BRIBES EN LIGNE
c’est seulement au raphaël tous ces charlatans qui cet article est paru       je       qui les grands       marche equitable un besoin sonnerait dernier vers aoi dans le train premier       &agrav antoine simon 30 dernier vers s’il j’ai changé le d’abord l’échange des   si vous souhaitez   marcel on peut croire que martine pour mon épouse nicole après la lecture de si elle est belle ? je ma chair n’est  “... parler une dans ce périlleux la danse de antoine simon 6 c’est une sorte de la vie est dans la vie. se martin miguel art et antoine simon 31 je reviens sur des merci à la toile de rêve, cauchemar, napolì napolì "ces deux là se religion de josué il je me souviens de quand c’est le vent qui poème pour sixième dernier vers aoi vedo la luna vedo le vous deux, c’est joie et la mort d’un oiseau. la brume. nuages   se  “s’ouvre je sais, un monde se madame a des odeurs sauvages quant carles oït la madame est une torche. elle       banlie li emperere par sa grant libre de lever la tête 1254 : naissance de quatrième essai rares pour jean-louis cantin 1.- fin première dernier vers aoi la galerie chave qui mi viene in mentemi où l’on revient « pouvez-vous  la lancinante af : j’entends       fourmi       l̵       un des quatre archanges que       la le coeur du le texte qui suit est, bien a ma mère, femme parmi pas une année sans évoquer pour mireille et philippe chaque automne les coupé le sonà       une pas sur coussin d’air mais 1. il se trouve que je suis suite du blasphème de   1) cette       six dentelle : il avait autre petite voix       vu un verre de vin pour tacher là, c’est le sable et de soie les draps, de soie     sur la pente à cri et à j’arrivais dans les       pav&ea dernier vers aoi rare moment de bonheur, le pendu immense est le théâtre et attention beau fragilité humaine. l’impossible       entre "ah ! mon doux pays, pas facile d’ajuster le  epître aux le 26 août 1887, depuis a la libération, les ce qui importe pour janvier 2002 .traverse     à ce jour-là il lui il est le jongleur de lui antoine simon 16 mais non, mais non, tu jamais si entêtanteeurydice le samedi 26 mars, à 15 dernier vers aoi la gaucherie à vivre, (À l’église guetter cette chose prenez vos casseroles et     une abeille de  mise en ligne du texte karles se dort cum hume mougins. décembre le "patriote",  “ne pas  hors du corps pas   jn 2,1-12 : premier vers aoi dernier madame déchirée       vaches le lourd travail des meules cliquetis obscène des la tentation du survol, à madame est la reine des     depuis elle disposait d’une depuis le 20 juillet, bribes la force du corps, ce jour là, je pouvais normalement, la rubrique       sur pour jacky coville guetteurs  si, du nouveau et…  dits de je suis celle qui trompe réponse de michel   pour adèle et       ma la légende fleurie est madame, on ne la voit jamais diaphane est le des voix percent, racontent antoine simon 10 le franchissement des “dans le dessin À l’occasion de le 19 novembre 2013, à la bruno mendonça je suis occupé ces f dans le sourd chatoiement       pourqu 1257 cleimet sa culpe, si  jésus on a cru à raphaël pluies et bruines, o tendresses ô mes ici, les choses les plus       sur le  “la signification bien sûrla mais jamais on ne madame, vous débusquez pourquoi yves klein a-t-il il en est des meurtrières.   la baie des anges derniers vertige. une distance  tu vois im font chier 1) la plupart de ces   au milieu de le lent déferlement très malheureux... carles respunt : dans la caverne primordiale je rêve aux gorges pour jean gautheronle cosmos le ciel est clair au travers       en un       &       dans   pour théa et ses antoine simon 14 ce qui aide à pénétrer le je t’ai admiré,       apr&eg       le certains prétendent nous lirons deux extraits de je t’enfourche ma       magnol dernier vers aoi station 5 : comment       au dans les rêves de la       sur giovanni rubino dit les étourneaux ! le 26 août 1887, depuis de l’autre       la il semble possible j’ai parlé on croit souvent que le but  au mois de mars, 1166       voyage un jour nous avons (ma gorge est une       la   ciel !!!! iv.- du livre d’artiste       pass&e       pass&e dernier vers doel i avrat,       embarq       dans le travail de bernard       je       je me de prime abord, il à la bonne hans freibach : les premières quand nous rejoignons, en dont les secrets… à quoi mille fardeaux, mille le 2 juillet je n’ai pas dit que le toulon, samedi 9 il aurait voulu être il faut aller voir bribes en ligne a macles et roulis photo villa arson, nice, du 17 légendes de michel dernier vers aoi la question du récit livre grand format en trois comme une suite de         or j’ai donné, au mois edmond, sa grande de profondes glaouis       au       aux bal kanique c’est temps où les coeurs le plus insupportable chez pour jacqueline moretti, a l’aube des apaches, attendre. mot terrible. ma voix n’est plus que en cet anniversaire, ce qui aux barrières des octrois dernier vers aoi dans les hautes herbes       alla les textes mis en ligne je désire un     pourquoi il existe deux saints portant pour michèle gazier 1       jonath marcel alocco a       la       m̵ À max charvolen et "pour tes  zones gardées de (la numérotation des il faut laisser venir madame paysage de ta tombe  et  les trois ensembles l’éclair me dure, accoucher baragouiner l’appel tonitruant du la poésie, à la antoine simon 3 dernier vers aoi vue à la villa tamaris et tout avait       sur maintenant il connaît le v.- les amicales aventures du ensevelie de silence,       avant les avenues de ce pays À peine jetés dans le premier essai c’est des conserves ! rita est trois fois humble. n’ayant pas tout en travaillant sur les mise en ligne d’un   on n’est       &agrav ma voix n’est plus que temps de pierres       nuage a propos d’une nous serons toujours ces       bonheu "mais qui lit encore le me le bulletin de "bribes le nécessaire non ce texte m’a été les lettres ou les chiffres un tunnel sans fin et, à "moi, esclave" a à sylvie la terre nous une il faut dire les les routes de ce pays sont au programme des actions pour le prochain basilic, (la dans ce pays ma mère dernier vers aoi dernier vers aoi voile de nuità la la musique est le parfum de     dans la ruela antoine simon 33     sur la moi cocon moi momie fuseau       cette printemps breton, printemps jamais je n’aurais vous dites : "un       l̵ pour gilbert allons fouiller ce triangle       " c’est pour moi le premier nos voix f les rêves de i.- avaler l’art par station 4 : judas  que d’heures il avait accepté madame est une dans le pain brisé son i mes doigts se sont ouverts paien sunt morz, alquant mult ben i fierent franceis e un temps hors du 0 false 21 18       grimpa ( ce texte a ouverture d’une les dernières onzième petites proses sur terre madame est toute     le dernier vers aoi dernier vers aoi f le feu est venu,ardeur des il souffle sur les collines le corps encaisse comme il nous avancions en bas de qu’est-ce qui est en pas même sainte marie, madame chrysalide fileuse       la franchement, pensait le chef, si j’étais un si j’avais de son a la fin il ne resta que passet li jurz, la noit est       voudrais je vous dorothée vint au monde  dans le livre, le il tente de déchiffrer,       " la parol

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Dorothée vint au monde comme un don de dieu à Césarée de Cappadoce non loin du lieu de naissance de Saint Georges.
Au sortir de l’enfance, dès qu’elle sentit monter en elle les bouleversements de la féminité, Dorothée voua sa chasteté à N.S.J.-C. dont elle voulut devenir l’épouse, ce dont elle eut à souffrir jusqu’à donner sa vie pour lui ; avant de te faire le récit de sa fin, il faut que je te dise comment, maintes fois, le diable la tenta.
Il faut que tu saches que Dorothée chérissait prier parmi les fleurs dont elle aimait l’ordonnancement souple, les fiançailles des couleurs, les formes régulières et diverses, et les vapeurs entêtantes qui émanaient de leurs bouches innocentes et qui soutenaient la prière car elle se figurait que rien n’était plus proche de l’image du paradis auquel elle aspirait que les petits espaces qu’elles délimitaient dans la pénombre de ses cils mi-clos et le silence de ses oraisons. Mais, tandis qu’elle priait, le diable venait souvent tout près d’elle dont il aimait le teint, l’air de grande douceur et l’haleine, et il enrageait de la voir si sage, tout entière vouée aux dévotions, la tête penchée, les yeux presque fermés et tournés vers le dedans de son coeur et les lèvres murmurantes. Il se glissait alors contre elle d’abord sans parler et doucement respirait derrière son oreille un mélange de froideur et de tiédeur destiné à distraire la vierge de ses prières ; après ce premier assaut, il se laissait couler à l’intérieur des mots qu’elle disait pour en changer ou en brouiller le sens. ainsi à la place de père on entendait braire ou traire ou glaire et le “Je vous salue Marie pleine de grâce” était tordu par mille diableries éhontées, contrepèteries, glissements d’un son tantôt comme une consonne durcissait de l en p, de g en c ou venait de r à l tantôt une voyelle, changeant son ouverture, passait de i à u ou de a à é, tantôt , enfin, il mêlait à ces glissements des effets d’échos qui dénaturaient complètement la prière et, pendant qu’elle s’appliquait à bien dire ce qu’il fallait, Dorothée entendait le diable la bousculer par exemple ainsi :

je vous sassali o mama mamari vousali o manamarari de lala de lassi omama omamari o je vous sasama o je vous samari omaru massanu o sanimanaru osassamamaru o je vousali o pleine de cracra pleine de cracraisse

Mais le diable ne s’en donnait jamais tant que pour le saint nom de N.S.J.-C., et autour de “Jésus Christ” ça n’était que “je sue, j’écris”, “je suce et je crie”, et de longues litanies : “jésicru, jusicré, jécrisu, crujési, crujisé, créjusi, sicrujé, sucréji etc... “, ponctuée” par des “digne et pou hou hou !” et encore “digne et pou hou hou !
Autant d’horreurs et d’abominations auxquelles elle fermait son coeur et ses oreilles, et, plus fort encore, elle disait :

Les mauvaises pensées m’entourent comme guêpes,
Elles ont flambé comme feu de ronces,
Au nom de J.-C., je les sabre

ou encore

Mon âme est collé à la poussière des mots
Vivifie moi selon ta parole
Détourne moi de la voie du mensonge
fais moi la grâce de ta Loi

ou même

Les filets des impies m’environnent
Mais je n’oublie pas ta Loi

Cependant que le diable à nouveau s’y mettait, et ricanait sans cesse, heurtait les prières de gargouillis, craquements, bruits de gorge et de ventre, ou d’articulations, succions, éructations, pets et pets foireux longuement tenus et pestilentiels, halètements, gémissements, hurlements, cris, rires, bouts de mots, bouts de chants, retournant et remuant bruyamment l’air dans son corps et par tous les orifices de son corps l’expulsant en le coinçant de mille diaboliques façons diverses, il contrefaisait tous les bruits et toutes les rumeurs du monde, écartelant en même temps les mots que prononçait Dorothée, mais Dorothée faisait face au diable et vertement le poussait en disant :

“Arrière, toi, que justement on nomme le malin, mauvais, maudit, maléfique maudissant car tu es fauteur de toute malédiction !”

Toutefois le diable ne se laissait pas si aisément circonvenir, et il ajoutait au trouble des mots celui des images ; il se faufilait sous les paupières dévotes de Dorothée et s’ingéniait à transformer tout ce qu’elle voyait ; c’est ainsi que son bel environnement fleuri, qui devait faciliter la prière, se muait en vaste champ de fleurs impudiques, jacassantes et dévergondées, écartant largement les lèvres, minaudant des cils, vibrant de la languette, hissées au dessus de leurs tiges fortes et tendues doublement plantées dans une terre charnue et herbeuse et dans des calices fendus aux allures de pommes, de pêches ou d’abricots. Dorothée résistait et encore ripostait car, d’une part elle était armée du saint nom de J.-C. dont elle gardait dans le coeur toute la pureté, d’autre part aucune image impudique ne pouvait trouver dans sa mémoire matière à s’ancrer, se multiplier, l’agacer, car, à la différence de Saint Augustin qui puisait dans sa vie et sa chair mille raisons de multiplier les tourments d’illusions que lui infligeait le diable, Dorothée avait toujours été pure.
Elle répétait :

Arrière ! Arrière ! Toi le justement nommé diabolique ! Disjoncteur effroyable car tu es cause que tout se disjoint et que ce que nous voyons finit par ne plus ressembler à ce qui est, que l’homme s’écarte de la femme, et la femme de l’homme. Pire abomination : tu es cause que se déchire en l’homme la part de femme qui lui est propre, et que de la femme se déchire la part d’homme qui lui appartient ! Tu es cause que le corps se sépare de l’âme, que les mots oublient leur sens, et que le sens oublie N.S. où tout sens a sa source.

Le diable, quand il se vit incapable de troubler Dorothée, tant elle était pure et pleine de la prière de N.S., vint une nuit en songe au préfet de Rome, lui montra les traits de Dorothée et glissa en lui un grand et pervers désir pour la jeune vierge. Le préfet la fit chercher et retrouver. Mais elle repoussa toutes ses avances. Il en conçut contre elle une rage à la hauteur de son désir et commanda qu’on la torturât sans ménagements. Lui-même assistait aux tortures et sa part de rage tirait une jouissance extrême à la voir les subir, en même temps que sa part de désir, loin de s’amoindrir, souffrait à l’idée que souffrît ce corps qu’il ne pouvait posséder et que disparût ainsi la douceur qu’il aurait souhaité en tirer pour son propre corps. Cependant Dorothée, soutenue par le nom de J.-C., subissait tous les affronts faits à son corps avec une grande sérénité dans son âme. Le préfet ordonna qu’on la décapitât ; ce qui fut fait en place publique. Quand la sainte tête de Dorothée, séparée de son corps, tomba à terre, le ciel fut envahi de ténèbres, et toute la lumière du monde se réfugia autour du saint visage qu’elle nimba merveilleusement tandis que la voix de Dorothée, accompagnée du choeur des anges, s’élevait pure vers le ciel. Elle disait :

C’est par ta parole, Seigneur,
Que je garde pur mon chemin.
C’est la parole qui me fait vivre
Dans les siècles des siècles.

 

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / Catalogue musée

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