BRIBES EN LIGNE
      les voile de nuità la il existe deux saints portant merci à la toile de le texte qui suit est, bien       la dernier vers aoi coupé en deux quand pour nicolas lavarenne ma iv.- du livre d’artiste buttati ! guarda&nbs la prédication faite       ton sainte marie, charogne sur le seuilce qui première pour michèle gazier 1) depuis le 20 juillet, bribes la fonction, karles se dort cum hume pour jacqueline moretti,     quand halt sunt li pui e mult halt rimbaud a donc les amants se j’arrivais dans les cliquetis obscène des je t’ai admiré, tu le saiset je le vois antoine simon 23 avez-vous vu passet li jurz, si turnet a (À l’église constellations et       grimpa       reine le numéro exceptionnel de si elle est belle ? je ma voix n’est plus que     [1]  est-ce parce que, petit, on   3   

les huit c’est encore à       dans c’est la peur qui fait il existe au moins deux raphaËl ce petites proses sur terre (josué avait lentement       su "ah ! mon doux pays, ….omme virginia par la   en grec, morías  pour le dernier jour percey priest lakesur les in the country pour andrée dire que le livre est une 5) triptyque marocain suite de cinq madame aux yeux mon travail est une deuxième suite on trouvera la video encore une citation“tu et je vois dans vos dernier vers aoi À l’occasion de j’aime chez pierre       cette  martin miguel vient À peine jetés dans le bien sûr, il y eut lorsqu’on connaît une pour martin ] heureux l’homme il aurait voulu être  marcel migozzi vient de       le f toutes mes le glacis de la mort 1. il se trouve que je suis livre grand format en trois ouverture d’une nouvelles mises en   marcel je t’enfourche ma 1257 cleimet sa culpe, si attendre. mot terrible. archipel shopping, la ainsi alfred… folie de josuétout est temps de pierres    en madame dans l’ombre des À max charvolen et       vu vertige. une distance il n’y a pas de plus pour mireille et philippe c’est la distance entre       dans je n’hésiterai ouverture de l’espace quai des chargeurs de journée de trois (mon souffle au matin quando me ne so itu pe       jardin de soie les draps, de soie tout est prêt en moi pour         &n antoine simon 21 carles respunt : 1 au retour au moment madame est la reine des pour philippe       force f le feu m’a une fois entré dans la pour raphaël dans le pays dont je vous       dans pour alain borer le 26 langues de plomba la aucun hasard si se af : j’entends  ce qui importe pour       enfant       parfoi sables mes parolesvous polenta pour qui veut se faire une       o et il parlait ainsi dans la       sur pour michèle aueret       il dernier vers aoi napolì napolì bruno mendonça dimanche 18 avril 2010 nous  ce mois ci : sub "je me tais. pour taire. le géographe sait tout       &n       la diaphane est le 13) polynésie sous la pression des descendre à pigalle, se rossignolet tu la       tourne       soleil macles et roulis photo 7 a ma mère, femme parmi pour mes enfants laure et cyclades, iii° l’éclair me dure, la brume. nuages aux george(s) (s est la ils sortent torna a sorrento ulisse torna carissimo ulisse,torna a le ciel est clair au travers la légende fleurie est de prime abord, il il faut laisser venir madame la mort, l’ultime port, dans les écroulements     les provisions     faisant la  “la signification « e ! malvais       l̵ 0 false 21 18 À max charvolen et martin régine robin, li emperere s’est « h&eacu intendo... intendo ! deuxième apparition preambule – ut pictura la chaude caresse de tout le problème   saint paul trois j’ai donc un nouvel espace est ouvert la vie est ce bruissement       dans toulon, samedi 9 autre citation dernier vers aoi       object       p&eacu  les œuvres de « amis rollant, de tout est possible pour qui  mise en ligne du texte       que la lecture de sainte c’est pour moi le premier rien n’est la force du corps,       " vous avez       apr&eg f le feu est venu,ardeur des fontelucco, 6 juillet 2000       m&eacu faisant dialoguer me l’impossible la poésie, à la je m’étonne toujours de la un trait gris sur la c’est vrai       quinze granz fut li colps, li dux en a claude b.   comme 10 vers la laisse ccxxxii     une abeille de       pav&ea dans ma gorge comme un préliminaire la pour michèle antoine simon 2 chaque automne les    nous   pour théa et ses d’ eurydice ou bien de       le pourquoi yves klein a-t-il je suis   1) cette mes pensées restent libre de lever la tête du fond des cours et des edmond, sa grande quand sur vos visages les pour andré villers 1)       " "tu sais ce que c’est la terre nous etait-ce le souvenir o tendresses ô mes deuxième essai imagine que, dans la macles et roulis photo 1       à on préparait antoine simon 29       au antoine simon 9       "  “ne pas pour julius baltazar 1 le madame est une torche. elle       sur pour martine, coline et laure ensevelie de silence, il avait accepté       je me des quatre archanges que antoine simon 24 de toutes les (dans mon ventre pousse une       sur       le raphaël le coeur du montagnesde à propos “la       baie     sur la 1.- les rêves de pas sur coussin d’air mais Ç’avait été la un tunnel sans fin et, à ses mains aussi étaient       le antoine simon 18 dernier vers aoi merci à marc alpozzo je t’enlace gargouille effleurer le ciel du bout des tendresse du mondesi peu de       le       sur le pendu      & sept (forces cachées qui     après c’est seulement au je découvre avant toi l’appel tonitruant du issent de mer, venent as à lancinant ô lancinant ainsi fut pétrarque dans deux mille ans nous quant carles oït la  référencem mais jamais on ne       fleur       embarq pierre ciel “le pinceau glisse sur il était question non macles et roulis photo 4     du faucon madame, on ne la voit jamais premier essai c’est       la dans un coin de nice,       ruelle clers est li jurz et li pour ma     dans la ruela ce va et vient entre se placer sous le signe de  avec « a la dernier vers aoi cet univers sans un soir à paris au il est le jongleur de lui cet article est paru je désire un carles li reis en ad prise sa 0 false 21 18 les dieux s’effacent antoine simon 32 deuxième  la lancinante  les éditions de À la loupe, il observa le proche et le lointain en cet anniversaire, ce qui il n’était qu’un dernier vers s’il 7) porte-fenêtre agnus dei qui tollis peccata dans l’innocence des  pour jean le si grant dol ai que ne pas une année sans évoquer antoine simon 27 accoucher baragouiner mieux valait découper "et bien, voilà..." dit       bruyan       allong tant pis pour eux.   pour le prochain le 15 mai, à je déambule et suis je suis occupé ces station 3 encore il parle  dans toutes les rues       m̵     chambre       un a propos de quatre oeuvres de j’ai changé le       la certains prétendent madame porte à aux barrières des octrois dernier vers doel i avrat, dernier vers aoi  il y a le un jour, vous m’avez       m̵ dorothée vint au monde clere est la noit e la de tantes herbes el pre  hier, 17 li emperere par sa grant       &n des quatre archanges que il ne reste plus que le il s’appelait madame, c’est notre carissimo ulisse,torna a  le livre, avec  de même que les un homme dans la rue se prend r.m.a toi le don des cris qui (ô fleur de courge... la danse de la parol

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Dorothée vint au monde comme un don de dieu à Césarée de Cappadoce non loin du lieu de naissance de Saint Georges.
Au sortir de l’enfance, dès qu’elle sentit monter en elle les bouleversements de la féminité, Dorothée voua sa chasteté à N.S.J.-C. dont elle voulut devenir l’épouse, ce dont elle eut à souffrir jusqu’à donner sa vie pour lui ; avant de te faire le récit de sa fin, il faut que je te dise comment, maintes fois, le diable la tenta.
Il faut que tu saches que Dorothée chérissait prier parmi les fleurs dont elle aimait l’ordonnancement souple, les fiançailles des couleurs, les formes régulières et diverses, et les vapeurs entêtantes qui émanaient de leurs bouches innocentes et qui soutenaient la prière car elle se figurait que rien n’était plus proche de l’image du paradis auquel elle aspirait que les petits espaces qu’elles délimitaient dans la pénombre de ses cils mi-clos et le silence de ses oraisons. Mais, tandis qu’elle priait, le diable venait souvent tout près d’elle dont il aimait le teint, l’air de grande douceur et l’haleine, et il enrageait de la voir si sage, tout entière vouée aux dévotions, la tête penchée, les yeux presque fermés et tournés vers le dedans de son coeur et les lèvres murmurantes. Il se glissait alors contre elle d’abord sans parler et doucement respirait derrière son oreille un mélange de froideur et de tiédeur destiné à distraire la vierge de ses prières ; après ce premier assaut, il se laissait couler à l’intérieur des mots qu’elle disait pour en changer ou en brouiller le sens. ainsi à la place de père on entendait braire ou traire ou glaire et le “Je vous salue Marie pleine de grâce” était tordu par mille diableries éhontées, contrepèteries, glissements d’un son tantôt comme une consonne durcissait de l en p, de g en c ou venait de r à l tantôt une voyelle, changeant son ouverture, passait de i à u ou de a à é, tantôt , enfin, il mêlait à ces glissements des effets d’échos qui dénaturaient complètement la prière et, pendant qu’elle s’appliquait à bien dire ce qu’il fallait, Dorothée entendait le diable la bousculer par exemple ainsi :

je vous sassali o mama mamari vousali o manamarari de lala de lassi omama omamari o je vous sasama o je vous samari omaru massanu o sanimanaru osassamamaru o je vousali o pleine de cracra pleine de cracraisse

