macles et roulis photo 6 tout en vérifiant saluer d’abord les plus     vers le soir   ces sec erv vre ile     oued coulant dernier vers aoi un jour, vous m’avez la terre nous       "     du faucon     depuis     dans la ruela À peine jetés dans le il y a dans ce pays des voies on cheval ce va et vient entre pour andrée montagnesde deuxième   pour le prochain       je avant dernier vers aoi rien n’est plus ardu pour mon épouse nicole à la bonne clere est la noit e la       le ici, les choses les plus "si elle est pour qui veut se faire une fin première   d’un coté,       j̵ 1 la confusion des je serai toujours attentif à sur la toile de renoir, les pour maguy giraud et       banlie 1) notre-dame au mur violet nice, le 18 novembre 2004 et que vous dire des       su "ah ! mon doux pays,       bonhe madame chrysalide fileuse       &agrav ce jour-là il lui c’est un peu comme si,       grappe       antoine simon 27 envoi du bulletin de bribes 10 vers la laisse ccxxxii juste un mot pour annoncer vous avez li emperere s’est f les marques de la mort sur le temps passe dans la dans les rêves de la     sur la pente ce qui fascine chez trois tentatives desesperees heureuse ruine, pensait errer est notre lot, madame, j’ai parlé le travail de bernard     un mois sans elle réalise des       pav&ea (la numérotation des "le renard connaît 5) triptyque marocain  zones gardées de travail de tissage, dans i en voyant la masse aux la parol

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Première publication : 17 décembre 2008

Clefs : "Je" , art


Je rêve aux gorges océanes, à des fusées sans lendemain, à la douceur des lampadaires, aux nuits sans ressources, aux cris qui creusent les poitrines. Tous mes rêves se sont enfouis dans des vestiges sans appel. Regard creux de qui n’entend rien à ce qu’on lui dit : on le regarde et on répète et on se dit que la redite est vaine que rien ne passera dans ce crâne épais derrière la barrière du regard. Il venait de poser le bras sur la platine ; le mécanisme s’est enclenché. Ce qui s’est passé ? L’envahissement de la pénombre. Il reste suspendu dans cet instant sans âge, définitivement happé, enveloppé, flottant dans les sonorités. Dans son souvenir, ni bonheur ni joie. Calme. Plénitude, si c’est la forme spirituelle de la satisfaction. Il avait déjà entendu cela, déjà vu la mélodie s’élever après trois hésitations. Déjà écouté, aimé le rythme tendu du deuxième mouvement, le palabre des instruments, déjà éprouvé ce désir de se laisser aller aux vagues sonores, sans appui. Sans objet. Déjà surpris la façon dont ses yeux oubliaient murs et mobilier pour ne plus fixer qu’un horizon indécis, bougeant sur le rythme sans y prendre garde comme si la ligne mélodique était dessin transparent dans l’espace. Il avait connu tout cela. Mais l’irruption de la musique dans le moindre recoin de ce qui le faisait lui ! Ce saisissement dont l’origine était dehors et qui semblait en même temps remonter du plus intime de lui-même. C’était la forme sans cesse fuyante que prenaient les modulations des vibrations de ses yeux, de ses bras, de ses muscles, de ses os, ses rêves, ses désirs, sa soif et son assouvissement, la caresse rapprochée d’un envol de moineaux dans le froufrou de ses poumons, incapable de rien faire d’autre que de s’accrocher à ce mât parmi les flots, toute action suspendue, à n’être plus que chose roulée de sphère en sphère si réduit que soit le lieu de l’écoute. Il devait à la musique ces moments d’abandon paradoxal qui font perdre la conscience de respirer, on dit : "qui coupent le souffle". Et elle dansait sans fatigue, déployait la foule de ses bras en ailes souples, soulevée, aérienne, d’un pied sur l’autre, de gauche à droite, d’avant en arrière, la tête le plus souvent droite, parfois dodelinant en rythme, virevoltant, s’envolant, littéralement sans cavalier (qui aurait pu la suivre ?) elle inscrivait dans l’espace de son corps entier tendu l’incarnation de toute la musique. Sans être vraiment un piètre danseur, je n’avais jamais eu cette fibre, je n’avais jamais été capable de cette insouciance, cet abandon, cet oubli. J’entrai pourtant dans la danse. AOI

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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