BRIBES EN LIGNE
bribes en ligne a “le pinceau glisse sur l’ami michel       sur nous avons affaire à de les textes mis en ligne les cuivres de la symphonie   jn 2,1-12 : premier essai c’est réponse de michel un jour, vous m’avez mesdames, messieurs, veuillez  jésus la rencontre d’une noble folie de josué,       droite  tous ces chardonnerets polenta       la je ne sais pas si  epître aux les routes de ce pays sont dans ce périlleux certains prétendent       reine dernier vers aoi de prime abord, il mouans sartoux. traverse de chaque automne les en 1958 ben ouvre à dans le respect du cahier des       cerisi essai de nécrologie, histoire de signes . un homme dans la rue se prend de la       une ma mémoire ne peut me diaphane est le À perte de vue, la houle des zacinto dove giacque il mio "et bien, voilà..." dit face aux bronzes de miodrag rita est trois fois humble. il existe deux saints portant même si moi cocon moi momie fuseau f le feu m’a antoine simon 22 dans l’effilé de vos estes proz e vostre       le f les feux m’ont au seuil de l’atelier  un livre écrit À l’occasion de beaucoup de merveilles arbre épanoui au ciel la galerie chave qui   pour le prochain mi viene in mentemi       banlie descendre à pigalle, se je crie la rue mue douleur il existe au moins deux le coeur du  pour de    au balcon pour jean gautheronle cosmos sept (forces cachées qui   que signifie (josué avait lentement couleur qui ne masque pas (ô fleur de courge... violette cachéeton la liberté de l’être       la max charvolen, martin miguel       longte   j’ai souvent dix l’espace ouvert au   se certains soirs, quand je antoine simon 14 le franchissement des errer est notre lot, madame, décembre 2001.     double       va deuxième suite       " ouverture d’une     dans la ruela       &agrav imagine que, dans la vous êtes   maille 1 :que rien n’est dernier vers aoi     rien       dans je meurs de soif langues de plomba la journée de       le effleurer le ciel du bout des carles respunt : (en regardant un dessin de pour martin passent .x. portes, religion de josué il       le moisissures mousses lichens je dors d’un sommeil de nous serons toujours ces ….omme virginia par la   pour adèle et chercher une sorte de deux ajouts ces derniers ainsi alfred… carissimo ulisse,torna a       un au commencement était abstraction voir figuration le glacis de la mort     un mois sans li emperere par sa grant       un tous ces charlatans qui au rayon des surgelés " je suis un écorché vif. ne faut-il pas vivre comme       ce nous avancions en bas de jamais je n’aurais quatre si la mer s’est je reviens sur des un verre de vin pour tacher le temps passe si vite, autre petite voix des quatre archanges que pour anne slacik ecrire est un soir à paris au la route de la soie, à pied,       baie       la       au       bonhe entr’els nen at ne pui il en est des meurtrières. au programme des actions ici, les choses les plus l’illusion d’une sur la toile de renoir, les antoine simon 6 cinq madame aux yeux de mes deux mains       arauca on a cru à       &n       marche       la "tu sais ce que c’est clers fut li jurz e li dernier vers aoi granz est li calz, si se madame a des odeurs sauvages dans l’innocence des sous la pression des j’aime chez pierre j’ai en réserve bal kanique c’est de profondes glaouis       pour       o pas une année sans évoquer bien sûrla j’ai ajouté on croit souvent que le but  monde rassemblé les premières       glouss  dans le livre, le     oued coulant   adagio   je pour alain borer le 26 pour egidio fiorin des mots   un madame est une souvent je ne sais rien de aux barrières des octrois       voyage  hier, 17 une autre approche de c’est parfois un pays normal 0 21 false fal       le       le des voix percent, racontent hans freibach : dernier vers aoi autres litanies du saint nom toute une faune timide veille la terre nous villa arson, nice, du 17 antoine simon 11 temps de bitume en fusion sur madame, on ne la voit jamais en introduction à       maquis       le ce texte m’a été la question du récit dernier vers aoi quando me ne so itu pe nice, le 18 novembre 2004       dans       ( v.- les amicales aventures du       mouett ouverture de l’espace       l̵     du faucon pour lee je n’ai pas dit que le "ah ! mon doux pays,       neige on dit qu’agathe antoine simon 21 f les marques de la mort sur j’écoute vos j’ai longtemps  au travers de toi je madame porte à à bernadette la tentation du survol, à macles et roulis photo 7 de pa(i)smeisuns en est venuz mise en ligne nous dirons donc pour max charvolen 1) r.m.a toi le don des cris qui la vie est dans la vie. se écrirecomme on se in the country apaches :     tout autour       au       voyage 0 false 21 18   le texte suivant a et combien franchement, pensait le chef, ils sortent le vieux qui toute trace fait sens. que antoine simon 16 issent de mer, venent as       " g. duchêne, écriture le dont les secrets… à quoi à la bonne  les premières       pav&ea on préparait le corps encaisse comme il ce qui importe pour vedo la luna vedo le deuxième       sur le la poésie, à la la bouche pleine de bulles un nouvel espace est ouvert À max charvolen et martin li quens oger cuardise     &nbs       le lourd travail des meules à la mémoire de jusqu’à il y a la pureté de la survie. nul "pour tes le pendu     pluie du j’arrivais dans les ce paysage que tu contemplais antoine simon 19 qu’est-ce qui est en on cheval  née à station 4 : judas        rampan madame des forêts de       dans premier vers aoi dernier mougins. décembre autre citation"voui pas sur coussin d’air mais       jardin quand nous rejoignons, en « voici     vers le soir pour mes enfants laure et tendresse du mondesi peu de que reste-t-il de la       soleil       montag karles se dort cum hume       &agrav   encore une (la numérotation des de toutes les le tissu d’acier mult est vassal carles de je rêve aux gorges au labyrinthe des pleursils régine robin, pour martine, coline et laure autre citation béatrice machet vient de d’un bout à       m̵ avec marc, nous avons traquer li emperere s’est dernier vers aoi ils s’étaient  tu vois im font chier   nous sommes madame est la reine des       pass&e 1254 : naissance de antoine simon 25 seul dans la rue je ris la o tendresses ô mes antoine simon 9 deux mille ans nous i.- avaler l’art par     son dernier vers que mort exode, 16, 1-5 toute       les     les fleurs du dernier vers aoi paysage de ta tombe  et   la production   au milieu de charogne sur le seuilce qui les petites fleurs des ( ce texte a troisième essai         or       la       " clquez sur pour m.b. quand je me heurte 7) porte-fenêtre avant propos la peinture est sequence 6   le « e ! malvais   entrons c’est la distance entre le texte qui suit est, bien coupé le sonà six de l’espace urbain,       &agrav de soie les draps, de soie attention beau l’appel tonitruant du références : xavier f le feu s’est bien sûr, il y eut       dans à propos “la je suis bien dans a christiane dans le pays dont je vous du fond des cours et des  c’était et  riche de mes    il onzième l’une des dernières travail de tissage, dans ecrire sur ce n’est pas aux choses a ma mère, femme parmi       ton  les éditions de les oiseaux s’ouvrent il aurait voulu être pour ma la parol

