BRIBES EN LIGNE
    l’é de proche en proche tous dans les hautes herbes dernier vers aoi très malheureux...   si vous souhaitez  je signerai mon assise par accroc au bord de si j’étais un le 26 août 1887, depuis avec marc, nous avons       sur mieux valait découper       fleur juste un mot pour annoncer       dans       sauvage et fuyant comme       glouss vous avez sous la pression des     une abeille de  tous ces chardonnerets       (    en errer est notre lot, madame, pour mireille et philippe je déambule et suis     pourquoi certains soirs, quand je       &agrav       le       droite  pour de 10 vers la laisse ccxxxii onze sous les cercles descendre à pigalle, se constellations et       le il en est des meurtrières.       st je ne saurais dire avec assez       je me percey priest lakesur les       ruelle la brume. nuages       pav&ea eurydice toujours nue à dernier vers aoi folie de josuétout est       p&eacu dans la caverne primordiale attention beau merci à la toile de     quand À perte de vue, la houle des       au ce poème est tiré du     tout autour antoine simon 25 deuxième suite       ma antoine simon 12 clers est li jurz et li pas de pluie pour venir       longte tout le problème tendresses ô mes envols polenta pure forme, belle muette, dernier vers s’il pour lee       jardin "ces deux là se la vie est ce bruissement ma voix n’est plus que quelques autres pour jacky coville guetteurs pour le prochain basilic, (la la cité de la musique toujours les lettres : ils avaient si longtemps, si grande lune pourpre dont les temps de pierres dans la dessiner les choses banales       vaches en introduction à je ne sais pas si agnus dei qui tollis peccata n’ayant pas bribes en ligne a cyclades, iii° art jonction semble enfin encore une citation“tu rêves de josué, l’une des dernières f les feux m’ont normalement, la rubrique       avant dernier vers aoi       jonath raphaËl rita est trois fois humble. la mastication des la poésie, à la vous êtes       grimpa se reprendre. creuser son  martin miguel vient (de)lecta lucta   dernier vers aoi pur ceste espee ai dulor e moi cocon moi momie fuseau paysage de ta tombe  et et te voici humanité à c’est ici, me quand les eaux et les terres   le texte suivant a aucun hasard si se antoine simon 22 le passé n’est imagine que, dans la légendes de michel violette cachéeton  jésus af : j’entends derniers vers sun destre pour egidio fiorin des mots ma voix n’est plus que une autre approche de je sais, un monde se comme c’est mult ben i fierent franceis e dernier vers aoi de sorte que bientôt   dans le monde de cette le franchissement des l’illusion d’une      & aux george(s) (s est la f j’ai voulu me pencher       j̵     nous  la lancinante "pour tes toutes sortes de papiers, sur il aurait voulu être i mes doigts se sont ouverts rossignolet tu la temps où le sang se un verre de vin pour tacher sixième les installations souvent, a la fin il ne resta que la galerie chave qui     un mois sans sur l’erbe verte si est “dans le dessin “le pinceau glisse sur pour anne slacik ecrire est lu le choeur des femmes de       sur le le travail de bernard dernier vers doel i avrat, madame dans l’ombre des  le grand brassage des   adagio   je autre essai d’un carcassonne, le 06 le 2 juillet le lent déferlement quatrième essai rares vos estes proz e vostre pour max charvolen 1)       il   ces sec erv vre ile préparation des       &agrav dans le pays dont je vous le soleil n’est pas l’erbe del camp, ki diaphane est le envoi du bulletin de bribes tout en travaillant sur les spectacle de josué dit  dans le livre, le antoine simon 29 « pouvez-vous non... non... je vous assure, en 1958 ben ouvre à toute une faune timide veille antoine simon 2  l’écriture       la mougins. décembre dans les carnets josué avait un rythme  tu ne renonceras pas. il faut laisser venir madame       la c’est la peur qui fait merle noir  pour j’ai travaillé dans l’innocence des antoine simon 31       au ce qui fascine chez dont les secrets… à quoi trois tentatives desesperees dernier vers aoi       le au matin du il n’y a pas de plus (josué avait madame, vous débusquez       la dernier vers aoi       &n un nouvel espace est ouvert       le de soie les draps, de soie marcel alocco a petit matin frais. je te       & archipel shopping, la douce est la terre aux yeux essai de nécrologie,   3   

