BRIBES EN LIGNE
lorsqu’on connaît une il existe au moins deux journée de c’est la distance entre reflets et echosla salle 7) porte-fenêtre il n’y a pas de plus       les premier essai c’est vous avez il aurait voulu être d’un côté le 2 juillet hans freibach :       la voile de nuità la introibo ad altare       reine       embarq ce texte m’a été       dans antoine simon 33   1) cette r.m.a toi le don des cris qui onzième quand c’est le vent qui (ma gorge est une présentation du deux ajouts ces derniers       un       le chairs à vif paumes diaphane est le mot (ou rien n’est plus ardu a grant dulur tendrai puis la liberté de l’être une errance de karles se dort cum hume       m̵ a ma mère, femme parmi mult ben i fierent franceis e bien sûr, il y eut accorde ton désir à ta au seuil de l’atelier depuis ce jour, le site (la numérotation des (dans mon ventre pousse une derniers À peine jetés dans le cet article est paru dans le abu zayd me déplait. pas pour martin d’un bout à       sous des conserves ! et te voici humanité maintenant il connaît le ainsi fut pétrarque dans pour max charvolen 1) un trait gris sur la mouans sartoux. traverse de  dans toutes les rues essai de nécrologie, je suis celle qui trompe suite du blasphème de j’arrivais dans les       descen À max charvolen et martin accoucher baragouiner marcel alocco a dans le respect du cahier des     ton       au         sur ici, les choses les plus dernier vers aoi       "     sur la en ceste tere ad estet ja troisième essai  avec « a la et si au premier jour il clers est li jurz et li et c’était dans dernier vers aoi  les premières neuf j’implore en vain au matin du alocco en patchworck ©       al matin, quant primes pert dans ma gorge un tunnel sans fin et, à       ce les premières pour michèle   d’un coté, c’est un peu comme si, raphaËl     pourquoi raphaël       la   né le 7 bribes en ligne a antoine simon 18 le vieux qui travail de tissage, dans   3   

les s’ouvre la       " la langue est intarissable branches lianes ronces c’était une je n’hésiterai de profondes glaouis mise en ligne    il     vers le soir quelque chose pour mireille et philippe       apr&eg       ( religion de josué il       alla pour helmut ce qui fait tableau : ce     quand       en josué avait un rythme       vu pour pierre theunissen la il était question non ne faut-il pas vivre comme deuxième essai le de pa(i)smeisuns en est venuz attention beau ils s’étaient vedo la luna vedo le j’écoute vos       apr&eg elle réalise des elle ose à peine madame est la reine des antoine simon 23 tu le saiset je le vois "la musique, c’est le dans ce pays ma mère  marcel migozzi vient de je suis poème pour lorsque martine orsoni     une abeille de j’ai donné, au mois f les marques de la mort sur       dans sixième dans les horizons de boue, de pure forme, belle muette, sables mes parolesvous avant propos la peinture est   on n’est sixième et il fallait aller debout       droite dernier vers s’il dernier vers aoi 13) polynésie normal 0 21 false fal       la  dernier salut au le glacis de la mort souvent je ne sais rien de mieux valait découper pour maguy giraud et tandis que dans la grande dimanche 18 avril 2010 nous la fonction, tendresses ô mes envols dernier vers aoi du bibelot au babilencore une ce qui importe pour le numéro exceptionnel de tout le problème ce qui aide à pénétrer le       longte la légende fleurie est macao grise des voiles de longs cheveux       ma       apparu       dans À la loupe, il observa le 28 novembre, mise en ligne un verre de vin pour tacher le lent tricotage du paysage cyclades, iii° f le feu s’est l’erbe del camp, ki i mes doigts se sont ouverts pour egidio fiorin des mots allons fouiller ce triangle   l’oeuvre vit son a claude b.   comme À perte de vue, la houle des     le cygne sur toutes ces pages de nos       ...mai pour   la production du fond des cours et des il ne s’agit pas de pour jean-louis cantin 1.- jamais je n’aurais       juin je t’ai admiré, il en est des noms comme du   si vous souhaitez les avenues de ce pays les plus vieilles mise en ligne d’un a la libération, les il faut laisser venir madame a dix sept ans, je ne savais dix l’espace ouvert au       la pour frédéric de tantes herbes el pre       &agrav si j’avais de son pour m.b. quand je me heurte le ciel est clair au travers le scribe ne retient       jonath       les l’instant criblé temps de bitume en fusion sur je dors d’un sommeil de       dans diaphane est le madame est toute à  hors du corps pas       le   adagio   je  au travers de toi je "si elle est       crabe- dernier vers aoi       aujour les dieux s’effacent « voici dernier vers aoi la fraîcheur et la   est-ce que       &n ce va et vient entre exode, 16, 1-5 toute pour daniel farioli poussant attendre. mot terrible. j’oublie souvent et pour robert voici des œuvres qui, le antoine simon 12       dans station 3 encore il parle quand il voit s’ouvrir, quatrième essai de nous lirons deux extraits de temps de pierres pour jean gautheronle cosmos "ah ! mon doux pays, dernier vers aoi   la tentation du survol, à station 4 : judas  sept (forces cachées qui       &agrav "le renard connaît dans les carnets attelage ii est une œuvre  improbable visage pendu dernier vers que mort je t’enfourche ma 0 false 21 18       l̵       je me  les œuvres de       dans  epître aux je désire un tous ces charlatans qui « amis rollant, de j’ai travaillé immense est le théâtre et antoine simon 20       le   que signifie       sur le  “comment dernier vers doel i avrat, tous feux éteints. des la bouche pleine de bulles quelques textes l’art c’est la f dans le sourd chatoiement       le    tu sais et ma foi, Être tout entier la flamme sculpter l’air : poussées par les vagues les dessins de martine orsoni toute une faune timide veille jusqu’à il y a deux nouveauté, ce qu’un paysage peut antoine simon 29 tout mon petit univers en violette cachéeton une fois entré dans la       sur ouverture de l’espace sur la toile de renoir, les       bruyan       en un madame porte à outre la poursuite de la mise macles et roulis photo 4 coupé le sonà       grappe nu(e), comme son nom antoine simon 21 antoine simon 32 me station 5 : comment entr’els nen at ne pui lentement, josué dernier vers aoi     ces notes rm : nous sommes en chaque automne les le ciel de ce pays est tout equitable un besoin sonnerait jamais si entêtanteeurydice li quens oger cuardise gardien de phare à vie, au  il est des objets sur « h&eacu la liberté s’imprime à     son soudain un blanc fauche le coupé en deux quand tout est prêt en moi pour       un les parents, l’ultime des quatre archanges que générations derniers vers sun destre ainsi alfred… jouer sur tous les tableaux       force cette machine entre mes je crie la rue mue douleur cet article est paru   la baie des anges quel ennui, mortel pour pour martine  hier, 17 martin miguel art et     tout autour j’ai parlé un nouvel espace est ouvert marie-hélène la terre a souvent tremblé       sur assise par accroc au bord de siglent a fort e nagent e       gentil       deux antoine simon 22       l̵    courant quatrième essai rares       le       neige nous avancions en bas de pour andré villers 1) spectacle de josué dit   dits de je rêve aux gorges       il ajout de fichiers sons dans       neige le 19 novembre 2013, à la la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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