BRIBES EN LIGNE
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Ça a bien un "je me tais. pour taire.       une bribes dans le nid de rafale n° 4 on le références : xavier quand il voit s’ouvrir,       force antoine simon 13 nu(e), comme son nom pour martin les grands       nuage     sur la pente granz fut li colps, li dux en ouverture d’une tromper le néant le lourd travail des meules le numéro exceptionnel de je m’étonne toujours de la raphaËl     hélas, marcel alocco a le lent tricotage du paysage je me souviens de le proche et le lointain et je vois dans vos     m2 &nbs mon travail est une     faisant la toutefois je m’estimais dernier vers aoi cette machine entre mes       fleur   marcel le 26 août 1887, depuis c’est la chair pourtant dans le monde de cette   anatomie du m et quelque temps plus tard, de je serai toujours attentif à "la musique, c’est le       qui très malheureux...   né le 7       dans coupé le sonà f tous les feux se sont et…  dits de d’un côté       deux temps de pierres et combien  c’était i mes doigts se sont ouverts dernier vers aoi tout en vérifiant rafale n° 9 un pour raphaël rafale n° 3 des c’est une sorte de a propos d’une et  riche de mes  “... parler une       la le corps encaisse comme il au matin du et que dire de la grâce rafale  si, du nouveau ( ce texte a sauvage et fuyant comme si c’est ça, giovanni rubino dit 10 vers la laisse ccxxxii autre essai d’un la galerie chave qui attendre. mot terrible. il existe au moins deux   je n’ai jamais écrirecomme on se etudiant à  il est des objets sur       je me a toi le don des cris qui quand les eaux et les terres   tout est toujours en cher bernard  hier, 17 f les rêves de     quand dans l’effilé de on dit qu’agathe pour jean gautheronle cosmos sainte marie, cliquetis obscène des cet article est paru fragilité humaine.       apr&eg intendo... intendo ! ecrire sur pour angelo       vaches faisant dialoguer l’illusion d’une       le le franchissement des ce qui importe pour       la       fourmi   iv    vers la bouche pure souffrance deuxième approche de       pass&e antoine simon 30  epître aux trois (mon souffle au matin       vu siglent a fort e nagent e trois tentatives desesperees viallat © le château de le "patriote", granz est li calz, si se que reste-t-il de la vous deux, c’est joie et quelques autres les doigts d’ombre de neige       a la fin il ne resta que g. duchêne, écriture le rm : nous sommes en  de la trajectoire de ce <img852|left> forest comme une suite de il y a tant de saints sur c’est pour moi le premier je découvre avant toi         &n ici. les oiseaux y ont fait cyclades, iii° le ciel est clair au travers que d’heures il n’y a pas de plus réponse de michel dernier vers aoi       o libre de lever la tête de mes deux mains i en voyant la masse aux ...et poème pour feuilleton d’un travail       "       droite     cet arbre que   (dans le 0 false 21 18 douze (se fait terre se ce n’est pas aux choses pour pierre theunissen la quant carles oït la antoine simon 32     une abeille de il avait accepté   ces sec erv vre ile j’écoute vos       la macles et roulis photo 3 ma voix n’est plus que l’une des dernières tandis que dans la grande sequence 6   le je ne peins pas avec quoi, comme c’est station 4 : judas  sous la pression des       neige  les trois ensembles       &agrav "pour tes “dans le dessin reprise du site avec la traquer il y a des objets qui ont la sur la toile de renoir, les   présentation du  martin miguel vient c’est ici, me mille fardeaux, mille légendes de michel       tourne    nous le passé n’est   pour théa et ses mise en ligne  un livre écrit    il       " l’homme est sors de mon territoire. fais seul dans la rue je ris la     chambre madame est une torche. elle heureuse ruine, pensait le ciel de ce pays est tout       chaque ...et la mémoire rêve voici des œuvres qui, le zacinto dove giacque il mio madame, on ne la voit jamais le grand combat : jusqu’à il y a ne pas négocier ne ce paysage que tu contemplais passet li jurz, la noit est       quand deuxième essai toutes ces pages de nos vous avez pour mon épouse nicole pas de pluie pour venir charogne sur le seuilce qui un tunnel sans fin et, à  zones gardées de tous ces charlatans qui j’ai travaillé f toutes mes "mais qui lit encore le quelques textes aux barrières des octrois aux george(s) (s est la li quens oger cuardise station 1 : judas dix l’espace ouvert au les dieux s’effacent ce qui fait tableau : ce  les œuvres de il ne s’agit pas de art jonction semble enfin pour frédéric des quatre archanges que       jardin a grant dulur tendrai puis miguel a osé habiter       ce       un       fleure     de rigoles en sculpter l’air :       la       p&eacu dernier vers aoi Ç’avait été la "et bien, voilà..." dit etait-ce le souvenir clers fut li jurz e li de soie les draps, de soie     l’é       mouett mougins. décembre la mort, l’ultime port, ainsi alfred… quel ennui, mortel pour       soleil bien sûrla   jn 2,1-12 :       " au programme des actions    regardant pour maxime godard 1 haute   encore une       et "tu sais ce que c’est dernier vers aoi rafale    de femme liseuse lu le choeur des femmes de     le pierre ciel       apparu carles li reis en ad prise sa   la baie des anges dans les hautes herbes       &n       maquis       les  je signerai mon       "  le livre, avec pour qui veut se faire une c’est vrai poème pour grande lune pourpre dont les elle réalise des   saint paul trois a ma mère, femme parmi toute trace fait sens. que merci à la toile de le travail de miguel, de 1968  dans le livre, le       b&acir station 5 : comment les petites fleurs des mais non, mais non, tu la parol