les ce jour-là il lui       arauca et voici maintenant quelques       la et tout avait   au milieu de dans les horizons de boue, de   la production a christiane       dans   ces notes   pour adèle et passet li jurz, la noit est quatre si la mer s’est   encore une antoine simon 32       grappe de tantes herbes el pre    regardant       &ccedi madame, c’est notre       la À max charvolen et martin intendo... intendo ! macles et roulis photo …presque vingt ans plus (en regardant un dessin de je désire un la légende fleurie est à bernadette  “ne pas travail de tissage, dans on croit souvent que le but siglent a fort e nagent e macles et roulis photo 4 raphaël et je vois dans vos     le fin première       nuage coupé en deux quand après la lecture de avez-vous vu ses mains aussi étaient écrirecomme on se les enseignants : dernier vers aoi à la bonne le numéro exceptionnel de       dans 0 false 21 18    7 artistes et 1 pour jacqueline moretti,   nous sommes  “ce travail qui vous dites : "un à sylvie l’éclair me dure, ce 28 février 2002. la fraîcheur et la je t’ai admiré, dernier vers aoi elle disposait d’une       le a propos d’une pour qui veut se faire une en cet anniversaire, ce qui station 5 : comment       sur les durand : une       alla pour alain borer le 26 deuxième apparition je t’enfourche ma troisième essai     du faucon peinture de rimes. le texte       les je ne peins pas avec quoi,       le       " sixième rimbaud a donc       bonhe sequence 6   le nous viendrons nous masser (ô fleur de courge... cette machine entre mes si grant dol ai que ne nice, le 18 novembre 2004 pour michèle preambule – ut pictura       d&eacu pour martine, coline et laure   on n’est j’écoute vos       descen pour jean gautheronle cosmos "la musique, c’est le o tendresses ô mes normal 0 21 false fal si j’avais de son monde imaginal,       sur c’est seulement au v.- les amicales aventures du attelage ii est une œuvre chaque automne les ainsi va le travail de qui antoine simon 11 antoine simon 27       baie couleur qui ne masque pas       fourr&  les éditions de       la     à       et       gentil     longtemps sur et la peur, présente Éléments - 1. il se trouve que je suis     de rigoles en       " antoine simon 10 jusqu’à il y a chaque jour est un appel, une       vu le glacis de la mort et que dire de la grâce  avec « a la 1 la confusion des régine robin,     vers le soir je reviens sur des bel équilibre et sa       sur le 19 novembre 2013, à la able comme capable de donner les premières       reine voici des œuvres qui, le     chant de pierre ciel  hier, 17 j’ai parlé genre des motsmauvais genre cinquième citationne pour martine 1257 cleimet sa culpe, si li quens oger cuardise démodocos... Ça a bien un       reine et il fallait aller debout 1 au retour au moment       fleure quand vous serez tout       cerisi il n’est pire enfer que       rampan mes pensées restent       montag dernier vers aoi le coeur du tout à fleur d’eaula danse la parol

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MICHEL BUTOR

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Éloge du traitement de texte
© Michel Butor
Artiste(s) : Scheffel Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : écrire

pour Helmut Scheffel

J’ai longtemps rêvé sur l’ordinateur, même lorsque c’était une lourde machine qu’il fallait refroidir avec circulation d’eau et dans laquelle on introduisait l’information sous forme de cartes perforées. Je rêvais qu’on me permît de l’utiliser quasi clandestinement pendant les heures de calme, la nuit par exemple, pour l’apprivoiser, m’y mesurer, m’y embarquer. Les années ont passé sans que je découvre ce clairvoyant mécène.

Mais pendant ce temps les machines se sont considérablement améliorées, allégées, assouplies, se sont répandues partout dans nos pays : aux guichets des banques ou des agences de voyages, chez les secrétaires des médecins ou des avocats, dans les chambres des étudiants ou les salles des écoles. Il a pourtant fallu encore longtemps avantque l’écrivain marginal pût en profiter.

Mes collègues professeurs qui n’en attendaient pas grand chose, se sont équipés avant moi ; et aussi de nombreux écrivains routiniers avec leur rang marqué sur la liste des meilleures ventes de la semaine. Et l’instrument que j’utilise enfin, acheté au bonheur d’une occasion, est déjà une vieillerie par rapport aux leurs.

Je déplore sa lenteur et ses raideurs, son manque de capacités. Je ne dispose que d’une imprimante quasi antédiluvienne, et j’ai honte quand je compare mes pages à celles des heureux possesseurs de coûteux modèles plus récents. L’écran est trop petit pour mon goût ; je voudrais qu’il ait le format A4, la taille d’une feuille dactylographique habituelles, et naturellement je le voudrais enluminé de couleurs.

Mais par l’intermédiaire de ce noir et blanc, de cette étroite lucarne, à quelles prodigieuses aventures de transcriptions et traductions, de combinaisons et multiplications, ne suis-je pas convié ! Copier, couper, déplacer, coller ; à droite, à gauche, plus haut, plus bas ; agrandir, diminuer, reprendre, mettre en réserve ; aligner, souligner, distinguer, encadrer ; changer les caractères, séparer les paragraphes et les pages, refondre, reserrer ; parcourir, fouiller, identifier, classer ; et toujours aveccettedanse délicate sous les yeux tandis que je caresse voluptueusement le clavier du bout de mes doigts.



Ainsi j’écris ces quelques mots.

Je recopie cette ligne en y introduisant un nouvel adverbe :

Ainsi j’écris deux fois ces quelques mots.

Je change l’ordre, comme dans la célèbre scène du Bourgeois gentilhomme :

J’écris ainsi trois fois ces quelques mots.

Et je continue :

J’aurai ainsi écrit quatre fois cette ligne.

Je rature :

Cette ligne, que j’aurai déjà écrite cinq fois, je la transforme ainsi :

Ligne qui s’allonge et déborde, mots qui s’ajustent et se multiplient, sous mes yeux, sous mes doigts, en cette sixième version déployez vos ailes et envolez-vous dans l’espace des paragraphes et des pages.

Enfin pour aider cet envol
découpons les lignes en vers
comme en une chanson d’antan
voici le septième couplet
où les mots se métamorphosent
échos mariages naissances
multiplications aventures
courant voluptueusement
parmi l’écume du clavier
de sable en île et en nuages
de livre en concert et voyages
de ville en fouille et découvertes
pour l’éloge du traitement
des maux de notre fin de siècle
ou le traitement de l’éloge
dont soit digne un siècle prochain

Lucinges, le 6 février1994

 

Publication en ligne : 14 février 2009

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