BRIBES EN LIGNE
ecrire les couleurs du monde       juin pour ma       soleil faisant dialoguer de l’autre diaphane est le janvier 2002 .traverse  le livre, avec pour michèle dans les carnets  le "musée rossignolet tu la       " et te voici humanité vous avez       dans envoi du bulletin de bribes       & les étourneaux ! li emperere par sa grant madame, vous débusquez epuisement de la salle, le texte qui suit est, bien trois tentatives desesperees  “ne pas       au j’ai travaillé une errance de "le renard connaît     chambre       deux i en voyant la masse aux       " sa langue se cabre devant le c’est extrêmement l’impression la plus antoine simon 17 quelque chose     oued coulant ce jour-là il lui j’aime chez pierre et tout avait générations dernier vers aoi passet li jurz, la noit est       assis pour robert antoine simon 31 je t’enfourche ma le ciel est clair au travers 0 false 21 18 les oiseaux s’ouvrent ma voix n’est plus que antoine simon 26 pour andré villers 1) intendo... intendo !  hier, 17   adagio   je nécrologie dernier vers aoi qu’est-ce qui est en       fleure des conserves ! a la libération, les et si au premier jour il Éléments - antoine simon 3     &nbs buttati ! guarda&nbs     sur la pente rêve, cauchemar,       je me   le 10 décembre j’oublie souvent et bien sûr, il y eut le glacis de la mort       ( tromper le néant dieu faisait silence, mais  jésus tendresse du mondesi peu de d’un côté eurydice toujours nue à pour angelo de pareïs li seit la je crie la rue mue douleur       baie       apr&eg histoire de signes . l’art n’existe     double dans ce pays ma mère pour andrée je dors d’un sommeil de paroles de chamantu face aux bronzes de miodrag rm : nous sommes en petit matin frais. je te 1-nous sommes dehors. religion de josué il marcel alocco a       sur et que dire de la grâce       parfoi       dans onze sous les cercles     pluie du a propos d’une écrirecomme on se passent .x. portes, si elle est belle ? je  pour de   je ne comprends plus       l̵ bien sûrla  martin miguel vient       dans  les trois ensembles ço dist li reis : cyclades, iii°       le 13) polynésie À max charvolen et « 8° de tes chaussures au bas de   un carmelo arden quin est une       &ccedi genre des motsmauvais genre  les œuvres de   un vendredi c’est pour moi le premier       fourr&         &n f qu’il vienne, le feu souvent je ne sais rien de le franchissement des       et le ciel de ce pays est tout nice, le 30 juin 2000 quando me ne so itu pe introibo ad altare preambule – ut pictura     " polenta voici des œuvres qui, le       sur du fond des cours et des la littérature de beaucoup de merveilles j’ai perdu mon ma voix n’est plus que   ces sec erv vre ile encore la couleur, mais cette       grimpa nous serons toujours ces bruno mendonça       vu que reste-t-il de la la mort, l’ultime port,  on peut passer une vie antoine simon 14 in the country sainte marie, mougins. décembre i.- avaler l’art par iloec endreit remeint li os       le       banlie pas une année sans évoquer ce va et vient entre bribes en ligne a dernier vers aoi de la pluies et bruines,       dans       (la numérotation des et…  dits de cet article est paru dans le       é (À l’église spectacle de josué dit l’existence n’est je ne peins pas avec quoi, lentement, josué l’éclair me dure, antoine simon 19   entrons suite du blasphème de couleur qui ne masque pas       " quand les mots morz est rollant, deus en ad temps où les coeurs il existe au moins deux constellations et a toi le don des cris qui       " etait-ce le souvenir la fraîcheur et la j’ai donné, au mois le geste de l’ancienne, j’ai changé le mille fardeaux, mille la musique est le parfum de       il (dans mon ventre pousse une 0 false 21 18  au travers de toi je le lent déferlement l’évidence guetter cette chose reprise du site avec la  les premières       pass&e a christiane ce qui fait tableau : ce    nous    au balcon tout est prêt en moi pour les enseignants : ce pays que je dis est dernier vers aoi pour raphaël si tu es étudiant en     une abeille de béatrice machet vient de       b&acir en introduction à  la toile couvre les       la pie mon travail est une       quand dans le monde de cette       la f dans le sourd chatoiement       reine jamais je n’aurais       &n toutefois je m’estimais depuis ce jour, le site       object la communication est       le       dans             en dernier vers aoi li emperere s’est il souffle sur les collines cher bernard       coude il tente de déchiffrer,       enfant tout en travaillant sur les antoine simon 9       neige ils sortent vedo la luna vedo le je suis celle qui trompe  tous ces chardonnerets macles et roulis photo 4       " la cité de la musique l’instant criblé (ma gorge est une       deux   pour le prochain titrer "claude viallat, le lourd travail des meules l’attente, le fruit la liberté s’imprime à douce est la terre aux yeux très malheureux...   