BRIBES EN LIGNE
lancinant ô lancinant       le tes chaussures au bas de       le  un livre écrit pour angelo station 5 : comment     [1]        à onzième les durand : une 1 au retour au moment f le feu est venu,ardeur des que d’heures diaphane est le mot (ou d’abord l’échange des       longte (ma gorge est une bernadette griot vient de in the country       au je crie la rue mue douleur     les provisions la bouche pleine de bulles la brume. nuages carcassonne, le 06 dernier vers aoi dernier vers aoi       la       neige mi viene in mentemi       rampan de soie les draps, de soie bal kanique c’est     "       entre normalement, la rubrique le bulletin de "bribes f j’ai voulu me pencher     pluie du intendo... intendo !   dits de soudain un blanc fauche le si j’avais de son pourquoi yves klein a-t-il sainte marie, macles et roulis photo 7 les enseignants : tandis que dans la grande je reviens sur des le géographe sait tout       et tu dernier vers aoi   le 10 décembre une errance de est-ce parce que, petit, on je suis bien dans       allong d’un côté       ( ils s’étaient autre essai d’un décembre 2001.  “... parler une tu le saiset je le vois pour michèle cliquetis obscène des d’un bout à   saint paul trois   le texte suivant a c’est seulement au paien sunt morz, alquant je t’enfourche ma       bonheu ainsi fut pétrarque dans josué avait un rythme  la toile couvre les a propos de quatre oeuvres de antoine simon 24 pour lee autres litanies du saint nom chaque automne les   en grec, morías régine robin,       la macles et roulis photo 6 madame est une torche. elle antoine simon 28       vaches la légende fleurie est       au effleurer le ciel du bout des une il faut dire les de la dans les rêves de la madame dans l’ombre des en 1958 ben ouvre à c’est la chair pourtant deuxième apparition de tout est possible pour qui dernier vers aoi       au le plus insupportable chez la vie est ce bruissement reprise du site avec la torna a sorrento ulisse torna la liberté s’imprime à des quatre archanges que     ton autre petite voix du fond des cours et des ce qu’un paysage peut pierre ciel  dans toutes les rues       crabe-       qui il ne s’agit pas de 0 false 21 18 pour le prochain basilic, (la    en comment entrer dans une  pour de j’ai en réserve on a cru à antoine simon 23       six vedo la luna vedo le et nous n’avons rien       maquis dans le train premier     au couchant après la lecture de       arauca       la percey priest lakesur les temps de pierres dans la merle noir  pour (À l’église       " de l’autre « voici       &ccedi       dans       l̵ antoine simon 29 encore la couleur, mais cette  hier, 17 ici. les oiseaux y ont fait       quand les mots   adagio   je le franchissement des et si tu dois apprendre à pour martine a la libération, les   anatomie du m et le 28 novembre, mise en ligne   que signifie issent de mer, venent as       sur il était question non le tissu d’acier       un il pleut. j’ai vu la   (à giovanni rubino dit  epître aux      &       une depuis ce jour, le site raphaël o tendresses ô mes saluer d’abord les plus j’ai changé le ] heureux l’homme       reine       &agrav face aux bronzes de miodrag antoine simon 10 li emperere s’est je me souviens de       dans traquer ce qui fascine chez nécrologie au matin du poussées par les vagues edmond, sa grande       le tendresse du mondesi peu de ce n’est pas aux choses beaucoup de merveilles antoine simon 13 et encore  dits dernier vers aoi     à avant propos la peinture est m1       deuxième apparition générations jamais je n’aurais les avenues de ce pays légendes de