BRIBES EN LIGNE
      st       la tout est possible pour qui juste un mot pour annoncer carles li reis en ad prise sa pour andré villers 1) antoine simon 27       mouett mult ben i fierent franceis e dans le pain brisé son pour andré mon cher pétrarque,       vaches       o pour anne slacik ecrire est af : j’entends j’ai relu daniel biga,     tout autour rêves de josué, à la bonne       sur il en est des noms comme du       & madame est toute encore la couleur, mais cette envoi du bulletin de bribes dernier vers doel i avrat, suite du blasphème de souvent je ne sais rien de ce pays que je dis est seul dans la rue je ris la       &eacut huit c’est encore à dans les carnets     l’é  le grand brassage des gardien de phare à vie, au à sylvie on a cru à pas même       la ce qu’un paysage peut antoine simon 28       il nos voix       bruyan antoine simon 3  les éditions de nous avons affaire à de le "patriote", (de)lecta lucta   dernier vers aoi temps de pierres antoine simon 29 c’est la peur qui fait si elle est belle ? je       fleure     m2 &nbs et…  dits de   en grec, morías       pav&ea c’est un peu comme si, la liberté de l’être toute une faune timide veille       sur premier vers aoi dernier la deuxième édition du antoine simon 9       au antoine simon 12 dernier vers aoi ce paysage que tu contemplais    si tout au long les dernières antoine simon 16 raphaËl       m̵ les dessins de martine orsoni dans ce pays ma mère beaucoup de merveilles max charvolen, martin miguel   voici donc la a la libération, les  tous ces chardonnerets le 2 juillet     son exacerbé d’air mise en ligne issent de mer, venent as tu le sais bien. luc ne  née à       fourr& « h&eacu   le 10 décembre les étourneaux ! f j’ai voulu me pencher tant pis pour eux. chairs à vif paumes ma voix n’est plus que bribes en ligne a il y a tant de saints sur   (dans le il ne sait rien qui ne va martin miguel art et    nous    courant       va violette cachéeton  “ce travail qui       object       sur le tendresse du mondesi peu de ensevelie de silence,  dernières mises     depuis laure et pétrarque comme un soir à paris au l’impossible  les trois ensembles vous n’avez       pass&e dans ce périlleux   l’oeuvre vit son merle noir  pour paroles de chamantu       "  si, du nouveau       parfoi       magnol je meurs de soif sainte marie, l’appel tonitruant du     rien légendes de michel la vie est ce bruissement       cette deuxième approche de dont les secrets… à quoi dernier vers aoi petit matin frais. je te j’ai donné, au mois je reviens sur des dorothée vint au monde n’ayant pas     chambre quand nous rejoignons, en granz est li calz, si se j’oublie souvent et je suis li emperere s’est madame chrysalide fileuse la terre a souvent tremblé ce texte m’a été au labyrinthe des pleursils       p&eacu c’est vrai tous ces charlatans qui archipel shopping, la   dits de v.- les amicales aventures du       &agrav       une     quand pourquoi yves klein a-t-il et que dire de la grâce d’ eurydice ou bien de je ne sais pas si percey priest lakesur les       su le corps encaisse comme il       les si j’avais de son antoine simon 23 quand sur vos visages les ce texte se présente en cet anniversaire, ce qui jusqu’à il y a elle ose à peine madame est la reine des sous la pression des pas facile d’ajuster le halt sunt li pui e mult halt pluies et bruines, comme ce mur blanc folie de josuétout est dernier vers aoi   frères et fragilité humaine. tout mon petit univers en les premières f le feu s’est pour michèle gazier 1)   maille 1 :que       le       fourmi 5) triptyque marocain la bouche pleine de bulles antoine simon 6 charogne sur le seuilce qui la lecture de sainte autre citation"voui   (à réponse de michel 1. il se trouve que je suis       maquis clquez sur quand les mots allons fouiller ce triangle normalement, la rubrique  avec « a la       fourr&       et inoubliables, les (vois-tu, sancho, je suis reprise du site avec la un nouvel espace est ouvert       j̵     sur la pente de tantes herbes el pre vue à la villa tamaris les avenues de ce pays       je premier essai c’est       apr&eg madame, on ne la voit jamais noble folie de josué, et encore  dits temps où les coeurs       le    il deuxième essai le À la loupe, il observa  les premières accoucher baragouiner   si vous souhaitez je crie la rue mue douleur       je me madame est une torche. elle   ces sec erv vre ile dernier vers aoi ] heureux l’homme quelques autres c’est une sorte de que reste-t-il de la antoine simon 7 carmelo arden quin est une hans freibach : l’attente, le fruit     pourquoi       un  le livre, avec ce va et vient entre aucun hasard si se les oiseaux s’ouvrent du fond des cours et des     dans la ruela imagine que, dans la       arauca rm : nous sommes en je suis occupé ces six de l’espace urbain, merci à la toile de dernier vers aoi   d’un coté, avant dernier vers aoi patrick joquel vient de  ce mois ci : sub       la deuxième essai autre petite voix  il est des objets sur       la pie       l̵ rita est trois fois humble.       qui napolì napolì me       sur il s’appelait       deux     extraire on trouvera la video "pour tes "le renard connaît     sur la « pouvez-vous autre essai d’un jamais si entêtanteeurydice  martin miguel vient   on n’est de proche en proche tous de pa(i)smeisuns en est venuz le recueil de textes  dans le livre, le   ces notes       en un recleimet deu mult pour andré 1 la confusion des “dans le dessin rimbaud a donc toujours les lettres : bien sûrla antoine simon 15 un besoin de couper comme de pour martine ki mult est las, il se dort a l’aube des apaches, paysage de ta tombe  et pierre ciel grande lune pourpre dont les il ne s’agit pas de moi cocon moi momie fuseau démodocos... Ça a bien un ce qui fait tableau : ce (ma gorge est une a dix sept ans, je ne savais       soleil       grimpa je rêve aux gorges li quens oger cuardise le 23 février 1988, il 0 false 21 18 madame aux rumeurs       journ& macles et roulis photo 1 antoine simon 25 aux barrières des octrois deux ce travail vous est je m’étonne toujours de la leonardo rosa "moi, esclave" a       ( mesdames, messieurs, veuillez tout le problème avez-vous vu dernier vers aoi     un mois sans marché ou souk ou       le  monde rassemblé   3   

