BRIBES EN LIGNE
thème principal : vos estes proz e vostre dernier vers aoi et tout avait 0 false 21 18 qu’est-ce qui est en       en un la terre a souvent tremblé lorsque martine orsoni  je signerai mon antoine simon 29 in the country la mort, l’ultime port, dans l’effilé de nous serons toujours ces tous ces charlatans qui dernier vers aoi aucun hasard si se nous avons affaire à de de tantes herbes el pre       sous neuf j’implore en vain très malheureux... attention beau voudrais je vous mille fardeaux, mille genre des motsmauvais genre       dans   un vendredi j’ai travaillé l’art n’existe rossignolet tu la (la numérotation des la brume. nuages       va       longte en introduction à  “s’ouvre ma voix n’est plus que       soleil petites proses sur terre       le  la toile couvre les À l’occasion de j’ai perdu mon la pureté de la survie. nul autres litanies du saint nom cinquième essai tout    au balcon j’ai changé le macles et roulis photo 4 dernier vers aoi dernier vers aoi jamais je n’aurais toutes sortes de papiers, sur décembre 2001. li emperere par sa grant noble folie de josué, issent de mer, venent as       enfant lentement, josué bribes en ligne a le franchissement des au lecteur voici le premier et…  dits de       dans pour michèle gazier 1       &n     les provisions   on n’est dernier vers s’il     nous dans les carnets avec marc, nous avons sequence 6   le passet li jurz, la noit est nice, le 8 octobre       le       la       sur       je me 13) polynésie       pass&e dans la caverne primordiale  monde rassemblé sculpter l’air : vi.- les amicales aventures rêve, cauchemar, "ah ! mon doux pays,       dans       dans dernier vers aoi ...et la mémoire rêve dans le monde de cette station 3 encore il parle       sur       une quel ennui, mortel pour       un       baie jusqu’à il y a merci à marc alpozzo coupé le sonà    il   se j’ai donc dire que le livre est une       au le travail de bernard une errance de       b&acir     surgi troisième essai et pour m.b. quand je me heurte glaciation entre 1 au retour au moment dans un coin de nice, f j’ai voulu me pencher allons fouiller ce triangle m1       madame, c’est notre la rencontre d’une ecrire les couleurs du monde     de rigoles en le glacis de la mort       &n (josué avait lentement j’aime chez pierre on préparait  ce qui importe pour  l’exposition      rien la gaucherie à vivre, c’est parfois un pays   3   

les avez-vous vu je déambule et suis epuisement de la salle,       devant       apr&eg       au pure forme, belle muette,   voici donc la autre citation traquer cinquième citationne       la f toutes mes ils sortent en cet anniversaire, ce qui et que dire de la grâce       la       arauca       marche quelques autres       dans (elle entretenait grant est la plaigne e large f tous les feux se sont edmond, sa grande chaises, tables, verres,       neige la mastication des le recueil de textes pas même       la       sur rêves de josué,       la au matin du antoine simon 11 pour mes enfants laure et     au couchant   l’oeuvre vit son       bruyan voici des œuvres qui, le inoubliables, les sables mes parolesvous je ne sais pas si vous n’avez     après merle noir  pour l’appel tonitruant du générations difficile alliage de pas de pluie pour venir la lecture de sainte et ma foi,       dans morz est rollant, deus en ad       magnol c’est la distance entre  référencem merci au printemps des antoine simon 27 quand les eaux et les terres le corps encaisse comme il agnus dei qui tollis peccata beaucoup de merveilles antoine simon 33   si vous souhaitez à     longtemps sur tout est prêt en moi pour mon cher pétrarque, il n’y a pas de plus       le il y a tant de saints sur miguel a osé habiter       l̵ …presque vingt ans plus tous feux éteints. des       que les petites fleurs des pluies et bruines, macles et roulis photo       parfoi station 7 : as-tu vu judas se       ce     un mois sans       é       ce un jour nous avons le 28 novembre, mise en ligne     sur la pente recleimet deu mult antoine simon 6 la légende fleurie est antoine simon 23 pour frédéric  mise en ligne du texte carissimo ulisse,torna a       su station 1 : judas     chant de si tu es étudiant en dans le ciel du ainsi alfred… ce