BRIBES EN LIGNE
quatre si la mer s’est normalement, la rubrique j’écoute vos madame des forêts de et  riche de mes  “... parler une non... non... je vous assure,   la production preambule – ut pictura histoire de signes . 1254 : naissance de immense est le théâtre et     extraire       deux ce monde est semé zacinto dove giacque il mio (vois-tu, sancho, je suis pour jacky coville guetteurs       sur je suis bien dans pas même le temps passe si vite,       montag le galop du poème me le travail de bernard bal kanique c’est seins isabelle boizard 2005 pour maguy giraud et heureuse ruine, pensait       un sauvage et fuyant comme je serai toujours attentif à outre la poursuite de la mise je t’enfourche ma la mort d’un oiseau.  c’était     de rigoles en fragilité humaine. aux barrières des octrois a la femme au et que dire de la grâce     double il en est des meurtrières. deux ce travail vous est titrer "claude viallat, je me souviens de démodocos... Ça a bien un pour frédéric j’oublie souvent et toulon, samedi 9 le tissu d’acier       m&eacu des conserves ! aux george(s) (s est la     cet arbre que tous ces charlatans qui béatrice machet vient de poème pour cyclades, iii° samuelchapitre 16, versets 1  pour de un homme dans la rue se prend       m̵ nous avancions en bas de macles et roulis photo 4 si, il y a longtemps, les       object thème principal :   le texte suivant a un verre de vin pour tacher     au couchant agnus dei qui tollis peccata station 3 encore il parle cinquième citationne       midi moi cocon moi momie fuseau quand nous rejoignons, en « h&eacu       pour j’ai travaillé  tu ne renonceras pas.  les œuvres de si elle est belle ? je rita est trois fois humble. le proche et le lointain le glacis de la mort de l’autre       glouss toute une faune timide veille le 23 février 1988, il l’art c’est la station 5 : comment de sorte que bientôt nécrologie pour philippe l’ami michel introibo ad altare       il temps où les coeurs je découvre avant toi la langue est intarissable je reviens sur des   d’un coté,       le madame, c’est notre       en chaises, tables, verres,       s̵ "nice, nouvel éloge de la       le antoine simon 24 deux ajouts ces derniers c’est la peur qui fait jamais je n’aurais il pleut. j’ai vu la une fois entré dans la rêve, cauchemar, pas de pluie pour venir après la lecture de rêves de josué,     longtemps sur autre essai d’un   six formes de la dernier vers aoi pluies et bruines,       le dernier vers aoi       l̵ le lent tricotage du paysage je suis occupé ces       que art jonction semble enfin       st "mais qui lit encore le j’ai en réserve       vu les parents, l’ultime petit matin frais. je te À la loupe, il observa pour egidio fiorin des mots pour andré petites proses sur terre     faisant la etudiant à macles et roulis photo 7 temps de cendre de deuil de  au mois de mars, 1166 allons fouiller ce triangle attention beau able comme capable de donner   dits de un titre : il infuse sa libre de lever la tête pour helmut       banlie   au milieu de dans les carnets  pour jean le (de)lecta lucta   "je me tais. pour taire. on cheval       maquis ils avaient si longtemps, si       neige pour jean-marie simon et sa li quens oger cuardise vous êtes f le feu s’est madame a des odeurs sauvages     chambre cinq madame aux yeux pour michèle il en est des noms comme du que reste-t-il de la imagine que, dans la (dans mon ventre pousse une     l’é       parfoi   pour adèle et j’ai donné, au mois le scribe ne retient vue à la villa tamaris       ce dernier vers aoi passet li jurz, si turnet a     oued coulant tromper le néant le ciel de ce pays est tout macles et roulis photo 3 un jour nous avons saluer d’abord les plus   ces notes       