BRIBES EN LIGNE
martin miguel art et l’impossible accoucher baragouiner diaphane est le mot (ou dans ce pays ma mère tandis que dans la grande les amants se mieux valait découper a la fin il ne resta que lu le choeur des femmes de le lourd travail des meules       vaches f le feu est venu,ardeur des     du faucon a dix sept ans, je ne savais       la l’existence n’est pour andré quelque temps plus tard, de au commencement était lorsque martine orsoni couleur qui ne masque pas f les feux m’ont livre grand format en trois je meurs de soif quand nous rejoignons, en       l̵ f j’ai voulu me pencher et tout avait     son       ce attendre. mot terrible.       je       &n  dernier salut au nice, le 30 juin 2000       su madame chrysalide fileuse s’ouvre la dernier vers aoi       bonhe       fleure pour andré deuxième apparition de ouverture d’une poème pour régine robin, deuxième essai a la libération, les  née à       &agrav pour julius baltazar 1 le       neige nous avancions en bas de le ciel est clair au travers   jn 2,1-12 : "l’art est-il je suis celle qui trompe nice, le 18 novembre 2004       bonheu       dans     chambre       six les dessins de martine orsoni tout en travaillant sur les le 2 juillet troisième essai références : xavier       ton     le normal 0 21 false fal heureuse ruine, pensait  ce qui importe pour je dors d’un sommeil de les installations souvent, dans les carnets cet article est paru 1- c’est dans       force la fraîcheur et la  hors du corps pas À peine jetés dans le tu le sais bien. luc ne       fourmi le glacis de la mort le galop du poème me sculpter l’air : à la bonne avez-vous vu décembre 2001. antoine simon 32 et que dire de la grâce branches lianes ronces      &       la f les rêves de polenta écrirecomme on se dernier vers aoi bribes en ligne a       sur le       tourne deuxième approche de       jonath   se au lecteur voici le premier  pour le dernier jour       au station 3 encore il parle       le       o  le livre, avec     après cet univers sans       sur il n’y a pas de plus il ne reste plus que le 1 au retour au moment deux ce travail vous est histoire de signes . buttati ! guarda&nbs etait-ce le souvenir je rêve aux gorges  “comment les plus vieilles       au       sur un verre de vin pour tacher       &ccedi mi viene in mentemi lorsqu’on connaît une mesdames, messieurs, veuillez   j’ai souvent             reine de pa(i)smeisuns en est venuz certains prétendent on trouvera la video art jonction semble enfin  l’écriture introibo ad altare       la     [1]  "je me tais. pour taire. la deuxième édition du le 23 février 1988, il       en un pas sur coussin d’air mais sequence 6   le elle disposait d’une non... non... je vous assure,       qui antoine simon 13 sainte marie, lentement, josué raphaël dernier vers aoi (josué avait bribes en ligne a   dits de on croit souvent que le but franchement, pensait le chef, reflets et echosla salle janvier 2002 .traverse       sur la bouche pure souffrance ecrire sur spectacle de josué dit       au merci à marc alpozzo rm : nous sommes en dernier vers aoi je t’enlace gargouille pour jean marie dimanche 18 avril 2010 nous on peut croire que martine religion de josué il la communication est       je je reviens sur des constellations et l’une des dernières pour jean gautheronle cosmos dernier vers aoi vous êtes avant propos la peinture est le corps encaisse comme il pour max charvolen 1) attelage ii est une œuvre cette machine entre mes dernier vers aoi macles et roulis photo 4 voudrais je vous       fourr&       &agrav ma voix n’est plus que       grimpa dernier vers aoi passet li jurz, la noit est il en est des noms comme du envoi du bulletin de bribes   né le 7 et que vous dire des       la dans ce périlleux       sur pierre ciel       il mise en ligne petit matin frais. je te ce jour-là il lui   si vous souhaitez outre la poursuite de la mise la légende fleurie est       pass&e       un       d&eacu       marche       le ses mains aussi étaient f le feu s’est et ma foi, d’un bout à antoine simon 10 glaciation entre chercher une sorte de neuf j’implore en vain       un diaphane est le   (à de soie les draps, de soie bernadette griot vient de c’est ici, me       le n’ayant pas     chant de vous dites : "un béatrice machet vient de antoine simon 14 il n’était qu’un intendo... intendo ! j’ai travaillé l’art n’existe dernier vers s’il la fraîcheur et la sous l’occupation pour andré villers 1)       je       et chaque jour est un appel, une il tente de déchiffrer,     l’é       dans les dernières i.- avaler l’art par       object madame porte à       j̵ "ah ! mon doux pays, sa langue se cabre devant le se placer sous le signe de       reine station 7 : as-tu vu judas se antoine simon 2 ma mémoire ne peut me je serai toujours attentif à cinquième citationne assise par accroc au bord de       l̵     sur la pente dentelle : il avait suite du blasphème de       voyage antoine simon 7 pour mireille et philippe       les       nuage pas de pluie pour venir une il faut dire les epuisement de la salle, la terre nous       ruelle d’ eurydice ou bien de (josué avait lentement grande lune pourpre dont les Être tout entier la flamme dernier vers aoi dernier vers aoi f tous les feux se sont c’est la peur qui fait deuxième   1) cette l’illusion d’une       m̵  la toile couvre les     à 10 vers la laisse ccxxxii madame est toute pour michèle gazier 1) vos estes proz e vostre dans l’innocence des       quelques textes pour qui veut se faire une j’aime chez pierre sauvage et fuyant comme elle réalise des aucun hasard si se il ne sait rien qui ne va       rampan le samedi 26 mars, à 15 granz est li calz, si se  un livre écrit et je vois dans vos aux barrières des octrois ecrire les couleurs du monde antoine simon 18 c’est extrêmement les parents, l’ultime et c’était dans  tous ces chardonnerets       la   vedo la luna vedo le et combien la mort, l’ultime port, « e ! malvais la poésie, à la quelques autres       les passent .x. portes, (dans mon ventre pousse une l’évidence       entre d’un côté c’est vrai très malheureux... c’est parfois un pays un besoin de couper comme de l’erbe del camp, ki       deux j’ai ajouté le géographe sait tout petites proses sur terre la gaucherie à vivre, antoine simon 12 coupé le sonà dernier vers aoi       la napolì napolì dans les hautes herbes dernier vers aoi station 4 : judas      les provisions frères et cinquième essai tout il y a des objets qui ont la   encore une dernier vers aoi f le feu s’est il y a dans ce pays des voies ….omme virginia par la l’éclair me dure,       la pour pierre theunissen la macles et roulis photo 3 les étourneaux ! dans la caverne primordiale dernier vers aoi quel ennui, mortel pour pour jacky coville guetteurs dans les rêves de la jamais je n’aurais (À l’église dernier vers aoi pour daniel farioli poussant antoine simon 24 je m’étonne toujours de la essai de nécrologie, nouvelles mises en       dans la lecture de sainte ne pas négocier ne       jardin douze (se fait terre se reprise du site avec la viallat © le château de   le 10 décembre la question du récit       alla marie-hélène violette cachéeton mouans sartoux. traverse de Ç’avait été la la parol

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Les lettres ou les chiffres peuvent apparaître comme des objets simplifiés avec lesquels on peut faire des expériences fondamentales que l’on appliquera aux autres par la suite, mais on peut rêver de signes plus simples encore : des rayures que l’on va grouper en touches ou taches, et que l’on pourra faire danser, passer au travers de miroirs. La strie présente l’avantage qu’une couleur apparaît clairement à travers une autre, que la couleur donc réussit à nous montrer quelque peu ce qu’elle nous cache.

La fleuriste malaise dispose une orchidée bleue près d’un cactus rouge. L’arsenal met au point de nouveaux modèles encore plus performants. Le jeune Malien ne peut plus se passer de la Marocaine. Le 14 septembre Christophe Colomb voit deux oiseaux ; le 16 quelques touffes de varech, le 17 une écrevisse vivante sur un paquet d’herbes. Ombres sur la ville. On renonce. Dans les camps on pressent la guerre. On signe la paix. Quoi ? Vraiment ! Quand ? Si seulement c’était vrai ! Vous y croyez ? Nous n’y croyons plus. Nous n’arrivons plus à y croire. Cela fait si longtemps. Plus on s’approche du pôle Nord plus les jours sont longs. On entend à la radio des commentaires sur de nouvelles découvertes. Monsieur se plaint de son foie.

Essayer par conséquent de faire des textes à stries, en utilisant des couleurs verbales aussi contrastées que possible, donc des suites ou séries qui soient prises dans des régions, dans des lumières différentes, en s’appliquant à en varier les combinaisons pour obtenir des mouvements, des danses comparables.

Un artiste mauritanien pose un croissant vert sur un fond noir. L’hopital est de plus en plus vétuste ; les conditions de travail y deviennent scandaleuses. La jeune Mexicaine se demande si elle est amoureuse du Monégasque. Cendres sur les armées. Et pourtant... Ici on craint la guerre. On ne demande que la paix. Au pôle Nord on quitte le jour de six mois pour la nuit. On voit à la télé des danses folkloriques. Madame se plaint de ses jambes.

Quand au cours de ton troisième voyage
tu abordas enfin au continent américain
mais sans t’en apercevoir le prenant
pour une île alors que tu considérais Cuba
comme une péninsule de l’Asie pensant frôler
le paradis terrestre montagne sur la Terre
semblable à un téton sur le sein d’une femme...


