BRIBES EN LIGNE
      droite       ton equitable un besoin sonnerait la danse de introibo ad altare la mastication des jouer sur tous les tableaux         &n   le 10 décembre       pav&ea ce jour-là il lui siglent a fort e nagent e comme ce mur blanc sa langue se cabre devant le  de même que les l’instant criblé les doigts d’ombre de neige bribes en ligne a à bernadette       &ccedi       apr&eg je n’hésiterai antoine simon 6 antoine simon 21     rien  c’était certains soirs, quand je       " lancinant ô lancinant chairs à vif paumes et que dire de la grâce (ô fleur de courge...       dans  improbable visage pendu  dans le livre, le les petites fleurs des les oiseaux s’ouvrent après la lecture de imagine que, dans la       deux je crie la rue mue douleur dans le respect du cahier des voici des œuvres qui, le sur la toile de renoir, les    de femme liseuse générations on a cru à légendes de michel       sur     nous tout mon petit univers en et nous n’avons rien   je n’ai jamais rossignolet tu la 1257 cleimet sa culpe, si       un       object la fraîcheur et la mais non, mais non, tu les lettres ou les chiffres antoine simon 32 un homme dans la rue se prend tous ces charlatans qui dernier vers que mort nécrologie « pouvez-vous il y a des objets qui ont la  pour de       au       grimpa la galerie chave qui si, il y a longtemps, les "pour tes les dieux s’effacent descendre à pigalle, se le bulletin de "bribes j’ai donc al matin, quant primes pert présentation du douze (se fait terre se il aurait voulu être patrick joquel vient de  dans toutes les rues le tissu d’acier bel équilibre et sa     après pure forme, belle muette, sous l’occupation       à je rêve aux gorges la rencontre d’une       la ici. les oiseaux y ont fait 1) la plupart de ces       un "et bien, voilà..." dit a supposer quece monde tienne  “comment       six pour daniel farioli poussant toutes sortes de papiers, sur il ne reste plus que le       longte vous avez napolì napolì f le feu s’est  les éditions de  “... parler une première       hans freibach :  si, du nouveau je découvre avant toi madame est une torche. elle l’évidence encore la couleur, mais cette  tu vois im font chier le 26 août 1887, depuis       banlie       vu       pass&e nous dirons donc janvier 2002 .traverse a la femme au accorde ton désir à ta que reste-t-il de la et la peur, présente dernier vers aoi depuis le 20 juillet, bribes le coeur du avant dernier vers aoi du bibelot au babilencore une et si tu dois apprendre à essai de nécrologie,   voici donc la madame des forêts de rien n’est plus ardu chercher une sorte de ce madame a des odeurs sauvages  ce mois ci : sub  je signerai mon les enseignants : 1-nous sommes dehors. ce pays que je dis est rimbaud a donc et il fallait aller debout temps de pierres       sur décembre 2001. j’arrivais dans les À perte de vue, la houle des des voiles de longs cheveux     sur la pente       dans inoubliables, les mise en ligne d’un     les provisions       le epuisement de la salle, le 28 novembre, mise en ligne v.- les amicales aventures du et ma foi, il n’est pire enfer que carles li reis en ad prise sa franchement, pensait le chef,       le pour anne slacik ecrire est constellations et iv.- du livre d’artiste       longte temps où le sang se il existe au moins deux au rayon des surgelés       sabots à la bonne la lecture de sainte       " il faut laisser venir madame pour frédéric chaque jour est un appel, une cher bernard 1 la confusion des " je suis un écorché vif. dernier vers aoi pour maxime godard 1 haute   d’un coté, tout en vérifiant       cette       su il tente de déchiffrer, le 2 juillet   adagio   je       l̵ antoine simon 7 c’est vrai    il  dernières mises       voyage       apparu sables mes parolesvous ecrire sur sainte marie, dans ce pays ma mère a la fin il ne resta que le soleil n’est pas dans l’innocence des histoire de signes . références : xavier exode, 16, 1-5 toute merci à marc alpozzo aucun hasard si se       les       j̵ bal kanique c’est       (       descen     oued coulant       ce  dernier salut au à l’éclair me dure, f le feu est venu,ardeur des edmond, sa grande dans l’effilé de quelque chose depuis ce jour, le site toute trace fait sens. que       en un toujours les lettres : madame chrysalide fileuse       mouett difficile alliage de       midi eurydice toujours nue à autre citation"voui pour ma       la   iv    vers dont