au       d&eacu 1. il se trouve que je suis dernier vers aoi douce est la terre aux yeux couleur qui ne masque pas a la libération, les aucun hasard si se le "patriote", grande lune pourpre dont les À l’occasion de dernier vers s’il l’attente, le fruit f les feux m’ont j’aime chez pierre accorde ton désir à ta       ...mai nice, le 30 juin 2000 la fraîcheur et la le 19 novembre 2013, à la d’ eurydice ou bien de les petites fleurs des       les comme un préliminaire la très saintes litanies f le feu s’est   si vous souhaitez il y a tant de saints sur       &n les étourneaux ! dernier vers aoi       les la communication est bribes en ligne a iloec endreit remeint li os   voici donc la dernier vers aoi       longte siglent a fort e nagent e ki mult est las, il se dort l’existence n’est à cri et à    regardant il tente de déchiffrer, fontelucco, 6 juillet 2000 rien n’est au seuil de l’atelier alocco en patchworck © les routes de ce pays sont     pluie du tant pis pour eux. clers fut li jurz e li max charvolen, martin miguel accoucher baragouiner      &       jonath vi.- les amicales aventures temps de bitume en fusion sur     le cygne sur laure et pétrarque comme       allong pour martin d’un côté       "     pourquoi la poésie, à la « pouvez-vous carles li reis en ad prise sa charogne sur le seuilce qui 1 au retour au moment       sur       ( dentelle : il avait merci à marc alpozzo       aux       les issent de mer, venent as antoine simon 19 envoi du bulletin de bribes je ne saurais dire avec assez en introduction à bien sûr, il y eut onzième et si au premier jour il       " "moi, esclave" a  improbable visage pendu       baie mesdames, messieurs, veuillez pierre ciel il n’est pire enfer que sur l’erbe verte si est livre grand format en trois pour gilbert  on peut passer une vie à sylvie  née à       vu dernier vers aoi pour lee chairs à vif paumes       cette       &ccedi la danse de     à quand il voit s’ouvrir,       à       au et il parlait ainsi dans la napolì napolì       six lentement, josué pour julius baltazar 1 le sixième mais non, mais non, tu sculpter l’air : raphaËl ses mains aussi étaient buttati ! guarda&nbs ma chair n’est bientôt, aucune amarre entr’els nen at ne pui 1- c’est dans    il depuis ce jour, le site soudain un blanc fauche le langues de plomba la a claude b.   comme       embarq   pour théa et ses ouverture de l’espace pour jean-louis cantin 1.- je sais, un monde se troisième essai       fourr& f j’ai voulu me pencher ce paysage que tu contemplais un soir à paris au viallat © le château de       &agrav religion de josué il « amis rollant, de   anatomie du m et  “s’ouvre       apparu ( ce texte a la vie humble chez les autres litanies du saint nom    de femme liseuse il arriva que  je signerai mon il souffle sur les collines monde imaginal, vous avez l’art n’existe       pass&e c’est la chair pourtant et…  dits de f les marques de la mort sur la question du récit dans le respect du cahier des       coude ainsi fut pétrarque dans noble folie de josué, la bouche pleine de bulles       je elle ose à peine   est-ce que nos voix     depuis   en grec, morías nous viendrons nous masser s’ouvre la lorsque martine orsoni chaque jour est un appel, une       alla  ce mois ci : sub " je suis un écorché vif.       le r.m.a toi le don des cris qui franchement, pensait le chef,       m̵       &agrav les avenues de ce pays deuxième apparition  tous ces chardonnerets ce (ma gorge est une       je me non, björg,  “ne pas passent .x. portes,       dans g. duchêne, écriture le mouans sartoux. traverse de la galerie chave qui approche d’une       é       dans la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel > Comment écrire sur Jasper Johns

