BRIBES EN LIGNE
    depuis       les  dans le livre, le       parfoi qu’est-ce qui est en il existe au moins deux il pleut. j’ai vu la pour frédéric les parents, l’ultime       d&eacu     vers le soir feuilleton d’un travail    au balcon leonardo rosa le bulletin de "bribes tout le problème dans le pays dont je vous la réserve des bribes       " je ne sais pas si dès l’origine de son sixième ce qui aide à pénétrer le       pav&ea quatrième essai de       en un quatre si la mer s’est je t’enfourche ma avez-vous vu madame est une       &agrav pour lee halt sunt li pui e mult halt « 8° de dans les hautes herbes si c’est ça,       sur       il bel équilibre et sa le recueil de textes   j’ai souvent rossignolet tu la au lecteur voici le premier vous êtes le franchissement des des quatre archanges que tout mon petit univers en comme c’est     les provisions carcassonne, le 06 un titre : il infuse sa       apr&eg madame, vous débusquez il est le jongleur de lui  le grand brassage des comme ce mur blanc pour michèle c’est une sorte de dernier vers aoi macles et roulis photo 3       apr&eg       journ&       l̵ si, il y a longtemps, les       je me 13) polynésie       la paysage de ta tombe  et antoine simon 31 josué avait un rythme ainsi va le travail de qui descendre à pigalle, se  “la signification les lettres ou les chiffres     m2 &nbs "nice, nouvel éloge de la j’oublie souvent et bruno mendonça le 2 juillet le 28 novembre, mise en ligne reprise du site avec la jouer sur tous les tableaux si vous entendez le lac assise par accroc au bord de pour jacqueline moretti, introibo ad altare       et (en regardant un dessin de     sur la pente       s̵ dernier vers aoi     la baie des anges (la numérotation des on trouvera la video des voiles de longs cheveux  tu vois im font chier carissimo ulisse,torna a quando me ne so itu pe grande lune pourpre dont les antoine simon 3 alocco en patchworck © je ne peins pas avec quoi, "l’art est-il   (à       gentil nice, le 8 octobre encore la couleur, mais cette       le       sur le passé n’est normalement, la rubrique écrirecomme on se les avenues de ce pays il arriva que attention beau f les marques de la mort sur       &n  on peut passer une vie dans le ciel du   en grec, morías la brume. nuages       le démodocos... Ça a bien un me       " pour anne slacik ecrire est le travail de miguel, de 1968 fin première "et bien, voilà..." dit       deux et il fallait aller debout dernier vers aoi       devant ce poème est tiré du f le feu s’est 5) triptyque marocain   maille 1 :que 1 la confusion des le plus insupportable chez       la tout est prêt en moi pour les textes mis en ligne la mort d’un oiseau. merle noir  pour les durand : une les étourneaux ! 1.- les rêves de       &n un temps hors du Être tout entier la flamme avant dernier vers aoi de la et il parlait ainsi dans la approche d’une bernard dejonghe... depuis       l̵ la terre a souvent tremblé       enfant lu le choeur des femmes de s’ouvre la pour raphaël       soleil ce texte se présente quai des chargeurs de     longtemps sur dans l’innocence des quatrième essai rares quant carles oït la       l̵ ce va et vient entre ici, les choses les plus certains soirs, quand je ce qui fait tableau : ce mesdames, messieurs, veuillez la légende fleurie est 1257 cleimet sa culpe, si madame a des odeurs sauvages À max charvolen et je t’ai admiré, tant pis pour eux. m1       a la femme au l’homme est si elle est belle ? je de pareïs li seit la onze sous les cercles marché ou souk ou  zones gardées de    tu sais       &agrav       dans le lent déferlement autre essai d’un souvent je ne sais rien de ki mult est las, il se dort dont les secrets… à quoi  avec « a la       une juste un    seule au passet li jurz, la noit est epuisement de la salle, si j’étais un au programme des actions antoine simon 6 franchement, pensait le chef,     son ] heureux l’homme gardien de phare à vie, au  née à il en est des noms comme du quand il voit s’ouvrir, le scribe ne retient       la karles se dort cum hume la danse de mult ben i fierent franceis e       dans les plus vieilles rita est trois fois humble. rafale n° 9 un etait-ce le souvenir à la mémoire de ainsi fut pétrarque dans   la production soudain un blanc fauche le sa langue se cabre devant le sors de mon territoire. fais pour maxime godard 1 haute dans ma gorge nécrologie au seuil de l’atelier     les fleurs du <img852|left> forest dernier vers aoi mais jamais on ne madame, c’est notre temps de pierres (de)lecta lucta   macles et roulis photo 4 pour alain borer le 26     pluie du clers est li jurz et li monde imaginal, printemps breton, printemps attendre. mot terrible. la bouche pure souffrance ouverture de l’espace bal kanique c’est on dit qu’agathe       allong  il y a le poème pour la fonction, dans l’innocence des cyclades, iii° au commencement était clere est la noit e la il était question non pour nicolas lavarenne ma dans les rêves de la les dieux s’effacent       pass&e       neige vi.- les amicales aventures heureuse ruine, pensait issent de mer, venent as edmond, sa grande       l̵       o les grands chercher une sorte de ….omme virginia par la ...et la mémoire rêve macao grise dans ce pays ma mère vue à la villa tamaris temps de bitume en fusion sur comment entrer dans une pour le prochain basilic, (la s’égarer on nice, le 18 novembre 2004 difficile alliage de …presque vingt ans plus       m&eacu lentement, josué temps de cendre de deuil de       la tout est possible pour qui       deux corps nomades bouches ici. les oiseaux y ont fait tout en vérifiant dans ce périlleux il aurait voulu être       une li quens oger cuardise       les la main saisit la prédication faite l’illusion d’une le grand combat : mougins. décembre a supposer quece monde tienne carissimo ulisse,torna a j’entends sonner les ce pays que je dis est ço dist li reis : une fois entré dans la sainte marie, ce qui fascine chez pluies et bruines, présentation du  les trois ensembles station 4 : judas    un les routes de ce pays sont pour jacky coville guetteurs     extraire dernier vers aoi la liberté s’imprime à a toi le don des cris qui   pour le prochain madame des forêts de le coeur du       je antoine simon 2 quand vous serez tout derniers vers sun destre jamais je n’aurais a la fin il ne resta que f le feu est venu,ardeur des dans les carnets autre petite voix huit c’est encore à dernier vers aoi une il faut dire les mouans sartoux. traverse de madame chrysalide fileuse       sur et ma foi,       cette       é cet article est paru elle disposait d’une dans le pain brisé son "je me tais. pour taire. troisième essai deuxième rupture : le     cet arbre que mille fardeaux, mille a claude b.   comme 1 au retour au moment je suis celle qui trompe cliquetis obscène des       références : xavier  pour le dernier jour antoine simon 18 en introduction à  c’était a propos de quatre oeuvres de       fourr& cette machine entre mes carmelo arden quin est une allons fouiller ce triangle voici le texte qui ouvre tromper le néant coupé le sonà la chaude caresse de à cri et à       le rafale n° 4 on le dernier vers aoi       soleil pour gilbert siglent a fort e nagent e je sais, un monde se antoine simon 12       embarq       "  hier, 17 on croit souvent que le but les éditions de la passe du rafale n° 10 ici l’une des dernières station 5 : comment    si tout au long beaucoup de merveilles         &n dernier vers aoi ce qui importe pour pour ma la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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