les tu le saiset je le vois       apr&eg l’homme est c’est la chair pourtant juste un  ce qui importe pour       force antoine simon 26  hors du corps pas vertige. une distance     &nbs rêve, cauchemar, tandis que dans la grande  marcel migozzi vient de douze (se fait terre se d’abord l’échange des     les provisions       " a la femme au pour daniel farioli poussant 1- c’est dans Ç’avait été la dans les hautes herbes mult est vassal carles de les plus vieilles quatrième essai de errer est notre lot, madame, madame, vous débusquez raphaël j’arrivais dans les des voix percent, racontent f les feux m’ont il en est des meurtrières. le plus insupportable chez trois (mon souffle au matin cliquetis obscène des coupé en deux quand religion de josué il sixième de l’autre la brume. nuages deuxième suite thème principal : pour mes enfants laure et tes chaussures au bas de la mort, l’ultime port, pas une année sans évoquer décembre 2001. mouans sartoux. traverse de dans le monde de cette       pav&ea dernier vers aoi et  riche de mes ecrire les couleurs du monde la parol

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MICHEL BUTOR

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Phrases
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

J’ai donc cherché à constituer des suites de mots, de phrases ou de petits textes qui aient un peu les mêmes propriétés que des suites de chiffres. La première c’est la biographie générale, par exemple : quelque part naît un architecte ; personne ne sait encore qu’il le sera ; il commence à parler, entre à l’école, passe des examens, découvre sa voie. Si doué qu’on le reconnaissse il a des difficultés à l’Ecole des Beaux-Arts. Il s’interroge sur sa carrière, se confirme dans sa vocation, connaît ses premiers succès.

