BRIBES EN LIGNE
qu’est-ce qui est en       ( miguel a osé habiter leonardo rosa les installations souvent, "et bien, voilà..." dit bernard dejonghe... depuis macles et roulis photo 7       object mise en ligne à propos “la (la numérotation des       l̵ antoine simon 23 pierre ciel dernier vers aoi ce qui fascine chez la nuit et te voici humanité f qu’il vienne, le feu laure et pétrarque comme     " là, c’est le sable et dernier vers aoi       qui tout le problème pour philippe rafale n° 12 où quel étonnant comme un préliminaire la dix l’espace ouvert au je sais, un monde se allons fouiller ce triangle   dits de les textes mis en ligne pour jacqueline moretti, cette machine entre mes   saint paul trois écoute, josué, si vous entendez le lac clers fut li jurz e li dans l’innocence des macao grise la rencontre d’une  ce qui importe pour       dans traquer antoine simon 22 quatrième essai de l’art c’est la dernier vers aoi ils sortent ma voix n’est plus que     une abeille de       les pour mon épouse nicole (À l’église  martin miguel vient       sur si j’avais de son li emperere s’est journée de station 4 : judas  m1       carissimo ulisse,torna a       je neuf j’implore en vain deuxième rupture : le pour pour julius baltazar 1 le       o ço dist li reis : souvent je ne sais rien de       pass&e  la toile couvre les granz est li calz, si se printemps breton, printemps pas même equitable un besoin sonnerait antoine simon 9     rien comme ce mur blanc suite de les cuivres de la symphonie attention beau     cet arbre que       quand dans le patriote du 16 mars a l’aube des apaches, toulon, samedi 9 effleurer le ciel du bout des       enfant essai de nécrologie, j’écoute vos dernier vers aoi f j’ai voulu me pencher       apr&eg dernier vers aoi dernier vers aoi j’ai relu daniel biga, pour andré nice, le 18 novembre 2004 ce jour-là il lui a la libération, les siglent a fort e nagent e    “ne pas ainsi fut pétrarque dans 1 la confusion des reprise du site avec la j’ai perdu mon       sur  epître aux générations ce qui importe pour quelques autres j’ai longtemps cinquième essai tout dont les secrets… à quoi nu(e), comme son nom la liberté s’imprime à une fois entré dans la       é 1) la plupart de ces pour ma dernier vers s’il l’eau s’infiltre et combien il est le jongleur de lui et ma foi,       sous on préparait le "patriote", ce qui aide à pénétrer le rare moment de bonheur, mult est vassal carles de marché ou souk ou la musique est le parfum de carles respunt :       ce       dans   (dans le rimbaud a donc face aux bronzes de miodrag mm si c’est ça creuser, préparation des si j’étais un chaque jour est un appel, une je ne saurais dire avec assez   un vendredi vous dites : "un       la « pouvez-vous de l’autre deuxième suite le ciel de ce pays est tout il s’appelait     nous une errance de pour martine fontelucco, 6 juillet 2000 merci à la toile de       le       journ&       au pour egidio fiorin des mots       la biboon. plus qu’une saison. bribes dans le nid de       "   se paien sunt morz, alquant le temps passe si vite,  hors du corps pas tout en travaillant sur les       mouett       baie eurydice toujours nue à c’est la peur qui fait fragilité humaine.       chaque ce jour là, je pouvais merci à marc alpozzo       six madame dans l’ombre des passet li jurz, si turnet a 0 false 21 18 À la loupe, il observa     [1]  f le feu s’est     pluie du "ah ! mon doux pays, constellations et il aurait voulu être villa arson, nice, du 17 f le feu s’est station 3 encore il parle à sylvie antoine simon 32 antoine simon 15 josué avait un rythme       vu c’est la chair pourtant pour jacky coville guetteurs   l’oeuvre vit son       alla       bonheu bernadette griot vient de sauvage et fuyant comme cet article est paru       voyage       entre       dans rm : nous sommes en vous n’avez       ...mai chairs à vif paumes       &n merci au printemps des     surgi bientôt, aucune amarre    7 artistes et 1 la légende fleurie est Éléments - on dit qu’agathe le proche et le lointain il avait accepté et…  dits de   3   

les clere est la noit e la le poiseau de parisi mon antoine simon 17       apparu    seule au il ne reste plus que le les enseignants : encore la couleur, mais cette       descen       embarq pour jean-louis cantin 1.- coupé en deux quand la poésie, à la l’art n’existe       cerisi   ciel !!!! ses mains aussi étaient     depuis       voyage   au milieu de intendo... intendo !       ton le travail de miguel, de 1968 elle réalise des la communication est nos voix se placer sous le signe de rafale  marcel migozzi vient de ce paysage que tu contemplais       les c’est parfois un pays macles et roulis photo 4       grimpa (josué avait lentement       bonhe   six formes de la immense est le théâtre et  ce mois ci : sub les routes de ce pays sont 1 au retour au moment il ne sait rien qui ne va j’entends sonner les   encore une ils s’étaient  hier, 17 le soleil n’est pas martin miguel il va falloir       neige       avant antoine simon 20       la         or premier vers aoi dernier voile de nuità la j’arrivais dans les seul dans la rue je ris la     pourquoi la lecture de sainte certains soirs, quand je attendre. mot terrible. marie-hélène       pav&ea la bouche pure souffrance       longte vi.- les amicales aventures pour nicolas lavarenne ma et  riche de mes ma chair n’est       dans et si au premier jour il poème pour li quens oger cuardise f le feu est venu,ardeur des autre petite voix rafale "pour tes « voici mesdames, messieurs, veuillez iloec endreit remeint li os des quatre archanges que mille fardeaux, mille vedo la luna vedo le très malheureux...       un       magnol descendre à pigalle, se antoine simon 16 1. il se trouve que je suis       le ainsi alfred… deuxième apparition de glaciation entre la vie humble chez les le lent tricotage du paysage f toutes mes troisième essai et quand les couleurs mougins. décembre carmelo arden quin est une les petites fleurs des antoine simon 3 quand nous rejoignons, en j’ai parlé non, björg, dernier vers aoi         le  monde rassemblé dernier vers aoi ce pays que je dis est       juin travail de tissage, dans pas sur coussin d’air mais spectacle de josué dit la littérature de les oiseaux s’ouvrent envoi du bulletin de bribes c’est seulement au je déambule et suis poussées par les vagues ensevelie de silence, dernier vers aoi antoine simon 26 madame, c’est notre       &agrav       &agrav il existe deux saints portant les grands       d&eacu diaphane est le mot (ou rafale (ma gorge est une à la bonne a supposer quece monde tienne ouverture de l’espace la réserve des bribes dans le ciel du       il dernier vers aoi lorsqu’on connaît une       la f les marques de la mort sur dans ma gorge il aura fallu longtemps - chants à tu mon recueil deuxième essai le quand les mots folie de josuétout est i mes doigts se sont ouverts le samedi 26 mars, à 15 bel équilibre et sa    en j’ai donc à bernadette approche d’une antoine simon 28 des voix percent, racontent des quatre archanges que       une pour maguy giraud et   le texte suivant a dernier vers aoi se reprendre. creuser son percey priest lakesur les       deux la parol

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VIII

Clefs : Josué , spectacle , foule

Lentement, Josué enclenche les mécanismes, il dispose les torches une à une. Ainsi la salle n’est éclairée que par de vagues clartés qui vacillent et tremblotent. Elles meurtrissent assez peu l’ombre pour que l’on puisse être assuré d’une relative discrétion où que l’on soit et quoi que l’on fasse, même sans la chercher. Les taches de nuit sont disposées de telle sorte qu’un observateur pourrait avoir l’illusion qu’elles sont organisées selon un d’un ordre caché. Pas de mouvement, même incontrôlé, pas de frémissement, même irraisonné, de chuchotement perdu, de gémissement incernable qui, dans l’obscurité tremblante, ne semble s’orchestrer et se répondre, obéir à un projet minutieux, se soumettre à un ordre qui paraît d’autant plus omnipotent qu’on n’en décèle ni l’origine ni la cohérence. Sans doute Josué veut-il donner l’illusion de cet ordre de l’obscurité, de la nuit, des yeux fermés, des chapes posées sur des terreaux grouillants, cet ordre que l’on suppose, que l’on invente, que l’on projette.
Ainsi en est-il, en effet, de l’assemblée devant laquelle (pour laquelle) Josué semble officier. Disons qu’elle se réunit fréquemment (comme si chacun de ses membres était molécule d’air régulièrement inspirée, assimilée, transformée, expirée pour être à nouveau inspirée), qu’elle obéit à des sortes de rites anonymes et nécessaires. Comme ces pluies sur l’océan ou les concentrations brutales du feu. On peut supposer qu’elle est vaste et que s’y mêlent indistinctement des actions d’éclat demeurées inconnues, des aventures crapuleuses, des héroïsmes sans témoins, des chants purs comme des aubes en montagne, des accouplements savants, des douleurs chuchotées, des découvertes tourmentées et le silence de la joie. Elle se compose d’une multitude de personnages qu’on ne se serait pas attendus à retrouver ensemble : en voici un abîmé dans la contemplation des volutes que la lumière lève des poussières : il était peut-être, hier, tueur en cavale à travers les ruelles malsaines d’une ville prestigieuse ; cet autre, que l’on croit absorbé par ses sifflements d’asthmatique, boulanger ou physicien. Cette femme édentée, aux joues trop rouges, aux cheveux gras, est certainement la perle d’un crazy-horse provincial ; quant à ce nain tranquille, à l’air hébété, qui tient d’une main une coupe baroque, et pose l’autre sur une chair souple et chaude, était-il funambule ou maître d’école ? Cette vierge en extase, au visage dévorée de calme est née ce matin même à la virginité. Demain, ils seront à nouveau passants dans des rues ouvertes aux soleils, badauds de devantures, travailleurs. Mais ici, dans la grande salle que Josué pare, que, de longue date, il entretient, qu’il garde nette, propre, sans saveur -non pas fade, neutre- ils viennent pour jouir d’un spectacle et être regardés. Ils sont ramassés en une foule compacte aux murmures assourdis ; le dôme qui les recouvre, est aussi obscur qu’un ciel de nuit d’avant l’orage ; ils sont traversés de fumées résineuses, rangés le long d’opacités aux fluorescences soudaines et fugitives, étagés en monticules mouvants, dunes humaines sous un souffle indiscernable, tourmentés sans qu’ils le sachent, ils sont ceux pour quoi le mécanisme tourne.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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