BRIBES EN LIGNE
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régine robin,  martin miguel vient présentation du les grands la force du corps, la brume. nuages dans le monde de cette       neige il est le jongleur de lui       et tu       pass&e quatrième essai de vos estes proz e vostre   la baie des anges on a cru à preambule – ut pictura la parol

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MICHEL BUTOR

<- Quatrième de couverture | Un coup de dé sur le tambour ->
De la couleur en photographie
© Michel Butor
Artiste(s) : Auer Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Michèle Auer
et Gérard Lüthi

1) Contrastes

Comme la photographie a d’abord effacé les différences de couleurs, ne retenant que les valeurs, lorsque les premiers clichés en couleurs ont paru, ils ont donné le sentiment qu’ils ajoutaient quelque chose à une trame fondamentale déjà bien établie, une dimension qui jouait avant tout sur les contrastes. Impossible sur l’épreuve en noir et blanc de décider si telle robe était rouge ou verte ; c’est cela que l’on va maintenant préciser.

On a donc eu tendance à augmenter ces contrastes, et ceci d’autant plus qu’il a d’abord été difficile d’obtenir des intensités suffisantes. Donc on a cherché, puis trouvé des techniques d’intensification, rendant le vert plus vert, le rouge plus rouge, ce qui s’est admirablement accordé à la photographie publicitaire : les objets aux couleurs intenses, légume ou fruits par exemple, donnant l’impression d’être plus mûrs et plus frais.

Pourtant dès la photographie la plus ancienne, on a disposé d’une dimension colorée par l’intermédiaire des virages. La palette n’étai(t pas très riche mais elle permettait de souligner des atmosphèresAu lieu de tirer l’épreuve en noir en noir et blanc, on pouvait choisir les degrés du sépia, ce qui donne aujourd’hui une atmosphère d’ancienneté très prisée, du bleu, ce qui fait nocturne, du pourpre, pour des scènes violentes.

C’est ce que l’on peut appeler du monochrome absolu. Aujourd’hui nous pouvons imprimer nimporte quel cliché dans n’importe quelle couleur uniforme.


2) Du reportage à la composition

L’imposition d’une couleur emblématique par virage ou impression, diffère du tout au tout de la conquête d’une couleur entrevue, devinée. Le photographe de reportage parcourt le monde à la recherche d’événements à enregistrer, soit pour illustrer les nouvelles dans un journal, soit pour obéir à d’innombrables motivations. Chaque un des artistes de l’objectif découpe ainsi le monde en scènes choisies : ; luttes, catastrophes,visages, nudités, taches de lumière sur des écorces ou des nuages. Ce découpage constitue peu à peu un langage particulier qui nous fait voir le monde différemment.

Dans cette quête, ce qui frappe l’investigateur, ce qu’il veut saisir, nous montrer, cela peut être la couleur : un certain rouge un certain soir à tel endroit. La difficulté de contrôler tous les paramètres du développement et du tirage en couleurs, fait que beaucoup sont déçus par le résultat, nombreux renoncent. Mais de même que l’on apprend que tel éclairage donnera un bon résultat en noir et blanc, on sait que telle impresson colorée passera bien ou mal. On construit alors une vision à partir de la palette que la technique met à notre disposition. Ainsi les peintres de l’époque romane ou de la préhistoire ont réussi à s’exprimer magnifiquement grâce à quelques terres.

Mais cette couleur particulière à laquelle on a dû renoncer parce qu’elle ne passait pas bien,peut continuer de hanter certains. Comment la piéger enfin ? Alors au lieu de le la cherche dans la “nature”, on va s’efforcer de la capter en studio, on va construire des “natures mortes”, dans lesquelles souvent la nature vivante jouera un rôle primordial, grâce auxquelles la couleur fantôme s’inscarnera enfin.


3) La définition des couleurs

Les physiciens définissent aujourd’hui les couleurs par des longueurs d’onde. Encore faut-il remarquer que cela ne concerne que les coluleurs les plus pures, et que même pour celles-là il ne s’agit pas d’une mesure unique, mais de toute une zone sur l’étendue de laquelle les avis peuvent différer, diffèrent en particulier d’une langue à l’autre.

Des goûts et des couleurs il faudrait ne pas discuter ; encore est-il qu’il faut bien de temps en temps. Cette incertitude ne se limite nullement aux diverses formes de daltonisme, mais exprime les fonctions symboliques des couleurs à l’intérieur de telle ou telle situation culturelle.