les secrets… à quoi montagnesde granz fut li colps, li dux en faisant dialoguer dans les rêves de la  au mois de mars, 1166 de pareïs li seit la il avait accepté bien sûrla le lent tricotage du paysage si grant dol ai que ne dans l’innocence des à cri et à antoine simon 33 c’est pour moi le premier       au tout le problème     [1]  antoine simon 15 je meurs de soif macles et roulis photo 1 le ciel de ce pays est tout la cité de la musique deuxième essai dernier vers aoi       rampan entr’els nen at ne pui       un quatrième essai de       reine       la reflets et echosla salle etait-ce le souvenir quel étonnant dernier vers aoi   un vendredi "tu sais ce que c’est  on peut passer une vie       l̵   en grec, morías  epître aux merci au printemps des (elle entretenait cet univers sans la communication est le plus insupportable chez pour maguy giraud et si j’étais un tu le saiset je le vois     depuis       allong une autre approche de f le feu m’a in the country     chambre on préparait errer est notre lot, madame, printemps breton, printemps       " soudain un blanc fauche le c’est parfois un pays "la musique, c’est le   3   

les madame est une pour jean marie non... non... je vous assure, les installations souvent, grande lune pourpre dont les un tunnel sans fin et, à  avec « a la tu le sais bien. luc ne dernier vers aoi ainsi alfred… normal 0 21 false fal ce poème est tiré du les dernières       &n cyclades, iii° temps de cendre de deuil de  “ne pas ce jour là, je pouvais  les trois ensembles nous viendrons nous masser le "patriote",       l̵ temps où les coeurs       dans ouverture d’une dernier vers aoi lorsque martine orsoni toute une faune timide veille attendre. mot terrible. li emperere s’est     quand avant propos la peinture est et encore  dits       fourr& et combien vi.- les amicales aventures clers est li jurz et li dernier vers aoi   moi cocon moi momie fuseau 0 false 21 18 un verre de vin pour tacher dans ce périlleux carissimo ulisse,torna a     les fleurs du quelque temps plus tard, de seul dans la rue je ris la autre petite voix mult est vassal carles de je suis antoine simon 3 de profondes glaouis paroles de chamantu ] heureux l’homme  référencem de proche en proche tous dans les écroulements cet article est paru dans le envoi du bulletin de bribes quand c’est le vent qui giovanni rubino dit f toutes mes macles et roulis photo   un nice, le 30 juin 2000       au a grant dulur tendrai puis un soir à paris au   ciel !!!! derniers nous avons affaire à de dernier vers aoi “le pinceau glisse sur troisième essai religion de josué il       dans pour jean-marie simon et sa ainsi fut pétrarque dans  “la signification une fois entré dans la       au     le cygne sur       bien vedo la luna vedo le quand il voit s’ouvrir, carmelo arden quin est une le geste de l’ancienne, approche d’une       sur  jésus (josué avait la parol

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Beaucoup de merveilles emplissent le ciel et la terre. Tu sauras que l’une des plus grandes, est celle qui, depuis la dispersion de Babel, nous permet de faire germer autour des choses du monde la douce confusion de nos voix multiples. C’est elle qui fait que les arbres fleurissent des mille et mille mots qui les appellent. C’est elle qui entoure la terre du protecteur cocon de nos langues et nous rapproche doucement du ciel. Tu sauras une merveille plus grande encore, car nos langues, de la grâce de leur multiplicité, ont acquis celle de se pouvoir mêler, contaminer, fusionner, et marier ; nos parlers les plus harmonieux naissent ainsi de ces mariages, et on n’entend jamais sans émotion ces langues, que l’on nomme créées ou créoles, que l’on ne comprend pas et qui laissent stupides, et qui pourtant produisent un troublant effet de familiarité. Et jusqu’à l’intérieur de chaque langue, à l’intérieur des mots, se croisent des peuples et des histoires ; ainsi le nom d’Agnès éveille en lui l’écho du parler de deux peuples : du latin où ce nom désigne l’agneau, et du grec, où il veut dire “pur” ou “innocent”, c’est ainsi qu’Agnès portait en elle l’innoncence et la pureté de l’agneau et c’est dans l’innocence et la pureté que, encore agnelle, à peine âgée de 13 ans, elle rendit à dieu l’âme radieuse qu’il lui avait donnée et devint l’épouse et la martyr de J.-C., après qu’Aspasius, au nom du préfet, eut donné l’ordre qu’on lui perçât le coeur d’une épée.
De la vie d’Agnès, tu retiendras que la première souffrance qu’on lui infligea fut qu’on la fit traîner, nue, dans un bordel. Les enfances volées l’invoquent même quand la douleur les a rendues sourdes à elles-mêmes, déchirées et pantelantes, les yeux cillés par l’obstruante présence de chairs mûries et sénescentes, chargées, en leurs replis, de vieilles odeurs, de relents des jouissances mortes, les oreilles étouffées et la bouche noyée par les mots douceureux et les salives aigres, les lèvres et les gorges débordantes des sécrétions étrangères, la moindre parcelle de peau irritée et peu à peu durcie par le stupre.
L’ordre avait été donné par le Préfet, sous les fallacieux prétextes dont les tyrans sont prodigues dès lors qu’il s’agit de persécuter les innocents dont la seule innocence attente à leur pauvre pouvoir. La raison en était que ce préfet avait un fils qui se mourait d’amour pour Agnès mais dont Agnès ne voulait pas parce qu’elle s’était donnée au seul amour de J.-C. Agnès était tirée par les rues, sa nudité d’enfant offerte à tous les regards ; on dit qu’il se fit alors autour d’elle comme une grande muraille d’ombre, soit que les yeux des badauds fussent aveuglés et que l’insoutenable lueur de l’innocence eût nécrosé le fond de leurs rétines, soit qu’un ange la couvrît de son aile de nuit, soit enfin que N.S. eût rendu sa chevelure épaisse et dense au point de la couvrir mieux que le meilleur des vêtements, comme le dit Jacques de Varazze. Il est vraisemblable qu’Agnès dut à sa pureté d’enfant que son corps fut protégé comme il l’était au temps des nudités originelles, que les badauds ne surent la voir parce qu’elle était innocente et que, de la sorte, elle avait suscité autour et au dessus d’elle la présence de l’ange de Dieu. Ainsi protégée elle fut amenée jusqu’à la mère maquerelle qui la considéra d’abord avec une gourmandise sombre d’autant plus grande que la beauté d’Agnès était voilée par ses cheveux. Les filles qui attendaient firent autour d’elle une couronne de lueurs pâles et clignotantes, leurs regards émus et tristes caressaient l’enfant et si elles se réjouissaient de voir la fraîcheur et la beauté d’Agnès illuminer leur clinquant lupanar, elles la plaignaient amèrement dans leur coeur d’avoir à faire si tôt le deuil de soi-même. Agnès, forte du nom de J.-C. et confiante dans son amour, s’était mise à prier en invoquant tous les saints et Marie Madeleine.

Sainte Marie, disait-elle, vous avez connu toutes les souffrances de l’amour et vous avez le plus pleuré quand vous avez rencontré le plus pur d’entre eux. Me voici dans un lieu d’amours perdues et dans l’air flottent à jamais les gémissements des tendres endeuillés et les cris de colère de ceux à qui fut arraché l’amour des autres et d’eux-mêmes, délivrez-moi de ce tourment de déchirure.
Sainte Marie, disait Agnès, délivrez-moi.
Saint Jean, tendre fils, vous avez posé votre front sur l’épaule de N.S. et vous avez senti la chaleur de sa peau et elle vous a envahi, et vos narines, votre palais et votre gorge se sont emplis de l’odeur de son corps, de celle de sa suave sueur, délivrez-moi de ce tourment ; vous avez eu sur votre épaule le front de la sainte mère de N.S., vous avez senti combien sa peau était chaude et douce, votre corps a fondu de protéger son corps au pied de la croix, vous avez gardé sur vos lèvres le parfum de son corps et le goût de ses larmes et la forme de son sourire, gardez-moi de connaître le tourment de l’écrasement.
Saint Jean, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous, Saint Luc, vous avez été le plus proche de la Vierge Marie et vous avez été le plus proche de la mansuétude du Christ, et vous avez été le seul attentif aux larmes de la prostituée, et vous avez été le seul témoin de la naissance de chair de N.S.J.-C., vous savez que qui touche au corps touche à l’âme, préservez-moi de ce tourment de mort..
Saint Luc, disait Agnès, délivrez-moi !
Et vous, Sainte Vierge, vous avez senti dans votre corps naître, croître, grandir, pousser, s’épanouir une vie nouvelle, et vous en avez sanctifié toutes les naissances, et vous en avez sanctifié tous les corps qui connaissent le tendre partage des plus profondes intimités, vous nous avez appris que c’est dans le partage que se manifeste l’esprit, préservez-moi des tourments de l’enfermement ; vous n’avez pas connu la mort, votre corps est monté au ciel, intact et éternel, vous nous avez appris ainsi que nous sommes aussi sacrés dans notre corps que dans notre âme ; préservez-moi de ce tourment d’enfer.
Sainte-Vierge, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous qui avez su souffrir sur ces croix que sont la conception, la naissance et la venue au monde, et sur cette croix qu’est la vie, et qui avez fait de la mort l’image de la croix et de la croix l’image de tous les croisements, vous que je n’ai pu aimer, comme vous a aimé Marie Madeleine, que parce que vous êtes homme et faible et naissant et vivant et souffrant et mourant et jusque dans la mort espérant, vous que j’aime parce que vous êtes homme pleinement et douloureusement et que de vous aimer me fait aimer les autres, protégez-moi des tourments de la haine.
Délivrez-moi, disait Agnès, délivrez-moi.”

Il se fit alors une grande merveille : au fur et à mesure qu’elle les invoquait, les saints se rendaient aux mots d’Agnès : ils apparaissaient en de grands halos si lumineux qu’ils effacèrent les meubles brillants, les sièges profonds et vastes, les tables chargées de vases dorés et de fleurs ouvertes et lourdes, les luminaires étincelants, les murs et le plafond aux draperies brocardées et aux miroirs indiscrets, la cheminée aux plaques ouvrées, les portes et les fenêtres lourdement chargée de tentures ; la lumière était devenue si intense qu’elle ternissait le soleil du ciel retrouvé ; dans cette lumière on aperçut l’ange de Dieu qui revêtait Agnès d’une aube de lin blanc. Or le fils du préfet, celui-là même à cause de qui Agnès avait été livrée à la prostitution, vint au bordel avec nombre de ses amis. Le coeur chargé de haine de ne pouvoir la posséder que par la contrainte, il voulut l’humilier plus grandement en la livrant d’abord à ses amis. Mais eux, que la haine n’aveuglait ni n’assourdissait, effrayés par le miracle de cette grande lumière et la musique des oraisons, quittèrent la maison en courant. Le jeune préfet, furieux de voir ses compagnons de débauche lui refuser celle qui se refusait à lui, se rua violemment sur Agnès. Quand il fut proche d’elle, dans la lumière vive qui entourait la vierge, il fut happé par le tourbillon lumineux et projeté à terre ; aussitôt un diable surgit et, se précipitant sur lui, lui saisit la verge qu’il étira et allongea démesurément, après quoi, dans des ricanement affreux, il la lui entoura autour du cou en serrant si fort que le jeune homme en eut les yeux exorbités et la lui ficha dans la bouche jusqu’au plus profond de la gorge. Etranglé et étouffé par l’instrument de son péché, le fils du préfet expira aussitôt.
On dit aussi, qu’ensuite, Agnès, à la demande du préfet implora N.S. et obtint de lui la résurrection du pécheur. Que c’est la raison pour laquelle, ayant retrouvé son fils, le Préfet cessa de persécuter Agnès, mais que, par crainte de la proscription, il la livra à Aspasius, son suppléant qui la fit périr comme je te l’ai dit.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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