si vous souhaitez "mais qui lit encore le  les éditions de références : xavier c’est ici, me là, c’est le sable et raphaël je désire un sables mes parolesvous inoubliables, les aux barrières des octrois la brume. nuages seul dans la rue je ris la ouverture d’une d’abord l’échange des   au milieu de       montag la fraîcheur et la dernier vers aoi saluer d’abord les plus pour jean marie toujours les lettres :       &n dernier vers aoi li quens oger cuardise       d&eacu mouans sartoux. traverse de et combien antoine simon 11       m&eacu madame est une       j̵ 1257 cleimet sa culpe, si     dans la ruela a claude b.   comme fontelucco, 6 juillet 2000 huit c’est encore à  monde rassemblé dans le pays dont je vous quand nous rejoignons, en je t’ai admiré,       le ce qui importe pour   le texte suivant a au seuil de l’atelier « h&eacu merle noir  pour       cerisi la bouche pleine de bulles f tous les feux se sont macao grise dernier vers aoi ainsi alfred… la mastication des sous la pression des dernier vers aoi toulon, samedi 9 antoine simon 28       m̵ non, björg,       su monde imaginal,       la antoine simon 13 quelque temps plus tard, de douze (se fait terre se rare moment de bonheur,       la       bien antoine simon 15       va     les provisions Ç’avait été la je sais, un monde se dans le pain brisé son on croit souvent que le but moisissures mousses lichens avant propos la peinture est dans l’innocence des aucun hasard si se       devant       à deuxième essai     faisant la la langue est intarissable pour mes enfants laure et 10 vers la laisse ccxxxii       pav&ea bientôt, aucune amarre       pourqu et nous n’avons rien madame est la reine des cinq madame aux yeux mise en ligne d’un ne faut-il pas vivre comme madame est toute       une quelques textes à cri et à décembre 2001. dernier vers aoi " je suis un écorché vif. le proche et le lointain poussées par les vagues livre grand format en trois le coeur du le pendu il ne s’agit pas de vi.- les amicales aventures quai des chargeurs de josué avait un rythme       neige préparation des       o quant carles oït la le coquillage contre la parol

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Il existe au moins deux saints portant le nom de Georges ; si le plus ancien est très célèbre et révéré, l’autre ne lui cède rien en grandeur, dévotion et humilité. Je te dis ailleurs l’histoire merveilleuse de Saint Georges de la Manade de Marie, laisse-moi te raconter ici l’épisode le plus merveilleux de celle de Saint Georges de Cappadoce qui, avant de devenir martyr de J.-C., sous Dioclétien et Maximien, par la fureur de Dacien, terrible persécuteur de Chrétiens, libéra, par le nom de J.-C., la cité lybienne de Silcha du dragon infâme qui la tourmentait.
Ce dragon hantait les grands étangs qui bordaient la cité à l’Est ; si on le voyait peu, on le reconnaissait à ses effets, aux carnages qu’il perpétrait, aux traces immondes qu’il laissait aux abords des étangs, à la fournaise dont il accompagnait son passage, à l’infect brouillard très puant dont il était entouré en toute occasion, à la terreur qu’il inspirait.
On le devinait aussi élevé que les cyprès ou les cèdres les plus imposants, il se déplaçait soit par répugnantes reptations, soit par bonds inattendus, lourds et disgrâcieux, selon que son énorme queue s’agitait horizontalement ou verticalement ; ses yeux rouges lançaient, dit-on, de tels feux qu’on les percevait, même dans la nuit, à travers son brouillard, son haleine ardente faisait bouillonner les eaux sur lesquelles elle planait, desséchait animaux et végétaux, ternissait et effritait les minéraux, durcissait les boues, faisait se rétracter le sable et le transformait en une dure matière glauque. Pour autant que l’on pût en juger, son corps était constamment travaillé par des pustules éructants qui crevaient en déversant un pus abondant et ocre qui lui dégouttait le long des flancs, et la terre qu’il imprégnait en devenait éternellement stérile.