MICHEL BUTOR

<- Chiffres | La guerre toujours ->
Phrases
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

J’ai donc cherché à constituer des suites de mots, de phrases ou de petits textes qui aient un peu les mêmes propriétés que des suites de chiffres. La première c’est la biographie générale, par exemple : quelque part naît un architecte ; personne ne sait encore qu’il le sera ; il commence à parler, entre à l’école, passe des examens, découvre sa voie. Si doué qu’on le reconnaissse il a des difficultés à l’Ecole des Beaux-Arts. Il s’interroge sur sa carrière, se confirme dans sa vocation, connaît ses premiers succès.

Rencontres au sommet. Plus on approche du pôle Sud, plus les nuits sont longues. Les murs se recouvrent d’affiches qui sont immédiatement lacérées. Quelque part un architecte tombe malade. Neige sur les ruines. On rate. Ici on craint la guerre.

En voici une autre qui marie professions, nations et couleurs : une fleuriste belge pose un hortensia violet près d’un rameau de lilas bleu ; un artiste brésilien pose une tache orange sur un fond rouge ; un couturier de la république centre-africaine pose une écharpe rouge sur une robe noire ou violette ou jaune. Quant aux lettres de l’alphabet elles peuvent commander les amours.

Défilés électoraux. Au pôle Sud, c’est déjà la nuit de six mois, on voit la Croix du Sud. Quelque part meurt un cinéaste. Grêle sur les chantiers. On recommence. A côté la guerre se déclare.

 

Quand tu cherchais non seulement l’étrange île
de Hondo où l’or couvrait les toits des palais
disait-on mais aussi la cité de Hang-Tchéou
avec ses douze mille ponts arqués
sous lesquels passaient aisément
au-dessous des voitures et des chevaux
les plus gros bateaux sans mâts alors...

 

Championnats. Quelque part on enterre un acteur.

La famille du peintre était d’humble condition. Son père, fabriquant de lainages, jouissait pourtant d’une certaine aisance qui lui permit de donner à ses enfants une éducation plus qu’ordinaire. En réalité, s’il est très discret sur sa biographie, on sait qu’il est né le 15 mai 1930 à Augusta, Georgie, et qu’il a passé son enfance en Caroline du Sud avec ses grands-parents et d’autres membres de sa famille.

Flammes sur les fouilles. On échoue. Ailleurs la guerre s’étend.

 

Au continent de l’ensorcellement il y avait
dans la ville sous les deux grands volcans
une enceinte crénelée entourant les temples
principaux dont celui double d’Huitzilopochtli
colibri de la gauche et de Tlaloc dieu de la pluie
et déjà derrière l’horizon du temps
couvaient usines explosions
universités révoltes et fouilles...

 

Quelque part on commémore un mathématicien.

A 14 ans le peintre quitte les bancs de l’école pour le pont d’un navire, et il faut avouer que pendant une longue période sa vie reste obscure. En réalité, après avoir passé quelques années à l’université de Californie du Sud à Columbia, il est parti pour New York.

Vent sur l’Océan. On se désole.

Un jour après trois semaines de navigation
dans l’inconnu vers la direction interdite
la terreur s’empara de tes marins
qui commencèrent à se révolter
et tu ne réussis à les maintenir en obéissance
qu’en leur débitant des mensonges.


Quelque part naît un futur homme d’Etat ; personne ne sait encore qu’il le sera.

ALABAMA, le profond Sud ; MISSISSIPI, ils dorment, ils ne dorment pas tous, ils rôdent, j’en aperçois un qui me regarde à travers la vitre, et ses yeux brûlent si fort que mes draps me brûlent ; MAINE, la vague de sommeil qui vient du Nouveau-Brunswick, les rochers, les îles, la nuit ; James Monroe qui mourut le 4 juillet 1831, 55ème anniversaire de la Déclaration, cinquième anniversaire de la mort d’Adams et de Jefferson, à New York City, âgé de 73 ans.

Ombres sur le désert.

Quand j’étais allé dans sa maison de New York, Jasper Johns m’avait montré à loisir le livre qu’il avait fait avec Samuel Beckett : FOIRADES. Magnifique ouvrage dans lequel la dislocation des corps accompagnait admirablement celle du texte et sa lamentation. Un autre écrivain l’avait impressionné ces dernières années ; il a fait d’une de ses toiles un hommage à Louis-Ferdinand Céline. Ceci impliquait une vision assez pessimiste de l’histoire contemporaine.

Publication en ligne : 23 juin 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette