BRIBES EN LIGNE
s’égarer on  monde rassemblé je ne sais pas si quatrième essai de       &n sainte marie, dernier vers aoi errer est notre lot, madame, rêves de josué, les durand : une hans freibach : les amants se ...et poème pour       le franchement, pensait le chef,       dans <img852|left> forest ne pas négocier ne il arriva que biboon. plus qu’une saison. je serai toujours attentif à bribes en ligne a toutes sortes de papiers, sur  dans toutes les rues travail de tissage, dans temps de bitume en fusion sur le coeur du   tout est toujours en À peine jetés dans le printemps breton, printemps  la lancinante dernier vers doel i avrat,   un       le  au travers de toi je gardien de phare à vie, au quel ennui, mortel pour       d&eacu pour martine, coline et laure que reste-t-il de la villa arson, nice, du 17 au rayon des surgelés       vedo la luna vedo le voudrais je vous seins isabelle boizard 2005 station 5 : comment attendre. mot terrible. le nécessaire non       le on préparait    courant pas facile d’ajuster le lorsque martine orsoni la tentation du survol, à l’éclair me dure, reprise du site avec la janvier 2002 .traverse le temps passe dans la pour jacqueline moretti, avec marc, nous avons j’entends sonner les       nuage le pendu l’homme est    nous le lourd travail des meules       "       un       apr&eg       su chairs à vif paumes pour jean gautheronle cosmos       neige       &n libre de lever la tête issent de mer, venent as mise en ligne       en très malheureux... certains prétendent  référencem le travail de miguel, de 1968 de prime abord, il mon travail est une me  de la trajectoire de ce dernier vers aoi antoine simon 31 sixième les plus vieilles l’impossible a propos de quatre oeuvres de dernier vers aoi giovanni rubino dit quatrième essai de a la fin il ne resta que ki mult est las, il se dort la chaude caresse de macles et roulis photo 3  tu ne renonceras pas. antoine simon 12 se reprendre. creuser son l’une des dernières       &agrav       dernier vers aoi dire que le livre est une temps de pierres dans la antoine simon 15 vous avez rita est trois fois humble. normalement, la rubrique et si tu dois apprendre à agnus dei qui tollis peccata pur ceste espee ai dulor e attelage ii est une œuvre       la  pour jean le quand c’est le vent qui de profondes glaouis mais jamais on ne à cri et à madame, c’est notre edmond, sa grande nos voix pour yves et pierre poher et prenez vos casseroles et   adagio   je la mort, l’ultime port,       dans cinquième citationne al matin, quant primes pert même si  “la signification       dans des conserves !     une abeille de madame, on ne la voit jamais la danse de ce texte se présente il existe deux saints portant un trait gris sur la d’un côté quando me ne so itu pe  les trois ensembles autres litanies du saint nom j’arrivais dans les       j̵       je je dors d’un sommeil de pour lee je ne saurais dire avec assez     de rigoles en non... non... je vous assure, patrick joquel vient de     l’é ce texte m’a été il existe au moins deux mouans sartoux. traverse de on dit qu’agathe madame a des odeurs sauvages       m̵ les dernières et ces la force du corps, introibo ad altare genre des motsmauvais genre « h&eacu "mais qui lit encore le macles et roulis photo  née à aux george(s) (s est la de tantes herbes el pre certains soirs, quand je       ...mai    tu sais rossignolet tu la rafale en introduction à carissimo ulisse,torna a un temps hors du carmelo arden quin est une 1.- les rêves de       embarq     longtemps sur pour ma     oued coulant il n’y a pas de plus cet univers sans       les pour le prochain basilic, (la rafale n° 4 on le merci à marc alpozzo toute trace fait sens. que une il faut dire les tendresse du mondesi peu de dernier vers aoi o tendresses ô mes il faut laisser venir madame s’ouvre la siglent a fort e nagent e ce derniers vers sun destre morz est rollant, deus en ad souvent je ne sais rien de       fourr& antoine simon 17 il n’était qu’un li quens oger cuardise il en est des noms comme du   entrons se placer sous le signe de  ce mois ci : sub       l̵ 1) la plupart de ces a propos d’une bribes dans le nid de  dans le livre, le  “s’ouvre rien n’est plus ardu lu le choeur des femmes de j’ai perdu mon dont les secrets… à quoi si j’étais un rare moment de bonheur, normal 0 21 false fal il avait accepté premier essai c’est nous lirons deux extraits de je n’hésiterai rm : nous sommes en     sur la le coquillage contre       jonath rm, le 2/02/2018 j’ai fait paroles de chamantu et encore  dits zacinto dove giacque il mio mult est vassal carles de       &eacut dans les horizons de boue, de     sur la pente un jour, vous m’avez je t’enlace gargouille     ton bien sûr, il y eut   jn 2,1-12 : légendes de michel       soleil les plus terribles tes chaussures au bas de af : j’entends       &agrav  avec « a la le 2 juillet rafale À max charvolen et merci au printemps des dans le patriote du 16 mars présentation du mm si c’est ça creuser, "et bien, voilà..." dit c’était une       & à propos “la       entre sors de mon territoire. fais       en       aux       sur rafale       dans nous dirons donc "l’art est-il dans l’effilé de n’ayant pas dans ce périlleux       qui dans le pain brisé son raphaël ainsi va le travail de qui       apr&eg       vaches monde imaginal,       dans dès l’origine de son       grappe avant dernier vers aoi       ma le bulletin de "bribes  hier, 17 de mes deux mains       sur madame déchirée on trouvera la video passet li jurz, si turnet a       marche     extraire des voix percent, racontent dernier vers aoi   marcel    regardant dernier vers aoi ce qui aide à pénétrer le dernier vers aoi j’ai donc antoine simon 29 bel équilibre et sa " je suis un écorché vif. ecrire les couleurs du monde il souffle sur les collines antoine simon 21 d’un bout à dernier vers aoi       la entr’els nen at ne pui des quatre archanges que       ( dans les écroulements   au milieu de une image surgit traverse le pour michèle gazier 1   voici donc la     rien charogne sur le seuilce qui       devant  si, du nouveau     m2 &nbs a grant dulur tendrai puis       je me onze sous les cercles les dessins de martine orsoni et c’était dans c’est vrai       la cinq madame aux yeux     depuis j’ai relu daniel biga,       sur mais non, mais non, tu carles respunt : il faut aller voir pour andré sous la pression des le soleil n’est pas     du faucon pour pierre theunissen la rafale i.- avaler l’art par immense est le théâtre et v.- les amicales aventures du  “comment il en est des meurtrières. aux barrières des octrois le franchissement des       dans       sous du bibelot au babilencore une dernier vers aoi l’instant criblé ce paysage que tu contemplais toutes ces pages de nos rêve, cauchemar,     les provisions l’impression la plus    7 artistes et 1 les doigts d’ombre de neige neuf j’implore en vain karles se dort cum hume       l̵ chants à tu mon recueil      &       ton  les premières livre grand format en trois au commencement était etait-ce le souvenir je découvre avant toi bien sûrla je désire un       force nous avancions en bas de fin première sauvage et fuyant comme quand les mots       les       st       je me rafale deuxième essai le antoine simon 11 la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Max Partezana, semeur d’espaces
Artiste(s) : Partezana