michel à bernadette 1254 : naissance de  il est des objets sur je meurs de soif dernier vers aoi   morz est rollant, deus en ad de pa(i)smeisuns en est venuz  de la trajectoire de ce pure forme, belle muette, archipel shopping, la dernier vers aoi la danse de "ah ! mon doux pays,   à propos des grands avec marc, nous avons carles respunt : "l’art est-il le temps passe si vite, rm : nous sommes en la question du récit vous avez je suis occupé ces il semble possible les étourneaux ! dernier vers aoi À la loupe, il observa carles li reis en ad prise sa al matin, quant primes pert (en regardant un dessin de deuxième essai faisant dialoguer bien sûrla     faisant la     vers le soir je t’enlace gargouille etudiant à       assis genre des motsmauvais genre    il       pourqu mon cher pétrarque, deux nouveauté, la force du corps, tant pis pour eux. nous serons toujours ces d’ eurydice ou bien de f les rêves de on cheval rimbaud a donc  il y a le constellations et l’impossible dernier vers aoi 1 la confusion des et tout avait exacerbé d’air     tout autour il n’était qu’un 1257 cleimet sa culpe, si merci à marc alpozzo a supposer quece monde tienne ne pas négocier ne antoine simon 31     l’é       l̵ dernier vers aoi         &n pour mireille et philippe quatre si la mer s’est dernier vers aoi       p&eacu ma mémoire ne peut me sauvage et fuyant comme       un la lecture de sainte dans ma gorge       longte   né le 7 ma chair n’est  je signerai mon       force descendre à pigalle, se jamais si entêtanteeurydice  “s’ouvre granz est li calz, si se cet article est paru dans le les dieux s’effacent       pav&ea références : xavier il ne reste plus que le sables mes parolesvous difficile alliage de     du faucon     le cygne sur de prime abord, il   encore une rien n’est plus ardu     longtemps sur outre la poursuite de la mise le 23 février 1988, il       banlie       m̵ elle ose à peine histoire de signes .   pour le prochain   tout est toujours en autre citation"voui       ce s’ouvre la       pour i en voyant la masse aux ce qui importe pour comme c’est pour max charvolen 1) des conserves ! il aurait voulu être lentement, josué très malheureux... « h&eacu       apr&eg maintenant il connaît le la vie est dans la vie. se pour julius baltazar 1 le clquez sur antoine simon 6 paroles de chamantu dieu faisait silence, mais imagine que, dans la cette machine entre mes sous l’occupation apaches : 5) triptyque marocain       la samuelchapitre 16, versets 1 temps où les coeurs comme une suite de mais non, mais non, tu sept (forces cachées qui pour andré villers 1) l’art c’est la iloec endreit remeint li os troisième essai et toulon, samedi 9 il n’est pire enfer que la tentation du survol, à ...et poème pour       en       dans et il parlait ainsi dans la   est-ce que a la fin il ne resta que je serai toujours attentif à siglent a fort e nagent e       il       &agrav toujours les lettres : dernier vers aoi     m2 &nbs le 26 août 1887, depuis       grappe ce poème est tiré du     un mois sans chaque jour est un appel, une hans freibach :       sur     une abeille de quando me ne so itu pe       sur quand il voit s’ouvrir, non, björg, le ciel est clair au travers   entrons chercher une sorte de  les éditions de antoine simon 15 cinq madame aux yeux pas une année sans évoquer j’aime chez pierre Ç’avait été la pour jean marie mille fardeaux, mille pas même la mort d’un oiseau. quelque temps plus tard, de ouverture de l’espace       é la chaude caresse de les dernières   nous sommes mise en ligne d’un essai de nécrologie, des voix percent, racontent la parol

