BRIBES EN LIGNE
    le cygne sur poussées par les vagues et si au premier jour il ce       sur la vie est dans la vie. se si, il y a longtemps, les cinquième essai tout antoine simon 20 (la numérotation des de l’autre       arauca dimanche 18 avril 2010 nous "tu sais ce que c’est dernier vers aoi À l’occasion de je sais, un monde se clers est li jurz et li antoine simon 6       voyage  de même que les       m̵ pierre ciel je dors d’un sommeil de pour michèle   dits de il n’est pire enfer que     &nbs r.m.a toi le don des cris qui où l’on revient premier vers aoi dernier  epître aux quelque chose le 28 novembre, mise en ligne ce va et vient entre diaphane est le quand nous rejoignons, en au programme des actions   pour théa et ses rm : nous sommes en       au dernier vers aoi temps de pierres dans la autres litanies du saint nom f qu’il vienne, le feu troisième essai et tu le saiset je le vois       &agrav ce qui fascine chez ma chair n’est     tout autour a claude b.   comme dans un coin de nice, "le renard connaît il n’était qu’un des voiles de longs cheveux       parfoi à propos des grands (dans mon ventre pousse une   encore une  tu vois im font chier nous lirons deux extraits de  c’était     les fleurs du les dessins de martine orsoni       sur vue à la villa tamaris i.- avaler l’art par martin miguel art et       longte marché ou souk ou dernier vers aoi     chambre pas même  au mois de mars, 1166 la prédication faite fontelucco, 6 juillet 2000 preambule – ut pictura dans les carnets       ma       la f les rêves de « 8° de madame est une torche. elle elle réalise des  il y a le il est le jongleur de lui peinture de rimes. le texte mille fardeaux, mille et encore  dits   on n’est bruno mendonça la musique est le parfum de et  riche de mes   adagio   je a l’aube des apaches, temps de cendre de deuil de rare moment de bonheur, de sorte que bientôt c’est un peu comme si, bernadette griot vient de     une abeille de       le un trait gris sur la « pouvez-vous la terre nous tout à fleur d’eaula danse j’ai parlé antoine simon 31 o tendresses ô mes c’est une sorte de  dernier salut au la vie est ce bruissement station 3 encore il parle préparation des       bien       crabe-    courant       vaches portrait. 1255 : dernier vers aoi     vers le soir       et tu       en accoucher baragouiner voile de nuità la       les histoire de signes . il ne sait rien qui ne va le bulletin de "bribes dernier vers s’il le lourd travail des meules toi, mésange à       aujour i en voyant la masse aux la littérature de 1. il se trouve que je suis au matin du mougins. décembre au commencement était quatrième essai de pas facile d’ajuster le napolì napolì me tes chaussures au bas de sous la pression des se reprendre. creuser son j’oublie souvent et les oiseaux s’ouvrent       " percey priest lakesur les ils avaient si longtemps, si seins isabelle boizard 2005 d’ eurydice ou bien de j’entends sonner les glaciation entre nu(e), comme son nom reprise du site avec la les textes mis en ligne petit matin frais. je te     de rigoles en       sur antoine simon 18 siglent a fort e nagent e deuxième essai "nice, nouvel éloge de la envoi du bulletin de bribes bribes en ligne a la mort, l’ultime port, effleurer le ciel du bout des       &eacut       à (elle entretenait moisissures mousses lichens immense est le théâtre et abu zayd me déplait. pas 0 false 21 18 exacerbé d’air on a cru à   je ne comprends plus si grant dol ai que ne je suis bien dans dernier vers aoi pour michèle gazier 1 faisant dialoguer 1- c’est dans vous êtes  on peut passer une vie       p&eacu     sur la pente       sabots dernier vers aoi vous dites : "un etudiant à les durand : une le grand combat : sept (forces cachées qui aucun hasard si se granz fut li colps, li dux en       que marie-hélène essai de nécrologie, douze (se fait terre se on peut croire que martine 7) porte-fenêtre c’est parfois un pays le scribe ne retient ço dist li reis :   dans le monde de cette et c’était dans que reste-t-il de la religion de josué il antoine simon 28 l’éclair me dure,    il et la peur, présente j’ai relu daniel biga,     &nbs mi viene in mentemi le ciel de ce pays est tout un nouvel espace est ouvert l’erbe del camp, ki  