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MICHEL BUTOR

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I. Projet
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il était question non seulement d’un texte sur Jasper Johns, à publier avec des reproductions, ce qui naturellement m’intéressait déjà, car je suivais la carrière de ce peintre depuis longtemps et sentais avec lui une parenté en profondeur, mais aussi d’un texte à lui soumettre en vue d’un ouvrage en collaboration, vraisemblablement de grand luxe, ce qui m’excitait encore plus, d’abord parce que je l’admirais beaucoup comme graveur, et que cela me permettrait de faire sa connaissance, de travailler un peu avec lui, et donc d’explorer beaucoup mieux les arcanes de sa peinture. Il fallait donc trouver quelque chose qui pût non seulement lui plaire, mais le mettre en branle, et pour cela au besoin le provoquer, le déranger quelque peu. Le thème m’était venu presque immédiatement : son goût pour les chiffres, les lettres d’imprimerie, les cartes géographiques m’avait suggéré quelque chose comme un calendrier, et pour souligner mieux encore la réflexion sur et de la culture, j’ai choisi comme titre : ALMANACH. Je voulais à l’intérieur présenter la figure d’un peintre, mais sans insister du tout sur les détails de sa biographie. C’était du peintre d’aujourd’hui en général qu’il devait s’agir. Cette forme se remplirait peu à peu par ses images et toutes sortes d’autres éléments juxtaposés qui joueraient ensemble et avec.

Quelque part naît un peintre ; personne ne sait encore qu’il le sera.

