BRIBES EN LIGNE
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paroles de chamantu l’homme est       &n le 15 mai, à on trouvera la video paien sunt morz, alquant encore la couleur, mais cette ce 28 février 2002. la deuxième édition du les grands  si, du nouveau macao grise j’ai changé le À perte de vue, la houle des langues de plomba la religion de josué il dans ce pays ma mère il ne reste plus que le f le feu est venu,ardeur des dans la caverne primordiale bruno mendonça       une dernier vers aoi le travail de bernard je crie la rue mue douleur       dans       dans       bonheu nice, le 30 juin 2000 madame, on ne la voit jamais grande lune pourpre dont les (josué avait   pour le prochain elle disposait d’une pour robert "la musique, c’est le  l’écriture       aux       sur hans freibach : l’éclair me dure, pour mireille et philippe af : j’entends pour maxime godard 1 haute       ( deux ajouts ces derniers raphaËl       je quatrième essai rares bribes en ligne a j’ai travaillé       va avez-vous vu     au couchant mougins. décembre rien n’est plus ardu "moi, esclave" a temps de cendre de deuil de       au       apr&eg    si tout au long  de même que les tout à fleur d’eaula danse     cet arbre que dernier vers aoi à cri et à bernard dejonghe... depuis au labyrinthe des pleursils antoine simon 3 à propos “la monde imaginal, où l’on revient il n’y a pas de plus « pouvez-vous  tu ne renonceras pas. en ceste tere ad estet ja l’une des dernières  au travers de toi je ajout de fichiers sons dans jouer sur tous les tableaux au rayon des surgelés   voici donc la   que signifie le passé n’est j’entends sonner les six de l’espace urbain, tout est prêt en moi pour jamais je n’aurais antoine simon 30       la et ma foi, vous avez       ma si, il y a longtemps, les     pluie du il en est des noms comme du antoine simon 18 antoine simon 29 antoine simon 20 que reste-t-il de la     double       m̵ le 23 février 1988, il       voyage       magnol mieux valait découper nous serons toujours ces station 1 : judas       l̵ mon cher pétrarque, s’égarer on       aujour     hélas, guetter cette chose la galerie chave qui générations pour jacqueline moretti, saluer d’abord les plus nice, le 18 novembre 2004 autre petite voix et que vous dire des et la peur, présente au seuil de l’atelier  le grand brassage des de pareïs li seit la grant est la plaigne e large aucun hasard si se en 1958 ben ouvre à     pourquoi dernier vers aoi       sur pour gilbert       antoine simon 21 clers fut li jurz e li f qu’il vienne, le feu (de)lecta lucta   antoine simon 33 frères et À l’occasion de tout mon petit univers en antoine simon 5   nous sommes il pleut. j’ai vu la ce jour-là il lui À la loupe, il observa lorsque martine orsoni       pass&e f les marques de la mort sur dernier vers aoi  née à quel étonnant un jour nous avons dernier vers aoi       crabe-       rampan quatre si la mer s’est  il y a le un trait gris sur la (ô fleur de courge... granz fut li colps, li dux en la prédication faite       p&eacu allons fouiller ce triangle douce est la terre aux yeux quelques textes nice, le 8 octobre cinquième citationne       la nécrologie bribes en ligne a       enfant (la numérotation des  de la trajectoire de ce gardien de phare à vie, au o tendresses ô mes il y a des objets qui ont la       vu       st il existe deux saints portant cet univers sans   on n’est dernier vers aoi franchement, pensait le chef, il y a tant de saints sur       nuage       neige       devant de sorte que bientôt       glouss       deux autre citation"voui       les etudiant à la gaucherie à vivre,   en grec, morías     chant de que d’heures       le antoine simon 19       montag       dans (en regardant un dessin de vous êtes dimanche 18 avril 2010 nous merci à marc alpozzo le lent déferlement « amis rollant, de       alla ma voix n’est plus que le glacis de la mort c’est le grand j’arrivais dans les karles se dort cum hume marché ou souk ou au commencement était 1.- les rêves de le coeur du f tous les feux se sont       la lancinant ô lancinant       je me c’est un peu comme si, 1-nous sommes dehors. à la mémoire de ( ce texte a       entre       apr&eg le grand combat :       m̵ neuf j’implore en vain antoine simon 11 c’était une c’est ici, me pour alain borer le 26 1257 cleimet sa culpe, si preambule – ut pictura charogne sur le seuilce qui       é ouverture d’une de proche en proche tous       un régine robin, a grant dulur tendrai puis     à la question du récit les installations souvent,       entre un titre : il infuse sa       un errer est notre lot, madame,       au       longte en cet anniversaire, ce qui suite de exacerbé d’air c’est la chair pourtant ouverture de l’espace   je n’ai jamais       b&acir le galop du poème me dernier vers aoi   antoine simon 32 a christiane raphaël       l̵ onzième dans le pain brisé son       descen « e ! malvais la force du corps, il tente de déchiffrer, le coquillage contre     son  pour le dernier jour antoine simon 25 la poésie, à la fontelucco, 6 juillet 2000       tourne très saintes litanies   au milieu de d’abord l’échange des je suis celle qui trompe genre des motsmauvais genre       &agrav dernier vers aoi printemps breton, printemps travail de tissage, dans première comme c’est au matin du on croit souvent que le but       et tu "je me tais. pour taire. les cuivres de la symphonie vue à la villa tamaris 0 false 21 18 reflets et echosla salle passet li jurz, la noit est décembre 2001. raphaël autre citation       la       reine il aurait voulu être josué avait un rythme m1       le temps passe dans la     dans la ruela  martin miguel vient morz est rollant, deus en ad et que dire de la grâce dix l’espace ouvert au  hors du corps pas carcassonne, le 06       ...mai ce qu’un paysage peut de mes deux mains dernier vers que mort f les rêves de pour pourquoi yves klein a-t-il et voici maintenant quelques       embarq pour qui veut se faire une et ces violette cachéeton je n’ai pas dit que le on cheval       le intendo... intendo ! antoine simon 16 et il parlait ainsi dans la madame est toute       bonhe       jonath  hier, 17 dernier vers aoi béatrice machet vient de la parol

