BRIBES EN LIGNE
 pour jean le toute une faune timide veille quando me ne so itu pe antoine simon 10  je signerai mon avant dernier vers aoi cinquième essai tout du fond des cours et des       dans   encore une       le vous êtes       retour viallat © le château de paysage de ta tombe  et tu le saiset je le vois       entre démodocos... Ça a bien un   adagio   je la rencontre d’une pour michèle gazier 1) il aurait voulu être passet li jurz, la noit est assise par accroc au bord de deuxième apparition de et ma foi, lentement, josué ses mains aussi étaient dernier vers aoi     faisant la       " ce qui fascine chez 1) la plupart de ces g. duchêne, écriture le moisissures mousses lichens       voyage il s’appelait a dix sept ans, je ne savais sauvage et fuyant comme       en cliquetis obscène des       la       dans petites proses sur terre les plus vieilles mille fardeaux, mille le pendu temps de bitume en fusion sur je suis celle qui trompe très malheureux... ce dernier vers aoi       l̵ gardien de phare à vie, au i en voyant la masse aux pour andré villers 1) non... non... je vous assure, f le feu est venu,ardeur des on dit qu’agathe macles et roulis photo 4  les éditions de moi cocon moi momie fuseau (vois-tu, sancho, je suis macles et roulis photo 6 après la lecture de vous deux, c’est joie et le scribe ne retient si j’avais de son le travail de bernard  si, du nouveau ma mémoire ne peut me un nouvel espace est ouvert  mise en ligne du texte f le feu m’a       dans dernier vers aoi à propos “la j’ai longtemps la fraîcheur et la le nécessaire non sors de mon territoire. fais bien sûrla le 26 août 1887, depuis sequence 6   le       le certains prétendent r.m.a toi le don des cris qui "l’art est-il branches lianes ronces vue à la villa tamaris rien n’est     vers le soir pour nicolas lavarenne ma       grappe constellations et dans le patriote du 16 mars       longte dernier vers aoi    ce mois ci : sub cet article est paru ce jour-là il lui       &ccedi sixième arbre épanoui au ciel sur l’erbe verte si est l’une des dernières pour helmut (josué avait lentement il en est des noms comme du dans le respect du cahier des tout mon petit univers en apaches :  epître aux les oiseaux s’ouvrent     longtemps sur       le nouvelles mises en   le 10 décembre    de femme liseuse  dans le livre, le  dernières mises antoine simon 5       aux de sorte que bientôt  “comment pour martine, coline et laure À max charvolen et martin peinture de rimes. le texte       marche livre grand format en trois pour andré thème principal : inoubliables, les       ( violette cachéeton l’impossible quand les eaux et les terres et que dire de la grâce le "patriote",       journ& troisième essai et la brume. nuages seul dans la rue je ris la af : j’entends des quatre archanges que ….omme virginia par la antoine simon 33 elle disposait d’une       midi       les tromper le néant dernier vers aoi antoine simon 25 pour jacqueline moretti, dernier vers doel i avrat, et te voici humanité       object pour angelo pour michèle aueret folie de josuétout est c’est la distance entre       un a propos d’une mi viene in mentemi       st pour mes enfants laure et exode, 16, 1-5 toute je rêve aux gorges antoine simon 6       les quand nous rejoignons, en a la libération, les autre essai d’un  pour le dernier jour pluies et bruines, dans les hautes herbes   un bruno mendonça i mes doigts se sont ouverts       banlie       &agrav je suis bien dans a ma mère, femme parmi de prime abord, il je me souviens de       sur       dans cinq madame aux yeux ici, les choses les plus dans l’innocence des on a cru à il y a tant de saints sur ce monde est semé temps où le sang se   le texte suivant a  pour de tes chaussures au bas de recleimet deu mult antoine simon 26 à cri et à  au travers de toi je le franchissement des       le       droite si j’étais un voici des œuvres qui, le toutes sortes de papiers, sur le ciel est clair au travers "la musique, c’est le tous ces charlatans qui pour robert juste un j’ai donc pour michèle gazier 1     du faucon       rampan     pluie du ecrire les couleurs du monde pour julius baltazar 1 le f les marques de la mort sur       je nécrologie       dans pour maxime godard 1 haute antoine simon 14       ( très saintes litanies je crie la rue mue douleur in the country « h&eacu       é       soleil       chaque temps de cendre de deuil de c’est parfois un pays approche d’une dernier vers aoi j’arrivais dans les       pass&e certains soirs, quand je huit c’est encore à la cité de la musique antoine simon 7 et  riche de mes vous dites : "un rimbaud a donc ce qui fait tableau : ce charogne sur le seuilce qui mise en ligne d’un li emperere s’est       apr&eg     l’é iv.- du livre d’artiste reflets et echosla salle able comme capable de donner nous lirons deux extraits de l’appel tonitruant du j’ai parlé  tous ces chardonnerets       reine     surgi       sur le geste de l’ancienne, on cheval       la première ço dist li reis : au matin du pour maguy giraud et (À l’église       l̵ madame est une torche. elle je désire un  dernier salut au glaciation entre pour anne slacik ecrire est       sur dernier vers aoi dernier vers aoi À perte de vue, la houle des       sur tendresses ô mes envols « 8° de siglent a fort e nagent e dernier vers aoi napolì napolì pour andrée aux barrières des octrois dernier vers aoi les durand : une       je me    regardant   (à régine robin, vertige. une distance etait-ce le souvenir reprise du site avec la l’attente, le fruit grande lune pourpre dont les   je n’ai jamais dernier vers aoi et…  dits de poème pour antoine simon 15 ainsi alfred… faisant dialoguer pour lee on préparait epuisement de la salle,       avant       va sixième dans les écroulements madame est une pour jean-marie simon et sa que d’heures j’ai relu daniel biga, quand les mots dernier vers aoi premier essai c’est    courant       vu       cerisi les dieux s’effacent       su station 4 : judas     seule au traquer présentation du tout en travaillant sur les lancinant ô lancinant dieu faisait silence, mais     extraire     &nbs mise en ligne    tu sais je m’étonne toujours de la       le       sur comme un préliminaire la    nous  jésus dimanche 18 avril 2010 nous entr’els nen at ne pui mult est vassal carles de dans les carnets dernier vers aoi elle réalise des station 3 encore il parle dans le pain brisé son     à issent de mer, venent as le texte qui suit est, bien montagnesde         &n bien sûr, il y eut il était question non       ...mai antoine simon 17 janvier 2002 .traverse la réserve des bribes coupé en deux quand      & l’heure de la       assis  l’écriture du bibelot au babilencore une pour frédéric     le antoine simon 3       deux quatrième essai rares et que vous dire des       sur       sur et voici maintenant quelques la chaude caresse de       crabe- je découvre avant toi petit matin frais. je te temps de pierres dans la l’existence n’est accorde ton désir à ta avec marc, nous avons ce paysage que tu contemplais       neige 0 false 21 18       mouett madame, vous débusquez pour ma une fois entré dans la bribes en ligne a deuxième essai et il parlait ainsi dans la sculpter l’air : ouverture de l’espace la parol