tout mon petit univers en miettes : au centre, quoi ?


(Roland Barthes)


 


I DU SUPPORT

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Pour peu que l’on ait quelque lucidité, on ne peut approcher sans crainte ces espaces destinés à porter traces, signes, symboles et images. Ceux-là mêmes qui prétendent qu’ils sont vides, sont ceux qui tremblent le plus de l’énigme qu’ils leur posent. Nous le savons bien : alors que nous n’y avons pas encore inscrit la moindre marque, que nous ne les avons pas touchés, pas même effleurés, ils sont déjà chargés de toutes les traces possibles qu’ils appellent, de tous les rêves, de tous les mots, de toutes les images qu’ils ont déjà portés, de tout le travail qui les a façonnés, de tout le temps qui a permis de les produire, de les former, de les diffuser, de les conserver. Si blanches soient-elles, la feuille ou la toile ne sont jamais vierges ; elles sont chargées de temps, de travail, de rumeurs, et de vie.


*


Si le moindre papier, la moindre toile, la moindre surface capable de recevoir l’encre, le plomb, l’eau, l’huile, les pigments et les essences est –vierge encore- déjà bruissante et riche de sens, que dira-t-on des rumeurs de celles qui ont servi, qui ont vécu, qui ont été abimées, marquées, flétries.