J’avais d’abord écrit : "quelque part nait un grand peintre" ; et certes je pense toujours, je pense de plus en plus qu’il est un grand peintre, mais je me suis rapidement rendu compte que malgré la distance affichée, cela risquait de le cabrer en froissant sa modestie. Le texte originel a naturellement considérablement évolué. Il était beaucoup plus long, beaucoup trop pour l’utilisation envisagée. Il avait d’ailleurs quelque chose de trop simplement sériel et constructiviste ; il convenait donc à l’armature des oeuvres, mais pas à leur surface, à leur touche dispersée, jetée comme par une averse, une tempête ralentie, maîtrisée. J’ai donc été amené à creuser à l’intérieur de ce que j’avais écrit, à en arracher en quelque sorte des morceaux, d’où le titre final : ALMANACH EN LOQUES, avec cette sonorité un peu de danse macabre en harmonie avec la tonalité sombre, l’obsession sinistre d’oeuvres récentes.

Nuages sur l’océan.

Les deux textes ne pouvaient être indépendants l’un de l’autre. Celui d’ALMANACH devait être le noyau, l’autre le commentaire dans lequel j’essaierais d’expliquer comment et pourquoi j’avais rédigé le premier, ce qui devrait permettre aussi de le publier avec une illustration d’un esprit nécessairement tout différent. Lorsque je me suis lancé dans cette entreprise, je n’avais jamais rencontré Jasper Johns. L’occasion m’en était donnée par la rétrospective de ses oeuvres récentes qui tenait tout le pavillon américain de la biennale de Venise cette année-là. Je connaissais déjà bien les oeuvres antérieures à cette période, les plus répandues : cibles, chiffres, drapeaux, cartes de géographie. Je n’avais vu des autres que quelques reproductions qui m’alléchaient sans me satisfaire. Leur contenu de plus en plus réfléchi, s’opposant en apparence à cette espèce de réponse immédiate à l’environnement, caractéristique de ce que l’on avait nommé le pop art, m’intriguait et m’attirait de plus en plus. J’avais besoin d’en avoir le coeur et l’oeil net.

On attend

A elle seule, la possibilité qui m’était donnée de retourner à Venise en liaison avec ce projet, ville picturale s’il en est, à laquelle je suis profondément attaché, aurait suffi à remporter mon adhésion si je n’avais été tout acquis d’avance. En outre leur présentation dans cette unique lumière aussi bien physique que mentale devait aider ces oeuvres à me parler, faciliter mon dialogue avec elles. Comment ne pas admirer l’audace des peintres qui se confrontent à tant de maîtres, à tant de paysages et de reflets ? Le fait que c’était dans la biennale, donc dans le pavillon américain parmi ceux des autres nations, accentuait la donnée géographique fondamentale, si bien soulignée par les premiers drapeaux, et obligeait à la situer dans toutes les dramatiques interrogations actuelles sur les relations entre les nations.

Ici on pressent la guerre. Ici on signe la paix.

J’avais rendez-vous avec lui et son marchand pour déjeuner sur la terrasse d’un hôtel somptueux, suspendue sur le grand canal. Timide, je suis spécialement intimidé lorsque je parle anglais. J’arrive à donner des cours ou séminaires dans cette langue ; je plonge alors dans les flots et tourbillons de cet élément étranger ; et je m’y débats comme pour survivre. Le public apprécie généralement le côté sportif de cette navigation, de cette natation hasardeuse. Je sors de ces prestations ruisselant de sueur, comme un naufragé qui aborde sur un rivage salvateur. Je m’ébroue avant de boire des verres entiers. Dans un salon ou un restaurant de première classe, je retrouve toutes mes inhibitions, rougis de mes fautes, ai toujours peur de ne pas avoir tout compris, ce qui est souvent le cas, mais ne vient nullement du seul fait de la langue. Il était certainement beaucoup plus intimidé que moi. Du seul fait qu’il ne parlait pas du tout français j’avais l’avantage. Heureusement son marchand, et de mon côté un ami lié à mon éditeur fournissaient tout l’entregent nécessaire. Taciturne à l’extrême ; nous avons pourtant réussi à le dégeler, dégourdir peu à peu, dans les éclats du soleil passant à travers les fentes des stores, l’agitation des bateaux devant les façades et les cliquetis de l’argenterie.

Plus on approche du pôle Nord, plus les jours sont courts. Les journaux annoncent un invasion de loups.

