BRIBES EN LIGNE
pour raphaël c’est un peu comme si, les lettres ou les chiffres       l̵ 5) triptyque marocain ce qui aide à pénétrer le après la lecture de macles et roulis photo 1 encore la couleur, mais cette apaches : l’impossible la terre nous ainsi alfred… au seuil de l’atelier       les nous viendrons nous masser régine robin, à cri et à cet univers sans l’évidence martin miguel art et marie-hélène moi cocon moi momie fuseau marché ou souk ou voici des œuvres qui, le lancinant ô lancinant dont les secrets… à quoi "je me tais. pour taire.       le il faut laisser venir madame la question du récit deuxième essai m1       il n’est pire enfer que       parfoi en 1958 ben ouvre à il semble possible lorsque martine orsoni de la le samedi 26 mars, à 15    tu sais je m’étonne toujours de la je rêve aux gorges giovanni rubino dit onze sous les cercles et si tu dois apprendre à station 5 : comment ce n’est pas aux choses bribes en ligne a il avait accepté     au couchant epuisement de la salle, ne pas négocier ne     chambre la galerie chave qui les dernières  “la signification       sur vous n’avez titrer "claude viallat, j’ai longtemps noble folie de josué, dire que le livre est une     du faucon rêves de josué, de l’autre la terre a souvent tremblé dans la caverne primordiale pour martin nous serons toujours ces ce texte se présente antoine simon 17 les oiseaux s’ouvrent ma mémoire ne peut me       pass&e     pourquoi  dernières mises si, il y a longtemps, les toute une faune timide veille comme une suite de un homme dans la rue se prend  référencem je n’hésiterai approche d’une         or on croit souvent que le but et voici maintenant quelques       &agrav passet li jurz, la noit est 10 vers la laisse ccxxxii (de)lecta lucta   lu le choeur des femmes de dernier vers aoi dernier vers aoi ce paysage que tu contemplais       m̵ du bibelot au babilencore une la liberté de l’être bernard dejonghe... depuis je désire un mouans sartoux. traverse de si j’avais de son dernier vers aoi merle noir  pour       nuage ajout de fichiers sons dans       pass&e  le "musée dans le pays dont je vous j’ai donc   le 10 décembre f qu’il vienne, le feu 0 false 21 18   pour le prochain Être tout entier la flamme ce jour-là il lui  “s’ouvre j’ai travaillé les doigts d’ombre de neige       ton dans les rêves de la     double dernier vers aoi il arriva que ouverture d’une  mise en ligne du texte "la musique, c’est le  tous ces chardonnerets a ma mère, femme parmi seul dans la rue je ris la je suis rm : d’accord sur  tu ne renonceras pas.       &agrav 13) polynésie       et tu moisissures mousses lichens       fourr& le tissu d’acier six de l’espace urbain,       maquis on peut croire que martine quand nous rejoignons, en       &n immense est le théâtre et dorothée vint au monde très saintes litanies la fraîcheur et la pour martine     un mois sans le ciel de ce pays est tout       sur       ce       dans dieu faisait silence, mais petites proses sur terre les cuivres de la symphonie toujours les lettres : “dans le dessin etait-ce le souvenir exode, 16, 1-5 toute thème principal :  un livre écrit  c’était     l’é et si au premier jour il       au       sabots    7 artistes et 1       un       o les durand : une       la le nécessaire non pour egidio fiorin des mots le vieux qui       sur une fois entré dans la branches lianes ronces  on peut passer une vie sixième dernier vers aoi se placer sous le signe de       au vous avez dans le patriote du 16 mars À max charvolen et martin pour mon épouse nicole souvent je ne sais rien de in the country       avant cet article est paru dans le les textes mis en ligne     faisant la dernier vers aoi attention beau       dans       la quand sur vos visages les la langue est intarissable antoine simon 22 diaphane est le travail de tissage, dans deux nouveauté, siglent a fort e nagent e   jn 2,1-12 : dernier vers aoi madame est toute         alla madame est la reine des antoine simon 15       &       soleil     son       allong antoine simon 10       &eacut a la femme au deuxième apparition " je suis un écorché vif.       dans pour michèle aueret iloec endreit remeint li os il pleut. j’ai vu la la danse de journée de vous dites : "un arbre épanoui au ciel paien sunt morz, alquant pour ma ainsi fut pétrarque dans vue à la villa tamaris antoine simon 20 la réserve des bribes je reviens sur des  hier, 17       rampan     cet arbre que buttati ! guarda&nbs sept (forces cachées qui a l’aube des apaches,     pluie du       l̵     vers le soir antoine simon 11 tendresses ô mes envols tout en vérifiant  “ne pas pour jean marie temps où le sang se       dans reprise du site avec la       dans le scribe ne retient dessiner les choses banales  la lancinante attendre. mot terrible. pour mes enfants laure et comme ce mur blanc       le       " sauvage et fuyant comme la vie humble chez les station 7 : as-tu vu judas se       dernier vers aoi le coeur du       " f dans le sourd chatoiement la prédication faite quand les mots derniers la musique est le parfum de polenta sur la toile de renoir, les  je signerai mon genre des motsmauvais genre       ...mai la vie est dans la vie. se merci au printemps des pour lee       &agrav       grimpa 7) porte-fenêtre tandis que dans la grande cher bernard antoine simon 25       en bernadette griot vient de   la baie des anges       un autre citation"voui le 2 juillet de profondes glaouis au commencement était       apr&eg ce poème est tiré du accoucher baragouiner   se quand c’est le vent qui temps où les coeurs a toi le don des cris qui il aurait voulu être       pav&ea  les premières c’est vrai histoire de signes . mult ben i fierent franceis e bribes en ligne a   un vendredi       pour effleurer le ciel du bout des portrait. 1255 : d’ eurydice ou bien de       je diaphane est le mot (ou à propos des grands dans les horizons de boue, de       la et…  dits de deuxième suite dernier vers s’il pour maguy giraud et       force le geste de l’ancienne,       voyage a dix sept ans, je ne savais neuf j’implore en vain tu le saiset je le vois générations dans ma gorge bel équilibre et sa Éléments - suite du blasphème de guetter cette chose f j’ai voulu me pencher     les provisions la liberté s’imprime à ainsi va le travail de qui dernier vers aoi   est-ce que       au   (dans le béatrice machet vient de rien n’est plus ardu un verre de vin pour tacher       enfant station 3 encore il parle de tantes herbes el pre j’arrivais dans les "et bien, voilà..." dit monde imaginal,  les trois ensembles antoine simon 33 antoine simon 28 au labyrinthe des pleursils il souffle sur les collines des quatre archanges que le corps encaisse comme il a christiane   entrons       la dernier vers aoi       la pie comment entrer dans une madame est une torche. elle pour angelo abstraction voir figuration rêve, cauchemar, grande lune pourpre dont les il existe deux saints portant   d’un coté, ce pays que je dis est rossignolet tu la le lent tricotage du paysage    de femme liseuse  pour le dernier jour tromper le néant le 28 novembre, mise en ligne       marche jusqu’à il y a     " la pureté de la survie. nul       su antoine simon 27 li emperere s’est ce qui fait tableau : ce       l̵ onzième deux mille ans nous       fourr& la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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