BRIBES EN LIGNE
portrait. 1255 :  les œuvres de       " une fois entré dans la dernier vers aoi       voyage ce poème est tiré du pour       je ainsi fut pétrarque dans able comme capable de donner attention beau en ceste tere ad estet ja « h&eacu temps où les coeurs i en voyant la masse aux au matin du c’était une comment entrer dans une ce qui fascine chez       devant ils avaient si longtemps, si encore une citation“tu       les toutes ces pages de nos à cri et à l’heure de la  “... parler une  au mois de mars, 1166 antoine simon 22 madame a des odeurs sauvages toulon, samedi 9 nous dirons donc jouer sur tous les tableaux  dans le livre, le travail de tissage, dans la lecture de sainte la route de la soie, à pied, dernier vers aoi poussées par les vagues  il est des objets sur       qui ma mémoire ne peut me pour lee deuxième un nouvel espace est ouvert vous dites : "un la bouche pure souffrance la mort, l’ultime port, imagine que, dans la peinture de rimes. le texte comme une suite de dernier vers aoi dernier vers aoi   (elle entretenait la fraîcheur et la il ne sait rien qui ne va pour michèle aueret dernier vers aoi   c’est le grand vedo la luna vedo le       deux quel étonnant tu le sais bien. luc ne "la musique, c’est le d’abord l’échange des laure et pétrarque comme À max charvolen et vous êtes il était question non       " lorsqu’on connaît une  jésus nous serons toujours ces il y a tant de saints sur il avait accepté je suis   ciel !!!! ce n’est pas aux choses mi viene in mentemi il souffle sur les collines       et branches lianes ronces   pour le prochain la vie est dans la vie. se libre de lever la tête glaciation entre       au je m’étonne toujours de la merci à marc alpozzo vous deux, c’est joie et a ma mère, femme parmi pierre ciel       sur       le la fonction, au programme des actions carcassonne, le 06 antoine simon 13 on trouvera la video on peut croire que martine       p&eacu sculpter l’air : buttati ! guarda&nbs     le cygne sur il faut laisser venir madame       " neuf j’implore en vain je serai toujours attentif à       au       ...mai       il madame aux rumeurs beaucoup de merveilles autre essai d’un un tunnel sans fin et, à quel ennui, mortel pour  le grand brassage des (la numérotation des au seuil de l’atelier       sur diaphane est le il n’est pire enfer que     chant de     ton  au travers de toi je deuxième apparition de thème principal :       sabots ici, les choses les plus je t’enlace gargouille moi cocon moi momie fuseau       sur giovanni rubino dit douze (se fait terre se 13) polynésie les étourneaux ! cinquième essai tout temps de cendre de deuil de nos voix à sylvie sa langue se cabre devant le le scribe ne retient       je les grands 5) triptyque marocain       neige mes pensées restent pour martin sous l’occupation     les provisions et que vous dire des spectacle de josué dit       aux la terre a souvent tremblé samuelchapitre 16, versets 1 macles et roulis photo 4 dans un coin de nice,  tous ces chardonnerets quelque chose on dit qu’agathe       assis le passé n’est chaque jour est un appel, une  référencem dernier vers aoi ainsi alfred… antoine simon 2 immense est le théâtre et des conserves ! À l’occasion de et encore  dits dernier vers aoi avant propos la peinture est   entrons le travail de bernard dernier vers aoi antoine simon 27 antoine simon 16       fleur en introduction à "mais qui lit encore le constellations et   un vendredi deuxième apparition très saintes litanies marcel alocco a il est le jongleur de lui me pour daniel farioli poussant un soir à paris au     de rigoles en la liberté s’imprime à à propos “la 1 au retour au moment  l’écriture       l̵ exacerbé d’air les dernières de mes deux mains       midi  la toile couvre les un besoin de couper comme de noble folie de josué, tu le saiset je le vois cinq madame aux yeux       pav&ea l’instant criblé       les  dans toutes les rues dans les rêves de la le ciel de ce pays est tout j’écoute vos karles se dort cum hume   (dans le r.m.a toi le don des cris qui dix l’espace ouvert au f j’ai voulu me pencher et tout avait béatrice machet vient de j’ai perdu mon vos estes proz e vostre madame est une torche. elle       bonheu quai des chargeurs de et ces a la fin il ne resta que villa arson, nice, du 17       &n une autre approche de archipel shopping, la toi, mésange à introibo ad altare     pourquoi antoine simon 20  ce qui importe pour c’est la peur qui fait    en       sur dernier vers que mort       va la galerie chave qui carles li reis en ad prise sa       avant  “comment  martin miguel vient dans le pays dont je vous lentement, josué 0 false 21 18       jonath envoi du bulletin de bribes j’ai donné, au mois       à toutes sortes de papiers, sur       nuage cyclades, iii°       pav&ea       entre       m&eacu l’erbe del camp, ki c’est parfois un pays station 7 : as-tu vu judas se       &n       pour dernier vers aoi       je me       ton il y a dans ce pays des voies bribes en ligne a mieux valait découper       une       ( ço dist li reis : je n’ai pas dit que le la littérature de abstraction voir figuration de tantes herbes el pre la légende fleurie est       arauca le coeur du       l̵       dans tromper le néant       pass&e       maquis dernier vers aoi       mouett       deux  improbable visage pendu et…  dits de       fourmi       la       longte d’ eurydice ou bien de la gaucherie à vivre, et  riche de mes sors de mon territoire. fais station 3 encore il parle petit matin frais. je te charogne sur le seuilce qui  le livre, avec le proche et le lointain qu’est-ce qui est en       marche equitable un besoin sonnerait jusqu’à il y a les dieux s’effacent ...et poème pour granz est li calz, si se et ma foi, tendresses ô mes envols à la mémoire de au labyrinthe des pleursils décembre 2001. j’ai ajouté un temps hors du rm : nous sommes en     au couchant nous viendrons nous masser dans l’innocence des     du faucon toujours les lettres :   maille 1 :que le ciel est clair au travers antoine simon 31     dans la ruela       st l’art n’existe       la rêve, cauchemar,   j’ai souvent juste un nous lirons deux extraits de f tous les feux se sont de proche en proche tous nice, le 18 novembre 2004       la lancinant ô lancinant et combien madame, on ne la voit jamais toutefois je m’estimais jamais si entêtanteeurydice je t’enfourche ma c’est extrêmement on a cru à   si vous souhaitez   je ne comprends plus au lecteur voici le premier la langue est intarissable les plus vieilles depuis le 20 juillet, bribes après la lecture de    de femme liseuse  dernières mises       quand       au       baie saluer d’abord les plus descendre à pigalle, se troisième essai ] heureux l’homme cet article est paru art jonction semble enfin un trait gris sur la histoire de signes . ici. les oiseaux y ont fait alocco en patchworck ©       journ& a la femme au je suis bien dans deux mille ans nous dernier vers doel i avrat, 1- c’est dans quand nous rejoignons, en inoubliables, les dentelle : il avait f les feux m’ont station 1 : judas une errance de vous n’avez ( ce texte a   marcel le vieux qui a propos de quatre oeuvres de madame dans l’ombre des dernier vers aoi cinquième citationne et il parlait ainsi dans la vi.- les amicales aventures       au voudrais je vous antoine simon 14 la parol

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MICHEL BUTOR

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Préliminaires - b
© Michel Butor

b) La préparation de l’itinéraire

Ecrivain(s) : Butor (site)

Rimbaud a donc décidé de repasser par Harrar pour rejoindre ensuite Tadjoura par le port qu’il utilise habituellemnt sur la côte de l’ancienne Somalie britannique, Zeilah. Il n’a pas l’intention de s’y arrêter. Il arrive à Aden au mois de juillet 1887. Il part alors pour le Caire avec son serviteur Dhjami et y reste environ cinq semaines. Le canal de Suez était ouvert depuis 1869. Il écrit alors la longue lettre au Directeur du « Bosphore égyptien » qui sera publiée dans ce journal les 25 et 27 juillet 1887. Il y raconte en particulier son expédition de Tadjoura à Ankober :

« ...Ma caravane se composait de quelques milliers de fusils à capsules et d’une commande d’outils et fournitures diverses pour le roi Ménélik. Elle fut retenue une année entière à Tadjoura par les Dankalis qui procèdent de la même manière avec tous les voyageurs, ne leur ouvrant la route qu’après le avoir dépouillés de tout le possible... Une autre caravane, dont les marchandises débarquèrent à Tadjoura avec les miennes, n’a réussi à se mettre en marche qu’au bout de quinze mois, et les mille Remington apportés par feu Soleillet à la même date gisent encore après dix-neuf mois sous l’unique bosquet de palmiers du village. À six courtes étapes de Tadjoura, soit environ 60 kilomètres, les caravanes descendent le lac Salé par des routes horribles rappelant l’horreur présumée des régions lunaires. Il paraît qu’il se forme actuellement une société française pour l’exploitation de ce sel... »

Après une longue et remarquable analyse politique, Rimbaud en vient à l’avantage de faire passer tout le commerce par la route de ou du Harrar. Ce nom désigne en effet aussi bien un territoire que la ville qui en est la capitale encore aujourd’hui, la chaîne de montagne sur laquelle elle se trouve et une petite rivière qui en descend. D’une manière générale les transcriptions sont approximatives et variables. De même le terme « Dankali » désigne une ethnie, mais aussi son territoire et la route qui y passe.

« ...L’avantage de la route du Harar pour l’Abyssinie est très considérable. Tandis qu’on n’arrive au Choa par la route Dankalie qu’après un voyage de cinquante à soixante jours par un affreux désert et au milieu de mille dangers, le Harar, contrefort très avancé du massif éthiopien méridional, n’est séparé de la côte que par une distance franchie aisément en une quinzaine de jours par les caravanes.

La route est fort bonne, la tribu Issa, habituée à faire les transports, est fort conciliante, et on n’est pas chez elle en danger des tribus voisines.