Mais le diable ne s’en donnait jamais tant que pour le saint nom de N.S.J.-C., et autour de “Jésus Christ” ça n’était que “je sue, j’écris”, “je suce et je crie”, et de longues litanies : “jésicru, jusicré, jécrisu, crujési, crujisé, créjusi, sicrujé, sucréji etc... “, ponctuée” par des “digne et pou hou hou !” et encore “digne et pou hou hou !
Autant d’horreurs et d’abominations auxquelles elle fermait son coeur et ses oreilles, et, plus fort encore, elle disait :

Les mauvaises pensées m’entourent comme guêpes,
Elles ont flambé comme feu de ronces,
Au nom de J.-C., je les sabre

ou encore

Mon âme est collé à la poussière des mots
Vivifie moi selon ta parole
Détourne moi de la voie du mensonge
fais moi la grâce de ta Loi

ou même

Les filets des impies m’environnent
Mais je n’oublie pas ta Loi

Cependant que le diable à nouveau s’y mettait, et ricanait sans cesse, heurtait les prières de gargouillis, craquements, bruits de gorge et de ventre, ou d’articulations, succions, éructations, pets et pets foireux longuement tenus et pestilentiels, halètements, gémissements, hurlements, cris, rires, bouts de mots, bouts de chants, retournant et remuant bruyamment l’air dans son corps et par tous les orifices de son corps l’expulsant en le coinçant de mille diaboliques façons diverses, il contrefaisait tous les bruits et toutes les rumeurs du monde, écartelant en même temps les mots que prononçait Dorothée, mais Dorothée faisait face au diable et vertement le poussait en disant :

“Arrière, toi, que justement on nomme le malin, mauvais, maudit, maléfique maudissant car tu es fauteur de toute malédiction !”

Toutefois le diable ne se laissait pas si aisément circonvenir, et il ajoutait au trouble des mots celui des images ; il se faufilait sous les paupières dévotes de Dorothée et s’ingéniait à transformer tout ce qu’elle voyait ; c’est ainsi que son bel environnement fleuri, qui devait faciliter la prière, se muait en vaste champ de fleurs impudiques, jacassantes et dévergondées, écartant largement les lèvres, minaudant des cils, vibrant de la languette, hissées au dessus de leurs tiges fortes et tendues doublement plantées dans une terre charnue et herbeuse et dans des calices fendus aux allures de pommes, de pêches ou d’abricots. Dorothée résistait et encore ripostait car, d’une part elle était armée du saint nom de J.-C. dont elle gardait dans le coeur toute la pureté, d’autre part aucune image impudique ne pouvait trouver dans sa mémoire matière à s’ancrer, se multiplier, l’agacer, car, à la différence de Saint Augustin qui puisait dans sa vie et sa chair mille raisons de multiplier les tourments d’illusions que lui infligeait le diable, Dorothée avait toujours été pure.
Elle répétait :

Arrière ! Arrière ! Toi le justement nommé diabolique ! Disjoncteur effroyable car tu es cause que tout se disjoint et que ce que nous voyons finit par ne plus ressembler à ce qui est, que l’homme s’écarte de la femme, et la femme de l’homme. Pire abomination : tu es cause que se déchire en l’homme la part de femme qui lui est propre, et que de la femme se déchire la part d’homme qui lui appartient ! Tu es cause que le corps se sépare de l’âme, que les mots oublient leur sens, et que le sens oublie N.S. où tout sens a sa source.

Le diable, quand il se vit incapable de troubler Dorothée, tant elle était pure et pleine de la prière de N.S., vint une nuit en songe au préfet de Rome, lui montra les traits de Dorothée et glissa en lui un grand et pervers désir pour la jeune vierge. Le préfet la fit chercher et retrouver. Mais elle repoussa toutes ses avances. Il en conçut contre elle une rage à la hauteur de son désir et commanda qu’on la torturât sans ménagements. Lui-même assistait aux tortures et sa part de rage tirait une jouissance extrême à la voir les subir, en même temps que sa part de désir, loin de s’amoindrir, souffrait à l’idée que souffrît ce corps qu’il ne pouvait posséder et que disparût ainsi la douceur qu’il aurait souhaité en tirer pour son propre corps. Cependant Dorothée, soutenue par le nom de J.-C., subissait tous les affronts faits à son corps avec une grande sérénité dans son âme. Le préfet ordonna qu’on la décapitât ; ce qui fut fait en place publique. Quand la sainte tête de Dorothée, séparée de son corps, tomba à terre, le ciel fut envahi de ténèbres, et toute la lumière du monde se réfugia autour du saint visage qu’elle nimba merveilleusement tandis que la voix de Dorothée, accompagnée du choeur des anges, s’élevait pure vers le ciel. Elle disait :

C’est par ta parole, Seigneur,
Que je garde pur mon chemin.
C’est la parole qui me fait vivre
Dans les siècles des siècles.

 

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / Catalogue musée

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