*


Utiliser un papier qui a déjà servi, comme le fait Max Partezana dès les débuts de son travail, c’est rendre sensible que tout support a déjà une vie avant même d’être employé par l’artiste.


*


Tout espace voué à recevoir des traces intentionnelles, peut subir des accidents ; marques du travail et des manipulations : salissures, cassures, froissages, pliures, déchirures, usures, abrasements. C’est ainsi que Max Partezana a décidé de faire dialoguer les couleurs qu’il a voulues avec les accidents des supports qu’il emploie.


 


 


II


DU FRAGMENT


Travailler sur le fragment : s’inscrire dans un démarche qui s’installe au début du XXème siècle et qui connaît d’innombrables développements jusqu’à nos jours. Encore convient-il de distinguer les démarches qui intègrent dans l’œuvre d’art des fragments extérieurs à la peinture et celles qui font fragment des éléments plastiques. C’est cette deuxième voie qu’a choisie Max Partezana.


*


Fragmenter une surface préalablement peinte : dire que le travail du peintre ne se résout ni n’aboutit dans le travail des couleurs et des formes.


*


Ce n’est pas seulement l’espace plastique que je rends au fragment, c’est, symboliquement, l’espace réel. Ce n’est pas seulement l’espace qui apparaît fragmenté, c’est le temps. Et, plus profondément, ce ne sont pas seulement les brisures de temps et d’espace qui apparaissent, mais les miennes.


*


Selon que l’on découpe ou que l’on déchire l’espace plastique, on ne développe pas la même problématique ; on ne s’engage pas dans la même esthétique.


*


Déchirer, ou découper, ne sont pas des actions analogues : la première est perçue comme accidentelle ; la deuxième comme volontaire et maîtrisée/maîtrisable. Incidemment, il faut noter que déchirer fait apparaître la structure du tissu ou du papier, que le découpage ignore.


*


Déchirer/découper du tissu ou du papier dans un travail artistique, c’est affirmer qu’il n’est pas d’unité qui ne soit, au bout du compte, la mise en scène tragique d’une irréductible fragmentation. Que l’unité apparente d’une œuvre n’est pas réductible à elle-même ; qu’elle n’a de sens que nouée au fragment.


*


Fragmenter un espace plastique : donner forme symbolique au morcellement des territoires physiques. * Pas d’unité qui ne soit réductible au fragment. Déchirer/découper, c’est se préparer au fragment. Coller/rassembler, c’est viser à restituer une impossible unité. * Fragmenter, refuser un centre – fût-ce le sujet même qui a peint.


*


Unité : elle est infiniment fragmentaire/fragmentable. Et indéfiniment recomposable.


*


Je fragmente l’espace et le temps apparaît. Je fragmente l’œuvre et la voici indéfiniment suspendue dans une réalisation sans trêve retardée.


 


 


III


DE LA COULEUR


Je regarde les œuvres de Max Partezana


*


Tout pigment est débris : poudre, poussière, cendre, farine que nous tirons de bouts du monde, brisés, moulus, décomposés.


*


Nous avons toujours tiré nos couleurs en broyant des minéraux, des substances végétales ou animales. Les couleurs naissent bien de la mise en pièce du monde : et lorsque que nous donnons des couleurs à nos surfaces, ou à nos objets et matériaux, nous cherchons à réunir les fragments dispersés du monde.


*


C’est en assumant la fragmentation première des pigments et pour la radicaliser que Max Partezana la réaffirme comme telle en fragmentant l’espace sur lequel il a réuni les pigments.


*


Fragmenter : déchirer, découper, les fragments colorés que la peinture avait réunis.


*


Le peintre a saisi des bouts du monde du bout des doigts ; de la pointe du pinceau il les a rassemblés (l’amateur de papillon évite de saisir l’insecte par les ailes)


*


Dans l’acidité des ifs et des chiendents, la macération des lilas sur des ciels plombés : catastrophe de l’air.


*


Pâleur éblouissante de la bugade des ciels d’orage.


*


Assaut de cerisiers dans la douceur bourdonnante du printemps.


*


Sur les lagunes de Venise dansent les filles de l’ombre. Pièges à lumière


*


Dans le même mouvement -le même dessein- Max Partezana a dispersé, décomposé, recomposé ; il a recréé le phallus perdu pour rendre vie au génie de la mort et engendrer l’azur


*


Max Partezana ne dépose pas la couleur, il la « jette » ou la « déverse ». Déverser la couleur : mettre en déroute notre besoin de formes, de limites, de frontières


*


Produire l’objet d’un pur plaisir des matières


*


Que l’on se figure, en regardant les œuvres de Max Partezana, la mise en pièce de l’arc en ciel. Tentative lucidement désespérée et raisonnablement heureuse de la dispersion du monde. Que l’on circule, sans trêve et sans but, dans les espaces écartelés, s’émerveillant du bonheur inattendu des parterres fleuris.


*


Elargir la gamme chromatique ; explorer la variété sans limite des couleurs du monde.


*


Travailler la couleur : ouvrir l’œil sur l’incommensurable diversité des jeux de la lumière sur les matières du monde, déborder le fini de nos symboles par l’expansion des matières, multiplier l’expérience sensible, produire les outils de symboliques nouvelles.


 


 


 


 


IV


ECHOS


Nous ne voyons rien du monde que ce qui naît des relations mesurées –et pour nous la plupart du temps improbables et inattendues- d’une dose de lumière sur un type de matière.


*


Voici les portes de Rotkho, énigmatiques : elles s’entrouvrent sur des enfers aux méditations lentes, des laves apaisées, des transparences assourdies, toute une profondeur du monde saisie entre le plan de la toile et celui de la peinture.


*


Que l’on pousse la porte de Soulages, elle libère des notes de hautbois, de violoncelles et d’orgues soutenues par la vibration continue d’une trompette marine sur la scarification des socs et des herses.


*


Vibrant de feux, de goudrons, de suies et de houilles, mille villes-fleurs poussent à notre main dans les mortiers de Miguel.


*


Ouvrez la porte de Pincemin, bouts d’espaces de brique et de terre aux raccords de bitume.


*


Sur un sol de Dubuffet, la symphonie minuscule des chemins et des rues.


*


Les fragments de Charvolen recouvrent en essaims les ruchers du monde.


*


Derrière la fenêtre de Buraglio, des oiseaux s’effilochent, ailes de métal dans le crissement de l’air.


*


C’est la porte de Debré ; elle donne sur la danse des algues d’eau douce, de fugaces miroitements d’écailles, les transparences de lunes mouillées, le multiple écoulement des Loires.


*


On approche de la porte de Kijno, ailes fripées dans l’agitation des nids, minuscules et imprévisibles accidents du relief : la circulation des fluides et la répartition des densités s’y organisent selon ces lois strictes qui s’imposent à nos regards et échappent à notre entendement.


*


Murailles d’Hantaï : elles déploient dans l’espace la légende des replis et le murmure des secrets


*


Derrière les grands voiles rapiécés d’Alocco, Isis, inattendue.


*


Tiepolo a perdu la tête ; de Veronese seuls les ciels subsistent ; Turner s’embrume, les fonds d’Holbein et de Cranach s’émiettent : dans des humidités définitives c’est l’explosion des nympheas.


*


Dans la dispersion, tout vibre : vous voici tout à la fois l’œil, la lumière et la nuit, l’arc, la corde et l’archer, le musicien et l’instrument et l’air secoué alentour.


 


 


 


V


APOSTILLE


Descendants d’Atoum, Geb et Nout ont engendré Nephthys, Isis, Seth et Osiris, la fertilité. Par jalousie, Seth tua Osiris et le découpa en fragments -14, 16 ou 42 selon les récits- qu’il dispersa à travers l’Egypte. Isis, épouse d’Osiris, retrouva tous les fragments, à l’exception du phallus. Elle recomposa le corps d’Osiris, recréant son phallus disparu, lui rendit vie, et,s’unissant avec lui, donna naissance à Horus, l’azur.

*


 


Fils de Calliope, Orphée, Inconsolable d’avoir, d’un seul regard, perdu Eurydice, les Ménades t’ont mis en pièces, dispersant aux quatre vents ton corps démembré. Ta lyre pourtant se fait encore entendre ; échoué à Lesbos, ton crâne féconde depuis lors le chant des eaux mouvantes.


*


Fille de Thauma et d’Electre, Iris, messagère des dieux, marque son passage par un grand arc dans le ciel. Il n’est pas inutile de savoir que, d’après certains, elle est la mère d’Eros.

Publication en ligne : 22 juillet 2008
Première publication : juin 2008 / catalogue d’exposition

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