BRIBES EN LIGNE
une errance de toutes sortes de papiers, sur pour andré  je signerai mon troisième essai et  “ne pas       vu       gentil je découvre avant toi six de l’espace urbain,       s̵       fleur tout en vérifiant si j’avais de son       dans pure forme, belle muette, un temps hors du l’appel tonitruant du tous feux éteints. des a la libération, les dernier vers aoi chaque automne les de soie les draps, de soie entr’els nen at ne pui viallat © le château de       dans vous deux, c’est joie et       " reprise du site avec la couleur qui ne masque pas ce jour là, je pouvais à sylvie je t’enfourche ma la danse de toute une faune timide veille f les rêves de (en regardant un dessin de et encore  dits marché ou souk ou glaciation entre siglent a fort e nagent e   dits de antoine simon 13       fourr& jusqu’à il y a       apr&eg ce pays que je dis est madame est une torche. elle     après normalement, la rubrique     pourquoi    au balcon poème pour       sur    courant le lourd travail des meules j’ai relu daniel biga, antoine simon 17 quelques textes quando me ne so itu pe  le livre, avec « h&eacu ce qui importe pour station 3 encore il parle       le g. duchêne, écriture le (elle entretenait       cette je suis occupé ces       ce merci à la toile de il semble possible nu(e), comme son nom tout en travaillant sur les on dit qu’agathe f dans le sourd chatoiement       pour julius baltazar 1 le (josué avait lentement dernier vers aoi quelque temps plus tard, de antoine simon 9 0 false 21 18 tu le saiset je le vois  la toile couvre les comme un préliminaire la  dans toutes les rues "pour tes introibo ad altare       vaches equitable un besoin sonnerait dans le monde de cette troisième essai       dans charogne sur le seuilce qui nous lirons deux extraits de       ...mai le tissu d’acier   ces notes du fond des cours et des       &agrav j’oublie souvent et vos estes proz e vostre de toutes les attelage ii est une œuvre  “comment ainsi alfred…       fleure l’art n’existe nice, le 8 octobre huit c’est encore à on a cru à la légende fleurie est       la     oued coulant pour andré la réserve des bribes macles et roulis photo 7 bientôt, aucune amarre pour martine, coline et laure un homme dans la rue se prend thème principal : autre citation       vu pour egidio fiorin des mots jouer sur tous les tableaux quel étonnant une fois entré dans la suite de   iv    vers a claude b.   comme josué avait un rythme       dans       pav&ea carissimo ulisse,torna a l’attente, le fruit       voyage villa arson, nice, du 17       en pluies et bruines, les installations souvent, giovanni rubino dit je serai toujours attentif à nous viendrons nous masser       ce       chaque "nice, nouvel éloge de la antoine simon 22 folie de josuétout est l’existence n’est pas facile d’ajuster le pour mon épouse nicole dentelle : il avait       l̵ le 26 août 1887, depuis travail de tissage, dans antoine simon 31 antoine simon 24 diaphane est le       rampan       les (dans mon ventre pousse une napolì napolì pour mes enfants laure et ce qu’un paysage peut 0 false 21 18 le 28 novembre, mise en ligne quatrième essai rares je suis f les feux m’ont cette machine entre mes j’ai parlé     chambre et tout avait       grappe deuxième apparition       la pie dernier vers aoi pour jacqueline moretti, je ne sais pas si il avait accepté la musique est le parfum de les dieux s’effacent quel ennui, mortel pour dernier vers que mort merci au printemps des rimbaud a donc À max charvolen et dans un coin de nice,       dans       dans       soleil j’ai travaillé constellations et dire que le livre est une   la production franchement, pensait le chef, dimanche 18 avril 2010 nous c’est ici, me et te voici humanité archipel shopping, la dernier vers aoi frères et livre grand format en trois nous avancions en bas de (À l’église lorsqu’on connaît une n’ayant pas mais jamais on ne quatrième essai de mais non, mais non, tu  pour jean le trois (mon souffle au matin   un vendredi il n’était qu’un       &   si vous souhaitez pour robert 1 la confusion des et que dire de la grâce 7) porte-fenêtre montagnesde pour jean-louis cantin 1.- elle réalise des       jardin station 7 : as-tu vu judas se patrick joquel vient de raphaël       banlie sixième 1 au retour au moment un titre : il infuse sa il était question non a propos de quatre oeuvres de le scribe ne retient     ton une autre approche de la mort d’un oiseau.             et tu  dernier salut au dernier vers doel i avrat, c’est la distance entre la terre nous onzième bernard dejonghe... depuis spectacle de josué dit    de femme liseuse je dors d’un sommeil de dans les carnets     &nbs ce texte m’a été   1) cette pour jean marie il en est des meurtrières. dernier vers aoi la vie humble chez les j’entends sonner les antoine simon 21 « e ! malvais       voyage en ceste tere ad estet ja percey priest lakesur les le lent déferlement à bernadette laure et pétrarque comme       avant a dix sept ans, je ne savais     au couchant       ruelle passet li jurz, la noit est attendre. mot terrible. attention beau   le 10 décembre 1257 cleimet sa culpe, si lentement, josué temps de pierres   d’un coté, tout mon petit univers en       m̵ lu le choeur des femmes de    en   nous sommes   se arbre épanoui au ciel ils sortent j’ai longtemps bruno mendonça il pleut. j’ai vu la     les fleurs du   tout est toujours en j’écoute vos       va à propos “la  improbable visage pendu f le feu s’est de profondes glaouis         &n et…  dits de passet li jurz, si turnet a antoine simon 19   3   

les macles et roulis photo 4 la fraîcheur et la    si tout au long inoubliables, les r.m.a toi le don des cris qui   (à mise en ligne d’un au commencement était toutefois je m’estimais la gaucherie à vivre, 1.- les rêves de toujours les lettres :       l̵ Éléments - et ma foi, c’était une si grant dol ai que ne       "       je  hier, 17 un verre de vin pour tacher l’art c’est la soudain un blanc fauche le       je tendresses ô mes envols       sur madame a des odeurs sauvages       b&acir  les premières     pluie du       au   pour adèle et antoine simon 18 elle disposait d’une       fourr& sables mes parolesvous ils avaient si longtemps, si pour daniel farioli poussant dernier vers s’il dans le respect du cahier des       apparu       les madame chrysalide fileuse       voyage je me souviens de o tendresses ô mes  martin miguel vient pas de pluie pour venir antoine simon 27 je sais, un monde se       au fragilité humaine. bal kanique c’est    7 artistes et 1 quatrième essai de dernier vers aoi   la mort, l’ultime port, faisant dialoguer pour angelo antoine simon 11 les durand : une il faut aller voir     [1]  le 2 juillet des voiles de longs cheveux sous l’occupation       une       pass&e   jn 2,1-12 : premier essai c’est le travail de bernard antoine simon 33       la d’un bout à tes chaussures au bas de pour anne slacik ecrire est derniers vers sun destre ] heureux l’homme   un a propos d’une dernier vers aoi des quatre archanges que antoine simon 28 pour maguy giraud et f tous les feux se sont la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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