De Harar à Entotto, résidence actuelle de Ménélik, il y a une vingtaine de jours de marche sur le plateau des Itous Gallas, à ne altitude moyenne de 2500 mètres, vivres, moyens e transport et sécurité assurés. Cela met en tout un mois entre notre côte et le centre du Choa, mais la distance au Harar n’est que de douze jours, et ce dernier point, en dépit des invasions, est certainement destiné à devenir le débouché exclusif du Choa lui-même et de tous les Gallas. Ménélik lui-même fut tellement frappé de l’avantage de la situation du Harar qu’à son retour, se remémorant les idées de chemin de fer que des Européen ont souvent cherché à lui faire adopter, il cherchait quelqu’un à qui donner la commissions ou concessions des voies ferrées du Harar à la mer ; il se ravisa ensuite, se rappelant la présence des Anglais sur la côte... »

Pendant son bref séjour à Entotto, Rimbaud fit la connaissance d’un négociant d’origine suisse, Alfred Ilg, qui jouera un rôle essentiel dans la deuxième partie de sa vie à Harar, dont le rôle est ainsi décrit dans la lettre du 9 novembre 1887 à M. de Gaspary, consul de France à Aden :

« ...M. Ilg qui, en raison de sa connaissance des langues et de son honnêteté, et généralement employé par le roi au règlement des affaires de la cour avec les Européens... »

Une grande partie de leur abondante correspondance a été conservée. C’est Alfred Ilg qui réussira, en 1894, à convaincre Ménélik d’accorder à une compagnie française la concession d’un chemin de fer reliant Entotto à Djibouti, côte française des Somalis, par Harrar. Les travaux commencèrent en 1897, mais le trajet avait été modifié, le passage par Harrar ayant été jugé trop difficile. C’est devenu le fameux chemin de fer dont la première locomotive arrivera à Addis-Abeba en 1917.

À la fin de sa communication au « Bosphore égyptien » Rimbaud revient sur la suite de son périple :

« ...Ayant promptement réglé mes comptes avec Ménélik, je lui demandai un bon de paiement au Hara, désireux que j’étais de faire lar oute nouvelle ouverte par le roi à travers les Itous, route jusqu’alors inexplorée, et où j’avais vainement tenté de m’avancer du temps de l’occupation égyptienne du Harar. À cette occasion, M. Jules Borelli demanda au roi la permission de faire un voyage dans cette direction,et j’eus ainsi l’honneur de voyager en compagnie de notre aimable et courageux compatriote, de qui je fis parvenir ensuite à Aden les travaux géodésiques entièrement inédits sur cette région.

Cette route compte sept étapes au-delà de l’Hawach et douze de l’Hawach au Harar par le plateau Itou, région de magnifiques pâturages et de splendides forêts à une altitude moyenne de 2500 mètres, jouissant d’un climat délicieux. Les cultures y sont peu étendues, la population y étant assez claire, ou peut-être s’étant écartée de la route par crainte des déprédations des troupes du roi. Il y a cependant des plantations de café, les Itous fournissant la plus grande partie des quelques milliers de tonnes de café qui se vendent actuellement au Harar. Ces contrées très salubre et très fertiles sont les seules de l’Afrique orientale adaptées à la colonisation européenne... »

C’et donc la première fois que Rimbaud peut arriver à Hararr par cette voie. C’est une route pour lui (et pour Borelli) totalement neuve. C’et pourquoi il éprouve le besoin d’en tenir le journal, alors qu’il aurait pu s’en remettre au géographe en titre. Il en avait besoin pour développer ses projets ; Ce journal est donc antérieur d’environ quatre mois au reste de la lettre. Il commence après les mots : « voici l’itinéraire ».

Alfred Bardey, membre de la Société de Géographie, envoya une partie de cette lettre dans une des siennes qui fut lue lors de la séance du 4 novembre 1887 ; la lettre de Rimbaud est publiée partiellement dans son compte-rendu. C’est d’abord un résumé des paragraphes précédents :

« ...Dans une autre lettre du 22 septembre, M. A. Bardey écrit qu’il vient de recevoir, datée du Caire, une lettre du voyageur Arthur Rimbaud qui présentement rentre du Choa par le Harar et Zeilah. Ci-après je reproduis textuellement, dit-il, quelques-unes de ses notes sur les choses de ces pays au moment actuel :

« D’Entotto à Tadjoura la route dankalie est tout à fait impraticable. Je demandai donc à Ménélik de me faire passer par le Harar qu’il venait d’annexer. Il m’adressa à son oukil (chargé d’affaires) au Hara, le dedatche Mikounène. Ce n’est que quand j’eus demandé à passer par cette route que M. Borelli eut l’idée de se joindre à moi... »

À partir de là le compte-rendu est fidèle au texte de la lettre publiée par Paterne Berrichon, dont l’original a disparu, ce qui est certes dommage à cause des erreurs de lecture qui lui ont été reprochées par les éditeurs successifs, avec l’excessive acrimonie trop fréquente dans les discussions érudites, alors que sans lui nombre de documents inestimables ne nous seraient point parvenus. L’étude des lettres rescapées montre que nombre d’autres, même « aux siens » ont disparu ; au moins autant.

Publication en ligne : 14 juin 2009

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