Chaque jour, le dragon ne cessait de menacer les hautes et dérisoires murailles de Silcha qu’après avoir reçu sa pâture qui consistait en deux brebis bien grasses, une à midi, une le soir, ou toute autre denrée équivalente, pourvu que qu’elle fût de chair vivante et grasse, d’une constitution jeune et aux os bien craquants sous la dent.
Les choses allèrent ainsi jusqu’au jour où, le bétail venant à manquer, on s’avisa de le remplacer par les jeunes gens et les jeunes filles de la cité, chaque jour tirés au sort. On les envoyait seuls et nus, à la rencontre de la bête qui ne pouvait supporter ni parure ni vêtement, seulement accompagnés des pleurs de leurs proches et préparés par un repas dont les mets, rehaussés d’épices et de drogues, étaient servis avec des alcools divers destinés à étouffer leurs angoisses. Dans toutes les familles ce n’étaient que craintes, angoisses et lamentations modulées chaque jour du fait que le nombre des jeunes diminuant de deux chaque jour, la probabilité, pour les survivants, d’être tirés au sort s’élevait à mesure chaque jour ce qui, par contrecoup, faisait d’autant tomber l’angoisse et accroître les lamentations.
Le sort tomba sur la fille du roi, dont la tradition a perdu le nom sinon toute mémoire, le jour même où passait par là Saint Georges qui la croisa alors qu’elle se dirigeait, seulette et attristée, sans voiles et les pieds nus, sous le soleil lybien, vers le grand étang où attendait le dragon. Georges, tout ému d’un tel abandon, d’une telle déréliction errante et d’une tristesse si grande, si belle, si jeune et si nue, lui en demande la raison ; elle, du fond de son trouble, tant bien que mal, la lui dit ; lui, tout aussitôt, s’enflamme, et propose son aide ; elle, dans un sursaut de lucidité, bredouille une mise en garde ; lui, pousse un grand cri et son cheval au galop ; elle, entre deux pensées, s’émeut et tout soudain, transportée d’espoir, se met à courir, trébuchant et agitant les bras ; lui, s’approche avec célérité du brouillard de l’étang dont émerge le dragon, furieux de voir son déjeuner venir tout habillé.
Georges prononce alors le nom de N.S.J.-C. en même temps qu’il se signe ; à cette double invocation, le monstre a comme un recul rugissant, puis, tout aussi brusquement, projetant sa gueule en avant, il se lance sur Georges au moment même où, dans un grand cri, le saint, dont le cheval s’envole, vise le cou du fauve en propulsant sa lance. Les vitesses accumulées de la course du dragon et de celle du cheval, ajoutées à celle de l’arme brandie par les muscles du saint et à celle du cou du monstre tendant sa mâchoire vers sa proie, furent telles que c’est avec une force inouïe que la lance rencontra le cou, s’y enfonça avec aisance et resta fichée là, selon un angle tel qu’elle bloqua une partie de la tranchée et sectionna à moitié la carotide. Cela fut la cause d’une faiblesse immédiate chez l’animal qui, le souffle court et impuissant, râlant et bavant, secoué de faibles soubresauts, sa peau pustuleuse desséchée et l’oeil trouble, tomba à genoux devant Georges.
Pendant ce temps la princesse avait fini par rejoindre le lieu du combat ; elle était toute haletante, et la fatigue redoublait les troubles de l’alcool, des drogues et de se sentir nue sous les regards d’un homme à cheval, triomphant et dont elle contemplait la gloire.
Elle sentit alors monter, du plus profond d’elle même et tout le long de son corps et de ses membres, un spasme violent qui la surprit, la baigna de satisfaction et la mit à terre dans un état d’étourdissement profond et béat qu’elle n’avait encore jamais connu et dont elle ne souhaitait plus se relever que pour pouvoir à nouveau contempler Georges qui considérait sans haine et sans terreur, l’animal terrassé dont les yeux se révulsaient.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
/ catalogue d’exposition

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