BRIBES EN LIGNE
le texte qui suit est, bien exacerbé d’air       le vous n’avez même si   se   un vendredi branches lianes ronces madame aux rumeurs un jour, vous m’avez s’ouvre la antoine simon 23       le quand il voit s’ouvrir, la galerie chave qui bruno mendonça pluies et bruines,       entre  pour le dernier jour nous savons tous, ici, que       nuage c’est seulement au     &nbs ma chair n’est    au balcon avant propos la peinture est une fois entré dans la       midi (ma gorge est une f dans le sourd chatoiement antoine simon 3 j’aime chez pierre a toi le don des cris qui rêve, cauchemar,       ruelle je sais, un monde se rêves de josué, au commencement était la communication est a propos de quatre oeuvres de la langue est intarissable ils sortent dimanche 18 avril 2010 nous       &agrav 1.- les rêves de       dans lorsqu’on connaît une le numéro exceptionnel de troisième essai et se reprendre. creuser son max charvolen, martin miguel mes pensées restent un nouvel espace est ouvert       quinze       le pourquoi yves klein a-t-il       dans  tu ne renonceras pas. le 19 novembre 2013, à la madame est toute du bibelot au babilencore une       va pour andré dans l’effilé de nous serons toujours ces premier vers aoi dernier de la       pass&e l’attente, le fruit     son violette cachéeton les avenues de ce pays       en un     au couchant vi.- les amicales aventures attendre. mot terrible. il souffle sur les collines ouverture d’une pour robert diaphane est le mot (ou pas de pluie pour venir les cuivres de la symphonie le franchissement des que reste-t-il de la aucun hasard si se   anatomie du m et  “... parler une frères et dernier vers aoi une autre approche de il ne s’agit pas de pour mon épouse nicole comme un préliminaire la       banlie giovanni rubino dit     de rigoles en mi viene in mentemi suite du blasphème de la terre nous depuis ce jour, le site le recueil de textes et si au premier jour il       grappe       gentil  pour jean le macles et roulis photo pour martine, coline et laure le temps passe si vite,       sur dernier vers aoi pour jean-marie simon et sa madame des forêts de       retour c’est extrêmement pour maguy giraud et       m̵ je serai toujours attentif à quatrième essai de  ce qui importe pour       au les amants se merci à marc alpozzo mille fardeaux, mille       deux       " pour mireille et philippe antoine simon 7  au travers de toi je pas une année sans évoquer "tu sais ce que c’est  les œuvres de douce est la terre aux yeux tromper le néant   ces notes ainsi alfred… la vie est ce bruissement antoine simon 12 station 7 : as-tu vu judas se pour egidio fiorin des mots si, il y a longtemps, les a supposer quece monde tienne outre la poursuite de la mise à propos des grands encore la couleur, mais cette       jardin huit c’est encore à pour maxime godard 1 haute et c’était dans chaises, tables, verres,     " mouans sartoux. traverse de       dans       &agrav lentement, josué dernier vers aoi rossignolet tu la dans les carnets « amis rollant, de       au d’un côté et que dire de la grâce il en est des meurtrières.       pass&e dernier vers aoi elle ose à peine antoine simon 6       au   pour le prochain on croit souvent que le but nice, le 18 novembre 2004     sur la pente et tout avait tant pis pour eux. la tentation du survol, à ce qui fascine chez jamais si entêtanteeurydice avez-vous vu   je n’ai jamais antoine simon 15       baie démodocos... Ça a bien un toutes ces pages de nos avec marc, nous avons       " d’abord l’échange des livre grand format en trois       un pour michèle aueret dernier vers s’il       sabots       deux       la béatrice machet vient de dix l’espace ouvert au     double j’ai en réserve       qui les oiseaux s’ouvrent journée de dieu faisait silence, mais deuxième essai le       journ&         or sous la pression des je reviens sur des si tu es étudiant en il arriva que à propos “la  dans le livre, le     rien charogne sur le seuilce qui au matin du       au deux ce travail vous est karles se dort cum hume en cet anniversaire, ce qui "je me tais. pour taire. régine robin, le 23 février 1988, il c’est le grand je déambule et suis     m2 &nbs etait-ce le souvenir 0 false 21 18       et encore  dits aux george(s) (s est la  improbable visage pendu légendes de michel pour michèle gazier 1)  de même que les ici. les oiseaux y ont fait pour lee art jonction semble enfin encore une citation“tu c’était une et voici maintenant quelques le scribe ne retient 10 vers la laisse ccxxxii       la où l’on revient   voici donc la antoine simon 32       sur l’heure de la écoute, josué, au labyrinthe des pleursils et la peur, présente granz fut li colps, li dux en le 26 août 1887, depuis       mouett cinq madame aux yeux 5) triptyque marocain la fraîcheur et la pierre ciel   né le 7 dernier vers aoi ço dist li reis :   pour théa et ses   que signifie je suis nouvelles mises en       bruyan     &nbs le corps encaisse comme il       la pie le géographe sait tout attendre. mot terrible.       à     les fleurs du ma voix n’est plus que des voix percent, racontent dernier vers aoi j’oublie souvent et       force ma voix n’est plus que Être tout entier la flamme i mes doigts se sont ouverts mise en ligne       cette dernier vers aoi « h&eacu    nous assise par accroc au bord de 1257 cleimet sa culpe, si ses mains aussi étaient on dit qu’agathe dessiner les choses banales       aux j’ai parlé pour andré clquez sur dernier vers aoi   a la fin il ne resta que       sur       l̵       l̵       il descendre à pigalle, se 13) polynésie pour jacqueline moretti, ce paysage que tu contemplais       crabe- grande lune pourpre dont les la réserve des bribes bernadette griot vient de gardien de phare à vie, au genre des motsmauvais genre un homme dans la rue se prend  martin miguel vient rare moment de bonheur, leonardo rosa iloec endreit remeint li os     depuis       dans pour angelo l’impression la plus quand nous rejoignons, en  mise en ligne du texte a christiane pour anne slacik ecrire est préparation des nous viendrons nous masser       ma passent .x. portes, tendresses ô mes envols pour qui veut se faire une temps où le sang se titrer "claude viallat, le samedi 26 mars, à 15 (vois-tu, sancho, je suis mult est vassal carles de cet univers sans tout à fleur d’eaula danse deuxième apparition de juste un mot pour annoncer et combien cet article est paru  si, du nouveau allons fouiller ce triangle les petites fleurs des chaque automne les ici, les choses les plus raphaËl "moi, esclave" a face aux bronzes de miodrag siglent a fort e nagent e       juin dernier vers aoi pour martin janvier 2002 .traverse exode, 16, 1-5 toute     sur la       montag franchement, pensait le chef,  “comment  “ce travail qui       st “dans le dessin la liberté s’imprime à       le     pluie du li emperere s’est   la production temps de bitume en fusion sur effleurer le ciel du bout des  tous ces chardonnerets  l’écriture là, c’est le sable et polenta       quand   (à       droite quel étonnant à sylvie la prédication faite ce pays que je dis est passet li jurz, si turnet a "nice, nouvel éloge de la pour philippe il en est des noms comme du   au milieu de       le petites proses sur terre       le g. duchêne, écriture le    tu sais       et       les la gaucherie à vivre, etudiant à c’est vrai       un titre : il infuse sa qu’est-ce qui est en  je signerai mon ce jour-là il lui la parol

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V.- Les amicales aventures du livre d’artiste... Première approche
AF:Je me demandais à partir de quel moment il y a livre... Le projet avec JFL par exemple, il y a un moment où la question se pose ; au delà du projet esthétique commun... ou éthique... Il y a un moment où se posent des questions pratiques, de nombre d’exemplaires:1 seul ? Dix ? Cinquante ? Se pose alors la question de la diffusion et du marché... Comment ça intervient, ça ? Je crois qu’au fondement de ce dont on a parlé.... J’ai écrit sur Bousquet un texte qui fait écho au titre de Blanchot et de Bataille sur l’amitié... Je crois que l’amitié est centrale. C’est l’autre nom qu’on peut donner à la question qu’on pose à la littérature. C’est le nom que je donne à cette question. Il y a cette amitié là et cette amitié, elle n’a pas besoin d’être à publiée. Il s’est vendu dernièrement un manuscrit de Bousquet illustré de 15 dessins de Magritte. Totalement inédit. Une relation entre Magritte et Bousquet qui ne s’est donné aucun autre objectif que d’être.
RM:Tu nous questionnes sur la nécessité d’un travail.
AF : je vous questionne sur le motif, la raison, du projet commun et sur comment ce projet commun devient un livre. Et comment ça rencontre un public.
RM : J’entends ta question, mais j’aimerais aussi troubler le jeu... Je crois que nous avons trop vite jeté cette autre amicale aventure, dans laquelle un écrivain vivant rencontre un peintre du passé, ou un peintre vivant un auteur “du patrimoine”... Ce dialogue par delà le temps et la mort, ça existe et ça fait des livres qui ont beaucoup à nous apprendre...
HM:Une chose est incontestable. La pure bibliophilie classique avec commande d’illutrations d’un auteur classique ; celle là est obsolète. Mais, il y a une bibliophilie qui va prendre diverses formes, et en même temps diverses quantités et présentations, limité par des questions financières ou techniques. Dans le “Jérusalem” que j’ai fait avec Michel Butor et Yehuda Lancri et qui a été préfacé par Shimon Pérez, nous nous en sommes tenus à tous les canons de la bibliophilie classique.... On ne pouvait pas se permettre, compte tenu de ce que ça coûtait au mécène, de négliger le moindre détail. Mais on s’est vite rendu compte que 80 exemplaires c’est tout à fait insuffisant. Il va donc sortir une version “catalogue”, accessible au grand public... Il y a donc, à un moment ce phénomène du fac simile qui permet de passer, si je peux risquer l’image, de la voiture de formule 1au grand public.
RM : Avant de relancer sur une autre question....Je ne suis pas si sûr que la bibliophilie classique et la commande d’une illustration sur un grand texte, soit si obsolète : je pense qu’on a encore beaucoup à découvir de la lecture qu’un peintre, un dessinateur, un graveur peut faire des textes classiques...
CA:Pour rebondir exactement sur la question de Raphaël. Que pensez vous, par exemple, du livre de Garouste sur Don Quichote ? C’est le cas exact d’une tentative de remise en valeur de la bibliophilie “obsolète”, parce que c’est la relation d’un artiste contemporain avec un texte du patrimoine, et ce qu’il en a fait, il l’a intégré.... Il en a fait une oeuvre qui sans doute comptera dans le cheminement de Garouste
RM:Et qui pourra aussi compter sans doute dans notre regard sur Garouste comme sur Cervantes, non ?
HM : On n’en a pas fini avec les textes classiques, tu as raison. Par exemple, le Albert Ayme sur “l”après midi d’un Faune” de Mallarmé... Mais en même temps, on voit bien que jamais une société de bibliophilie n’aurait passé une telle commande
RM : Bon... Je ne suis pas mécontent : vous ne jetez pas trop vite ce rapport là ; nous avons encore beaucoup à trouver, beaucoup à apprendre, et à goûter de ce que des artistes peuvent faire de tous ces moyens classiques : plomb mobile, qualité de papier, à ce que l’on peut faire aujourd’hui, à l’intérieur de la gravure et peut être en la dépasant, en reprenant autrement les techniques classiques... J’aurais souhaité, Christian, te poser une question qui a trait à ce problème. Tu as eu longtemps la responsabillité de la bibliothèque du musée Matisse de Nice et tu connais particulièrement les relations de Matisse et du livre... Tu as certainement quelque chose à nous apprendre sur la relecture de l’oeuvre littéraire par l’artiste.
CA : Pour Matisse, c’est l’exemple d’un grand artiste, lecteur, amateur de littérature, qui connaît Mallarmé par coeur, qui fréquente les écrivains, qui est souvent amené à réaliser de frontispices pour Tzara, pour Char et d’autres, ami d’Aragon et de Montherland,
RM:Se situe-t-il dans un rapport d’illustration de la littérature ?
CA:lui dit que non. Pour nous, la question peut se poser. Mais pour lui la réponse est “non” parce qu’il est dans un rapport d’intimité, d’intériorité par rapport à l’oeuvre littéraire. Il est dans la même position face à un texte de Montherlant, ou aux “lettres de la religieuse portugaise”, ou de Ronsard et de Charles d’Orléans que face à un modèle.
RM:On a l’impression qu’il se le réapproprie entièrement, jusqu’à le réécrire:sa calligraphie elle même
CA : sa main, comme charmée par ce qu’il voit, par ce qu’il lit, qu’il ressent, laisse apparaître une relation intime
RM ; physique
CA : et parfois spirituelle. Evidemment chaque ouvrage a un commanditaire particulier, une histoire particulière... Des Picasso, des Matisse, des Derain, des Dufy, des Léger, ont tous été sollicité pour faire des livres et tous ont provoqué la création de livres. Il y a de très beaux exemples chez Picasso. Est-ce de l’illustration ? Matisse voulait qu’artiste et écrivain fassent oeuvre commune, comme deux violons dans un ensemble qui agissent de conserve, sans rapport de redondance.
RM:Nous sommes dans une forme de bibliophilie
CA:Matériellement nous sommes bien dans l’histoire de la bibliophilie
RM:Que l’on passe par Léger ou par Picasso... Voilà des exemples où des artistes relisant les classiques, t’apportent une connaissance nouvelle des textes qu’ils lisent.
CA:Le premier livre de Matisse, c’est le Mallarmé, qu’il a choisi lui même, qu’il a mis en page, et c’est vai que son illustration avec cette eau forte extrêmement cristalline, très fine, qui met en valeur la blancheur de la page, on est dans le même état, visuellement, que lorsqu’on lit Mallarmé et qu’on le prend de plein fouet pour la première fois. Et c’est une réussite absolue.
HM:C’est un bel exemple, celui de Matisse, qui définit ce qu’est la bibliophilie de nos jours : c’est à dire, l’utilisation très particulière des moyens de l’artiste par rapport à un texte avec des moyens techniques précieux, litho, cuivre, sérigraphie parfois... On tient la définition de la bibliophilie
RM:le terrain est bien balisé. C’est clair et on arrive, tout doucement, à notre époque contemporaine.
HM : oui, on ouvre sur les années 60-70
RM:En même temps, Henri, j’aimerais reprendre ce que Christian Arthaud nous a dit de Matisse. Ce qui est important, au-delà des définitions et des repérages peut-être un peu vains, c’est la définition d’un mode de relation nouveau entre “texte” et “image”, entre peintre et écrivain ou poète, entre espace plastique et espace scriptural.
AF : Je pense, en t’écoutant, à ces livres dans lesquels la page finit par faire oeuvre.
CA : Dans la collaboration entre Char et Miro, par exemple, c’est évident...
AF:il suffit de faire une petite visiste à ce très beau musée Pétrarque à Fontaine de Vaucluse, pour voir que ces oeuvres de Pierre André Benoit, Char.... Cette dimension saute aux yeux. C’est très nouveau et ça ouvre des perspectives.

Publication en ligne : 30 mai 2009
Première publication : août 2003 / article dans revue d’art

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