les éditions de langues de plomba la m1       livre grand format en trois       le       &ccedi je désire un       ruelle       soleil       j̵ sixième       allong       au       m̵ pour maguy giraud et alocco en patchworck © dernier vers aoi deuxième essai le dernier vers aoi le passé n’est       object deux ce travail vous est paien sunt morz, alquant réponse de michel iloec endreit remeint li os       le       il a toi le don des cris qui       journ&   ciel !!!! pour lee charogne sur le seuilce qui       maquis       au       dans pour le prochain basilic, (la poème pour les routes de ce pays sont  “ne pas deuxième apparition de carles respunt : la lecture de sainte c’est la chair pourtant je suis celle qui trompe la communication est j’arrivais dans les il pleut. j’ai vu la morz est rollant, deus en ad   né le 7 ils sortent       ce assise par accroc au bord de       dans     rien  mise en ligne du texte       le mesdames, messieurs, veuillez dans les rêves de la     [1]        dans à sylvie antoine simon 3       sous cliquetis obscène des un tunnel sans fin et, à a grant dulur tendrai puis clquez sur     chant de       longte madame porte à station 4 : judas  gardien de phare à vie, au vous deux, c’est joie et macles et roulis photo 6 dernier vers aoi tendresse du mondesi peu de je reviens sur des       au je m’étonne toujours de la sauvage et fuyant comme dans la caverne primordiale le 19 novembre 2013, à la clers fut li jurz e li tout est prêt en moi pour ecrire sur je t’ai admiré,       apr&eg     nous f j’ai voulu me pencher f le feu s’est errer est notre lot, madame, ne pas négocier ne rêve, cauchemar, les premières 1) notre-dame au mur violet paysage de ta tombe  et ...et poème pour   saint paul trois       le attendre. mot terrible. attendre. mot terrible.     les provisions macao grise la force du corps, paroles de chamantu le temps passe dans la       voyage une fois entré dans la lancinant ô lancinant sur l’erbe verte si est equitable un besoin sonnerait (de)lecta lucta   légendes de michel dernier vers aoi et…  dits de passent .x. portes, et que dire de la grâce  les œuvres de       chaque un besoin de couper comme de v.- les amicales aventures du       une suite du blasphème de de pa(i)smeisuns en est venuz       rampan cet article est paru il tente de déchiffrer, à cri et à f dans le sourd chatoiement    seule au   en grec, morías dernier vers aoi le proche et le lointain sa langue se cabre devant le       pourqu ma voix n’est plus que  le "musée         or       pass&e       dans dernier vers aoi temps de bitume en fusion sur "l’art est-il attelage ii est une œuvre les petites fleurs des on préparait les parents, l’ultime certains soirs, quand je  dernières mises sculpter l’air : f toutes mes "ah ! mon doux pays, des voix percent, racontent j’ai longtemps     du faucon merci à marc alpozzo   le 10 décembre le tissu d’acier mult ben i fierent franceis e on dit qu’agathe pour michèle gazier 1) juste un mot pour annoncer un jour nous avons       soleil grant est la plaigne e large       il a propos d’une heureuse ruine, pensait quel ennui, mortel pour le texte qui suit est, bien attention beau       cette À la loupe, il observa la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches littéraires > Martine Orsoni

Il existe au moins deux saints portant le nom de Georges ; si le plus ancien est très célèbre et révéré, l’autre ne lui cède rien en grandeur, dévotion et humilité. Je te dis ailleurs l’histoire merveilleuse de Saint Georges de la Manade de Marie, laisse-moi te raconter ici l’épisode le plus merveilleux de celle de Saint Georges de Cappadoce qui, avant de devenir martyr de J.-C., sous Dioclétien et Maximien, par la fureur de Dacien, terrible persécuteur de Chrétiens, libéra, par le nom de J.-C., la cité lybienne de Silcha du dragon infâme qui la tourmentait.
Ce dragon hantait les grands étangs qui bordaient la cité à l’Est ; si on le voyait peu, on le reconnaissait à ses effets, aux carnages qu’il perpétrait, aux traces immondes qu’il laissait aux abords des étangs, à la fournaise dont il accompagnait son passage, à l’infect brouillard très puant dont il était entouré en toute occasion, à la terreur qu’il inspirait.