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MICHEL BUTOR

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© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelque temps plus tard, de retour aux Etats-Unis, je suis passé par New York pour voir Jasper Johns dans son hôtel particulier tout blanc. Pas un seul tableau sur les murs, sauf une oeuvre de Marcel Duchamp. Atelier nu. Pas un dessin, une seule toile encore toute blanche, comme si à l’annonce de ma visite il avait tout rangé dans des placards, par une sorte de réflexe puritain, comme si la peinture était une activité suspecte, en relation avec tout le clandestin, l’interdit, et qu’il fallût donc perpétuellement la justifier devant les autres et surtout soi-même, d’une part en insistant de plus en plus sur son caractère réfléchi, calculé (pas de laisser aller), d’autre part en accentuant encore son activité protestataire de cri contre toutes les injustices, aussi bien celles de la société, que celles de la nature, le cri dans ce cas frôlant dangereusement délicieusement le blasphème.

Pluie sur les forêts. On hésite. Dans les faubourgs on craint la guerre. On cherche la paix. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Le Soleil est dans le Verseau. Les murs se couvrent de graffitti. Madame se baigne.

MOBILIS IN MOBILE variation de MOBILE à l’intérieur de BOOMERANG : une tache de café sur le portrait de George Washington sous la présidence de qui se joignirent aux 13 premières étoiles : NEW HAMPSHIRE, guillemots noirs, murres atlantiques, phalaropes du Nord pinguoins à bec de rasoir, macareux de l’Atlantique ; MASSACHUSETTS, le procès de Susanna Marin, tenu à Salem le 29 juin 1692 ; RHODE ISLAND, après 22 ans de cauchemar et d’effroi, soutenu par la seule conviction que certaines de mes impressions sont purement imaginaires, je me refuse à garantir la vérité de ce que je crois avoir découvert...

Un artiste belge pose une tache orange sur un fond rouge. On commence la construction d’un arsenal. Le Birman ne peut plus se passer de la Bolivienne. Quelque part un futur écrivain commence à parler.

On voit la rotation d’une strophe sur l’autre. La biographie généralisée situe maintenant le peintre parmi d’autres professions plus ou moins artistiques. Ainsi maintenant quelque part, ce n’est plus d’un peintre, mais d’un futur écrivain contemporain de ce peintre qu’on dit qu’il commence à parler, tandis que les pluies tombent sur les forêts et que les nuages continuent de passer sur l’océan. Après avoir attendu, on hésite. Toujours la hantise de la guerre. La science astronomique précise ses calculs. Dans tout almanach qui se respecte, il faut nous renseigner sur les signes du zodiaque. Les journaux diffusent tranquillement leurs nouvelles, si souvent accablantes. La vie quotidienne continue dans les appartements ou maisonnettes. La ronde des nationalités joue avec celle des professions.

Soleil sur la savane. On se décide. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Proclamations. Plus on approche du pôle Nord plus les jours sont courts. On entend à la radio des hymnes nationaux.

CONNECTICUT, la banlieue de New York City ; NEW YORK, les trois anges annoncèrent à l’Indien seneca Handsome Lake l’apparition imminente d’un autre personnage qui les avait envoyés en avant-garde. Dans une vision ultérieure se dévoila le grand Esprit lui-même, apitoyé par ses souffrances. En transe, il vit venir à lui son fils défunt et sa nièce défunte, tous deux déplorant l’intempérance des vivants. NEW JERSEY, chapeaux sable, cuisses, chapeaux paille, poignets, chapeaux blancs, la mer, petits butors, râles de Virginie, plongeons rouge-gorges, roitelets à couronne d’or, martinets des cheminées.

Un charpentier scie des poutres. Un couturier brésilien pose une écharpe rouge sur une robe noire. Prenant le pouvoir on oublie les réformes qu’on a promises. Quelque part un futur sculpteur entre à l’école.

La couleur : pendant toute une période il n’emploie que les trois couleurs primaires : jaune, bleu rouge, sauf naturellement quand elles sont toutes remplacées par la gamme des gris. Les couleurs : dans combien d’armées ou d’écoles, cela est synomyme du drapeau, et donc de l’état, de la nation dans sa volonté de se distinguer, de se séparer des autres, d’envahir les autres au lieu de les découvrir, et donc de la guerre. Jasper Johns a fait d’inlassables variations sur le drapeau américain, jamais sur un autre. Comme cela vient après la série des cibles, on a l’impression que la mort est toujours présente dans ses rayures, ses étoiles ou ses plis. Mais ce sont des drapeaux qui n’ont jamais de plis, qui sont étalés, amidonnés, pétrifiés. Les versions blanches nous offrent des fantômes de drapeaux.

Publication en ligne : 21 juin 2009

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