BRIBES EN LIGNE
poussées par les vagues la galerie chave qui générations la terre a souvent tremblé macles et roulis photo 4 viallat © le château de       maquis raphaël voici des œuvres qui, le tout à fleur d’eaula danse À la loupe, il observa (ma gorge est une petites proses sur terre quatre si la mer s’est  si, du nouveau quelques textes c’était une la liberté s’imprime à (elle entretenait     le cygne sur  martin miguel vient religion de josué il les oiseaux s’ouvrent dernier vers aoi ses mains aussi étaient       sur le       aux       jardin le recueil de textes des voiles de longs cheveux on croit souvent que le but       enfant premier vers aoi dernier 1-nous sommes dehors. voudrais je vous au programme des actions quelque chose “le pinceau glisse sur antoine simon 10 régine robin, à propos des grands   jn 2,1-12 : dans l’innocence des pour andré bribes en ligne a "ces deux là se journée de autres litanies du saint nom l’homme est vedo la luna vedo le c’est la peur qui fait mais non, mais non, tu la lecture de sainte         bonhe huit c’est encore à comme un préliminaire la nous lirons deux extraits de     l’é f dans le sourd chatoiement la poésie, à la o tendresses ô mes    regardant       grimpa   maille 1 :que la rencontre d’une « e ! malvais attendre. mot terrible.  pour de nouvelles mises en madame, on ne la voit jamais dix l’espace ouvert au  pour jean le qu’est-ce qui est en mesdames, messieurs, veuillez     tout autour       le dernier vers aoi pour pierre theunissen la       une les petites fleurs des j’ai longtemps dernier vers aoi pour jacky coville guetteurs       quand pour martin rm : d’accord sur la terre nous décembre 2001. antoine simon 32     du faucon il existe deux saints portant  avec « a la  tu vois im font chier in the country antoine simon 19 patrick joquel vient de et ces antoine simon 30       un       nuage macao grise       bonheu   six formes de la imagine que, dans la s’ouvre la c’est une sorte de       l̵ “dans le dessin       dans tout en travaillant sur les  dernier salut au en 1958 ben ouvre à    courant madame des forêts de tous ces charlatans qui       ton de l’autre vous avez equitable un besoin sonnerait jamais je n’aurais marie-hélène pour jean marie pour jean gautheronle cosmos j’entends sonner les       " aucun hasard si se   (dans le l’une des dernières     depuis j’ai en réserve dans le pays dont je vous j’arrivais dans les paysage de ta tombe  et dans le respect du cahier des       alla dans le pain brisé son j’oublie souvent et le ciel est clair au travers il était question non dentelle : il avait les durand : une sixième pour gilbert "je me tais. pour taire. quando me ne so itu pe dernier vers aoi essai de nécrologie, la liberté de l’être       soleil accoucher baragouiner     de rigoles en je n’ai pas dit que le bernard dejonghe... depuis accorde ton désir à ta folie de josuétout est ce 28 février 2002. dans les carnets   le 10 décembre l’impossible la vie est dans la vie. se Éléments -    nous à sylvie       d&eacu que reste-t-il de la a ma mère, femme parmi  ce qui importe pour autre petite voix       l̵ le 23 février 1988, il madame est toute antoine simon 15 pour philippe polenta       &n descendre à pigalle, se   tout est toujours en cinq madame aux yeux petit matin frais. je te après la lecture de seul dans la rue je ris la le coeur du les dessins de martine orsoni de proche en proche tous aux george(s) (s est la       dans pierre ciel sculpter l’air : il ne s’agit pas de       sur nice, le 18 novembre 2004   anatomie du m et reflets et echosla salle dernier vers aoi de sorte que bientôt l’impression la plus       voyage un besoin de couper comme de    en     une abeille de       sur       dans le lourd travail des meules  on peut passer une vie rien n’est ] heureux l’homme temps où les coeurs  de même que les chaque jour est un appel, une cet article est paru il y a tant de saints sur       object toute trace fait sens. que de mes deux mains une errance de autre essai d’un « h&eacu   je ne comprends plus  “... parler une dernier vers aoi station 5 : comment  les éditions de       le ...et poème pour frères et normalement, la rubrique dans l’innocence des       jonath station 3 encore il parle       ce il en est des noms comme du f j’ai voulu me pencher       l̵ cyclades, iii°  la toile couvre les antoine simon 33 il n’est pire enfer que ce pays que je dis est 1254 : naissance de granz est li calz, si se libre de lever la tête le samedi 26 mars, à 15 un homme dans la rue se prend recleimet deu mult dernier vers aoi j’écoute vos     sur la pente       embarq et la peur, présente f tous les feux se sont       crabe- passet li jurz, si turnet a   (à   la baie des anges   pour le prochain réponse de michel  c’était l’erbe del camp, ki pour andré 7) porte-fenêtre ma chair n’est reprise du site avec la "le renard connaît tous feux éteints. des  marcel migozzi vient de       cette la route de la soie, à pied, dernier vers aoi un temps hors du ouverture d’une « pouvez-vous f les rêves de ki mult est las, il se dort   pour adèle et il n’était qu’un on a cru à  la lancinante j’ai donc difficile alliage de allons fouiller ce triangle preambule – ut pictura   adagio   je comme ce mur blanc pour andré villers 1) dernier vers aoi     ton madame chrysalide fileuse abu zayd me déplait. pas       pour antoine simon 21 le 19 novembre 2013, à la c’est vrai à bernadette il semble possible c’est parfois un pays       vu pour angelo f toutes mes   3   

