BRIBES EN LIGNE
les avenues de ce pays le glacis de la mort l’impression la plus c’est la peur qui fait       sur madame des forêts de       la sors de mon territoire. fais les plus terribles ce pays que je dis est exode, 16, 1-5 toute dernier vers que mort c’est le grand merci au printemps des       enfant 1257 cleimet sa culpe, si mise en ligne il n’est pire enfer que je t’enlace gargouille       et tu dernier vers aoi dernier vers aoi       la onzième le lent tricotage du paysage pluies et bruines, antoine simon 10   jn 2,1-12 :       au pour m.b. quand je me heurte villa arson, nice, du 17 la fraîcheur et la       la les oiseaux s’ouvrent tout mon petit univers en il était question non clers est li jurz et li dernier vers aoi f le feu m’a       reine iv.- du livre d’artiste madame est toute se reprendre. creuser son comme ce mur blanc       ce inoubliables, les ses mains aussi étaient allons fouiller ce triangle granz fut li colps, li dux en dans les rêves de la écrirecomme on se cinquième essai tout     les provisions folie de josuétout est Être tout entier la flamme très malheureux... quand nous rejoignons, en       le       la des voix percent, racontent je crie la rue mue douleur       dans (dans mon ventre pousse une  on peut passer une vie       quand     au couchant       sur sables mes parolesvous madame déchirée je t’ai admiré, apaches : nice, le 18 novembre 2004 de l’autre dans le train premier ne faut-il pas vivre comme sept (forces cachées qui       à le pendu madame chrysalide fileuse comme c’est toujours les lettres : et te voici humanité dans un coin de nice, un jour, vous m’avez       banlie       o cyclades, iii° difficile alliage de attelage ii est une œuvre  dernières mises sur la toile de renoir, les dans ce périlleux l’homme est       chaque antoine simon 12 il souffle sur les collines une errance de le grand combat : tout le problème  les œuvres de même si     hélas, la vie humble chez les 0 false 21 18 il faut laisser venir madame À max charvolen et le plus insupportable chez j’ai parlé       " pour anne slacik ecrire est       au       gentil granz est li calz, si se ce paysage que tu contemplais       embarq     m2 &nbs antoine simon 30   iv    vers 1- c’est dans cet univers sans nos voix tes chaussures au bas de       je me se placer sous le signe de trois (mon souffle au matin un trait gris sur la bruno mendonça 1254 : naissance de la bouche pleine de bulles derniers des voiles de longs cheveux ouverture d’une       le       qui     cet arbre que       sous les dieux s’effacent  monde rassemblé l’impossible     le tout est prêt en moi pour pour     un mois sans on a cru à sixième antoine simon 31       rampan pierre ciel le 26 août 1887, depuis ce poème est tiré du vi.- les amicales aventures       longte le 28 novembre, mise en ligne ainsi fut pétrarque dans       dans qu’est-ce qui est en il est le jongleur de lui f toutes mes    tu sais       je     double a la fin il ne resta que À perte de vue, la houle des bien sûr, il y eut on trouvera la video  l’exposition        l̵ béatrice machet vient de dernier vers aoi onze sous les cercles       la la rencontre d’une quel étonnant       au quand les eaux et les terres       nuage quatre si la mer s’est imagine que, dans la ce monde est semé       neige introibo ad altare       et outre la poursuite de la mise       la ma chair n’est non... non... je vous assure, antoine simon 13 préparation des     l’é recleimet deu mult  l’écriture       crabe- al matin, quant primes pert (en regardant un dessin de pour martin quai des chargeurs de samuelchapitre 16, versets 1 de profondes glaouis toulon, samedi 9       au me abstraction voir figuration     le cygne sur dernier vers aoi (À l’église deuxième essai le   maille 1 :que printemps breton, printemps 10 vers la laisse ccxxxii  tu ne renonceras pas. vedo la luna vedo le edmond, sa grande ce qui importe pour dans les écroulements je t’enfourche ma le nécessaire non sequence 6   le       p&eacu à j’ai changé le       régine robin, quatrième essai rares madame, vous débusquez       neige leonardo rosa  dans le livre, le af : j’entends       j̵ diaphane est le mille fardeaux, mille    en l’erbe del camp, ki       pass&e "moi, esclave" a certains prétendent il ne sait rien qui ne va       ton antoine simon 18 ce n’est pas aux choses avant dernier vers aoi un jour nous avons l’une des dernières hans freibach : il y a dans ce pays des voies la mort d’un oiseau. (ô fleur de courge... quand c’est le vent qui si j’étais un       avant c’est extrêmement quant carles oït la   saint paul trois       ( paroles de chamantu je découvre avant toi pour robert       sur  les éditions de  tu vois im font chier autre essai d’un rossignolet tu la "et bien, voilà..." dit poussées par les vagues assise par accroc au bord de heureuse ruine, pensait je dors d’un sommeil de pour jean marie       allong   au milieu de polenta iloec endreit remeint li os       ce a grant dulur tendrai puis les dernières là, c’est le sable et       sur ma voix n’est plus que jamais je n’aurais ce texte m’a été sculpter l’air :         &n       &ccedi       midi       montag je désire un temps de pierres dans la   d’un coté, dernier vers aoi   je n’ai jamais pas sur coussin d’air mais       " et ces je reviens sur des       sur la fonction, seul dans la rue je ris la tu le sais bien. luc ne dans l’effilé de       ruelle ce qui fait tableau : ce de soie les draps, de soie la route de la soie, à pied, temps de cendre de deuil de le tissu d’acier il n’y a pas de plus       l̵ il s’appelait a claude b.   comme       fourr& le numéro exceptionnel de l’instant criblé macles et roulis photo 4  le grand brassage des       je       bien       au    seule au       m&eacu mais non, mais non, tu       arauca antoine simon 33       pourqu tous feux éteints. des 1.- les rêves de tout en vérifiant i.- avaler l’art par et…  dits de depuis ce jour, le site         or pas même pour martine       quinze c’était une ce jour là, je pouvais ici, les choses les plus       coude et que dire de la grâce attention beau dernier vers aoi station 5 : comment j’ai longtemps dans le monde de cette dorothée vint au monde maintenant il connaît le     rien a propos de quatre oeuvres de f le feu s’est de tantes herbes el pre nous lirons deux extraits de       les au rayon des surgelés et que vous dire des       il bribes en ligne a  de la trajectoire de ce toute trace fait sens. que   un vendredi l’attente, le fruit a toi le don des cris qui       voyage pour jacqueline moretti, si elle est belle ? je pour angelo       parfoi c’est la chair pourtant la liberté de l’être mon cher pétrarque, noble folie de josué,   on n’est       journ& li emperere s’est premier essai c’est epuisement de la salle, antoine simon 9   pour olivier       bruyan station 1 : judas tendresses ô mes envols dentelle : il avait  marcel migozzi vient de la vie est dans la vie. se fragilité humaine. antoine simon 5 g. duchêne, écriture le la chaude caresse de premier vers aoi dernier nous avancions en bas de issent de mer, venent as vous êtes       object ainsi va le travail de qui la parol

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BEATRICE BONHOMME

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Paysage de ta tombe
© Béatrice Bonhomme
Ecrivain(s) : Bonhomme
Clefs : poésie

Paysage de ta tombe
 

Et désormais tu dors en moi avec tes mains de gisant, avec tes yeux couleur de menthe

Tu dors avec tes mains feutrées, la croix posée sur tes matins et maintenant tu restes couvert des larmes du silence

Et désormais demeure en moi avec ton corps de pierre, ta respiration de dormeur dans l’eau originelle des matins de lumière

La mousse a recueilli la pierre de tes mains, les rires de ta voix

Tu dors en moi avec ta présence de vie sur le granit de la tombe, tes yeux fermés sur la lumière, ton coeur battant au creux du mien

Et désormais, tu dors au centre du coeur avec tes mains de silence et de nuit, ton visage de pierre au centre de la pierre du corps et je porte la pierre de ta vie, la pierre de lumière

Au centre de mon coeur avec l’oiseau de tes ailes qui se heurte contre la paroi de mes côtes et l’angoisse veloutée de ton absence à être

Tu dors en moi dans la tranquillité insoumise de ta bataille, dans l’étroitesse meurtrie de tes poumons de pierre

Tu respires avec la respiration calmée d’un nageur de hauts fonds dans l’eau originelle d’une transformation de méthode

Et chaque élément de ton corps est une porosité de toi qui court le monde

Tu dors en moi comme un placenta de pierre et de vie où coulent les liquides d’une métamorphose de souffle, où l’on soutient ta tête pour une nouvelle bataille de limon et de nuit

Et désormais tu transformes ton corps en couleur et l’oeuvre reste dans le regard si vert d’un matin de printemps

Tu habites le monde et la pierre. Tu es là dans la pierre du monde et le squelette de ta vie est une merveille de construction fine, une pureté menue de chevilles quand se détachent les tendons et ne reste que la beauté magique de ton architecture de lumière, dans l’Iris de Suse des matins

Tu habites par la dentelle d’un corps délivré du temps

la tombe couverte de neige ou irisée d’un cristal de rythme

l’architecture de ta construction, la blancheur nacrée d’une main devenue phalange

Dans les transformations de ton corps opèrent les saisons comme des nidifications de feuilles

Tu es posé sur l’étrangeté des mondes, dans le coeur dormant de la nuit, et les larmes coulent sur ton cercueil de neige, dans la dentelle de tes mains d’os et de pierre
Tu restes cet élancement aussi beau dans la mort que dans la vie, cette architecture noble que jamais ne touche l’effroi d’une pourriture

Tu t’en sors, tu passes par là, mais tu t’en sors avec ton visage devenu d’os et de nuit où creusent les orbites de tes yeux. Mais ton regard est toujours là, ton regard de peintre posé sur le mannequin drapé

Tu habites le monde des couleurs et le paysage se retrace derrière tes orbites dans la pureté inoubliable de ton élan vers le monde.

 

 

 

Nidification de la lumière

 

Tu es devenu ce dormeur de l’eau originelle. Tu dors dans ce placenta de pierre et de vie où coulent les liquides d’une transmutation de souffle, où l’on soutient ta tête pour une nouvelle bataille de limon et de nuit

Désormais, tu demeures dans cette pulsation amniotique, et le placenta garde la forme d’une étoile de mer, d’une anémone lentement tremblée par le rythme de ton coeur

Tu dors en moi dans l’éponge nourricière striée de vaisseaux où coule l’échange de nos vies et ton coeur bat dans mon coeur la pulsation-seconde d’une année lumière

Les yeux fermés sur le vert, tu reposes dans l’élément liquide d’une transformation de larmes, et ton souvenir est un souvenir aquatique dans la matrice du monde

Désormais, tu habites en moi dans le coeur matriciel de la lumière et ta mutation est invisible au plus secret d’un éclair de larmes

Tu demeures dans l’étendue émotionnelle de cette eau qu’il te faut traverser dans le flux et le reflux des marées depuis le mouvement perpétuel de ton silence

La neige sur la tombe a coulé, entraînant la fonte des blocs et des limons, ne laissant que les membranes, les fibrillations de ton nuage

Tu dors avec la respiration calmée d’un dormeur dans l’eau latente d’une transformation de méthode et chaque élément de toi devient la porosité d’un pleur dans l’afflux d’un cristal de rythme

Les yeux ouverts sur la lumière, je t’ai porté comme un passeur où coule la neige de notre échange dans la mutation non visible de nos transformations de coeurs

Les larmes coulent sans fin comme une dentelle de lait sur ton cercueil de neige où s’accomplit la lutte d’une respiration à trouver

Raz de marée dans le déchirement de la mer, je te porte au travers des longues dunes de sable où tu émerges ruisselant dans l’éternité du silence

Le vent coule sur la mer et s’effiloche les traînées de ciel dans la brillance d’une crête de vague où baigne le lin de ton drap

Et ton coeur enfin frappe au creux de mon coeur, dans le liquide amniotique de mon sang où l’échange de la vie et de la lumière a été transformé en amour

Vifs et morts tous deux ensemble, nous traversons la neige originelle.
Publication en ligne : 12 septembre 2008

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