jour là, je pouvais encore une citation“tu antoine simon 15 normalement, la rubrique carissimo ulisse,torna a leonardo rosa on a cru à antoine simon 31 quelques textes tu le sais bien. luc ne f les rêves de bien sûr, il y eut (dans mon ventre pousse une  “la signification       grimpa je dors d’un sommeil de ici. les oiseaux y ont fait écoute, josué, et si au premier jour il sa langue se cabre devant le f le feu m’a  “comment sept (forces cachées qui où l’on revient       dans     son on trouvera la captation je t’ai admiré, aux barrières des octrois ajout de fichiers sons dans napolì napolì les lettres ou les chiffres       fourr& cyclades, iii° certains soirs, quand je       le a claude b.   comme mouans sartoux. traverse de un titre : il infuse sa 0 false 21 18 antoine simon 10       pass&e cet article est paru dans le ce qu’un paysage peut tout à fleur d’eaula danse (À l’église deux ajouts ces derniers    nous c’est extrêmement temps de pierres dans la (en regardant un dessin de  c’était       la À peine jetés dans le les parents, l’ultime la route de la soie, à pied, chants à tu mon recueil a supposer quece monde tienne s’égarer on histoire de signes . antoine simon 26 la fraîcheur et la (vois-tu, sancho, je suis dans le pays dont je vous mougins. décembre pas sur coussin d’air mais  tous ces chardonnerets mais jamais on ne     le franchement, pensait le chef, la littérature de « h&eacu       sur je t’enfourche ma cher bernard l’existence n’est antoine simon 3 deuxième approche de une il faut dire les madame a des odeurs sauvages une autre approche de  “... parler une diaphane est le pour michèle aueret antoine simon 13 « pouvez-vous nous viendrons nous masser    courant       le le lent tricotage du paysage 5) triptyque marocain la vie est dans la vie. se trois (mon souffle au matin       le voici l’une de nos plus À max charvolen et martin la réserve des bribes quatre si la mer s’est “le pinceau glisse sur i.- avaler l’art par pour jean-louis cantin 1.- je n’ai pas dit que le       la deuxième essai madame porte à ecrire sur il n’était qu’un ce qui fascine chez de prime abord, il       journ& douce est la terre aux yeux    en       embarq  pour jean le karles se dort cum hume antoine simon 5 ma mémoire ne peut me me       deux autre citation"voui     chambre on dit qu’agathe bernard dejonghe... depuis mm si c’est ça creuser, ouverture de l’espace ] heureux l’homme l’heure de la l’évidence j’écoute vos grande lune pourpre dont les pour andré il aura fallu longtemps - dès l’origine de son dans ce pays ma mère   maille 1 :que dernier vers aoi bruno mendonça nu(e), comme son nom j’entends sonner les deux mille ans nous       un quelque temps plus tard, de présentation du « amis rollant, de       la dernier vers aoi il semble possible     cet arbre que quand il voit s’ouvrir, dernier vers aoi dernier vers aoi premier essai c’est dernier vers doel i avrat, la parol

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La langue est intarissable d’elle-même
GD

Il : Cette position à cheval peinture-écriture n’est-elle pas inconfortable. Te considère-t-on comme peintre ? Te considère-t-on comme écrivain ?
Je : Bon. C’est un peu la question n°1 sous l’aspect du confort et du regard des autres.
Si je voulais d’abord à être confortablement installé, je chercherais à ne pas être peintre en lettres 39 heures par semaine et Gérard Duchêne peintre désécrivant tout le reste du temps. De ce point de vue ta question, si je ne te connaissais pas tant, serait presque vexante.
Encore une banalité : il n’existe pas de situation créatrice confortable. Encore faut-il préciser d’où vient l’inconfort. A l’instar de l’Anicet d’Aragon, je crois qu’il ne s’agit aucunement de la situation sociale ou financière, même si elle peut être induite, en positif comme en négatif, par la position artistique.
De quel inconfort s’agit-il donc ? Je définirais une situation artistique ou intellectuelle confortable comme une situation dont la tranquillité se fonde sur des certitudes de type institutionnel... des normes, pour rappeler une question antérieure. Je définis en somme tous les académismes, que ce soit celui du pompier figuratif, que ce soit celui d’une certaine modernité de salon.
Pour reprendre mon exemple développé plus haut à propos de l’identité. L’étudiant qui croirait avoir appris quoi faire pour être peintre et produire de la peinture, quel que soit son niveau de vie ou sa réussite, se placera dans une situation artistique confortable et donc non créatrice.
Mais à partir du moment où il s’agit de découvrir le type de pratique artistique qu’il convient de développer pour produire les oeuvres capables de jouer un rôle symbolique dans notre présent et donc susceptibles de "traverser le temps" et figurer notre époque, et de notre époque ses grossesses d’avenir, alors la position est forcément inconfortable. Jusqu’au bout. C’est à dire que l’incertitude affecte évidemment aussi la validité du résultat. La seule chose que l’on puisse dire c’est que l’artiste se met alors en situation créatrice sans évidemment être assuré que ce qu’il produira sera création. Voilà pour l’inconfort. D’un mot, c’est toute la différence entre faire, confortablement, de la peinture ou de l’art, ou, inconfortablement, faire la peinture ou l’art.
Pour revenir plus directement à la question posée. Je ne peux vraiment pas dire que l’inconfort, dans mon cas, soit provoqué par l’hésitation entre écriture et peinture. De ce point de vue, je n’hésite pas. J’utilise de l’écrire et du désécrire comme modèle (nouveau type de personnage ou de paysage) pour peindre. Ce n’est pas de là que naît l’inconfort.
Deuxièmement, au point où j’en suis, j’assume pleinement le type de travail que je suis en train de faire. Simplement. Bon ou mauvais. De ce point de vue c’est devenu bien plus confortable qu’il y a dix ou quinze ans par exemple.
Alors, mes inconforts ?
Le moins inconfortable c’est donc de me dire que je suis peut-être en train de me tromper du tout au tout, que la totalité de mon travail ne correspond à rien, que mon rapport à l’écrire, que mon questionnement du sens et de l’identité, que mes procédures de peintre n’ont aucun intérêt pour les autres. C’est en ce sens que je dis que j’assume mon travail. Parce que je sais bien qu’il n’y a rien d’autre à faire. Et je fais taire, le cas échéant, mes incertitudes parce que, en l’occurence, elles ne produisent plus rien.
L’inconfort c’est au jour le jour, c’est au quotidien, c’est l’esprit qui veille tandis que la main agit, c’est l’opposition entre ce que l’on est en train de faire et le spectacle que l’on se donne en le faisant, c’est la pression de la norme tandis que l’on travaille.
Ecrire au trichlorobenzène sur une plaque de mousse de polyurétane, voir, au fur et à mesure que la main écrit, le texte se défaire, c’est fascinant, bien sûr, et même si ça marche un peu comme un masque, c’est frustrant. Cette frustration est du même ordre que celle que peut ressentir celui qui cherche, dans mes pièces, à retrouver le sens du texte. Ecrire son journal en le désécrivant, c’est inconfortable... En même temps cet inconfort là me paraît créateur.
Quand, après avoir (dés)écrit le texte et obtenu la matrice, après l’avoir préparée en couleurs, je pose la toile par dessus et je refuse d’empreindre, c’est aussi inconfortable : la matrice appelle un report qui est de l’ordre de la gravure ou de l’imprimerie. C’est ce que je refuse, ou du moins, c’est ce que je détourne. C’est, dans ce cas encore, refus d’une sécurité de procédure.
Lorsque la toile est sur la matrice, son recto sera défini par la face qui est en contact avec la plaque. Or c’est par le verso -celui que je ne compte pas montrer et qu’en général je ne montre pas- que je vais travailler ; c’est par le verso que je fais, en force, passer la couleur à travers la texture de la toile. Ce mode de pigmentation -par derrière- est d’autant plus inconfortable que -jusqu’au bout- je ne peux rien savoir du résultat que j’obtiendrai. Tu concevras, je pense, que cette distance que je m’impose par rapport au résultat du travail de coloration, ce véritable travail en aveugle, n’est pas facteur de sécurité et de confort... Non pas injustifiable mais difficile à justifier, tellement hors norme qu’on peut se poser le problème de son bien fondé, prenant à revers, selon toute apparence, les pratiques habituelles, les idées, les évidences, le bon sens de l’art. Regarder ce que l’on peint, essayer de maîtriser du regard ce que l’on compte donner à voir ça paraît tellement tomber sous le sens que faire autrement, ça ne va pas sans difficultés, c’est certain.
