BRIBES EN LIGNE
    l’é       vu       neige on croit souvent que le but il était question non       object  si, du nouveau       alla il arriva que       je me au matin du dieu faisait silence, mais thème principal : quand les eaux et les terres il n’était qu’un dernier vers aoi  les trois ensembles pour daniel farioli poussant passent .x. portes,       le antoine simon 13   (à que d’heures le vieux qui les étourneaux ! temps de pierres dans la la communication est       l̵ pour philippe on peut croire que martine ce va et vient entre dernier vers aoi le nécessaire non non, björg, la deuxième édition du       dans Ç’avait été la     après le soleil n’est pas       deux apaches : il y a tant de saints sur  le grand brassage des       et dernier vers aoi sors de mon territoire. fais À max charvolen et cher bernard   le 10 décembre ce qu’un paysage peut les lettres ou les chiffres       allong "si elle est     au couchant je désire un   est-ce que  hier, 17  référencem (ô fleur de courge... madame, vous débusquez mesdames, messieurs, veuillez antoine simon 20       le 0 false 21 18 “le pinceau glisse sur encore la couleur, mais cette la fraîcheur et la frères et aux barrières des octrois il faut aller voir un trait gris sur la       la c’était une si j’étais un légendes de michel       les macles et roulis photo première antoine simon 25 petit matin frais. je te karles se dort cum hume nouvelles mises en     tout autour effleurer le ciel du bout des antoine simon 11 la réserve des bribes     pourquoi pour andré       dans       journ& tous feux éteints. des paysage de ta tombe  et 1 la confusion des arbre épanoui au ciel dans le train premier la langue est intarissable       en j’ai donné, au mois aucun hasard si se 1257 cleimet sa culpe, si rien n’est plus ardu une autre approche de       st la vie est ce bruissement autres litanies du saint nom pour andré ce pays que je dis est tromper le néant titrer "claude viallat, il semble possible il existe au moins deux josué avait un rythme jusqu’à il y a  dernières mises le ciel de ce pays est tout j’arrivais dans les les plus vieilles livre grand format en trois vous êtes les cuivres de la symphonie il pleut. j’ai vu la il n’y a pas de plus a christiane       banlie peinture de rimes. le texte       nuage générations       un     oued coulant carissimo ulisse,torna a abstraction voir figuration       l̵       crabe- des quatre archanges que       la et…  dits de il ne reste plus que le       ruelle    si tout au long 1 au retour au moment antoine simon 14 marcel alocco a les petites fleurs des       la mougins. décembre a propos de quatre oeuvres de       voyage le temps passe si vite, je sais, un monde se carles li reis en ad prise sa       ( de proche en proche tous max charvolen, martin miguel mille fardeaux, mille le lent tricotage du paysage     pluie du       voyage cliquetis obscène des abu zayd me déplait. pas madame dans l’ombre des je découvre avant toi art jonction semble enfin et c’était dans les routes de ce pays sont       parfoi la bouche pleine de bulles le proche et le lointain une errance de l’attente, le fruit certains prétendent la bouche pure souffrance essai de nécrologie,   3   

