BRIBES EN LIGNE
  encore une autre petite voix antoine simon 9 dans les carnets       ce n’est pas aux choses passet li jurz, la noit est       la à propos “la clquez sur la fraîcheur et la j’aime chez pierre j’ai donc bien sûrla dernier vers aoi quand il voit s’ouvrir, mi viene in mentemi vedo la luna vedo le lu le choeur des femmes de granz fut li colps, li dux en 1.- les rêves de cinq madame aux yeux   si vous souhaitez ce antoine simon 28 ne pas négocier ne       &agrav la terre a souvent tremblé paien sunt morz, alquant de l’autre l’homme est quelques textes au labyrinthe des pleursils       st     &nbs cinquième essai tout « e ! malvais la deuxième édition du violette cachéeton merci au printemps des etudiant à     faisant la cet article est paru il n’y a pas de plus les routes de ce pays sont       baie     le avez-vous vu c’est extrêmement accoucher baragouiner à cri et à jamais je n’aurais dans l’innocence des la communication est     au couchant "ces deux là se     depuis   (à macles et roulis photo tout à fleur d’eaula danse  les trois ensembles   saint paul trois archipel shopping, la c’est seulement au les avenues de ce pays antoine simon 22       voyage     extraire il n’était qu’un a claude b.   comme       la les amants se les textes mis en ligne pour mes enfants laure et il s’appelait a propos d’une seins isabelle boizard 2005  ce mois ci : sub autre citation"voui pour non... non... je vous assure, jouer sur tous les tableaux  si, du nouveau         &n cinquième citationne       et tu  au travers de toi je  marcel migozzi vient de le texte qui suit est, bien dernier vers aoi ce qu’un paysage peut guetter cette chose  l’exposition        assis       &n samuelchapitre 16, versets 1       la deuxième essai       su       deux le passé n’est je suis bien dans tous feux éteints. des   j’ai souvent d’ eurydice ou bien de       dans dernier vers aoi sous l’occupation       la pie après la lecture de pour alain borer le 26 pour michèle gazier 1 la brume. nuages un soir à paris au raphaël et encore  dits charogne sur le seuilce qui ecrire sur les oiseaux s’ouvrent       chaque       cette madame est une torche. elle "mais qui lit encore le tu le saiset je le vois bien sûr, il y eut cher bernard 0 false 21 18 l’attente, le fruit       le une il faut dire les poème pour une autre approche de fontelucco, 6 juillet 2000 depuis ce jour, le site on trouvera la video le samedi 26 mars, à 15 alocco en patchworck © toi, mésange à j’arrivais dans les       va il ne reste plus que le     surgi     chant de f le feu s’est carles li reis en ad prise sa nous savons tous, ici, que il était question non ma voix n’est plus que tout est possible pour qui c’est le grand ce 28 février 2002. je reviens sur des a dix sept ans, je ne savais 0 false 21 18 la pureté de la survie. nul       l̵  dans le livre, le       jardin travail de tissage, dans li emperere s’est certains prétendent dernier vers aoi  monde rassemblé dernier vers aoi genre des motsmauvais genre dimanche 18 avril 2010 nous dentelle : il avait les étourneaux ! vous avez deuxième apparition de et si tu dois apprendre à sixième imagine que, dans la d’abord l’échange des "moi, esclave" a comme un préliminaire la f le feu s’est rien n’est plus ardu toutefois je m’estimais antoine simon 7 À l’occasion de et  riche de mes       bruyan   d’un coté, deux ajouts ces derniers       sur f les rêves de madame des forêts de essai de nécrologie, mieux valait découper il n’est pire enfer que souvent je ne sais rien de et il fallait aller debout bruno mendonça dernier vers aoi  “ce travail qui les dieux s’effacent       apparu    nous peinture de rimes. le texte la tentation du survol, à je t’enlace gargouille 1) la plupart de ces  il est des objets sur je désire un huit c’est encore à passet li jurz, si turnet a       neige       longte elle réalise des face aux bronzes de miodrag marcel alocco a de sorte que bientôt       sur ce poème est tiré du f qu’il vienne, le feu (vois-tu, sancho, je suis    7 artistes et 1 franchement, pensait le chef, il pleut. j’ai vu la il aurait voulu être Ç’avait été la la réserve des bribes moisissures mousses lichens monde imaginal, la liberté de l’être dernier vers aoi       pourquoi pour michèle gazier 1) nouvelles mises en je dors d’un sommeil de lorsque martine orsoni on dit qu’agathe   ces sec erv vre ile il ne sait rien qui ne va printemps breton, printemps dont les secrets… à quoi   jn 2,1-12 : moi cocon moi momie fuseau dernier vers aoi f le feu m’a madame porte à     ton quelque temps plus tard, de "nice, nouvel éloge de la un tunnel sans fin et, à  pour de le pendu avec marc, nous avons ici, les choses les plus nous dirons donc c’était une dernier vers aoi i en voyant la masse aux       au pour helmut       les       sous       nuage et tout avait  on peut passer une vie ...et poème pour ce va et vient entre       pass&e la vie humble chez les       au seul dans la rue je ris la antoine simon 16 le franchissement des antoine simon 15       sur d’un côté   six formes de la f tous les feux se sont       avant la chaude caresse de       je approche d’une antoine simon 19 bernadette griot vient de merle noir  pour       m&eacu À perte de vue, la houle des on a cru à raphaël       que autre essai d’un temps où le sang se dernier vers aoi c’est la distance entre nice, le 18 novembre 2004 de profondes glaouis macles et roulis photo 6       dans paysage de ta tombe  et     une abeille de madame, vous débusquez vi.- les amicales aventures       au immense est le théâtre et    tu sais À peine jetés dans le   je n’ai jamais dans le respect du cahier des able comme capable de donner pour pierre theunissen la antoine simon 21 temps où les coeurs       s̵   pour olivier la force du corps, antoine simon 23 (de)lecta lucta         &agrav douce est la terre aux yeux equitable un besoin sonnerait il faut laisser venir madame  au mois de mars, 1166 patrick joquel vient de antoine simon 26 au commencement était se reprendre. creuser son       pav&ea pour maguy giraud et religion de josué il ….omme virginia par la halt sunt li pui e mult halt même si petit matin frais. je te la galerie chave qui preambule – ut pictura bal kanique c’est       deux écoute, josué,  hors du corps pas       gardien de phare à vie, au la poésie, à la       la dernier vers que mort       droite la liberté s’imprime à       dans deuxième essai le chaises, tables, verres, branches lianes ronces       en un la rencontre d’une dernier vers aoi pas sur coussin d’air mais torna a sorrento ulisse torna qu’est-ce qui est en n’ayant pas       l̵ il tente de déchiffrer, pour andré je suis celle qui trompe présentation du       journ& ki mult est las, il se dort ainsi va le travail de qui un trait gris sur la ( ce texte a     m2 &nbs in the country       " de prime abord, il napolì napolì ma chair n’est polenta madame dans l’ombre des antoine simon 14 antoine simon 27 beaucoup de merveilles       deux sables mes parolesvous les lettres ou les chiffres le nécessaire non  dans toutes les rues  le livre, avec       dans       magnol suite de le numéro exceptionnel de       qui toujours les lettres : pour jean-marie simon et sa il y a tant de saints sur a la fin il ne resta que attention beau et que dire de la grâce madame, c’est notre l’heure de la buttati ! guarda&nbs la parol

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Oeuvres
Artiste(s) : Tasic (site)

LE PENDU (L’EXTASE)
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Miodrag Tasic, Le suspendu, photo François Fernandez

La façon la plus assurée de ne jamais redescendre est de demeurer pendu. Je sais que la fascination de l’élévation, comme toute fascination, conduit à la mort. Je sais aussi qu’elle conduit tout aussi sûrement à l’extase qui est soit l’une des images majeures de la mort, soit l’une de ses étapes obligées : au moment, en effet, où le corps perd ses capacités du fait de l’étouffement, il libère aussitôt des substances apaisantes qui conduisent les mourants non seulement à accepter leur sort et à s’en réjouir, mais à en jouir dans la suspension pure de la contemplation.

 

LE GRIMPEUR
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Miodrag Tasic, Le grimpeur, photo F. Fernandez

C’est parce que je voulais faire corps avec la terre que j’avais choisi de m’élever sans la quitter. Je savais aussi que mon élévation ne pouvait que suivre les traces de la terre et que, immanquablement, j’étais voué, m’étant élevé, à redescendre, et à retrouver les zones plus basses d’où j’étais parti.

 

LE PINGOUIN (LE PETIT HOMME TRISTE)

Je me voyais semblable à ces oiseaux des grands froids qui ont su mettre, entre la mort glacée et eux, une protectrice couche de graisse. C’est à elle qu’ils doivent la vie... et leur nom, qui signifie "gras" ! Ils gardent toujours pourtant, au fond d’eux, comme je le faisais moi-même, et jusque dans leur incapacité, désormais, à voler, le souvenir des temps décharnés où, entre le monde et eux, seule tremblait une pauvre épaisseur de peau que les os tendaient à rompre.

 

LE BOXEUR (L’ARBITRE)

 

Je me savais moi-même et l’autre. Si je m’adonnais à tous les jeux de l’agression, c’était pour chercher ce point d’équilibre où je pourrais, indéfiniment, cesser mon mouvement, et donner à l’immobilité la raison de contempler ce geste suspendu, simulacre d’éternité.

 

LE PROMENEUR

 

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre. C’est la raison pour laquelle mes promenades étaient si lentes : chaque pas m’était l’occasion d’enfoncer ma plante dans le sol, d’y assurer sa trace, avant de l’élever sourdement pour un autre impact. L’ensemble de mon corps suivait alors moins le mouvement, qu’il n’assurait l’appui et ne creusait l’empreinte.

 

L’EMBROCHE (L’ENCASTRE)
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Miodrag Tasic, Le noeud, Photo François Fernandez

J’avais appris, de la grande et vive douleur qui me soutenait et de part en part m’embrochait, que j’étais bien moi-même, et autre aussi que moi, puisqu’en même temps, je pouvais connaître une autre douleur, profonde, sourde, vibrante et continue, qui m’emprisonnait, m’entourait, me retenait et me comprimait dans les réseaux rigides de l’encastrement.

 

NEGRO VENUS

 

Je me savais homme et femme à la fois, délicatement membré et massivement chargé, hideux à force de masquer, derrière le vieillissement, les traits qui avaient été les miens, et, sous l’épaississement et l’expansion des chairs, ceux qui l’étaient encore, et beau de les rappeler de mes membres et de les suggérer dans la forme assouplie que prennent les chairs qui s’épandent. Je savais que j’étais Vénus Première.
 

A QUATRE PATTES

Quand j’ai voulu faire corps avec la terre, j’ai cherché le sol de mes mains, et j’ai retrouvé les postures de l’enfance, pleines de souvenirs animaux. A vrai dire, ni la paume de mes mains, ni la plante de mes pieds n’étaient vraiment en contact avec la terre ; mais l’avant bras et la tranche de la main à l’opposé du pouce, la jambe et le coup de pied : ainsi une plus grande surface de mon corps s’attachait à la terre, et ma poitrine et mon ventre s’en rapprochaient davantage.

 

LA FEMME POIRE

Je me savais moi-même et autre que moi, enfermée dans les replis de ma propre chair, je ne montrais plus de moi que mes membres, fins et déliés ; mes attributs sexuels s’y engloutissaient et s’y perdaient. J’étais donc ainsi homme ou femme, indifféremment ; la pesanteur seule modelait mon corps : la masse de mes chairs alourdies tendait à se rapprocher du sol, seulement retenu par une peau extensible.

 

LA FEMME POULET
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Miodrag Tasic, Femme-poulet, photo F. Fernandez

Je savais que je pouvais être, indifféremment, homme ou femme. Si je me mettais à l’abri dans ma coquille souple de chairs, de graisses, d’eau et de peau, je savais qu’elle développait, tout autour de mon pubis, de grandes vagues qui pouvaient engloutir mon membre ou exagérer les dimensions de ma vulve ; la pesanteur seule modèlait ainsi mon corps, mais aussi la grande douleur qui de part en part me traversait sans cesse.

 

LE RAMPANT
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Miodrag Tasic, Le rempant, photo François Fernandez

Parce que je voulais faire corps avec la terre, j’avais appris à me déplacer en demeurant aussi fermement et parfaitement que possible collé à elle. Vous le savez : nous sommes capables, ainsi, de reptation, ramenant cuisse et genou au niveau de la hanche et, après les avoir bloqués, nous servant d’eux comme appui pour pousser de manière à faire glisser la partie opposée du buste, assurant la position du bras et de la main, comme un grimpeur horizontal.

 

L’ENCASTRE (L’EMBROCHE)
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Miodrag Tasic, L’encastré, photo F. Fernandez

Je me savais moi-même et autre que moi. A la fois souple de membres et pesant de corps. Quand toute ma masse ne tenait plus que par les solides construction qui l’enfermaient et l’encastraient, à l’image de ces insectes dont on dit qu’ils sont exosquelettes, je savais que je pouvais aussi être soutenu par la grande douleur qui, de part en part, m’empalait ou m’embrochait.

 

L’ARBITRE (LE BOXEUR)

Je me rêvais moi-même et autre que moi. A la fois jeune et vieux ; délié souple et pesant ; cherchant l’équilibre : ce point unique et précaire qui seul donne une raison active à l’immobilité, le moment où la force du boxeur s’interrompt sur le geste apaisant de l’arbitre.

 

L’ALLONGÉ

J’avais toujours voulu faire corps avec la terre : je posais mes chairs à même le sol humide, dans la boue tiède des origines où je faisais un lit ou un nid à mes exactes mesures ; je libérais du même coup mes pieds du poids de mon corps et de l’empreinte de la terre.

 

LE PETIT HOMME TRISTE (LE PINGOUIN)

J’ai toujours gardé en moi la grande pitié des temps décharnés : entre le monde et moi, alors, seule faisait protection une mince épaisseur de peau, tendue à crever par mes os. J’aspirais déjà à me charger du monde pour faire corps avec lui -l’incorporer. On dit que les oiseaux du grand nord ont mis, entre la mort et eux, une épaisse couche de graisse à quoi ils doivent leur nom. Il est vrai qu’ils en perdent leur puissance d’envol.

 

L’EXTASE (LE PENDU)

Il faudrait pourtant ne jamais céder à la fascination : elle conduit à la mort. Il faudrait pouvoir s’élargir sans trêve, sans retenue et sans honte, ne pas essayer de fixer la moindre contrainte, la moindre sangle, refuser l’extase qui naît toujours au seuil des pertes.

 

L’APLATI

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, m’y fondre, m’y confondre, devenir petite masse adhérente à sa masse, microscopique verrue, aussi lente et sourde qu’elle.

 

LE CERCLE

J’ai toujours voulu faire corps avec la terre, avec la matière profonde et féconde de la terre, devenir elle, en elle me confondre, devenir un avec l’image même de la terre, masse revenue à la terre, inscrite à l’intérieur du cercle, indéfiniment suspendue et dérisoirement hiératique.

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Miodrag Tasic, Allégresse, photo F. Fernandez
Publication en ligne : 5 janvier 2009
Première publication : 1997 / Monographies

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