les envoi du bulletin de bribes       sur     après       su quatrième essai rares       que       le thème principal :       pass&e au rayon des surgelés   iv    vers sables mes parolesvous     vers le soir il tente de déchiffrer, alocco en patchworck © un nouvel espace est ouvert cette machine entre mes   1) cette 1.- les rêves de mieux valait découper la musique est le parfum de       ce ainsi fut pétrarque dans     &nbs bruno mendonça   si vous souhaitez       devant a supposer quece monde tienne josué avait un rythme       et je vois dans vos première dans les rêves de la voile de nuità la branches lianes ronces antoine simon 9    tu sais fin première  mise en ligne du texte deux mille ans nous de tantes herbes el pre   la production       un n’ayant pas li emperere par sa grant pour daniel farioli poussant il y a dans ce pays des voies dans ce pays ma mère le temps passe dans la et  riche de mes tant pis pour eux. a dix sept ans, je ne savais ici, les choses les plus jouer sur tous les tableaux derniers vers sun destre dernier vers aoi     chant de quai des chargeurs de       parfoi pour jean-marie simon et sa leonardo rosa quant carles oït la constellations et   le texte suivant a dernier vers aoi carles li reis en ad prise sa il avait accepté  l’écriture ils sortent comment entrer dans une       l̵ 1 au retour au moment paroles de chamantu c’est le grand       au   on n’est   d’un coté, le 26 août 1887, depuis dont les secrets… à quoi   marcel dieu faisait silence, mais pour m.b. quand je me heurte au seuil de l’atelier la mort d’un oiseau. i en voyant la masse aux pour jean-louis cantin 1.-       arauca       deux a propos de quatre oeuvres de À max charvolen et le plus insupportable chez       sur la parol

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MICHEL BUTOR

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La maison de nos rêves
© Michel Butor
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Max Charvolen

1) rabattements

  Lorsque le puissant égyptien de l’ancien empire désirait emmener avec lui de l’autre côté de la mort tous ses familiers, il les appliquait en bas-relief ou en peinture sur les parois de sa tombe, en s’efforçant de les rendre aussi présents que possible, donc aussi identifiables dans leur leur attitude ou leur profession. Le visage était plus parlant de profil, mais l’oeil de face. Les épaules étaient bien écartées, mais le ba  s du torse pivotait pour surmonter les jambes de profil de la marche ou dans toute autre activité. Le nombril reposait sur le côté du ventre indiquant la direction du sexe, même si celui-ci était généralement caché derrière une robe ou un pagne. Quant aux tétons, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, il n’en reste qu’un, bien détaché sur le profil du torse, du côté de la marche ou de l’activité.

  Chez les cubistes, on ne retient de l’objet, qu’il soit pichet, guitare ou visage, que les profils les plus satisfaisants pour l’amateur de géométrie, en les combinant dans des idéogrammes qui se promènent dans l’espace. Chez Juan Gris en particulier le cercle de l’embouchure joue avec la panse de la jarre, de la tasse ou de la bouteille.

  Les rabattements de Max Charvolen sont plus proches de ceux que l’on trouve dans les découpages pour enfants et adultes, qu’il faut détacher et plier, parfois coller pour obtenir des modèles réduits fragiles que l’on manipule pour les admirer.

  Il faut alors tenir compte de toutes les faces que l’on détache les unes des autres comme un maître d’hôtel désarticule les membres d’un faisan. Mais on garde pourtant toutes les jointures qui peuvent se déplier sur un plan, de façon à rendre l’objet futur plus solide. La forme obtenue constitue un développement souvent inattendu de l’instrument ou du meuble auquel nous sommes habitués. Certes nous pouvons reconnaître chaque face lorsque nous l’abstrayons des autres, mais c’est l’ensemble qui produit une sorte de floraison dont l’objet courant n’était que le germe.