On le devinait aussi élevé que les cyprès ou les cèdres les plus imposants, il se déplaçait soit par répugnantes reptations, soit par bonds inattendus, lourds et disgrâcieux, selon que son énorme queue s’agitait horizontalement ou verticalement ; ses yeux rouges lançaient, dit-on, de tels feux qu’on les percevait, même dans la nuit, à travers son brouillard, son haleine ardente faisait bouillonner les eaux sur lesquelles elle planait, desséchait animaux et végétaux, ternissait et effritait les minéraux, durcissait les boues, faisait se rétracter le sable et le transformait en une dure matière glauque. Pour autant que l’on pût en juger, son corps était constamment travaillé par des pustules éructants qui crevaient en déversant un pus abondant et ocre qui lui dégouttait le long des flancs, et la terre qu’il imprégnait en devenait éternellement stérile.
Chaque jour, le dragon ne cessait de menacer les hautes et dérisoires murailles de Silcha qu’après avoir reçu sa pâture qui consistait en deux brebis bien grasses, une à midi, une le soir, ou toute autre denrée équivalente, pourvu que qu’elle fût de chair vivante et grasse, d’une constitution jeune et aux os bien craquants sous la dent.
Les choses allèrent ainsi jusqu’au jour où, le bétail venant à manquer, on s’avisa de le remplacer par les jeunes gens et les jeunes filles de la cité, chaque jour tirés au sort. On les envoyait seuls et nus, à la rencontre de la bête qui ne pouvait supporter ni parure ni vêtement, seulement accompagnés des pleurs de leurs proches et préparés par un repas dont les mets, rehaussés d’épices et de drogues, étaient servis avec des alcools divers destinés à étouffer leurs angoisses. Dans toutes les familles ce n’étaient que craintes, angoisses et lamentations modulées chaque jour du fait que le nombre des jeunes diminuant de deux chaque jour, la probabilité, pour les survivants, d’être tirés au sort s’élevait à mesure chaque jour ce qui, par contrecoup, faisait d’autant tomber l’angoisse et accroître les lamentations.
Le sort tomba sur la fille du roi, dont la tradition a perdu le nom sinon toute mémoire, le jour même où passait par là Saint Georges qui la croisa alors qu’elle se dirigeait, seulette et attristée, sans voiles et les pieds nus, sous le soleil lybien, vers le grand étang où attendait le dragon. Georges, tout ému d’un tel abandon, d’une telle déréliction errante et d’une tristesse si grande, si belle, si jeune et si nue, lui en demande la raison ; elle, du fond de son trouble, tant bien que mal, la lui dit ; lui, tout aussitôt, s’enflamme, et propose son aide ; elle, dans un sursaut de lucidité, bredouille une mise en garde ; lui, pousse un grand cri et son cheval au galop ; elle, entre deux pensées, s’émeut et tout soudain, transportée d’espoir, se met à courir, trébuchant et agitant les bras ; lui, s’approche avec célérité du brouillard de l’étang dont émerge le dragon, furieux de voir son déjeuner venir tout habillé.
Georges prononce alors le nom de N.S.J.-C. en même temps qu’il se signe ; à cette double invocation, le monstre a comme un recul rugissant, puis, tout aussi brusquement, projetant sa gueule en avant, il se lance sur Georges au moment même où, dans un grand cri, le saint, dont le cheval s’envole, vise le cou du fauve en propulsant sa lance. Les vitesses accumulées de la course du dragon et de celle du cheval, ajoutées à celle de l’arme brandie par les muscles du saint et à celle du cou du monstre tendant sa mâchoire vers sa proie, furent telles que c’est avec une force inouïe que la lance rencontra le cou, s’y enfonça avec aisance et resta fichée là, selon un angle tel qu’elle bloqua une partie de la tranchée et sectionna à moitié la carotide. Cela fut la cause d’une faiblesse immédiate chez l’animal qui, le souffle court et impuissant, râlant et bavant, secoué de faibles soubresauts, sa peau pustuleuse desséchée et l’oeil trouble, tomba à genoux devant Georges.
Pendant ce temps la princesse avait fini par rejoindre le lieu du combat ; elle était toute haletante, et la fatigue redoublait les troubles de l’alcool, des drogues et de se sentir nue sous les regards d’un homme à cheval, triomphant et dont elle contemplait la gloire.
Elle sentit alors monter, du plus profond d’elle même et tout le long de son corps et de ses membres, un spasme violent qui la surprit, la baigna de satisfaction et la mit à terre dans un état d’étourdissement profond et béat qu’elle n’avait encore jamais connu et dont elle ne souhaitait plus se relever que pour pouvoir à nouveau contempler Georges qui considérait sans haine et sans terreur, l’animal terrassé dont les yeux se révulsaient.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
/ catalogue d’exposition

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette