BRIBES EN LIGNE
cet univers sans antoine simon 29 agnus dei qui tollis peccata      & en 1958 ben ouvre à diaphane est le  tu ne renonceras pas. et  riche de mes libre de lever la tête a la fin il ne resta que eurydice toujours nue à encore une citation“tu mon travail est une pure forme, belle muette, ce monde est semé polenta derniers le coeur du merci à la toile de bribes en ligne a seins isabelle boizard 2005 temps de pierres dans la  l’écriture on peut croire que martine franchement, pensait le chef,     sur la pente ouverture de l’espace  de même que les       &n des conserves ! non, björg, karles se dort cum hume 10 vers la laisse ccxxxii de pa(i)smeisuns en est venuz dernier vers aoi         sur le souvent je ne sais rien de lu le choeur des femmes de       sabots légendes de michel si elle est belle ? je j’ai perdu mon l’impression la plus approche d’une       dans antoine simon 12 quand les eaux et les terres dernier vers aoi mais non, mais non, tu       vaches c’est pour moi le premier   pour olivier j’ai travaillé en cet anniversaire, ce qui carmelo arden quin est une béatrice machet vient de pour jean marie la mort d’un oiseau.       pour livre grand format en trois je suis bien dans de mes deux mains    regardant ce texte m’a été le passé n’est station 5 : comment ensevelie de silence, ce au matin du j’ai longtemps     le cygne sur   est-ce que outre la poursuite de la mise je n’hésiterai quand les mots de sorte que bientôt apaches : il est le jongleur de lui       " g. duchêne, écriture le 0 false 21 18 le 28 novembre, mise en ligne au rayon des surgelés elle ose à peine bribes en ligne a cinq madame aux yeux       " pierre ciel les doigts d’ombre de neige pour angelo       bonhe madame, c’est notre etait-ce le souvenir     de rigoles en       coude l’homme est dans les écroulements       tourne « pouvez-vous poème pour       avant   tout est toujours en ...et poème pour la bouche pleine de bulles madame est une dans les hautes herbes et il parlait ainsi dans la in the country il arriva que je serai toujours attentif à       vu madame chrysalide fileuse sors de mon territoire. fais quand nous rejoignons, en la gaucherie à vivre,       &agrav     chant de dernier vers aoi pour philippe       m&eacu on trouvera la video bien sûrla mon cher pétrarque, Ç’avait été la madame, vous débusquez bernard dejonghe... depuis antoine simon 26 ce pays que je dis est entr’els nen at ne pui antoine simon 31 le ciel de ce pays est tout       allong j’aime chez pierre     extraire accoucher baragouiner depuis ce jour, le site je ne sais pas si il en est des noms comme du af : j’entends marché ou souk ou cher bernard ce n’est pas aux choses vous dites : "un c’est seulement au quelque chose pour raphaël cette machine entre mes je m’étonne toujours de la al matin, quant primes pert gardien de phare à vie, au neuf j’implore en vain ce qui aide à pénétrer le la fraîcheur et la dorothée vint au monde la terre nous pour lee violette cachéeton  “... parler une face aux bronzes de miodrag madame a des odeurs sauvages c’est extrêmement passent .x. portes, douze (se fait terre se       une ils sortent pour martine, coline et laure une errance de douce est la terre aux yeux le ciel est clair au travers  ce qui importe pour les premières il existe au moins deux dernier vers doel i avrat, dix l’espace ouvert au l’appel tonitruant du   saint paul trois la fonction,    il     chambre       &agrav certains soirs, quand je       siglent a fort e nagent e noble folie de josué, la littérature de juste un mot pour annoncer  on peut passer une vie la vie est dans la vie. se chairs à vif paumes issent de mer, venent as de toutes les   je ne comprends plus huit c’est encore à paien sunt morz, alquant dernier vers aoi raphaËl j’ai en réserve dieu faisait silence, mais dernier vers que mort et ma foi, je déambule et suis les avenues de ce pays lancinant ô lancinant carissimo ulisse,torna a vous avez heureuse ruine, pensait envoi du bulletin de bribes a l’aube des apaches, normalement, la rubrique       au nous lirons deux extraits de (vois-tu, sancho, je suis       en       bonheu antoine simon 19       en  monde rassemblé       " la prédication faite ma chair n’est vous deux, c’est joie et  je signerai mon  epître aux cet article est paru     l’é moi cocon moi momie fuseau  hors du corps pas   ciel !!!!       embarq effleurer le ciel du bout des       l̵ temps où les coeurs madame dans l’ombre des antoine simon 27 travail de tissage, dans cyclades, iii°       dans il existe deux saints portant    si tout au long f toutes mes que reste-t-il de la archipel shopping, la "ces deux là se tes chaussures au bas de       dans chaises, tables, verres, c’est la chair pourtant a propos de quatre oeuvres de samuelchapitre 16, versets 1       m̵ c’est un peu comme si,       s̵ dans les rêves de la tous feux éteints. des       que comme c’est comme un préliminaire la mouans sartoux. traverse de       voyage pour gilbert quatrième essai de antoine simon 14 l’heure de la       bien   encore une il n’était qu’un dans le train premier mise en ligne   se de profondes glaouis vertige. une distance  si, du nouveau janvier 2002 .traverse exacerbé d’air je ne saurais dire avec assez f qu’il vienne, le feu avez-vous vu sept (forces cachées qui à la bonne       sur des voix percent, racontent dans le monde de cette     m2 &nbs deuxième apparition       &agrav à sylvie même si dernier vers aoi la communication est       &ccedi       le errer est notre lot, madame,       un je rêve aux gorges (ma gorge est une "si elle est       voyage       entre       six il semble possible pour nicolas lavarenne ma tendresse du mondesi peu de       ton antoine simon 28     &nbs antoine simon 13   le 10 décembre       au       dans       force je suis antoine simon 25       st "nice, nouvel éloge de la le lourd travail des meules dernier vers aoi  hier, 17 morz est rollant, deus en ad première nice, le 30 juin 2000 0 false 21 18       aux un jour, vous m’avez     du faucon si grant dol ai que ne       je nice, le 8 octobre pour martine de l’autre le samedi 26 mars, à 15 l’une des dernières l’évidence en introduction à c’est le grand pour mon épouse nicole merle noir  pour ne pas négocier ne fin première les amants se f le feu s’est pour jean-marie simon et sa le 19 novembre 2013, à la c’est la peur qui fait je sais, un monde se il y a des objets qui ont la madame aux rumeurs f le feu est venu,ardeur des dernier vers aoi madame, on ne la voit jamais ainsi alfred… pour andrée   six formes de la ma mémoire ne peut me station 4 : judas  il y a tant de saints sur je reviens sur des       cerisi       la       enfant antoine simon 16  “ne pas un tunnel sans fin et, à spectacle de josué dit tout est possible pour qui les petites fleurs des marie-hélène pour jean gautheronle cosmos thème principal : f j’ai voulu me pencher antoine simon 15 elle réalise des       l̵ la vie est ce bruissement des quatre archanges que f le feu s’est       pass&e macles et roulis photo 1 les plus terribles       sous ne faut-il pas vivre comme       reine poussées par les vagues de pareïs li seit la toute une faune timide veille le grand combat : f les marques de la mort sur  martin miguel vient deux mille ans nous       " six de l’espace urbain, tous ces charlatans qui clers est li jurz et li tu le saiset je le vois j’ai relu daniel biga, la parol

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Lorsqu’on connaît une oeuvre, ou du reste n’importe quelle réalité, objet ou être, et que l’on apprend sur elle des choses inattendues, on vit un grand plaisir : on apprend, mais on demeure en terrain connu ; on éprouve la joie de la connaissance à l’intérieur de la reconnaissance, c’est à dire sans l’angoisse et l’inquiétude que nous traînons avec nous quand nous franchissons les portes qui donnent sur les espaces de l’inconnu... A vrai dire, toute nouvelle confrontation avec l’une de ces oeuvres qui structurent notre culture, notre sensibilité, notre rapport au monde est comme naturellement porteuse de ce plaisir là. C’est ce qui se passe en ce moment au musée Magnelli à Vallauris, où des centaines de dessins de Picasso, préparatoires à "La guerre et la paix" nous disent autrement ce que nous croyions savoir. Ils mettent à jour le processus par lequel, peu à peu, Picasso se dépouille de la facilité plastique et dépouille l’art de tout ce qui ne concourt pas aux seuls effets de l’émotion... Le Patriote en a récemment rendu compte sous la plume de Michel Gaudet.
Voici un autre plaisir, différent, mais qui n’est pas moins intense, et dont je voudrais vous dire avec quelle gourmandise je le savoure : découvrir une oeuvre dans ses premières recherches, dans ses tout jeunes tâtonnements ; et c’est ce que propose l’atelier 49, toujours à Vallauris, à quelques centaines de mètre des musées Picasso et Magnelli, avec les travaux d’une jeune artiste allemande, Ulli Böhmelmann.

Ce qui m’a d’abord intéressé dans le travail de cette artiste, c’est que l’art y est d’emblée assumé, conçu, comme processus du regard : comme ce qui va nous permettre de mieux connaître les autres et les espaces où nous vivons -avec eux. L’exposition se présente ainsi comme le résultat d’une approche artistique de la ville de Vallauris par une jeune étrangère... Si je devais, semble dire l’artiste, vous présenter ici comment j’ai perçu, senti, vécu cette ville, voici ce que je ferais...

De Vallauris, Ulli Böhmelmann va retenir deux ou trois objets qu’elle va employer comme autant de signes : les bornes qui marquent les zones de circulation, les poignées des portes des habitations, et les lauriers roses. On voit que ces trois pré-textes explorent trois dimensions de la vie quotidienne, et fonctionnent comme trois signes de nos espaces de vie : les bornes, voilà pour la vie collective et les espaces urbains, les poignées de porte, voilà pour la vie et les espaces intimes, les feuilles de lauriers roses, voilà pour la nature et l’image -mythique- du sud... Et j’aime cette appropriation simple, ce balisage, ce repérage de l’espace réel.

Ces objets ne sont pas présentés tels quels, Ulli Böhmelmann ne s’inscrit pas dans cette tradition de notre art moderne et contemporain. Ils sont reproduit par le procédé simple et efficace du moulage en papier. Je dis simple, mais il faudrait, entrant dans plus de détails, préciser que les feuilles de laurier sont interprétées une première fois : l’artiste ne moule pas de vraies feuilles, mais leur représentation : un quartier de ballon. Il faudrait aussi dire que si, la plupart du temps, le moulage est bien en papier, l’une des structures reprenant l’image des feuilles de laurier est un assemblage de porcelaine ; Evidemment, le choix de la porcelaine n’est pas innocent à Vallauris... Quant au papier, j’aurai tout dit quand j’aurai précisé que l’artiste ne se sert que de papier d’emballage de boulangerie. Aux objets usinés, bornes et poignées de portes, s’oppose l’image de l’objet de nature, le laurier, au moulage en papier, celui de la porcelaine...

J’ai trouvé à cette exposition une grande poésie : la poésie est dans le choix d’objets utilitaires et dans leur mise au regard par le travail artistique, la poésie est dans le glissement de la poignée de porte ou du laurier vers la galerie, elle est dans le fait qu’on sorte nos objets de leur contexte et qu’on les mette doublement en étrangeté, la poésie est dans le fait que, moulés, ces objets acquièrent une transparence, une légèreté qui fait d’eux comme une vapeur d’objet, une incertitude vibrante, une presque absence, produisant un surprenant effet de nostalgie ; la poésie est dans le mode de présentation de ces objets : les poignées de porte, rigoureusement alignés, à hauteur d’utilisation, sont piquées sur des tiges métalliques qui les éloignent du mur, accentuent leur incertitude, et permettent de surprenants jeux d’ombres. Ni complaisance, ni anecdotisme... C’est ce que Magali Fadas, l’animatrice de l’atelier, appelle "rigueur presque ethnologique".

Les feuilles de laurier explorent une autre poésie : étagées 3 par 3, sur 4, 5 ou 6 niveaux, elles sont tenues entre sol et plafond par toute une installation très ténue de fils de nilon, une sorte de toile très lâche et très fragile qui fait tenir en suspension une végétation inattendue.... Un régal.
A la fin de mon travail d’écriture et de souvenir, je sors les deux photos qui doivent illustrer l’article... Décidément, j’aime mieux mon souvenir, et l’envie qu’il me donne d’y retourner... Il vous reste encore quelques jours, jusqu’au début d’octobre... allez y voir, et mettez ce nom dans un coin de vote tête : Ulli Böhmelmann.

Publication en ligne : 19 juillet 2008
Première publication : septembre 1998 / le Patriote

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