BRIBES EN LIGNE
dernier vers aoi de pa(i)smeisuns en est venuz pour egidio fiorin des mots       grimpa antoine simon 9 de soie les draps, de soie       l̵ accoucher baragouiner du fond des cours et des       sur le « voici ce texte m’a été       aux ço dist li reis : glaciation entre       pass&e temps de bitume en fusion sur dans le pain brisé son    de femme liseuse pour nicolas lavarenne ma f les rêves de   3   

les       six béatrice machet vient de f qu’il vienne, le feu       " mougins. décembre et tout avait     au couchant une fois entré dans la dernier vers aoi       l̵ l’illusion d’une c’est une sorte de dernier vers aoi de prime abord, il    seule au etait-ce le souvenir f dans le sourd chatoiement       deux 5) triptyque marocain descendre à pigalle, se       et tu un besoin de couper comme de       soleil dernier vers aoi       rampan mouans sartoux. traverse de je ne saurais dire avec assez on a cru à antoine simon 5 raphaël (en regardant un dessin de et ces il aurait voulu être antoine simon 14 se placer sous le signe de       le dernier vers aoi les dernières ce qui fait tableau : ce madame est une  au mois de mars, 1166 dernier vers aoi     quand exode, 16, 1-5 toute       un   si vous souhaitez       les il semble possible macles et roulis photo       st       vu ce va et vient entre ki mult est las, il se dort les doigts d’ombre de neige vertige. une distance un jour, vous m’avez       voyage À max charvolen et       voici des œuvres qui, le on croit souvent que le but d’un bout à aux barrières des octrois morz est rollant, deus en ad pour le prochain basilic, (la       apr&eg temps de cendre de deuil de (josué avait sables mes parolesvous et combien quatrième essai de c’est la peur qui fait les routes de ce pays sont dernier vers aoi nous savons tous, ici, que pour philippe    en  “s’ouvre j’ai perdu mon pour andré le ciel est clair au travers 1 au retour au moment    7 artistes et 1 quelque temps plus tard, de ce monde est semé deux ce travail vous est carissimo ulisse,torna a       m&eacu …presque vingt ans plus       quand exacerbé d’air antoine simon 11     un mois sans       dans epuisement de la salle, le temps passe si vite,  dans le livre, le les parents, l’ultime troisième essai et le proche et le lointain ainsi fut pétrarque dans j’aime chez pierre le tissu d’acier       dans rien n’est il existe deux saints portant très malheureux... lorsque martine orsoni a ma mère, femme parmi le "patriote", le geste de l’ancienne,       longte laure et pétrarque comme antoine simon 28 ce qu’un paysage peut autre citation"voui sixième cyclades, iii° ma voix n’est plus que hans freibach :       dans marcel alocco a pour jean marie le 26 août 1887, depuis       sur  référencem station 7 : as-tu vu judas se rêves de josué, je ne peins pas avec quoi, dans le train premier quatrième essai de madame aux rumeurs l’appel tonitruant du     après poussées par les vagues       &agrav martin miguel art et 0 false 21 18 le grand combat : au commencement était       nuage petites proses sur terre et…  dits de polenta il n’était qu’un comment entrer dans une ouverture de l’espace "l’art est-il une errance de comme c’est il ne sait rien qui ne va       m̵ madame, vous débusquez sors de mon territoire. fais neuf j’implore en vain       la       une c’est la chair pourtant ce texte se présente pour robert envoi du bulletin de bribes recleimet deu mult antoine simon 21 tu le saiset je le vois       allong j’entends sonner les deux ajouts ces derniers quand c’est le vent qui       glouss quant carles oït la       au  les éditions de dans les carnets       &agrav       l̵ une il faut dire les     chant de attendre. mot terrible. moisissures mousses lichens       arauca dix l’espace ouvert au       l̵ paroles de chamantu       la       j̵ ma chair n’est lorsqu’on connaît une le galop du poème me l’ami michel rita est trois fois humble. l’erbe del camp, ki vedo la luna vedo le       les       fleur l’homme est ( ce texte a 10 vers la laisse ccxxxii le nécessaire non on cheval "tu sais ce que c’est prenez vos casseroles et le glacis de la mort f tous les feux se sont travail de tissage, dans le lourd travail des meules « amis rollant, de ils s’étaient antoine simon 30 pas une année sans évoquer il y a tant de saints sur écrirecomme on se  les premières marché ou souk ou pour martin spectacle de josué dit mise en ligne d’un dernier vers s’il madame est la reine des le pendu immense est le théâtre et passet li jurz, la noit est je t’enfourche ma rêve, cauchemar, toutes ces pages de nos tous feux éteints. des je t’enlace gargouille tout est prêt en moi pour rimbaud a donc certains soirs, quand je est-ce parce que, petit, on       au art jonction semble enfin constellations et       neige la mastication des a la fin il ne resta que mise en ligne f toutes mes ecrire sur toi, mésange à l’instant criblé (ô fleur de courge... il n’est pire enfer que attelage ii est une œuvre je découvre avant toi la galerie chave qui equitable un besoin sonnerait 0 false 21 18 aux george(s) (s est la quai des chargeurs de       neige maintenant il connaît le au lecteur voici le premier leonardo rosa  le livre, avec bien sûrla       retour l’impossible carles li reis en ad prise sa pour julius baltazar 1 le       un couleur qui ne masque pas ...et poème pour  tu ne renonceras pas.       enfant antoine simon 23 « e ! malvais l’attente, le fruit violette cachéeton j’ai ajouté ensevelie de silence, (ma gorge est une très saintes litanies le soleil n’est pas       nuage d’ eurydice ou bien de le temps passe dans la pour michèle gazier 1       soleil     chambre antoine simon 25 ses mains aussi étaient "nice, nouvel éloge de la       &agrav suite de je sais, un monde se reprise du site avec la elle ose à peine 1. il se trouve que je suis ce n’est pas aux choses sur l’erbe verte si est       en un à cri et à un titre : il infuse sa décembre 2001. carmelo arden quin est une charogne sur le seuilce qui depuis le 20 juillet, bribes À perte de vue, la houle des   (à je désire un nécrologie la fonction, clquez sur bruno mendonça dernier vers aoi mille fardeaux, mille     extraire   (dans le dernier vers aoi   le texte suivant a       le dans les rêves de la pour mon épouse nicole poème pour       " les grands dans les hautes herbes et que dire de la grâce       ce s’ouvre la a claude b.   comme errer est notre lot, madame,       en dernier vers aoi         dans dans les horizons de boue, de mais non, mais non, tu le scribe ne retient nu(e), comme son nom seul dans la rue je ris la dernier vers aoi clers fut li jurz e li       reine       aujour les installations souvent, dernier vers aoi       bruyan pour martine, coline et laure       pav&ea la légende fleurie est pure forme, belle muette,   la production halt sunt li pui e mult halt "je me tais. pour taire.  le "musée toulon, samedi 9 temps où le sang se et il parlait ainsi dans la « 8° de c’est un peu comme si, ils sortent générations   la baie des anges       la c’était une dernier vers aoi ma voix n’est plus que  “comment     vers le soir       je f les feux m’ont quand nous rejoignons, en et si tu dois apprendre à en introduction à   jn 2,1-12 : sequence 6   le     oued coulant  tous ces chardonnerets       chaque le travail de bernard la parol

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Première publication : 17 décembre 2008



"Je me tais. Pour taire. Tout ce que je fais taire en moi. Tout ce que je tais de moi. Je suis tu".
Je n’ai pas vu mourir mon arrière grand-mère. Elle avait été mon Jacques de Varazze, bien qu’elle ne m’ait jamais parlé de lui, et que je doute qu’elle ait même connu son existence. Je ne l’ai pas vue mourir. C’était un matin de juillet. On me dit que qu’elle mourut ses ablutions faites, alors qu’elle était assise à la grande table de la cuisine. Morte comme on s’assoupit. Sans bruit. Je ne sais plus où j’étais alors. Je me souviens seulement de l’avoir vue étendue sur le petit canapé où elle m’obligeait, enfant, à faire un semblant de sieste, près du vaisselier en poirier façonné par mon arrière grand père. Les deuils des villages italiens sont bruyants et spectaculaires. Et j’éprouvais plus d’étonnement que de honte de ne pas me mêler aux pleurs et de ne ressentir aucune des émotions dont on dit qu’elles sont liées à la mort des proches, tristesse, angoisse, désespoir. Pas même une larme. Marie Louise venait de rendre au monde un peu de son équilibre et je savais, pour l’avoir appris d’elle, qu’elle ne disparaissait pas vraiment et même qu’il me restait, accrochée aux choses qu’elle avait touchée, comme elle retrouvait la geste, la main, la chaleur d’Ephraïm, dans le bois du vaisselier ou dans la forme du mortier où les poules allaient picorer l’eau, une part d’elle qui durerait encore après ma propre mort. Je ne sais plus qui m’a aidé à soulever le corps fragile, léger, aérien, et comme encore habité, pour le mettre en bière. Je ne pensais qu’à elle, lui parlant comme si, vraiment, je ne devais plus jamais la revoir et comme si, inerte et absente à mes yeux, elle ne pouvait que demeurer là toujours. Je lui parlais comme j’avais vu elle-même le faire avec ses morts, mais dans le silence et le dedans de moi, sans me mêler aux lamentations et sans les entendre, moi qui ne l’avais jamais entendu se lamenter. Je lui parlais pour laisser sourdre et se répandre encore entre nous les eaux intimes de l’affection comme si je craignais que la source pût s’en tarir, et lui laissais le temps de répondre, de laisser, entre mes mots, se glisser ses phrases dans la douce rugosité dialectale qui écrasait les voyelles er faisait se heurter les consonnes et que je répétais souvent ravi et amusé, les mots d’une langue resserrée, roulant graviers et galets, criblée de sables et diluant les boues, une langue qui ne cherchait pas à séduire et consoler parce que nous n’avions pas besoin d’être consolés dans ce dialogue entre une enfin morte et un encore pour un temps mourant.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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