  Dans les solides les plus réguliers, les faces annexes apparaissent alors comme des ombres. Le découpeur d’ailleurs peut jouer avec elles, leur faire adopter diverses obliques, si bien qu’il devient comme une source d’éclairage, un Soleil miniature. Si l’on pense à la Lune les ombres deviennent des fantômes qui accompagnent de leur sabbat l’objet englouti.

  L’écartement des faces normalement soudées les unes aux autres devient un écartèlement. C’est un peu comme un papillon dont on sépare les ailes pour le conserver après l’avoir chloroformé. Il faut longuement les maintenir par des bandes de carton pour qu’elles prennent leur nouvelle position de repos, ce qui permettra de voir à loisir leur splendeur, dans la nature seulement entraperçue à travers le volètement.

  L’enfant qui découpe avec ses ciseaux ou, s’il est plus grand, son cutter, reprend l’incision beaucoup plus violente accomplie par le dessinateur. L’enfant sépare entre le plein des parties imprimées et généralement colorées, et le blanc du vide laissé dans les blessures infligées par l’anatomiste. Si l’objet est entièrement constitué de faces planes, il est relativement facile de le déployer. Si certaines faces sont cylindriques, on peut encore les dérouler. Mais si nous avons des cônes ou des sphères, il faudra alors les déchirer. Ce sont les problèmes que rencontrent les cartographes pour étaler notre sphère terrestre dans leurs atlas. On imagine la difficulté de traiter ainsi le corps humain. Quel carnage !

  L’objet est ainsi sacrifié dans un discret rituel ; la forme qu’on lui fait adopter sur la feuille de bristol est un embaumement prévu pour une résurrection ludique, pour une transfiguration.


2) variations

  Les manuels de boucherie ou de dissection nous enseigne de quelle façon détacher les différents membres d’un corps pour y provoquer le moins de dégâts. Même dans ce domaine il y a diverses écoles. Mais si nous prenons un solide géométrique ou l’un des meubles qui facilitent notre vie quotidienne, il apparait immédiatement qu’il y a plusieurs solutions au problème du découpage et donc de la reconstitution.

  Prenons un simple cube ou dé, je peux en détacher les faces tout en les gardant solidaires de nombreuses façons différentes. Sans chercher à les énumérer toutes, viiennent immédiatement à l’esprit une croix latine et un tau. Dans la croix latine une face est mitoyenne de quatre autres sur le plan ; dans le tau, une face est mitoyenne de trois. Cette face peut être considétée comme un foyer autour duquel les autres se déploient en flammes, ou un coeur floral au milieu de ses pétales.

  Si nous nous en tenons au cube géométrique, les six faces sont équivalentes ; n’importe laquelle peut être choisie comme foyer. Mais si nous prenons le dé du 421 ou du jeu de l’oie, chacune de ses faces est gravée d’un chiffre différent. Dans mes rabattements je réalise donc des figures arithmétiques très variées lesquelles peuvent revêtir des significations évocatoires et émotives singulières. Je peux assigner à chaque face un emblème et nous voici en pleine poésie.

  Selon la face qui sera choisie comme foyer l’objet sera plus ou moins reconnaissable ; il sera résumé ou caché. La découpure constitue donc une analyse à la fois formelle et mythologique de l’objet considéré. Chaque choix est une perspective.


3) réflexions

  De nombreuses découpes différentes nous permettent de reconstituer le même objet. Mais une fois que le découpage a été fait, nous pouvons obtenir des objets nouveaux.

  Prenons un dé que nous avons écartelé en croix latine autour de la face marqué d’un seul point. Autour nous aurons le 2, le 3, le 4 et le 5. Le 6 peut s’accrocher sur l’une des quatre précédentes. Il est possible de replier les pétales vers moi, de mon côté du numéro 1, ou loin de moi, de l’autre côté. Nous obtenons alors deux volumes symétriques. La face focale reste dans le plan de la planche qui joue le rôle d’un miroir. Alice nous a confié la clef de son monde à l’envers.

  Dans la chambre inversée, ce qui est à gauche de la cheminée passe à droite. Mais si je prends le développement d’un meuble, d’une chaise par exemple, si je reconstitue un barreau en repliant les faces dépliées, je peux passer à volonté de l’intérieur à l’extérieur, du plein au vide. Les murs eux-mêmes deviennent habitables.

  Par ces manipulations, le blanc de la planche, ce qui restait entre les faces écartelées, devient un espace envahissant qui traverse toutes les parois. Je puis retourner mon escalier pour monter ou descendre sur l’envers de ses marches.

  Dans l’ancienne théologie on parle de corps glorieux, celui que nous aurons après le jugement dernier, dans la cité-jardin de la Jérusalem céleste, un corps transparent à la lumière, capable de traverser toutes les murailles. Voici en attendant des objets glorieux, des maisons glorieuses où apprivoiser notre éternité.


  

Publication en ligne : 17 février 2009

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