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ALAIN FREIXE

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Eloge de la surprise
© Alain Freixe
Ecrivain(s) : Freixe (site)

Carcassonne, le 06 décembre 2008

Eloge de la surprise

 

En tant qu’écrivain , comment se joue votre relation à la peinture ?
« Parfois une surprise nous remet face à face
c’est un cri tout à coup dans les yeux »
Bernard Noël

« Elle est belle ! Et plus que belle, elle est surprenante ! »
Baudelaire

« La vie est décidément trop petite sans l’inconnu »
Bernard Noël, inédit, lu à Carcassonne le 06/12/08

Je vais donc essayer de vous parler de ces œuvres qui naissent de la relation de travail entre un artiste – Peintre, graveur, photographe… - et un écrivain – Quand je suis en présence de Bernard Noël, je n’ose plus dire poète ! - Œuvres qui sont le fruit du hasard des rencontres et de la volonté de croiser leurs recherches et de donner à celles-ci un lieu spécifique d’expression qui n’est plus tout à fait le livre et ni tout à fait le tableau ou la toile.
Il s’agit bien d’un lieu soit d’un espace ouvert par et dans le support (papier ou autre) de telle manière que cette mise en espace soit d’abord celle d’un rythme – J’aime à rappeler ici, à cette occasion, ces mots de Joë Bousquet : « le rythme est le père du temps » . Ainsi le livre d’artiste inventerait son espace et son temps en quoi il est bien un lieu de création.

Je quitterais ce niveau de généralité non pour entrer dans les méandres des définitions du livre d’artiste mais pour privilégier l’une de ses deux grandes voies. Et ce sera celle qui dans les relations entre écriture et peinture, texte et image opère ce renversement de type copernicien qui à la primauté du texte, de l’écriture – voire, dans notre monde occidental des Ecritures ! – choisit de mettre celle de l’image.
 Qu’il soit clair que mon propos n’est pas ici de jeter aux orties de l’illustration ce que j’entends renverser. Je sais bien qu’illustrer ce n’est pas seulement – Même si ça le fut souvent ! – rendre illustre, glorifier. On se souvient du fameux « je suis pour – Aucune illustration » de Mallarmé ! Mais bien plutôt illuminer, éclairer, porter dans la lumière. Sur ce point Yves Peyré a raison de dire dans son beau livre « Peinture et Poésie. Le dialogue par le livre » que lorsque le texte est premier l’image n’est pas seconde pour autant. C’est que l’antériorité chronologique ne signifie pas pour autant supériorité. Chronologie n’est pas hiérarchie. L’ordre des temps n’est pas l’ordre de l’être. L’illustration est une réplique où doit s’exprimer l’égalité avec le texte. C’est un désir répondant à un autre désir. Une cor-respondance. Un branchement désirant aurait pu dire Gilles Deleuze. Cela dit, je ne suis pas sûr qu’il ait raison lorsqu’il affirme un peu vite que « les livres dans lesquels les images précèdent les textes ne donnent que rarement le vertige souhaité. »
C’est pourquoi j’entends interroger en mettant en jeu ma modeste expérience cette autre voie largement ouverte par Michel Butor qui fait qu’il y a d’abord massivement la peinture.
Le texte ira alors désormais ses chemins de hasard à la rencontre de l’œuvre d’art. Le livre qui en résultera où la lettre - parfois manuscrite mais pas toujours - réplique à la proposition plastique devient alors un lieu de recherche. Le lieu d’un questionnement.