J’avais déjà naturellement fait une première visite à l’exposition. J’avais l’intention d’y retourner après l’avoir quitté, ce qui m’a permis de l’interroger sur ce qui l’avait intéressé dans les autres pavillons, d’amener la conversation, non point sur sa peinture dont il n’aurait pas pu parler à quelqu’un qu’il rencontrait pour la première fois, mais sur celle des autres, celle d’autres pays, donc de piloter notre gondole verbale du côté des canaux de la géographie, du calendrier, de leurs relations. Ce qui m’a amené à lui apprendre que lors de mon second séjour aux USA, en 1962, alors que j’étais professeur invité à l’université de Buffalo, j’avais visité son atelier d’alors dans un loft du downtown Manhattan. Il le prêtait à un peintre suédois, Oyvind Fahlstrom qui m’avait écrit pour me demander de préfacer une de ses expositions dans une galerie parisienne. Ce qui n’a malheureusement pu avoir lieu. J’étais donc allé lui rendre visite, et il y avait encore aux murs un certain nombre des oeuvres de Jasper Johns, en particulier de ces tableaux gris où monte peu à peu une inscription, ce qui nous a évidemment amené à parler de lui et de ses recherches d’alors, cartes de géographie représentant les USA, avec les noms des états indiqués au pochoir en abréviation, ce qui faisait penser aux pages de MOBILE que je venais de publier à Paris et qui y avait provoqué un terrible scandale. Au-dessus du loft de Jasper Johns se trouvait celui de Jim Dine qui travaillait à un ensemble de "pièces", c’est le cas de le dire, car il ne s’agissait pas vraiment de toiles ni même de tableaux, mais de constructions évoquant les différentes pièces d’appartements ou de petites maisons habitées par des gens de classe moyenne. Une sorte de musée de la vie quotidienne, un peu comme un résumé de grand magasin.

Monsieur ouvre les yeux. Une fleuriste afghane pose un hortensia violet près d’un rameau de lilas bleu. On décide la construction d’un hôpital. Une jeune Africaine du Sud se demande si elle aime l’Albanais.

Emigrants, émigrantes. Réfugiés politiques, personnes déplacées ; toutes ces contrées à peine quittées qui fleurissent en quelque sorte dans les rues de toutes les villes des 5O états ; et plus que partout ailleurs dans les rues de New York, ou dans celles intérieures à la biennale de Venise. Toutes ces voix, tous ces accents qui se croisent sur la piazza di San Marco ou sur Broadway. Je réussirai peut-être à parler une autre fois de la peinture d’Oyvind Fahlstrom, pour laquelle Jasper Johns m’a dit toute sa fidèle admiration lors du déjeuner sur le grand canal. Il avait même essayé, m’a-t-il expliqué, de faire acheter par le Museum of Modern Art une des oeuvres les plus importantes de celui-ci, intitulée SITTING, ce qui désigne une manifestation non violente contre la guerre sous toutes ses formes, oeuvre en relation donc avec les problèmes politiques et moraux des Etats-Unis d’alors, en particulier ceux des étudiants. La seule chose que je voudrais indiquer c’est que sa nationalité avec le rôle que joue la Suède dans les récompenses internationales attribuées non aux peintres certes, mais aux savants de diverses spécialités, aux hommes politiques respectables et aux écrivains, la façon dont je l’avais rencontré, tout cet enchaînement liait pour moi la peinture de Jasper Johns à une danse générale des nationalités dans une recherche d’une paix nouvelle et d’un nouveau monde qui donnait enfin quelque justification à tous les malheurs endurés. Ainsi le thème de la découverte de l’Amérique et des relations de celle-ci avec l’Europe, était toujours présent lors de mes visites aux grands musées ou collections d’outre-atlantique. On ne s’étonnera donc pas de voir ma biographie généralisée du peintre mise en parallèle avec celle de Christophe Colomb.

La famille de Christophe Colomb est d’humble condition. Son père, Dominique Colomb, fabricant de lainages, jouit cependant d’une certaine aisance, qui lui permet de donner à ses enfants une éducation plus qu’ordinaire.

Ainsi se termine aujourdhui un peu abruptement le premier paragraphe ou strophe de mon ALMANACH qui en comporte naturellement 12, dans lesquels tous les éléments déjà indiqués vont poursuivre leurs aventures, comme dans une peinture ou gravure de Jasper Johns. Lors de versions antérieures, il était beaucoup plus long, peut-être plus explicite, mais je n’en suis pas sûr. De toute façon, c’était seulement peu à peu que la structure géométrique et mentale devait apparaître, en prenant la bonne distance aussi bien dans le temps que l’espace. Pour parler d’une oeuvre qui a si bien montré que peindre, c’était écrire avec de la couleur ou des valeurs, des encres, il fallait bien aussi montrer qu’écrire, c’est dessiner avec des mots.

Publication en ligne : 21 juin 2009

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