les f tous les feux se sont "nice, nouvel éloge de la       arauca dernier vers aoi       cerisi  le "musée antoine simon 19 dans le pain brisé son       jardin la chaude caresse de spectacle de josué dit edmond, sa grande genre des motsmauvais genre la lecture de sainte       baie iloec endreit remeint li os       la pie f les marques de la mort sur dessiner les choses banales il souffle sur les collines pour jean-louis cantin 1.- quelque chose equitable un besoin sonnerait antoine simon 16 pourquoi yves klein a-t-il   l’oeuvre vit son       une traquer je déambule et suis dernier vers aoi à propos des grands   six formes de la       le lentement, josué in the country  dans toutes les rues antoine simon 9 1) la plupart de ces dans ce pays ma mère quand il voit s’ouvrir,   si vous souhaitez "je me tais. pour taire. suite du blasphème de les dernières li emperere s’est       en un  “ne pas       fourr& ainsi fut pétrarque dans À peine jetés dans le marie-hélène quando me ne so itu pe troisième essai       neige je ne sais pas si le 19 novembre 2013, à la station 7 : as-tu vu judas se les doigts d’ombre de neige sous l’occupation ne pas négocier ne       p&eacu 5) triptyque marocain af : j’entends       sur dernier vers aoi premier vers aoi dernier       cette       ce fragilité humaine. écoute, josué, grant est la plaigne e large bernard dejonghe... depuis dont les secrets… à quoi et il fallait aller debout me fontelucco, 6 juillet 2000     de rigoles en À perte de vue, la houle des clers est li jurz et li il en est des noms comme du le numéro exceptionnel de martin miguel art et 0 false 21 18 recleimet deu mult c’est une sorte de l’erbe del camp, ki antoine simon 12       la  ce qui importe pour pour jean-marie simon et sa comme ce mur blanc       entre il n’est pire enfer que       un rita est trois fois humble. le geste de l’ancienne, sixième pour marcel       ce quelques textes le 2 juillet l’existence n’est a claude b.   comme bribes en ligne a     extraire       le    regardant tout mon petit univers en pour m.b. quand je me heurte le coquillage contre chercher une sorte de ce qui fait tableau : ce attendre. mot terrible. des voix percent, racontent avant dernier vers aoi       reine     m2 &nbs ils avaient si longtemps, si    tu sais dernier vers aoi   dits de les installations souvent, zacinto dove giacque il mio deuxième essai station 1 : judas       au pur ceste espee ai dulor e le 26 août 1887, depuis     longtemps sur       &n       quinze   la baie des anges la mastication des « 8° de dernier vers aoi face aux bronzes de miodrag    en laure et pétrarque comme les textes mis en ligne       maquis et te voici humanité    7 artistes et 1 je dors d’un sommeil de du fond des cours et des       ton       magnol une il faut dire les  pour jean le tu le sais bien. luc ne station 5 : comment le tissu d’acier tout en vérifiant       ma très saintes litanies m1             je ma voix n’est plus que reflets et echosla salle  les premières ce monde est semé       sur le à la poésie, à la       allong " je suis un écorché vif. bal kanique c’est outre la poursuite de la mise un jour, vous m’avez       "       juin     surgi 1-nous sommes dehors. madame porte à dernier vers aoi f les rêves de de soie les draps, de soie carissimo ulisse,torna a dans un coin de nice, a supposer quece monde tienne très malheureux... dernier vers aoi violette cachéeton 7) porte-fenêtre descendre à pigalle, se dernier vers aoi   tout est toujours en macao grise merle noir  pour       apr&eg rm : d’accord sur       bruyan madame est une  la toile couvre les "ces deux là se macles et roulis photo 4 souvent je ne sais rien de moisissures mousses lichens       " de profondes glaouis constellations et dans les horizons de boue, de un tunnel sans fin et, à       j’ai ajouté   en grec, morías ce qui fascine chez  jésus n’ayant pas       glouss chairs à vif paumes   que signifie       que avant propos la peinture est   je n’ai jamais pas sur coussin d’air mais l’art n’existe diaphane est le à cri et à la parol

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MICHEL BUTOR

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Lettres
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

De l’autre côté du fleuve la guerre se calme un peu. Ici on craint la guerre. A côté la guerre se déclare. Ailleurs la guerre s’étend. Dans les villages on pressent la guerre.

Des orateurs détaillent les avantages de la situation. Monsieur sourit. Une fleuriste iranienne dispose une tulipe rouge près d’un rameau gris. On double la superficie de l’arsenal. Une jeune Irlandaise se demande si elle aime l’Islandais.

Encore à propos des lettres : il aurait été possible de chercher dans l’oeuvre du peintre des lettres pour les initiales. Il y a des alphabets entiers, mais il aurait été plus intéressant de choisir des détails dans toutes sortes d’oeuvres. Cela aurait seulement provoqué des problèmes pour les traductions. Il aurait fallu en trouver, choisir, photographier d’autres. C’est pourquoi, j’ai préféré compléter l’illustration de ce premier volume, outre les chiffres, par un ensemble de douze drapreaux à étoiles et rayures, laissant toutes les autres oeuvres pour le second.

Christophe Colomb s’entend avec trois riches navigateurs de Palos, les frères Pinzon, qui font les avances nécessaires pour compléter les frais d’armement. Quelque part nait un futur acteur ; personne ne sait encore qu’il le sera. Flammes sur le désert. On échoue. De l’autre côté des montagnes on pressent la guerre. Escroqueries. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les jours diminuent.

 

Déjà derrière l’horizon couvaient
des inventions des mensonges des reconstitutions
des naufrages et des espoirs quand baptisant
l’une après l’autre Sainte Marie de la Conception
puis la Fernandine et Isabelle dont la verdure
te rappelait le mai andalou avec des arbres
fruits herbes et pierres aussi différents
de ceux que tu connaissais que le jour de la nuit
le chant des oiseaux te faisant désirer
de n’en plus jamais partir à la recherche...

 

Les journaux annoncent une invasion de moustiques. Madame soupire. Un artiste israëlien pose une étoile noire sur un fond brun. On manifeste pour les réformes. Le jeune Italien ne peut plus se passer de la Jamaïcaine. Quelque part un futur mathématicien commence à marcher. Vent sur les forêts. On se désole. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. On perd ses amis. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans le Cancer.

Encore les lettres : non seulement elles quittent leur horizontale habituelle pour jaillir dans toutes les directions, tourner dans le plan du tableau, mais elles tournent aussi perpendiculairement à celui-ci, elles prennent du volume, s’imposent dans l’espace, deviennent des objets plus concrets que ceux dont l’évocation ou le souvenir est peint à côté.

Les murs se couvrent de taches d’encre. Un chauffeur de taxi trébuche. Un couturier japonais pose une écharpe blanche sur une robe rose. L’arsenal affiche des bénéfices impressionnants pour ses ventes d’armes à l’étranger. Quelque part un futur homme d’Etat commence à parler. Ombres sur la savane. On renonce. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. On signe la paix. Quoi ? Vraiment ! Quand ? Si seulement c’était vrai ! Vous y croyez ? Nous n’y croyons plus. Plus on s’approche du pôle Sud plus les nuits sont longues. On entend à la radio des sermons de toutes les sectes.

 

De la surprenante île du Japon où les fenêtres mêmes
étaient en or ou de la cité du lac de l’Ouest
avec ses marchés où l’on trouvait toujours disait-on
cerfs daims chevreuils perdrix faisans cailles
et mille sortes d’oies et canards
avec des abattoirs de bétail pour les riches...

Une infirmière prend le thé. Un Jordanien dans une auto grise double un Kenyan dans un camion de couleur inconnue. Quelque part un futur chanteur entre à l’école. Cendres sur les montagnes. Et pourtant... Dans les villages la guerre s’étend. On se souvient de la paix. Au pôle Sud c’est la nuit de six mois ; on voit le Peintre. On voit à la télé des hordes de réfugiés.

Et encore les lettres : leur rotation dans l’espace devant le tableau les amène tout naturellement à se renverser en miroir, comme dans la gravure ou l’imprimerie ; après s’être gonflées, solidifiées dans leur voyage à travers une autre dimension, elles se réinstallent dans la superficie, mais l’oeil cherche à les en faire sortir. De même que le mot "jaune" écrit en rouge nous oblige à rêver d’un autre jaune, d’une couleur inconnue, le même mot écrit à l’envers nous amène à lui faire effectuer un demi-tour, écrit en miroir un autre. Déjà l’utilisation du pochoir et de la projection par touches amenait une mise en mouvement, c’est la signification même qui se met à tourner, à engendrer en quelque sorte des significations symétriques. Nous mettons alors à rêver d’un contre-jaune ou d’un anti-jaune.

Un soldat retire ses chaussures. Quelque part un futur médecin passe des examens. Terreur sur la ville. On attend. Dans les faubourgs la guerre se calme un peu. Offensives diplomatiques. Plus on s’éloigne du pôle Sud moins les jours allongent. On murmure que la situation ne saurait durer.

Alors au continent de la mise en question il y avait
dans l’enceinte sacrée de la ville des fleurs sanglantes
rangées soigneusement comme des livres
dans une bibliothèque d’un monastère de Gênes
les cent trente six mille crânes des sacrifiés humains


Quelque part un découvreur s’interroge sur sa voie. Nuages sur les armées. On hésite. Dans les écoles la guerre reprend. Défilés olympiques. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

Une tache de glace à la pistache sur le portrait de James Polk, sous la présidence de qui se joignirent aux 27 étoiles précédentes : IOWA, ils n’étaient nullement les ambassadeurs de l’Europe ; WISCONSIN, sommeil, ô masque ! ô tremblement ! TEXAS, non seulement les Noirs, mais les Mexicains, la mer ; et qui mourut le15 juin 1849 à Nashville, Tennessee, âgé de 54 ans.

Quelque part un peintre après la visite d’une exposition décide de sa vocation. Pluie sur les moissons. On se décide. Dans les camps la guerre s’éternise. Premières.

L’avantage avec des suites de ce genre, c’est que leur interruption va être expressive. M’étant embarqué dans tous ces rouages, j’étais obligé de sabrer, et il fallait que ces déchirures, ces lacunes aient leur nécessité. Lorsque des brèches se produisaient, des pauses dans cet horribles radotage de la guerre, alors l’espoir, la respiration pouvaient se faufiler. Ainsi depuis le début de ce texte, les séries s’interrompent les unes après les autres pour laisser découvrir ou pressentir un nouveau monde.

Publication en ligne : 25 juin 2009

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