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YVES UGHES

| Prédication du 10 août 2004 ->
Prédication du 5 août 2004
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Frères et sœurs,

Il n’est jamais simple d’accepter d’être un prédicateur laïc : le savoir requis pour oser commenter des passages bibliques est tel que l’on se sent toujours quelque peu en décalage, en déficit.
Ce constat général s’applique encore plus au converti de fraîche date que je suis. Au nom de quoi puis-je prétendre prendre la parole ?
Mais il en est ainsi, l’Eglise Réformée de France, et la paroisse de Grasse notamment, accordent leur confiance tour à tour à ceux et celles qui constituent la communauté des fidèles…et tant pis – ou tant mieux - si la parole alors professée digresse, s’éloigne des chemins habituels.

C’est en m’appuyant sur cette liberté donnée, que je crois féconde, que je me suis autorisé aujourd’hui cette prédication.

J’ai la faiblesse de croire que partant de problèmes qui me travaillent je rejoindrais vos propres interrogations.

Textes
Zacharie
Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. L’Eternel me dit : jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! et je pris les trente sicles d’argent et je les jetai dans la maison de l’Eternel, pour le potier


La passion selon St Mathieu

Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui refermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. Les disciples voyant cela s’indignèrent et dirent à quoi bon cette perte ? On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? elle a fait une bonne action à mon égard ; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Le soir venu, Il se mit à table avec les douze. Pendant qu’ils mangeaient Il dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? Il répondit : Celui qui a mis avec moi la main dans ce plat, c’est celui qui me livrera. Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né . Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit, tu l’as dit.

Alors Judas, qui L’avait livré, voyant qu’Il était condamné, fut pris de remords, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde. Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira et alla se pendre.



1)  LE MYSTERE DE L’INSTANT, LA COMPLEXITE DU MOMENT ET CELLE DE JUDAS.
Nous avons à l’esprit tant et tant de tableaux, d’images, de clichés que ces instants nous semblent figés dans une marche dont nous connaissons systématiquement la fin. Essayons cependant de nous projeter dans l’instant tel qu’il est vécu par les apôtres ; retrouvons-en l’émergence, retrouvons ce moment au moment où il est en train de se faire. Le texte en devient alors, d’emblée, beaucoup plus complexe, troublant et mystérieux.
Quand Jésus annonce qu’il sera livré –et non pas trahi !- la panique s’empare des disciples et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? Phrase sur laquelle on peut glisser, en la plaçant confortablement dans la suite du récit, mais phrase perturbante si on l’isole. Ainsi donc chacun a peur d’être celui qui va livrer le Seigneur ? Nous ne sommes pas là dans un moment bardé de certitudes : sous la pression et l’intensité du moment, chacun sent en soi vaciller ce qui doit résister, les barrières intérieures tombent et les peurs remontent. En ces temps troublés, en ce soir d’angoisse, tout peut se passer en chacun. Et donc en chacun de nous.
Judas s’avance avec plus de clarté, il est porteur d’une logique qui le prédestine à livrer Jésus. Apparemment, durant le cheminement et le parcours des routes, des tensions se sont créées qui conduisent à cet instant. Son action sera sans bavure, il livrera. Puis, dans cette sincérité théâtrale qu’est la sienne, il regrettera et se suicidera.
Il devient ainsi l’un des Douze les plus mystérieux, celui qui meurt parallèlement à Jésus, un personnage mythique qui va occuper l’histoire de notre civilisation. Un personnage mal défini en quête d’auteurs et d’interprétations. Il acquiert ce statut parce qu’il cristallise en lui toutes les tensions de cet instant, il est le révélateur et il symbolise ce qu’il ne faut pas faire. En ce sens, il est une part de nous-mêmes, et pour tenter de cerner ce qui se joue en lui, il convient de le situer dans la progression du récit.

2)  LA MORT EST ANNONCEE, SUSCITANT DES REACTIONS REVELATRICES.
Il me semble que rien ne peut être perçu si l’on saisit Jésus comme un être d’emblée divinisé, il est le Fils de l’homme, et son avancée vers la mort, vers le supplice ne peut être une marche dénuée de peurs et d’angoisse. Nous savons la Résurrection, mais que peut éprouver Jésus, si profondément humain, si proche de nous tous, quand il se trouve à l’instant fatal ? La descente dans la vallée de l’ombre est obligée, mais la douleur physique ? Et l’inquiétude : que sera la traversée de l’enfer ?
Nous le savons : Il l’a traversé pour nous, mais en portant toutes nos inquiétudes.
Face à l’épreuve, il prie, il demande que la coupe soit éloignée si possible, mais Il AVANCE . Et Il avance avec CONFIANCE.
Dans cette marche déchirante, qu’il accomplit pas à pas, il ne progresse pas en héros impavide, il ne tait pas la peur qui l’agite. Et il s’appuie même sur les derniers moments de plaisir qui lui sont offerts, moments de bonheur, de partage, moment où le plaisir des sens apaise et magnifie la générosité.
Dans cette marche le parfum est le bienvenu, à un tel point qu’il suscite une phrase étrange, mais profondément humaine : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? elle a fait une bonne action à mon égard ; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.
Le parfum donc comme avancée plus douce vers la sépulture, comme instant de communion retenu, comme plaisir permettant d’aller vers la mort avec plus de sûreté. Par ces mots Jésus dit à la fois son lien avec la vie et sa confiance dans le dessein divin.

Judas au contraire ne supporte pas l’intensité du moment. Visiblement, il ne comprend plus la logique de Jésus, il a hâte que cette histoire s’achève, il souhaite la fin, il la provoque. Dans ce moment à risques, il opte pour la trahison comme on choisirait violemment, d’une façon irréversible, un chemin conduisant à la mort, la mort de l’autre, de l’Être incompréhensible, celui qui pose le problème de l’amour, celui qui est hors de toute logique humaine. Trahir, livrer, c’est enclencher une logique qui conduira aussi à sa propre mort. Ainsi sera mis un terme au mystère de vivre, au mystère de l’amour apporté par Jésus. La logique humaine reprendra ses droits.


3)  Ce qui se noue alors dans l’attitude de Judas est suffisamment fort pour alimenter des siècles de littérature. Tout porte à croire que s’il est présent avec une telle intensité dans l’histoire des hommes, c’est qu’il fait partie de leur histoire, c’est qu’il est une part d’eux-mêmes.
Judas c’est nous, tous les jours. Non parce que nous trahissons, mais par ce que nous refusons.
Judas est Judas d’abord et avant tout par sa tentation suicidaire, elle est première, et c’est elle qui dicte la trahison.
Il ne se suicide pas parce qu’il a cédé à la trahison, il est celui qui livre Jésus par volonté suicidaire. Et pourquoi donc ?

Jésus accepte le parfum, Judas fait certainement partie de ces disciples qui se scandalisent, ils pensent aux pauvres, il pense en termes de culpabilité, de mortification. Face au drame qui se prépare, à ce don d’amour incompréhensible qui consiste à accepter la mort à l’issue indécise par amour des autres, chaque disciple ira de sa névrose : certains tomberont dans un sommeil répétitif douteux, sorte de décrochage semblable à ces retours en enfance cataleptique, d’autres iront vers l’affirmation volontariste : je ne te renierai pas. Judas, lui, va vers le pire, il hâte la mort. Il ne supporte pas l’instant, il aspire à la fin, à la sienne surtout.

Car il se trouve dans l’impossibilité d’accepter l’incompréhensible. Et nous sommes tous les jours, à un moment ou à autre, dans cette posture-là. Désireux d’être à la hauteur de ce qui nous est donné, désireux d’être méritant, nous nous morfondons quand nous nous sentons humains, terriblement humains, faillibles donc.
Nous enfermons tout dans notre logique, qu’elle prenne une forme morale, sociale ou politique, elle est avide de règles qui rassurent parce qu’elles se situent à notre niveau. Quand nous agissons ainsi, nous refusons le parfum et cultivons une approche mortifère de la vie.

Judas est celui qui ne sait rendre grâce. Il ne peut s’ouvrir à la grâce de vivre. Il veut maîtriser, il veut agencer, il théâtralise son existence. Comment expliquer sinon ce baiser visant à désigner Jésus que tout le monde connaît. Cette voie conduit tout à la fois à l’amertume, à la culpabilité, à l’ostentation. Quand on se morfond en jouant un rôle parmi ses semblables, on en vient à désirer le pire rôle. Pour peu que surgisse une logique d’amour qui nous dépasse, on aspire à la trahir, à la détruire. Trahir, pour ne pas accepter d’être aimé, livrer celui qui aime au-delà de l’entendement pour se détruire et se confirmer dans le rôle du mal-aimé.

Car Jésus et son enseignement nous dépasse de part en part, à tous moments. Là où l’on boit de l’eau, il crée du vin, là où les exclus sont Il va, là où le rituel s’impose Il perturbe et déstabilise. Il nous incite au risque de vivre, il nous plonge au cœur du risque de l’amour, de la grâce. Il nous demande d’aller dans le chaos du monde avec foi, avec confiance. Il précède nos pas, nous demande d’accepter le chemin, le cheminement avec Lui. Il ouvre. Judas ne peut supporter ce risque, cet amour ouvert et plein d’allant, d’imprévus. il préfère d’emblée fermer par la dénonciation, la mortification, il opte pour cette fuite en avant qui conduira au suicide.
Etre Judas, c’est ne pas reconnaître l’amour qui nous est donné, c’est le tuer, pour se dire, se croire indépendant, se proclamer acteur d’un drame qu’on croit maîtriser.
Rejoindre Jésus, c’est accepter l’amour qui nous est attribué, d’une façon incompréhensible, malgré nos faiblesses et notre humanité, c’est accepter d’aller dans un monde imprévisible. En nous appuyant sur ce qui nous dépasse et nous soude à la fois.
Suivre Jésus, c’est dire, envers et contre tout, contre toutes les malédictions, contre toutes les tendances de mort, les volontés d’en finir, contre les désirs mortifères et suicidaires, c’est dire envers et contre tout, que ma joie demeure.



Publication en ligne : 5 août 2009

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