BRIBES EN LIGNE
le pendu je suis antoine simon 29 madame chrysalide fileuse dernier vers aoi dernier vers aoi au lecteur voici le premier pour jean-marie simon et sa tu le saiset je le vois où l’on revient vous n’avez derniers vers sun destre   on n’est       neige à la bonne madame est une       charogne sur le seuilce qui     cet arbre que       au petit matin frais. je te de la des voiles de longs cheveux   se effleurer le ciel du bout des j’écoute vos dans le pain brisé son autres litanies du saint nom pour julius baltazar 1 le   j’ai souvent alocco en patchworck © le vieux qui       tourne       dans ce 28 février 2002.       s̵ f le feu m’a       "   que signifie       que 1257 cleimet sa culpe, si la bouche pleine de bulles quelques autres j’arrivais dans les   saint paul trois dans les rêves de la les cuivres de la symphonie       un c’est la peur qui fait  ce qui importe pour le passé n’est station 3 encore il parle  de la trajectoire de ce cette machine entre mes in the country       la et si au premier jour il       ton je crie la rue mue douleur       cerisi et c’était dans en 1958 ben ouvre à       le pour mon épouse nicole     le cygne sur vedo la luna vedo le       la   (à a la libération, les  c’était les parents, l’ultime ecrire les couleurs du monde le travail de bernard le lourd travail des meules ne pas négocier ne pour michèle gazier 1) ce    7 artistes et 1       le jamais je n’aurais un temps hors du i en voyant la masse aux j’ai donné, au mois  epître aux le ciel de ce pays est tout s’égarer on il ne reste plus que le   un quai des chargeurs de mais non, mais non, tu aux barrières des octrois   un vendredi c’est la distance entre  tu ne renonceras pas. madame a des odeurs sauvages Éléments - troisième essai béatrice machet vient de     après       grimpa art jonction semble enfin le 28 novembre, mise en ligne trois tentatives desesperees si j’avais de son le 15 mai, à pour ma fragilité humaine.   nous sommes franchement, pensait le chef,     rien    tu sais     [1]  il pleut. j’ai vu la sequence 6   le (josué avait lentement on croit souvent que le but et ma foi, histoire de signes . un tunnel sans fin et, à rossignolet tu la la pureté de la survie. nul antoine simon 12 f j’ai voulu me pencher aucun hasard si se temps de cendre de deuil de 1 la confusion des avant propos la peinture est       une je ne saurais dire avec assez       pav&ea       &eacut dernier vers aoi       sabots epuisement de la salle, bal kanique c’est   la production j’ai parlé clere est la noit e la     oued coulant que reste-t-il de la clers fut li jurz e li     sur la pour frédéric dernier vers aoi (À l’église  avec « a la antoine simon 9 li quens oger cuardise ce qui aide à pénétrer le     depuis portrait. 1255 :  mise en ligne du texte       sur       qui ils s’étaient en introduction à       je  au travers de toi je peinture de rimes. le texte et tout avait religion de josué il cet univers sans encore une citation“tu l’illusion d’une       dans « amis rollant, de       le laure et pétrarque comme de profondes glaouis c’est ici, me pour anne slacik ecrire est       la       dans après la lecture de cher bernard recleimet deu mult pas sur coussin d’air mais   ces notes comme une suite de  on peut passer une vie iv.- du livre d’artiste premier vers aoi dernier vous avez       pass&e pour martine, coline et laure heureuse ruine, pensait  improbable visage pendu vous dites : "un antoine simon 21       un       ruelle  dernières mises guetter cette chose       entre deux nouveauté, f les feux m’ont le 19 novembre 2013, à la à cri et à constellations et   pour olivier v.- les amicales aventures du dans les écroulements tout est prêt en moi pour les oiseaux s’ouvrent non... non... je vous assure, d’un bout à       la apaches : carissimo ulisse,torna a       marche écoute, josué, station 5 : comment c’est extrêmement 1254 : naissance de       m&eacu descendre à pigalle, se carcassonne, le 06       fleure accorde ton désir à ta       sur lu le choeur des femmes de pur ceste espee ai dulor e     m2 &nbs antoine simon 7 un jour nous avons un besoin de couper comme de "je me tais. pour taire.       en un rm : d’accord sur quatre si la mer s’est       &ccedi coupé en deux quand raphaël je serai toujours attentif à halt sunt li pui e mult halt j’ai longtemps       retour       aujour dont les secrets… à quoi  un livre écrit  le livre, avec dernier vers aoi les dieux s’effacent  il est des objets sur dernier vers aoi       sur le je rêve aux gorges     un mois sans bien sûrla toulon, samedi 9 l’heure de la     nous  “... parler une leonardo rosa giovanni rubino dit c’est seulement au dans la caverne primordiale     dans la ruela       avant quand les eaux et les terres reflets et echosla salle spectacle de josué dit c’est pour moi le premier       ce antoine simon 5  les éditions de n’ayant pas antoine simon 31 autre citation l’existence n’est merle noir  pour antoine simon 15       fourr&       maquis quando me ne so itu pe     surgi ce pays que je dis est essai de nécrologie, très malheureux... je ne sais pas si passet li jurz, la noit est antoine simon 6 la musique est le parfum de  “la signification une fois entré dans la rm : nous sommes en (elle entretenait       m̵ autre citation"voui       le station 7 : as-tu vu judas se poème pour les installations souvent, dernier vers aoi 1.- les rêves de sous la pression des ecrire sur se placer sous le signe de poussées par les vagues iloec endreit remeint li os       je me prenez vos casseroles et je suis bien dans entr’els nen at ne pui et je vois dans vos     pluie du de sorte que bientôt  dernier salut au 7) porte-fenêtre   3   

les le lent déferlement madame, on ne la voit jamais   (dans le là, c’est le sable et mise en ligne d’un antoine simon 3 les doigts d’ombre de neige printemps breton, printemps   est-ce que       pass&e rien n’est les plus terribles i mes doigts se sont ouverts       apr&eg       le 26 août 1887, depuis j’aime chez pierre "tu sais ce que c’est le grand combat : abstraction voir figuration onzième c’est la chair pourtant face aux bronzes de miodrag difficile alliage de pour raphaël c’est vrai       le jamais si entêtanteeurydice quand il voit s’ouvrir,       m̵ mieux valait découper journée de       la       object granz fut li colps, li dux en la chaude caresse de ( ce texte a les dernières vous deux, c’est joie et antoine simon 30   je ne comprends plus       dans le franchissement des à propos “la le géographe sait tout la fraîcheur et la zacinto dove giacque il mio sixième     une abeille de     du faucon toujours les lettres : le temps passe si vite, pour michèle antoine simon 2       vu normal 0 21 false fal dernier vers aoi quand sur vos visages les  le "musée la langue est intarissable les grands     faisant la et encore  dits on a cru à immense est le théâtre et il y a tant de saints sur À peine jetés dans le macao grise « pouvez-vous passent .x. portes,  les œuvres de rêves de josué, 1- c’est dans       bonheu bel équilibre et sa       &n       &n tout à fleur d’eaula danse des quatre archanges que j’ai perdu mon À l’occasion de deux ce travail vous est la parol

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Lorsqu’on connaît une oeuvre, ou du reste n’importe quelle réalité, objet ou être, et que l’on apprend sur elle des choses inattendues, on vit un grand plaisir : on apprend, mais on demeure en terrain connu ; on éprouve la joie de la connaissance à l’intérieur de la reconnaissance, c’est à dire sans l’angoisse et l’inquiétude que nous traînons avec nous quand nous franchissons les portes qui donnent sur les espaces de l’inconnu... A vrai dire, toute nouvelle confrontation avec l’une de ces oeuvres qui structurent notre culture, notre sensibilité, notre rapport au monde est comme naturellement porteuse de ce plaisir là. C’est ce qui se passe en ce moment au musée Magnelli à Vallauris, où des centaines de dessins de Picasso, préparatoires à "La guerre et la paix" nous disent autrement ce que nous croyions savoir. Ils mettent à jour le processus par lequel, peu à peu, Picasso se dépouille de la facilité plastique et dépouille l’art de tout ce qui ne concourt pas aux seuls effets de l’émotion... Le Patriote en a récemment rendu compte sous la plume de Michel Gaudet.
Voici un autre plaisir, différent, mais qui n’est pas moins intense, et dont je voudrais vous dire avec quelle gourmandise je le savoure : découvrir une oeuvre dans ses premières recherches, dans ses tout jeunes tâtonnements ; et c’est ce que propose l’atelier 49, toujours à Vallauris, à quelques centaines de mètre des musées Picasso et Magnelli, avec les travaux d’une jeune artiste allemande, Ulli Böhmelmann.

Ce qui m’a d’abord intéressé dans le travail de cette artiste, c’est que l’art y est d’emblée assumé, conçu, comme processus du regard : comme ce qui va nous permettre de mieux connaître les autres et les espaces où nous vivons -avec eux. L’exposition se présente ainsi comme le résultat d’une approche artistique de la ville de Vallauris par une jeune étrangère... Si je devais, semble dire l’artiste, vous présenter ici comment j’ai perçu, senti, vécu cette ville, voici ce que je ferais...

De Vallauris, Ulli Böhmelmann va retenir deux ou trois objets qu’elle va employer comme autant de signes : les bornes qui marquent les zones de circulation, les poignées des portes des habitations, et les lauriers roses. On voit que ces trois pré-textes explorent trois dimensions de la vie quotidienne, et fonctionnent comme trois signes de nos espaces de vie : les bornes, voilà pour la vie collective et les espaces urbains, les poignées de porte, voilà pour la vie et les espaces intimes, les feuilles de lauriers roses, voilà pour la nature et l’image -mythique- du sud... Et j’aime cette appropriation simple, ce balisage, ce repérage de l’espace réel.

Ces objets ne sont pas présentés tels quels, Ulli Böhmelmann ne s’inscrit pas dans cette tradition de notre art moderne et contemporain. Ils sont reproduit par le procédé simple et efficace du moulage en papier. Je dis simple, mais il faudrait, entrant dans plus de détails, préciser que les feuilles de laurier sont interprétées une première fois : l’artiste ne moule pas de vraies feuilles, mais leur représentation : un quartier de ballon. Il faudrait aussi dire que si, la plupart du temps, le moulage est bien en papier, l’une des structures reprenant l’image des feuilles de laurier est un assemblage de porcelaine ; Evidemment, le choix de la porcelaine n’est pas innocent à Vallauris... Quant au papier, j’aurai tout dit quand j’aurai précisé que l’artiste ne se sert que de papier d’emballage de boulangerie. Aux objets usinés, bornes et poignées de portes, s’oppose l’image de l’objet de nature, le laurier, au moulage en papier, celui de la porcelaine...

J’ai trouvé à cette exposition une grande poésie : la poésie est dans le choix d’objets utilitaires et dans leur mise au regard par le travail artistique, la poésie est dans le glissement de la poignée de porte ou du laurier vers la galerie, elle est dans le fait qu’on sorte nos objets de leur contexte et qu’on les mette doublement en étrangeté, la poésie est dans le fait que, moulés, ces objets acquièrent une transparence, une légèreté qui fait d’eux comme une vapeur d’objet, une incertitude vibrante, une presque absence, produisant un surprenant effet de nostalgie ; la poésie est dans le mode de présentation de ces objets : les poignées de porte, rigoureusement alignés, à hauteur d’utilisation, sont piquées sur des tiges métalliques qui les éloignent du mur, accentuent leur incertitude, et permettent de surprenants jeux d’ombres. Ni complaisance, ni anecdotisme... C’est ce que Magali Fadas, l’animatrice de l’atelier, appelle "rigueur presque ethnologique".

Les feuilles de laurier explorent une autre poésie : étagées 3 par 3, sur 4, 5 ou 6 niveaux, elles sont tenues entre sol et plafond par toute une installation très ténue de fils de nilon, une sorte de toile très lâche et très fragile qui fait tenir en suspension une végétation inattendue.... Un régal.
A la fin de mon travail d’écriture et de souvenir, je sors les deux photos qui doivent illustrer l’article... Décidément, j’aime mieux mon souvenir, et l’envie qu’il me donne d’y retourner... Il vous reste encore quelques jours, jusqu’au début d’octobre... allez y voir, et mettez ce nom dans un coin de vote tête : Ulli Böhmelmann.

Publication en ligne : 19 juillet 2008
Première publication : septembre 1998 / le Patriote

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