L’étude des dictionnaires nous montre quelles difficultés les couleurs présentent pour le lexicographe. Les définitions frappent immédiatement par leur imprécision, leur insuffisance. Certes, ce sont des données si fondamentales pour notre expérience, que l’on estime que le lecteur connaît déjà ce dont il s’agit, qu’en réalité on n’a pas besoin de le définir pour lui, ce qui est éliminer un peu vite tous les mal voyants.

Ainsi Littré nous dit que le bleu est la couleur d’un ciel sans nuages, ce qui est repris par Robert. Mais le ciel nocturne est d’un tout autre bleu, si l’on peut le dire bleu, et surtout le ciel du soir et du matin déploie toutes sortes d’autres couleurs. En réalité, il faut donc lire : de la couleur d’un ciel sans nuages quand il est bleu. Larousse, plus prudent, en reprenant cette définition, ajoute de la couleur du bleuet, ce qui ne fait que renforcer la tautologie : de la couleur d’une fleur qui est bleue.

Le blanc selon Littré, c’est la couleur du lait. Larousse ajoute la neige, et Robert précise : la couleur la plus claire qui existe. Le moindre automobiliste sait aujourd’hui que c’est le jaune qui est la couleur la plus lumineuse.

Pour le rouge, Littré donne : couleur du feu, du sang (ce qui amènerait bien des remarques) ; Larousse retranche le feu, mais ajoute au sang les coquelicots, auxquels Robert jugera bon d’adjoindre le rubis.

On voit que les couleurs désignent en fait pour les lexicographes des éléments fondamentaux de notre existence : le lait, la neige, le feu, le sang, le ciel, l’herbe pour le vert, à quoi l’on s’efforce d’ajouter quelques précisions qui ne sont que des exemples, en citrant des fleurs ou des pierres.


4) La conquête du jaune

Examinons d’un peu plus près les définitions du jaune, puisque c’est la couleur qui travaille notre photographe.

Robert nous dit : de la couleur du citron ou de l’or. L’or nous donne un de ces éléments fondamentaux. Le citron peut nous paraître trop récent dans notre culture ou notre cuisine pour qu’on puisse le juger fondamental. Pourtant son apparition en Europe sera saluée par les conteurs et les peintres. Que l’on songe aux natures mrtes du siècle d’or hollandais !

Littré avait ajouté le safran qu’a retenu aussi Larousse, lequel essaie de rendre sa définition plus scientifique en nous précisant que cette couleur est placée entre le vert et l’orange dans le spectre solaire.

Tous sont d’accord sur l’or, matière ambigue s’il en est, symbole de l’accaparement, de l’avarice, donc à la fois du luxe et de la misère, matière dont Thomas More avait pavé les rues de son Utopie ; le jaune safran est dans notre tradition la couleur des maris trompés, de la déception dans tous les sens. Mais l’or est aussi le symbole de la permanence. Saint Jean dit dans l’Apocalypse qeu la Jérusalem céleste est faite “d’or pur comme le verre le plus fin”.

Chacun sait qu’il y a des citrons verts, mais la référence à ce fruit confirme la relation entre l’or et la permanence. En effet les fleurs des orangers, mais surtout celles des citronniers éclosent tandis que les fruits continuent de mûrir. Lorsqu’il visite l’orangerie de Versailles, La Fontaine s’écrie :

“Vos fruits aux écorces solides
sont un véritable trésor ;
et le jardin des Hespérides
n’avait pas d’autres pommes d’or.

Lorsque votre automne s’avance,
on voit encor votre printemps ;
l’espoir avec la jouissance
logent chez vous en même temps.”

Quant au safran, sa fleur est d’un violet teinté de pourpre. C’est le pollen recueilli dans les stigmates, originellement orangé, qui mis en poudre et en pâte devient une épice qui teint fortement d’un beau jaune. Aussi bien le citron que le safran ont des propriétés conservatrices et apéritives. Les ingrédients conservent leur fraîcheur, les consommateurs retrouvent leur jeunesse.

Il s’agit donc d’une lumière d’or, d’un air philosophal à respirer. André Breton disait qu’il cherchait “l’or du temps”.

Pour extraire ce jus merveilleux, il faut non seulement photographier des objets jaunes, des fleurs par exemple, mais les pimenter d’autres couleurs pour les presser, les cuire, les tamiser, les teindre.

Alors quelquefois le jaune tant cherché apparaît, résiste aux manipulations. Certes parfois il n’a pu se manifester qu’un instant, mais on a enfin la preuve de son existence fugitive, comme celles de ces éléments chimiques ou de ces particules que les physiciens cherchent à mettre en évidence dans leurs anneaux. La recherche est toujours à poursuivre. La poussière d’or nous aguiche et nous signale de nouveaux passages vers de nouvelles Hespérides.

Publication en ligne : 29 mai 2009

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