De Joë Bousquet j’ai appris entre autre chose d’une part que l’amitié pouvait être l’autre nom de la littérature, disons plus largement de la création, quand elle se pense comme question et d’autre part que l’essentiel était moins de savoir , face à un texte, s’il s’agissait de prose ou de vers que de savoir si se levaient là des présences.
Ceux avec qui j’ai eu le bonheur d’écrire un de ces livres qu’on appelle Livre d’artiste

(Faut-il les citer ? Peut-être ceux qui sont passés par ici…et je pense à Anne Slacik bien sûr, à leonardo Rosa mais aussi à Alix de Massy rencontrée grâce à Eliane Kirscher, connue elle aussi ici…MM ; MC ; HM ; YP ; GS ; JF ;DM ;FL…)

Ces amis sont de grands leveurs de présence, voilà pour l’essentiel . Et c’est cela que je voudrais tâcher d’expliciter .

Pour cela je dispose d’un critère psycho-physique personnel. À savoir qu’ à lire certains poèmes, à regarder certaines œuvres, j’ai l’impression de flotter. De rester là, suspendu.
Je ne sens plus mes doigts sur la page du livre, mes pieds fouler le sol de l’atelier, de la galerie ou du musée.
Ce n’est pas pour autant que je suis entré dans le tableau, la toile pas plus que je ne suis entré dans les mots ou l’histoire que je suis entrain de lire.
Ce n’est pas non plus que je sois parti ailleurs, plus haut dans je ne sais trop quel ciel intelligible.
C’est plutôt d’un entre-deux qu’il s’agit. Ni sym-pathie, ni em-pathie, il faudrait parler ici plutôt de dia-pathie. Alors par le travers, un transfert d’espace s’opére. Et la référence ne m’est plus fournie par cet espace-ci, ni par l’espace de l’œuvre mais entre ces deux espaces.
Tel est pour moi cet effet de présence.
C’est par lui que tout commence. C’est lui qui me saisit d’abord en présence des œuvres de mes amis peintres.
Présence qui pour moi reste toujours renversante. C’est même à cela qu’on la reconnaît. Elle dérange. Trouble. Est irréductible. Du côté de la fièvre. En quoi elle nous suffoque, souvent.
Et me voilà perdu. Presque jeté à l’abîme. Vertige sur le bord du gouffre, « du ravin noir où tout s’efface » (Pierre Reverdy). Inversion du proche et du lointain. Contamination. Basculement. Tournoiement.
Plus de là. Me voilà hors-là.
Ni dans le tableau, ni dans la référence de son nouvel espace. Je suis entre un lointain qui s’est fait proche et un proche qui s’est éloigné. Dans quelque chose comme un silence. Mais un silence qui résonne en moi comme cette musica callada dont parle Jose Bergamin à propos du toreo.