Rencontres au sommet. Plus on approche du pôle Sud, plus les nuits sont longues. Les murs se recouvrent d’affiches qui sont immédiatement lacérées. Quelque part un architecte tombe malade. Neige sur les ruines. On rate. Ici on craint la guerre.

En voici une autre qui marie professions, nations et couleurs : une fleuriste belge pose un hortensia violet près d’un rameau de lilas bleu ; un artiste brésilien pose une tache orange sur un fond rouge ; un couturier de la république centre-africaine pose une écharpe rouge sur une robe noire ou violette ou jaune. Quant aux lettres de l’alphabet elles peuvent commander les amours.

Défilés électoraux. Au pôle Sud, c’est déjà la nuit de six mois, on voit la Croix du Sud. Quelque part meurt un cinéaste. Grêle sur les chantiers. On recommence. A côté la guerre se déclare.

 

Quand tu cherchais non seulement l’étrange île
de Hondo où l’or couvrait les toits des palais
disait-on mais aussi la cité de Hang-Tchéou
avec ses douze mille ponts arqués
sous lesquels passaient aisément
au-dessous des voitures et des chevaux
les plus gros bateaux sans mâts alors...

 

Championnats. Quelque part on enterre un acteur.

La famille du peintre était d’humble condition. Son père, fabriquant de lainages, jouissait pourtant d’une certaine aisance qui lui permit de donner à ses enfants une éducation plus qu’ordinaire. En réalité, s’il est très discret sur sa biographie, on sait qu’il est né le 15 mai 1930 à Augusta, Georgie, et qu’il a passé son enfance en Caroline du Sud avec ses grands-parents et d’autres membres de sa famille.

Flammes sur les fouilles. On échoue. Ailleurs la guerre s’étend.

 

Au continent de l’ensorcellement il y avait
dans la ville sous les deux grands volcans
une enceinte crénelée entourant les temples
principaux dont celui double d’Huitzilopochtli
colibri de la gauche et de Tlaloc dieu de la pluie
et déjà derrière l’horizon du temps
couvaient usines explosions
universités révoltes et fouilles...

 

Quelque part on commémore un mathématicien.

A 14 ans le peintre quitte les bancs de l’école pour le pont d’un navire, et il faut avouer que pendant une longue période sa vie reste obscure. En réalité, après avoir passé quelques années à l’université de Californie du Sud à Columbia, il est parti pour New York.

Vent sur l’Océan. On se désole.

Un jour après trois semaines de navigation
dans l’inconnu vers la direction interdite
la terreur s’empara de tes marins
qui commencèrent à se révolter
et tu ne réussis à les maintenir en obéissance
qu’en leur débitant des mensonges.


Quelque part naît un futur homme d’Etat ; personne ne sait encore qu’il le sera.

ALABAMA, le profond Sud ; MISSISSIPI, ils dorment, ils ne dorment pas tous, ils rôdent, j’en aperçois un qui me regarde à travers la vitre, et ses yeux brûlent si fort que mes draps me brûlent ; MAINE, la vague de sommeil qui vient du Nouveau-Brunswick, les rochers, les îles, la nuit ; James Monroe qui mourut le 4 juillet 1831, 55ème anniversaire de la Déclaration, cinquième anniversaire de la mort d’Adams et de Jefferson, à New York City, âgé de 73 ans.

Ombres sur le désert.

Quand j’étais allé dans sa maison de New York, Jasper Johns m’avait montré à loisir le livre qu’il avait fait avec Samuel Beckett : FOIRADES. Magnifique ouvrage dans lequel la dislocation des corps accompagnait admirablement celle du texte et sa lamentation. Un autre écrivain l’avait impressionné ces dernières années ; il a fait d’une de ses toiles un hommage à Louis-Ferdinand Céline. Ceci impliquait une vision assez pessimiste de l’histoire contemporaine.

Publication en ligne : 23 juin 2009

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