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Maille 1 :

Que d’adresses chez Michel Butor. Tellement qu’on finit par se dire que c’est adossés au néant – ce fond de l’interlocution – que ses poèmes se donnent et qu’en leur dos, j’en suis l’interlocuteur muet. Bouche bée sous les coups. Car c’est par là que ça arrive. Et nous pousse.



Maille 2 :

Poète, qui n’aimerait ce ton, ce tranchant des mots de Michel Butor : « Pour moi, rien n’est plus utile que la poésie, sans elle, je n’existerais plus. »
Voilà, c’est dit ! Transmettre ce salut à d’autres est affaire de création !



Maille 3 :

Et d’abord, à l’entame, ce signe de Paul Celan : « la poésie est contre-parole, un acte, un pas. » Un non qui rompt le fil, qui « abruptement ignore badauds et rosses caracolantes de l’histoire. » Cela qui a su et sait toujours garder Michel Butor vivant !



Maille 4 :

Poésie est force.Empoigne venue des peintres qui lui ont donné la naïve et généreuse audace de quitter les rivages du roman, fut-il nouveau, le monde des Lettres, ses simagrées tranquilles, par la même occasion.



Maille 5 :

Dans cet acte de liberté qui vient inscrire sa frappe au milieu du réel, pour rien, sans avancer de revendication, j’entends la parole d’un seul. Je vois quelque chose comme l’incarnation de « la contre-parole » du poète Lenz – son silence – lorsque le 20 janvier 1778, il partit dans la montagne.



Maille 6 :

Poète, Michel Butor s’est toujours porté au plus noir du monde, là où la réalité échappe à notre reconnaissance. Et s’opacifie. Il s’est toujours efforcé de nommer le monde en son présent en se portant à tous ses points de bascule. Et là, il a risqué nom après nom, livre après livre. « Ainsi commence la poésie » disait Boris Pasternak.



Maille 7 :

Frayer des chemins dans le rêve à même sa matière, vers l’ouvert de son espace. Et pour cela tenir ce qui a été vu en construisant d’inédits procédés de montage, en inventant de nouvelles routes, en pointant de nouveaux belvédères où se hisser pour voir plus loin. Et à côté.



Maille 8 :
Tout rapport au monde est un rapport de langage. L’écriture de Michel Butor prend en charge l’opacité de la langue, la rompt, la rend poreuse, autorise tous les passages. Elle troue d’air l’asphyxie qui menace. Facteur de langue, Michel Butor est un grand ouvreur de portes. Son écriture sait les laisser battantes parce qu’elle est toujours « en avance sur elle-même », à l’écart de ce qu’elle énonce.



Maille 9 :

Le poiètès ne parle pas de. Il fait quelque chose. Il est l’artisan d’un objet de langage qui ne se ferme pas sur lui-même mais qui, vibrant de tous ses mots, rayonne entre ses lignes, brûle du fond de ses images, éclaire et réchauffe. Aussi quand tombent les froids d’hiver, il permet de tenir debout sur les heures.



Maille 10 :

Poésie ? Cela donc que font les poètes. J’aime que Michel Butor nous ait rappelé cette page du William Shakespeare de Victor Hugo dans laquelle ce « brigand » listait plus de 90 poètes mêlant aux noms de poètes mythiques tels qu’Orphée ceux des prophètes de la Bible tels que Jérémie, ceux des « grands » de la littérature grecque et latine : Platon, Pindare, Catulle, puis Cervantès, Milton et ceux de la littérature française classique : Molière, Racine, Corneille, La Fontaine, enfin les hommes des Lumières : Diderot, Rousseau et les romantiques : Musset, Lamartine, Sand, Shelley, Byron, Schiller, Goethe mais aussi Balzac…
On voit là s’entasser pêle-mêle des prosateurs, des philosophes, des dramaturges, des romanciers, histoire de nous faire comprendre que poètes sont ceux qui « sont capables de transformer leur prose », ceux qui apportent quelque chose de plus à leur prose, la dotent d’un rythme. Feu qui devient le cœur vivant de leurs œuvres.



Maille 11 :

Nous sommes prisonniers. Des forces hostiles ont cadenassé le monde. Des forces qui n’aiment pas le bonheur. En poète, Michel Butor ouvre le monde comme un brigand les coffres-forts. Avec minutie, rigueur et persévérance. De coffre en coffre – l’étrange voyage ! – il part à la recherche de « ce qui manque au monde pour être entier ». Chemin faisant, il accumule suffisamment de butin pour d’une question faire son miel.



Maille 12 :

L’horreur est là. Qui ne la voit ? Qui ne la dirait ? S’y essaierait ?
Résister est affaire de poésie. En son champ renouer avec la parole est possible. Nécessaire mais insuffisant. Pour dire ce que nous voyons, il nous faut « le dialogue des arts au sens le plus large ». À cela a travaillé Michel Butor. Sans relâche. Car « en dépit des intégrismes économiques et militaires, rien n’est plus nécessaire que ce à quoi nous réussissons parfois : chanter au bord du gouffre ».



+ 1 :

Formidable contradiction : plus la production de Michel Butor explose, plus il devient insaisissable. Plus il se donne à lire, plus il s’occulte comme si chacune de ses publications était pelletée de terre qui, envoyée en l’air, retombait sur lui. Jusqu’à l’ensevelir. Géante rouge d’un côté et trou noir de l’autre. Jour qui s’accroche à la nuit, nuit qui recouvre le jour. Comme si la révélation devenait dissimulation ou que la dissimulation fut la véritable révélation. Ecrire, publier non pour apparaître mais pour disparaître. S’effacer. Ne laisser la place qu’à demain !



Alain Freixe

P.-S.

( à paraître dans la revue Loxias. Remerciements à Cristina Parvu )

Publication en ligne : 12 juin 2009
/ article dans revue

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