Pas plus qu’on ne s’installe sur les sommets, on ne saurait demeurer dans cette situation. Il faut en sortir. C’est à partir de là qu’il convient de se méfier.
De soi-même bien sûr comme toujours. Parce que bien des mots déjà se pressent : mots lisses, mots nets, mots bien proprets, mots qui ne manquent pas de grillager le regard de quelques anciens savoirs où certes il y a de quoi se trouver en terrain de connaissance et de se rassurer mais c’est toujours d’insignifiance.
Ce qu’il faut, c’est accepter la donne. Accepter de ne pas lire, dirait Bernard Noël. Accepter de voir encore. Accepter la déroute des savoirs et des signes.
Rester dans cet effet des œuvres.
De leurs formes, lignes, couleurs, volumes, matières , ne pas faire encore un ceci ou un cela. Ne pas ramener l’inconnu au connu. Se risquer à l’Autre.
Ne pas rapatrier. Reterritorialiser.
La langue italienne permet un jeu de mots intéressant entre les « segni » (signes) et les « sogni » (rêves, songes). Il s’agit de rester devant des « sogni » non des « segni ». Rester devant des traces et non des signes… on sait que seules elles font rêver !
C’est de ce rien là qu’il nous faut partir. De cette absence de sens.
Rester en plein vent. S’abandonner. Consentir à ne pas s’y reconnaître. Tant la reconnaissance suppose toujours l’antériorité de quelques savoirs anciens.

Cette expérience des œuvres comme expérience de l’altérité, cela s’appelle en son surgissement, la surprise.
Et c’est cela que j’attends des œuvres. Qu’elles me surprennent plus qu’elles ne m’étonnent.
L’étonnement reste toujours lié à un système de représentations où nous finissons par faire entrer l’intrus, cela qui nous a étonné.
La surprise est une prise.
La langue espagnole dispose du mot » sobrecogido ». J’aime entendre raisonner dans ce mot cet autre mot, la « cogida », mot qui dit le coup de corne que risque toujours au plus près le torero.
Quelque chose arrive et nous prend au dépourvu. Quelque chose qui vient couper ce que la consistance de notre vie a d’imaginaire quand elle nous pousse à nous attendre à ceci ou à cela, à reconnaître ceci ou cela.
Ce qui nous surprend trahit toujours notre attente, soit cela que les signes antérieurs nous permettent de penser possible.

Ce qui nous surprend est au-delà de la beauté qui reste toujours de ce côté-ci du monde. Je pense souvent à ce très beau poème en prose de Baudelaire – le trente-sixième – Le désir de peindre – poème dans lequel, le poète entend s’égaler au peintre , dans lequel il dit « (brûler) de peindre celle qui (lui) est apparue si rarement et qui a fui si vite », celle qui « est belle, et plus que belle, (elle est) surprenante » !
C’est à partir de là qu’il faut écrire !

(Car ce qui rend « peut-être » « l’homme malheureux (…) rend l’artiste heureux » même si « le désir le déchire ». Pour tenter de dire l’élément déclencheur de la surprise, le plus-que-beau, Baudelaire risque l’oxymore hérité de Nerval « le soleil noir » : « astre noir qui déverserait lumière et bonheur »)

C’est cela qu’il faut faire, tenter d’écrire « les passantes », ces passantes qui hantent les œuvres de nos amis peintres, celles qui jamais ne restent…ces traces…ces plaies. Avec Raphaël Monticelli, nous les appelons « Madame » quand nous les citons à comparaître !
Vient un moment où il faut bien nous en remettre aux mots. Les retrouver. Les travailler. Non pour combler le manque à dire que l’œuvre a creusé en moi mais pour tenter de donner un équivalent langagier à ce manque.
Comment dire alors le dessaisissement avec des mots faits pour la saisie ?
Comment dire l’effusion avec des mots voués aux articulations ?
Comment dire l’expérience, l’orage et l’éclair, ces figurants de la surprise ? De « l’a-rencontre ? »(Jean Ansaldi).

Comment dire « ce qui ravit mes yeux » puisque « ce qui ravit mes yeux désespère ma langue » selon les mots de Bernard Noël ?
Mais ceci est une autre histoire qui commence de l’autre côté du désespoir. Et dont le livre dit d’artiste témoignera d’une manière aventureuse, toujours plus ou moins ajustée.

( Ce travail de langue est affaire d’innocence. On écrit en avant de soi, sans rien savoir du but, ni même s’il y en a un. On écrit « au présent de l’écriture » disait Claude Simon. Sans but, sinon on écrirait à reculons. Or, c’est avancer qu’on veut. Avancer dans une langue inconnue ou plutôt faire parler autrement sa langue.)



Alain Freixe


( à l’encre bleu des « à côtés » à prononcer ou pas, ce sera selon ! )

Publication en ligne : 6 janvier 2009

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