Un couturier mongol pose une écharpe jaune sur une robe blanche. On manifeste pour la réforme de l’hôpital. Terreur sur les moissons. On attend. Ailleurs on déclare la guerre. Conversations de couloirs. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits allongent. On murmure que la guerre approche. Un gardien de prison se demande s’il ne s’est pas trompé de métier.

Le journal, le livre, l’affiche, le tableau lui-même, ce sont des objets familiers au peintre, auxquels il est quotidiennement confrontés, mais ils sont toujours parmi d’autres. Ceux-ci réclament l’attention, exigent qu’on les regarde. Comme on veut se concentrer sur ce qu’on fait, on cherche à les éliminer, mais pour certains c’est extraordinairement difficile. Ainsi se dégage peu à peu une sorte d’environnement élémentaire.

Un Népalais dans une auto orange double un Nicaraguais dans un camion gris. Nuages sur les ruines. On hésite. Un peu plus loin la guerre s’étend. Défilés historiques. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Vierge. Des orateurs proclament que la guerre est inévitable. Une infirmière voit son patron faire une erreur.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des sciences des vengeances et des hopitaux
des haines et des musées en ces Indes
insoupçonnées il y avait au marché
de Tlatelolco des marchands de volailles
de lièvres et de miel ragouts confiseries
tabacs chocolats parfums papiers teintures
couteaux d’obsidienne pour sacrifices...


Pluie sur les chantiers. On se décide. Dans un autre continent la guerre se calme un peu. Congrès. Plus on approche du pôle Sud plus les nuits sont courtes. Les journaux annoncent une invasion de mouches.

Il y a d’abord les objets de la vie la plus simple, de la survie : la vaisselle en particulier : l’assiette, la tasse, de la plus commune à d’autres plus élégantes (on va de l’objet toléré à l’objet aimé), les couverts, la boîte de bière, puis les instruments d’éclairage : la lampe torche, l’ampoule, les instruments de rangement et de nettoyage : le cintre, plus tard les robinets des salles de bain, le balai qui transforme le peintre en sorcière voyageuse.

Soleil sur les fouilles. On y va. De l’autre côté des montagnes la guerre reprend. Inondations. Au pôle Sud c’est maintenant le jour de six mois.

Toi rêvant encore à cette invraisemblable
île des sources chaudes où auraient mûri
les pierres précieuses et à la cité
de la colline aux phénix où l’on fabriquait
et vendait toujours à la température désirée
toutes sortes de vins de riz aux épices


Tempête sur l’Océan. On rate. De l’autre côté du fleuve la guerre s’éternise. Tortures.

MINNESOTA, j’ai peur, mais non, mais non, rendors-toi ; James Buchanan qui mourut le1er juin 1868 à Lancaster, Pennsylvanie, âgé de 77ans ; une tache de cresson sur le portrait d’Abraham Lincoln, sous la présidence de qui se séparèrent quatre étoiles de plus pour former la constellation confédérée définitive : ARKANSAS, il rêvait,il rêvait qu’il était grand, elle rêvait qu’elle était belle ; TENNESSEE, et si nous nous acharnons à maintenir les barrières, c’est parce que nous ne sentons que trop la puissance qui croît dans leurs ténèbres ; CAROLINE DU NORD, la mer, coquilles à grelots, tellines lever du jour, Vénus rayon de soleil ; VIRGINIE, à Monticello Thomas Jefferson fit installer dans son salon le premier parquet des Etats-Unis ; qui toutes 11 finirent par rejoindre à l’issue de l’horrible guerre les 23 autres ainsi que la VIRGINIE OCCIDENTALE qui ne s’était pas sérarée, dormez, ô nuit ! ô rafraîchissantes ténèbres ! NEVADA ; l’or ! Wowoka naquit vers 1856 à Mason Valley chez les Indiens paiutes ; adopté par un paysan, David Wilson, il reçut le nom de JackWilson ; gravement malade en 1886, il eut une vision ; en 1888 il y eut une éclipse de Soleil et Wowoka tombé en transe vit le grand Esprit au milieu des âmes des morts ; et une tache de sang, car Lincoln mourut assassiné en exercice le 15 avril 1865 à Washington DC, âgé de 56 ans.

Neige sur le désert. On recommence. De l’autre côté de la mer la guerre s’achève enfin. Grêle sur les forêts. On échoue.

Les objets de la vie picturale proprement dite : les pinceaux, la boîte de peinture, la règle, les châssis, les toiles, cadres, etc. L’atelier même avec ses murs couverts de photographies, d’objets, de modèles, d’oeuvres antérieures, citation de soi-même ou d’autrui, tout ce que l’on est bien obligé d’emporter en voyage, ou de retrouver équivalent, donc les instruments du déménagement, danse effroyable des objets à l’envers de la découverte.

Publication en ligne : 1er juillet 2009

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