En même temps je ne m’accroche, je ne m’arrête qu’à ces pratiques de l’art qui détournent des techniques, prennent à contre-pied les modèles habituels, hésitent, et font hésiter sur le statut des objets et des outils, travaillent en aveugle. C’est-à-dire travaillent en acceptant de se masquer une partie des procédures, comme s’il s’agissait de la figure d’autres aveuglements quand on oeuvre comme quand on regarde.
Je ne vais pas développer des généralités concernant cet aspect des choses, mais après tout, les rapports entre mon point de vue et des pratiques littéraires comme celle de l’Oulipo sont nombreux ; en peinture aussi, ce travail en aveugle est développé par exemple par des peintres qui ont cherché ou qui cherchent à intégrer l’aléatoire, je pense à certains aspects de l’abstraction lyrique, au gestuel, à l’action painting, à des peintres dont je me sens proche même si leurs travaux semblent éloignés du mien : la façon dont Charvolen se soumet à des pratiques aveugles cherchant la suprise du résultat, la façon dont Jean François Dubreuil, codifiant par des couleurs aléatoirement choisies les feuilles d’information travaille, comme je le fais, dans la désécriture des masses de texte, va en aveugle dans la construction, ce qui est bien paradoxal dans le secteur de l’art construit où il oeuvre.
Ces quelques rappels pour dire que l’inconfort est partagé. Alors... Comment on me considère ? Peintre ou écrivain ? Je l’ai dit. Je suis peintre et j’espère être en train de transformer la peinture comme domaine... d’en redéfinir les limites, ou le champ. S’il en est ainsi, alors on doit bien se demander si je suis peintre : par définition celui qui n’appplique pas les règles connues et reconnues de la peinture, celui qui en refuse les normes, comment le considérer vraiment comme peintre ?
Je me considère comme peintre et non comme écrivain ; pourtant la confusion se fait parfois ne serait-ce que parce que j’ai été à l’origine de Textruction avec Badin, Mazeaufroid, Jassaud et Vachey et que Textruction, si ça se posait dans une relation très nette à la peinture, c’était tout de même littérairement situé. Est-il utile que je te rappelle que Raphaël Monticelli, qui me considère entièrement comme peintre, prétend que je suis en même temps complètement écrivain. Ça tient peut-être à ses fantasmes en matière d’écriture ; il a pris une espèce d’habitude, quand nous discutons ensemble, de me parler de ma sensibilité nervalienne... ce que je ne goûte en fait qu’à moitié. Son point de vue c’est que cette désécriture faite oeuvre d’art n’est pas sans rapport avec l’attitude de l’auteur des Chimères, avec un certain hermétisme qui propose en chaque sonnet comme un monument, un tombeau. Si je ne suis pas d’accord avec cette idée, c’est que ma désécriture ne tend pas à l’hermétisme : je ne cèle en mon propos aucune vérité qu’une démarche intellectuelle permettrait d’atteindre. Je donne mon rapport à l’écrire comme véritable morceau de vie à prendre comme telle et non comme message plus ou moins obscur à déchiffrer.
A vrai dire Monticelli prétend être d’accord avec ma position. Il conçoit, dit-il, l’apparent hermétisme de Nerval, ou l’hermétisme assumé d’autres écrivains comme une forme historique de la production de textes comme pièces à vivre. Il estime que cette écriture durcie, sur elle-même revenue, faite objet, posant le problème de la fermeture du sens - celui de l’écoute, de la parole, de la lecture enfantine (au sens où l’enfant est étymologiquement celui qui ne sait pas parler ni comprendre), donnée comme à vivre est l’une des voix de la poésie. Après tout pourquoi pas. Si faire de la poésie c’est faire du lecteur ou de l’auditeur, l’enfant de la langue, si c’est retrouver un rapport matriciel à la langue, oui, après tout, peut-être qu’il a raison et que je suis poète. Mais vraiment, ce n’est pas trop mon problème.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1989 / Monographies

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